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CHRONIQUE DE LA HAINE ORDINAIRE

Who Are the Terrorists (Ben Heine)
 

Iyad Abbara
 
Ce matin j´ai écouté, pendant quelques minutes, Radio Courtoisie qui se définit comme « la radio libre du pays réel et de la francophonie », mais qui me semble représentatif des pensées de Philippe De Villiers et de Jean Marie Le Pen.
 
On y recevait un certain George Clément qui vient de publier un livre intitulé « L´assaut contre l´occident chrétien ». Ce livre est une compilation d´articles écrits par ce Monsieur entre 1996 et 2006 où l´auteur cherche à alerter contre l´invasion de l´Europe par les immigrés musulmans.
 
Pour reprendre ses termes dans un article écrit en 2006 (http://www.vdfr95.com/Forum/forum4.htm), les musulmans agissent « vite pour imposer leur religion et leur mode de vie » et « l´Europe est en danger de mort et le totalitarisme guette » pour conclure « Les Français libres doivent se montrer et descendre dans la rue en masse, toutes sensibilités confondues. »
 
A la radio il confirme que, vers 2030, 30% de la population française sera d´origine étrangère islamisée. Et il cite des propos attribués au Colonel Kadhafi comme quoi dans quelques dizaines d´années, les deux rives de la Méditerranée auront la même religion et parlerons la même langue !  Et il conclut qu´il n´y a que deux solutions possibles devant cette évolution :
1.      La guerre civile ! Et il confirme qu´il n´est pas le seul à le dire, mais d´autres comme Eric Zemmour.
2.      Le départ de la France !
 
Un autre invité dont je n´ai pas retenu le nom et qui semble tenir un commerce, parle de l´un de ses clients, un Juif français d´une famille riche et qui fait partie d´un cercle de familles juives françaises qui échangent sur la situation de la France. Ce Monsieur dit que son client juif lui avait envoyé plusieurs courriels avec des contenus tirés des sites de l´extrême droite qui reflète son inquiétude de l´évolution de la situation en France. Il dit qu´il était étonné de recevoir ces courriels et qu´il avait répondu a l´expéditeur pour lui dire qu´il partageait son inquiétude.
 
Il dit qu´il avait rencontré son client à Paris pour en discuter. Son client lui a alors dit qu´avec d´autres familles juives, elles ne voient que trois possibilités :
1.      Organiser des actes de résistance
2.      Accepter de vivre sous le pouvoir musulman avec un statut de « dhimmi ».
3.      Emigrer vers des pays comme l´Australie ou la Nouvelle Zélande.
 
Comment qualifier ce spectacle ? De la paranoïa ? Ou un plan mijoté pour terroriser les communs de mortels et semer la haine et la zizanie ?
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Renault se lance dans la voiture électrique en Israël
LE MONDE | 21.01.08 | 13h36  o  Mis à jour le 21.01.08 | 14h46
 
Israël sera-t-il le premier pays à faire de la voiture électrique une réalité à grande échelle ? Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a signé, lundi 21 janvier à Jérusalem, en présence du président Shimon Pérès, un accord de coopération avec la société américano-israélienne Project Better Place pour faire rouler des voitures électriques dans l'Etat hébreu.
 
Le rôle de Project Better Place, créé en octobre 2007 par Shai Agassi, 39 ans, ancien numéro deux de l'allemand SAP, leader mondial des progiciels de gestion, est d'établir un réseau de bornes de recharge de batteries pour alimenter les voitures électriques fabriquées par Renault.
 
Le gouvernement israélien a lui aussi soutenu le projet. Il a fait voter une loi abaissant à 30 % la fiscalité sur l'achat de voitures propres. En temps normal, l'automobile est taxée à 72 % dans ce pays. Les autorités cherchent à réduire la facture pétrolière tout en souhaitant améliorer les conditions environnementales et sanitaires. Selon un rapport rendu par le ministère de la santé en octobre 2007, 1 250 citoyens israéliens meurent chaque année de cancers provoqués par la pollution environnementale.
 
"C'est la première fois qu'un système complet se met en place : un gouvernement qui offre un avantage fiscal, un opérateur qui met en place un système de recharge de batterie et un constructeur qui adapte un véhicule", se félicite Patrick Pelata, directeur général adjoint de Renault.
 
Lors du Salon automobile de Tokyo, M. Ghosn avait estimé que la commercialisation de masse de voitures électriques serait possible vers 2012 grâce aux progrès des batteries lithium-ion, plus sûres, moins chères et offrant davantage d'autonomie.
 
"Les premiers tests auront lieu cette année", explique M. Agassi, et le véhicule devrait être lancé mi-2011. "Il fera partie de la gamme Renault", indique M. Pelata. La voiture pourrait être assemblée à partir des modèles Mégane ou Kangoo. La batterie, elle, devrait être fabriquée par la coentreprise formée par Nissan et Nec. Elle offrira une autonomie d'environ 100 kilomètres en roulant dans des conditions "israéliennes", c'est-à-dire en milieu urbain et avec un usage intensif de la climatisation. Selon M. Pelata, Israël est le pays idéal pour commencer ce projet : "C'est un tout petit pays où circulent 1 million de véhicules et où 90 % de la population fait moins de 70 kilomètres par jour."
 
M. Agassi a imaginé un système calqué sur la téléphonie mobile. La batterie sera à la voiture ce qu'est la carte SIM au téléphone : l'automobiliste sera propriétaire de la voiture, mais louera la batterie. Lorsque cette dernière sera faible, le conducteur la chargera auprès d'un des 500 000 points de recharge répartis sur le territoire israélien. Il pourra aussi l'échanger. Selon M. Agassi, le coût annuel de la voiture électrique en frais de batteries serait de 60 euros par mois, alors qu'un automobiliste israélien dépense mensuellement en essence quelque 200 euros.
 
Dans un premier temps, Renault acheminera les voitures. en Israël. "La question de construire une usine se posera lorsque le seuil des 10 000 voitures par an sera dépassé", explique M. Pelata.
 
C'est en 2005 que M. Agassi, alors successeur désigné du PDG de SAP, Henning Kagermann, se met à plancher sur les ruptures technologiques à venir. Ses travaux le portent à réfléchir sur la voiture électrique. "J'ai rencontré Shimon Pérès et lui ai parlé de mon projet, il m'a convaincu de continuer, mais je devais trouver un constructeur pour qu'il aboutisse." M. Agassi envoie une lettre aux dirigeants des cinq plus grands constructeurs mondiaux. Renault et Toyota sont les seuls à répondre. Rendez-vous est pris au Forum de Davos, en janvier 2007. "Carlos Ghosn n'a pas été long à convaincre. Il cherchait un marché pour démarrer un tel projet. Il m'a dit : "Travaillons ensemble"", se souvient M. Agassi. Deux mois après, ce dernier claquait la porte de SAP.
 
M. Agassi, qui a levé 200 millions de dollars (136,7 millions d'euros), est persuadé que l'expérience israélienne pourra être dupliquée dans d'autres pays. En France, par exemple : "Nous avons eu quelques conversations et pensons pouvoir rencontrer prochainement le gouvernement."
 
Nathalie Brafman

 


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