Durant l’été 1969, des pluies diluviennes s’abattent sur le nord de la Tunisie pendant une longue période. Peu à peu toutes les capacités de stockage se remplissent et, inéluctablement, les barrages finissent pas céder, l’eau emportant alors tout sur son passage et détruisant de très nombreuses infrastructures du sud du Pays. Un des cordons économiques du pays est coupé : la ligne de chemin de fer qui transporte le phosphate des mines de Gafsa vers le port de Sfax.[1]
Gafsa s’est développé grâce à l’exploitation minière des phosphates dont le gisement découvert en 1886 est l’un des plus importants au monde.La Compagnie des phosphates de Gafsa, détenue entièrement par l’Etat Tunisien, est créée dès 1897. Elle extrait aujourd’hui de ses mines plus de 7,5 millions de tonnes de phosphates, ce qui fait de la Tunisie le 4e producteur mondial. Gafsa va possèder sa propre ligne privée de chemin de fer jusqu’aux années 1980. La ville souffre d’un retard en terme d’infrastructures engendré par le gouvernement d’Habib Bourguiba qui privilégie surtout la région du Sahel. Mais c’est avec les revenus des phosphates que la Tunisie réussit à se doter d’un complexe sportif, à Tunis, pour les Jeux Méditerranéens dans les années 1960.
Le problème est sérieux car ce minerai fait l’objet de vieux contrats d’approvisionnement[2] en fonction desquels les clients ont adapté leurs usines de traitement à ses caractéristiques. Mais de telles usines ne peuvent pas s’arrêter, un peu comme un haut fourneau, car si elles refroidissent tout se bloque et il faut de faire gros frais pour redémarrer. Le danger est d’autant plus grand que le phosphate marocain est maintenant disponible en grande quantité et avec de meilleures caractéristiques. La concurrence est dangereuse. Il faut donc rapidement rétablir la liaison avant que les stocks disponibles à Sfax ne soient épuisés.
Mais la Tunisie est un pays pauvre, disposant de bien peu de moyens pour faire face à une telle situation. Par ailleurs, la notion d’intervention humanitaire n’existe pas encore et personne n’est équipé pour « se projeter » rapidement comme on dit aujourd’hui.
Je suis alors en garnison au 5e Régiment du Génie, à Versailles, sous les ordres de ce même colonel Manessier qui m’a envoyé à la Légion[3] et m’a récupéré à mon retour, lui-même étant devenu chef de corps de ce régiment. Mais je m’ennuie… Très vite la rumeur enfle que le régiment pourrait intervenir en Tunisie. Personne ne sait pourquoi et probablement personne non plus ne sait ce qui se passe là-bas. La rumeur se confirme rapidement quand deux officiers partent là-bas en reconnaissance et reviennent précipitamment 3 jours plus tard : une intervention est en vue !
Je me précipite pour demander à voir le colonel, qui me reçoit immédiatement. Je me souviens qu’il regarde par la fenêtre et ne se retourne pas quand j’entre dans son bureau. Mais avant que j’ai pu dire quoi que ce soit, j’entends « Il n’est pas question qu’une unité de mon régiment parte pour une mission difficile sans que vous en fassiez partie ! » Et il se retourne tout sourire. « Vous vouliez me voir ? »
Si cette mission est tombée sur nous, c’est parce que le 5e RG est la seule unité spécialisée dans les travaux de voies ferrées. C’est plus précisément la 1ere compagnie de VF, à laquelle je suis immédiatement muté, qui fera le voyage, sous les ordres du capitaine Moncany de St Aignan. En fait, nous emmenons surtout du matériel de transport, terrassement et chargement, sans très bien savoir comment nous allons pouvoir reconstituer une voie ferrée, parfois complètement emportée par les eaux, et reconstituer les ouvrages détruits. Tout est embarqué par train à destination de Marseille où nous chargerons sur un ferry spécialement affrété, le Monte Cinto. Voila qui me rappelle bien des souvenirs du Pacifique[4].
Avec l’Adjudant-chef Lauton et un autre adjudant, nous sommes partis en éléments précurseurs pour vérifier que tout ira bien au chargement. Les deux sont expérimentés, Alain Lauton surtout avec ses campagnes d’Indochine. C’est le 31 octobre, jour de mes 27 ans.
Nous tentons de fêter cela dans un minable lupanar proche de la Canebière, qui ressemble alors encore beaucoup à ce qu’en dit Alibert dans sa célèbre chanson. Face au sordide des lieux que n’améliorent en rien les efforts sans conviction des deux radasses[5] de service, nous finissons rapidement notre champagne tiède pour lever le siège.
Le plus sordide anniversaire de ma vie …
Après deux jours de traversée, nous voila enfin en vue de Sfax, le 2 novembre 1969, là où l’aventure nous attend. Tout le monde est très nerveux. De nombreuses rumeurs ont circulées sur le fait que nous ne serions pas les bienvenus car la fin de la guerre en Algérie est encore proche et jamais une unité militaire française n’a remis le pied en Afrique du Nord depuis. Nos jeunes soldats sont contents de partir pour une mission originale et utile mais en même temps l’aventure les inquiète. Moi-même, je m’interroge.
Nous arrivons en début d’après-midi et le déchargement est très rapide car tout est sur roue et il n’y a qu’à sortir les engins du ferry, le convoi étant immédiatement prêt à prendre la route. On nous installe dans un internat libéré pour la cause et on nous annonce qu’une grande fête a été prévue pour nous le soir. Effectivement, nous sommes gâtés. Dans ce pays pauvre, personne n’a regardé à la dépense et nos 80 gaillards se jettent voracement sur une splendide nourriture que la plupart d’entre eux découvrent et apprécient. La mode des restaurants exotiques n’a pas encore frappé la France. Puis vient la musique et le ballet de danseuses sur une estrade, lesquelles m’invitent à aller partager leur joie en dansant avec elles. Une belle soirée. Les intégristes et leur bave aux lèvres en seraient malades, mais ils ne sont pas encore apparus…
Le départ est prévu pour 6h le lendemain matin car nous craignons des manifestations hostiles. Mais c’est tout le contraire qui se produit et le spectacle qui nous attend nous prend à la gorge. Depuis la sortie du port, la foule se presse en grand nombre, souriante, agitant des drapeaux de nos deux pays. Mais le plus émouvant est la présence, tout au long du parcours jusqu’à la sortie de la ville, d’anciens combattants des régiments de tirailleurs tunisiens, en grande djellaba blanche munie de nombreuses décorations, qui nous saluent au passage avec l’air grave et solennel. Ils contemplent aussi avec fierté tous les enfants qui les entourent, comme pour dire “Nous avons été des leurs”
Comme nous ne savons pas dans quel état est la route que nous devons prendre, c’est moi qui ouvre le convoi avec une mission d’éclairage. Du coup, c’est moi qui affronte cette foule le premier et son accueil me bouleverse. Des décennies plus tard j’en ai encore la gorge nouée. Tous ces gens ne sont donc pas nos ennemis et ils nous accueillent en frères d’armes qui viennent pour les aider. Quel splendide souvenir ! Nos soldats eux aussi sont surpris et très vite enthousiastes, ils saluent la foule qui le leur rend bien.
Nous n’arriverons à Ghraiba que 10 heures plus tard, après 60 km de route dévastée sur laquelle nous devrons régulièrement débarquer nos bulldozers[6] de leur remorque pour leur faire dégager un passage que je m’efforce péniblement de retrouver sous, parfois, plus d’un mètre de sable. Bien souvent la route a été complètement emportée et je dois carrément inventer un chemin.
À l’arrivée à Ghraiba, même accueil extrêmement chaleureux. La municipalité nous installe sur la place du marché qui offre l’avantage d’un espace carré bien dégagé et entouré d’un mur d’enceinte qui nous assure une certaine « intimité ». Sont déjà là, proche de notre camp, un petit détachement belge wallon avec de ridicules bulldozers D4 qui tiennent davantage de la brouette que de l’engin de travaux publics, et un petit détachement de liaison tunisien.
Nous apprenons qu’il y a aussi un détachement d’hélicoptères de l’Armée de l’air française et une compagnie militaire hollandaise spécialisée dans le traitement des eaux, qui sont stationnées plus au nord, vers Sousse.
La compagnie s’installe, avec quelques problèmes car nos hommes n’ont jamais vécu en bivouac et découvrent bien des petits problèmes : comment monter une tente, comment faire fonctionner une roulante, comment activer une station de purification d’eau. Mais le temps presse, il va falloir apprendre à se débrouiller.
La suite dans un prochain article
1. Contestation du terme “shoah” par Henri Meschonnic : Dans son blog consacré à toute la chose écrite, « La république des livres », Pierre Assouline – dont la capacité de travail me parait proprement étourdissante et que je tiens à souligner ici, reprend un entretien du poète, linguiste et traducteur Henri Meschonnic pour souligner l’opposition de ce dernier à l’utilisation d’un mot qui a totalement envahi nos medias depuis la parution du documentaire de Claude Lanzmann en 1985 : la shoah.
« Parce que shoah, qui est un mot hébreu, faut-il le rappeler, ne signifie pas “catastrophe” mais “catastrophe naturelle” et cela ne saurait définir l’entreprise nazie d’extermination. “Holocauste” ? Encore moins puisque cela désigne un sacrifice rituel (ce qui n’a pas empêché les Américains de baptiser en 1993 leur musée United States Holocaust Memorial). ”Génocide” alors ? Ce néologisme lancé en 1944 par Raphaël Lemkin, constitué du grec genos (espèce) et du latin caedere (tuer), désigne bien la destruction physique d’une population en raison uniquement de son appartenance à une espèce; mais le XXème siècle n’ayant pas été avare en massacres de ce genre, “génocide” présente l’inconvénient de ne pas marquer l’absolue singularité de la destruction des Juifs, phénomène dans lequel Henri Meschonnic voit l’aboutissement logique de 2000 ans d’antijudaïsme et la biologisation de l’antisémitisme tel qu’il s’exprimait déjà dans Mein Kampf où les Juifs étaient comparés à des poux, des rats etc “Destruction” se dit hulban en hébreu. Mais à tout prendre, Meschonnic préfère utiliser le terme de “solution finale” de la question juive (Die Endlösung der Judenfrage comme “ils” disaient) qui l’avantage d’exprimer l’unicité de ce qui est advenu à Auschwitz, crime d’Etat commis au nom d’une norme rationalisée. » (Source Assouline).
2. Cela réactualise chez moi une réflexion déjà ancienne sur une erreur de vocabulaire qui, elle aussi, a fait fortune : pourquoi a-t-on créé le terme antisémitisme alors que le mot racisme existait déjà et couvrait exactement le même sujet ?
Le terme est apparu en Allemagne dans la deuxième partie du XIXe siècle et a été d’abord popularisé par un certain Wilhelm Marr, publiciste allemand de la seconde moitié du XIXe siècle, auteur en 1879 d’un pamphlet anti-juif intitulé « La victoire du judaïsme sur la germanité considérée d’un point de vue non confessionnel[1] Ce faisant il commettait une double erreur. D’abord, dans la seconde moitié du XIXe siècle, bien que l’adjectif « sémite » ne saurait désigner qu’une famille de langues ou un groupe de populations pratiquant ou ayant pratiqué ces langues, et certainement pas une « race », une distinction spécifiquement raciale entre « aryens » et « sémites » s’était imposée même parmi les intellectuels, notamment chez un savant comme Renan, teintée d’un fort dénigrement envers la « race sémite »[2]
Ensuite, la famille des langues sémites comprend bien d’autres langues que l’hébreu (akkadien, éblaïte, babylonien, ougaritique, cananéen, moabite, phénicien, samaritain, araméen, assyrien, chaldéen, hébreu, arabe classique, arabe dialectal, maltais, amharique, tigrinya, tigréen, argobba, etc.) et sa réduction au seul juif est absurde.
Tout cela n’a pas empêché le terme de s’imposer avec toutes les fausses interprétations qu’il traine derrière lui. Aujourd’hui,« antisémitisme[4] » signifie, dans son acceptation commune, et pour reprendre l’Encyclopédie Universalis: « une attitude d’hostilité à l’égard des minorités juives, quel que soit, d’ailleurs, le motif de cette hostilité ».
Je crains fort que nous ne puissions jamais nous en débarrasser, tout comme du terme de shoah. La pression des medias sera malheureusement toujours plus forte que le poids d’une culture que les représentants des dits médias respectent de moins en moins.
NB : Le texte suivant est très fortement inspiré d’un article trouvé sur internet et dont j’ai perdu la trace à la suite d’une fausse manœuvre informatique. Si quelqu’un le reconnaît, merci de me le dire pour que je puisse rendre hommage à l’auteur.
“Le principe fondamental de toute guerre coloniale est que l’Européen soit supérieur aux peuples qu’il combat (…) Il convient, dans ces sortes de guerres, que l’Européen attaque avec de l’artillerie et que l’Asiatique ou l’Africain se défende avec des flèches, des massues, des sagaies et des tomahawks. On admet qu’il se soit procuré quelques vieux fusils à pierre et des gibernes ; cela rend la colonisation plus glorieuse…”
Anatole France (Sur la pierre blanche, Calmann-Lévy, 1926, p. 208)
Hussein Pacha fut nommé dey[1] à la tête de la régence d´Alger par la Sublime Porte “Babi Ali”, (Empire Ottoman) sur consultation des dignitaires du Divan, cour réservée au siège du gouvernement à l’intérieur du palais Topkapi à Istamboul. Hussein dirigea les destinées de la Régence de 1818 à 1830, il fut le dernier des 28 deys d’Alger. Comme ses ressources s’amenuisaient, en particulier du fait de l’interdiction du trafic d’esclaves par le Congrès de Vienne , il chercha à recouvrer une vielle créance française relative à une fourniture de blé à Napoléon 1er. La négociation dégénéra, du fait de l’arrogance du consul français Deval qui fut légèrement souffleté par un dey excédé mais dont la France tira motif d’envahir le pays.
Les choses furent menées rondement et avec une terrible brutalité.En un an, sur trois points différents, trois officiers français, Cavaignac, Pélissier, Saint-Arnaud, firent périr trois tribus réfugiées dans des grottes en les brûlant et les asphyxiant vives. Trois tribus complètes : hommes, femmes, enfants.
De ces trois « enfumades », la plus connue, longtemps la seule connue, est la seconde, celle commise par Pélissier, parce qu’elle donna lieu à une interpellation du prince de la Moskova, le fils de Ney, à la Chambre des Pairs.
Pelissier
Le 19 juin 1845, la tribu des Oued-Riah, chassée de ses villages par l’une de ces colonnes incendiaires dont nous avons vu la description chez Saint-Arnaud, se réfugie dans les grottes, toute la tribu, troupeaux compris. La colonne commandée par Pélissier[2] l’y poursuit et la somme de sortir. Celle-ci accepte : elle est même prête à verser comme rançon une importante somme d’argent, mais elle ne veut pas, lorsqu’elle sortira, être massacrée ; elle pose donc une seule condition : que les troupes françaises se retirent. Pélissier refuse. Puis, à trois heures de l’après-midi, il fait allumer, à chaque entrée des grottes, de vastes feux, qu’on alimentera et attisera sans répit tout le restant de la journée et toute la nuit, jusqu’à une heure avant le lever du jour.
Au matin, on entre. Un soldat a donné, dans une lettre, le récit de ce qu’il vit la nuit et le matin. « Quelle plume saurait rendre ce tableau ? Voir au milieu de la nuit, à la faveur de la lune, un corps de troupes français occupé à entretenir un feu infernal ! Entendre les sourds gémissements des hommes, des femmes, des enfants et des animaux ; le craquement des rochers calcinés s’écroulant, et les continuelles détonations des armes ! Dans cette nuit, il y eut une terrible lutte d’hommes et d’animaux ! Le matin, quand on chercha à dégager l’entrée des cavernes, un hideux spectacle frappa des yeux les assaillants. « J’ai visité les trois grottes, voici ce que j’y ai vu :
« A l’entrée, gisaient des bœufs, des ânes, des moutons ; leur instinct les avait conduits à l’ouverture de la grotte pour respirer l’air qui manquait à l’intérieur. Parmi ces animaux, et entassés sous eux, on trouvait des hommes, des femmes et des enfants. J’ai vu un homme mort, le genou à terre, la main crispée sur la corne d’un bœuf. Devant lui était une femme tenant son enfant dans ses bras. Cet homme, il était facile de le reconnaître, avait été asphyxié, ainsi que la femme, l’enfant et le bœuf, au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal.
« Les grottes sont immenses ; on a compté 760 cadavres ; une soixantaine d’individus seulement sont sortis, aux trois quart morts ; quarante n’ont pu survivre ; dix sont à l’ambulance, dangereusement malades ; les dix derniers, qui peuvent se traîner encore, ont été mis en liberté pour retourner dans leurs tribus ; ils n’ont plus qu’à pleurer sur des ruines. » ( Christian, L’Afrique française, p. 142.)
Crime de soudard subalterne ? Non ! Pélissier, qui en a porté jusqu’ici la responsabilité devant l’histoire, n’a été qu’un exécutant. La responsabilité remontait plus haut ; elle remonte directement au plus haut représentant de la France en Algérie, à celui qui, pendant sept années, fut, au nom de « la France », le maître à peu près absolu de l’Algérie, le gouverneur général Bugeaud[3], duc d’Isly ; celui-ci avait en effet envoyé à Pélissier l’ordre suivant ( Revue hebdomadaire, juillet 1911, article du général Derrécagaix.)
« Orléansville, 11 juin 1845 .Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards. « Duc d’Isly »
« Imitez Cavaignac[4] » ordonnait Bugeaud. En effet, l’année précédente, Cavaignac, futur gouverneur général de la République en Algérie, futur emprisonné du 2 décembre, avait, lui aussi, le premier, enfumé « comme des renards » des Sbéhas réfugiés dans des grottes, « tribu vaincu », « tribu sans défense ».
Et deux mois après Pélissier, le 12 août 1845, Saint-Arnaud[5] à son tour, près de Ténès, transformait d’autres grottes en « un vaste cimetière » ; « 500 brigands » y furent enterrés. Le seul résultat de l’interpellation à la Chambre des Pairs fut que Saint-Arnaud tint, à la différence de Pélissier, soigneusement caché son exploit : « personne n’est descendu dans les cavernes ; personne… que moi… Un rapport confidentiel a tout dit au maréchal (Bugeaud), simplement, sans poésie terrible ni images. » ( Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, tome II, p. 37.)
Ainsi, depuis le républicain Cavaignac, jusqu’aux futurs bonapartistes Pélissier et Saint-Arnaud, en passant par le monarchiste Bugeaud, les hommes les plus représentatifs de tous les clans de la bourgeoisie française ont trempé directement dans ces actes où culminent les deux caractères dominants de la conquête de l’Algérie : la lâcheté et la férocité.
La colonisation et la guerre de conquête coloniale par un manuel scolaire de 1956
Maurice Lemoine : Dien Bien Phu, Alger, Buenos Aires : De la guerre coloniale au terrorisme d’Etat, Le monde diplomatique, Novembre 2004
Pierre Péan : “Derrière le coup d’éventail, le pillage du trésor d’Alger” algerie-dz.com, janvier 2005
Igor Reitzman : L’éducation traditionnelle au service de la guerre coloniale, mai 2005
Catherine Coquio : Guerre coloniale française et génocide rwandais : implication et négation. Pressafrique, 20 avril 2006