Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Les nouvelles, quant à elles, bonnes et/ou mauvaises, se suivent, c’est certain mais encore mieux, elles se ressemblent à l’identique.
Il est vrai que le climat politique national et international que nous observons en ce moment laisse peu de place à l’humanisme, mais là... force est de constater et d’avouer que l’être humain n’apprend rien, de ses réussites bien sûr mais aussi, et là c’est plus grave, de ses erreurs.
Pour commencer, pourquoi ne pas me présenter !? Ainsi tout un chacun aura le loisir de se dire à la fin de se texte : « Mais non c’est parce qu’il est pris à partie qu’il pense et réagit de cette manière ».
Je m’appelle Mohamed et je suis ce qu’on appelle un musulman non pratiquant. La notion peut-être discutée mais ce n’est ni le moment ni le lieu. Je suis Français, né en France il y a maintenant vingt-cinq belles années. J’ai vécu dans ce qu’on appelle « un quartier » et je n’en tire pas que de mauvais souvenirs.
Je me suis permis cette courte présentation pour dire mon attachement, paradoxale aux yeux de certains, tout à fait normale aux yeux d’autres, à ce qui à fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je suis Français musulman et fier de l’être.
Au cours de la semaine qui vient de passer on a beaucoup parlé de moi dans la presse écrite et les journaux télévisés. Si, si, je vous l’assure !
Dans la bouche de Nicolas SARKOZY, j’ai été un « immigré subit » et non pas choisi. Je ne sais pas trop comment le prendre étant donné que je n’ai pas trop bien compris (probablement du fait de ma boîte crânienne africaine) si mon ministre de l’intérieur s’adressait à mon père, arrivé ici dans les années soixante-dix sur invitation expresse de la sidérurgie lorraine, ou s’il s’adressait à moi « le jeune » qui sauf erreur de ma part (encore une fois je m’en excuse) est né au sein de cette grande nation.
La semaine se déroulant jusqu’ici ni mieux ni moins bien que d’habitude, j’apprends de la bouche de Philippe DE VILLIERS que je prie à la sauvette un peu partout dans ROISSY et que pour faire court je suis « un musulman modéré » adorateur d’un Islam qui n’existe pas en temps que religion modérée. Je vous en prie ne me demandez pas ce que cela peut bien signifier je n’en ai pas la moindre idée (je ne parle pas très bien le Français du haut de mes « 25 balais »).
Le célèbre adage « quand y’en plus...y’en a encore » n’à jamais été aussi vrai qu’en cette période pré-électorale. En effet selon Philippe DOUSTE-BLAZY, les tensions postcoloniales ne s’apaisent qu’à coup de « il ne faut pas minimiser la présence Française en Afrique du Nord ». Allez comprendre la diplomatie vous !!! N’étant pas expert en élaboration de traités d’amitié, je m’abstiendrai de tous commentaires pouvant laisser croire à un possible parti pris et laisserai agir « ceux qui savent ».
Bon, là, je dois bien avouer que le moral finit par en prendre un coup, mais s’il y a bien une chose que nous avons apprise de nos politiciens, c’est « la positive attitude ». La sinistrose... Mohamed il ne connaît pas !
Dénonciation ??? Condamnation ??? Discussions ??? Tous ces termes ne signifient-ils véritablement plus rien ?
J’ai toujours répété que j’avais beaucoup d’estime pour Jean-Marie LE PEN.
En tant qu’homme (et c’est un parti pris) je pense sincèrement que c’est quelqu’un de mauvais et dangereux pour tout ce qui caractérise la France d’en haut. Non pas celle de Jacques CHIRAC mais la France des âmes élevées, « polo et prolo », des hommes justes et sincères, de ceux qui disent ce qu’ils pensent et font ce qu’ils disent.
Et c’est en ce sens que je reviens à notre chauv’in national. Jean-Marie LE PEN ne s’est jamais fourvoyé pour un sou, voila quelqu’un qui a toujours été fidèle à ses principes. Ses opposants politiques prouvent, là encore, que c’est lui qui à eu raison puisqu’aujourd’hui notre ministre de l’intérieur, tout spécialiste du grand écart qu’il est, « va chercher les électeurs du front par la main » pour les diriger vers le bon bulletin.
Nous ne demandons pas grand-chose... une condamnation devant des tribunaux pour propos menant à la haine raciale... noooonnnn ! Une condamnation de « nos » instances (le conseil du culte musulman pour ne citer qu’eux) noooonnnn ! Une quelconque parole, non préformatée par l’UMP dans la bouche du seul arabe « visible » au gouvernement, notre accent à couper au couteau national (cette fois je parle de l’Algérie) Azouz BEGAG noooonnnn ! Nous avons dépassé cela, ou plutôt devrais-je dire nous ne l’attendons plus depuis belles lurettes, non, ce que nous demandons, c’est le respect de notre dignité de français aux origines diverses, le respect de notre dignité en tant qu’homme.
Aujourd’hui ce que les représentants politiques doivent comprendre (et qu’ils s’obstinent à ne pas comprendre à des fins pitoyables) c’est que les mots vont devenir de plus en plus surveillés, entendus et écoutés. Malheureusement, cette France n’est pas composée que de personnes qui souffrent et couchent leur souffrance sur du papier, elle est aussi la France de ceux qui agissent et malheureusement souvent, trop souvent... pas de la meilleure des manières. Plus de quatre milles voitures en ont été prises pour témoins.
Une chose est sûre cette fois-là pas un seul ministre était parti travailler en bus.