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L'union sacrée

 

L'union sacrée

Par

Sonia

 

Il y’a les murs peu avouables de la politique politicienne de l’opposition tunisienne qui privilégie le plus souvent le copinage, que le travail de fond, celui où  on est dans l'obligation des convictions et des résultats. Beaucoup de tunisiens pourtant dans le rejet de la dictature se détournent du caractère aporétique de la politique politicienne de certains milieux de l'opposition dite démocratique,  et de sa complète difficulté à saisir le réel. Il faut dénoncer dans le débat des idées, pour ceux qui sont comme les jeunes générations d’aujourd’hui, venus  bien sur le tard à la politique, cette pseudo  pensée postmoderne qui secoue le milieu  bien identifié de l'aliénation tunisienne, et son faux relativisme, une certaine logique doit nous conduire à dire si oui ou non, la société tunisienne est prête à la confrontation, sous quelles couleurs et vers quels objectifs. Pendant longtemps certains esprits chagrins, certains défaitistes, certaines lucidités de l'illégitimité visible et prévisible,  voulaient renvoyer ce débat de fond aux calendes grecques, sous prétexte  de ne pas dire les choses et les appeler par leurs noms, pour ne pas froisser nos amis de l'étranger, cette opacité qui a fait les beaux jours de certains"personnages" de l'opposition tunisienne est arrivée depuis longtemps à ses limites, c'est désormais à ces derniers, s'il veulent avoir une quelconque crédibilité, de choisir leur camp sur des évidences claires, qui ne souffriraient  d'aucune forfaiture, d'aucun passe droit. Se rassembler pour le seul objectif prioritaire et qui peut être commun à tous les démocrates tunisiens quelques soient  leurs différences,  oui sur ce point ,la réponse ne peut être que définitivement claire tant que dure la dictature, ceci dit même avec cette objectif clair  dans le processus militant et celui de la mobilisation, il n’est pas interdit de réfléchir à sa propre condition et à la légitimation de ses principes et son point de vue. Personnellement, je pourrais jamais me mobiliser pour GANNOUCHI, pour CHAMMERI, TRIFI ou CHARFI, c'est pour cela que tout doit être discuté dans la responsabilité et la franchise, je ne met pas au même niveau ces derniers et un homme comme M.MARZOUKI ou ABBOU  par exemple , mais étant dans  la conviction et l'obligation de la discipline pour espérer vaincre la dictature, à ce niveau je ferais taire mes griefs, et dans ce cas,  ils sont grands, comme pour beaucoup de tunisiens j’en suis convaincue, ceci dit je ne renoncerais pas à mon devoir de vigilance envers  ces gens là, afin qu’ils ne parasitent pas les actions et les combats comme ils l’avaient faits avec la fameuse grève de la faim du 18 octobre. Discipline certes, mais dans les limites de règles établies par des personnalités tunisiennes dignes de confiance, et l’opposition tunisienne n’en manque pas, car il est désormais  évident qu’à l’intérieur du pôle qui prétend  combattre la dictature, les identités des uns et des autres, les prétentions et les préoccupations sont établies, l’objectif commun à la majorité d’entre eux aussi, d’où l’obligation d’une union des différences et la désignation des priorités pour atteindre ce but. Je dirais à tous les opportunistes et les second couteaux de l'aliénation que leur relativisme,cette berceuse qui les fait saliver,  loin d'offrir réellement la dynamique objective au réveil des consciences,  peut cacher un monstre terrible nommé totalitarisme  et discrimination au nom de ce même relativisme,  comme le montre bien l'état calamiteux de l'opposition démocratique tunisienne,chaque fois qu’elle s’est laissée manipuler directement ou indirectement par les beaux discours faussement universalistes, des discours de haine et de négationnisme idéologique, qui veut comme la dictature, arracher la TUNISIE, à ses racines et la noyer dans un infantilisme rétrograde et archaïque rouge brun, trotskiste et stalinien qui n’a rien à envier à la mondialisation néocons, des perversités totalement étrangères à l’être tunisien, à sa culture, son histoire et à son socle identitaire. Notre chance est  peut-être de croire à la vérité unique de la démocratisation totale et sans aucune limite de notre pays,  et à la rationalité dans une époque qui plonge dans l'irrationalisme et dans les vérités plurielles des idéologies matériel listes. Ce relativisme qui  est en train de devenir une nouvelle idéologie destructrice de toutes les valeurs humanistes , toutes ces idées et réflexions qui nous ont mis dans l’obligation de serrer  nos rangs face à la tyrannie, doivent nous pousser , à l'union, parce que nous devons être et nous sommes la contradiction totale de cette dictature,  au-delà de nos différences, à développer la collaboration entre toutes les tendances quelles soient à partir du moment qu’elles ne reconnaissent aucune légitimité ou autorité à la dictature. Notre cohérence doit  s'attacher aussi à démonter les mécanismes de la pensée unique, qui conduit tout ceux qui pensent la nation, la culture, l’histoire et la civilisation, à être les victimes et de la dictature, et de l’aliénation. Cette aliénation et cette dictature réactionnaires  qui tendent à faire passer la volonté de débat ou de contradiction pour de la la tyrannie passéiste, de la police de la pensée d’un monde ancien qui ne peut plus avoir cours, ou qui est mort et enterré(lisez les archives de leur torchon feu TUNEZINE c’est affligeant, tous ceux qui ne pensent pas comme eux, c'est-à-dire la grande majorité des tunisiens, sont , soit des négationnistes, soit des intégristes islamistes) ou du retour de l'ordre moral qui incombe le plus souvent à ceux qui se réclament de la postmodernité de bas étage. Même si nous en partageons certaines valeurs dans cette cohésion et nécessaire union des démocrates tunisiens, nous ne pouvons ignorer que les arguments moralistes et les accusations de réactionnaires adressés par  les aliénés de la légion étrangère et les services de la dictature aux tunisiens qui combattent leurs »idées », que ce soit  dans le microcosme nettoyen ou ailleurs,ceux  qui  permettent de cacher ce que la nébuleuse postmodernité produit elle même comme dogme ou comme pensée réactionnaire au service du totalitarisme le plus sauvage.

Notre  part de vérité  doit veiller à réveiller les consciences et non les contraindre ou à les conditionner, et elle  permet au moins, dans la durée, de montrer qu'il faut s'opposer aux dogmes de tous poils, même ceux que l'on défend. Notre vérité assumée ne peut que nous mener à la prudence en terme d'analogie, car l'usurpation et la tartuferie ne sont jamais loin, comme dirait le grand TAHA HUSSEIN  " la vérité de l'hypothèse du continu ferait loi de ce que l'excès dans le multiple n'a pas d'autres assignations que l'occupation de la place vide, que l'existence de l'inexistant propre du multiple initial. Il y aurait cette filiation maintenue de la cohérence, que ce qui excède intérieurement le tout, ne va pas plus loin qu'à nommer le point limite de ce tout. Mais l'hypothèse du continu n'est pas démontrable. Triomphe mathématicien de la politique sur le calcul politicien ". Traduction de Mme IRENE CHABBI.

Une réflexion qui montre qu'au delà de leurs différences, plusieurs courants peuvent lutter ensemble mais qu'il faut faire attention à ne pas détruire la pensée originelle contre la pensée universelle, il suffit simplement de séparer le bon grain de l'ivraie.


 

 

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