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Les droits de l’homme, l’État de droit protégeant les personnes et les biens, sont les principes élémentaires permettant la liberté d’expression individuelle et collective, l’élection au suffrage universel, la distinction de la société et l’État aussi constituent des acquis démocratiques essentiels, qu’il s’agit de conquérir et puis surtout de défendre contre toutes les formes de dérives et d’usurpation qu’elles soient organisées ou pas. Ceci dit la vigilance démocratique doit être un droit civique pratiqué par tout citoyen libre et en tout instant, d’où l’importance de la société civile et des organisations non gouvernementales ainsi que des médias libres , anticonformistes et indépendants de tout pouvoir, ceci dit dans notre effort à libérer notre pays, nous devons être attentifs à notre environnement universel, et comprendre pour mieux appréhender l’avenir, notre avenir tunisien qui j’espère sera exhaustifs et exaltant, l’exemple de beaucoup de sociétés dites développées ne s’en trouvent pas moins aujourd’hui confrontées à des faiblesses et des dérives internes qui érodent leur dynamique démocratique, doit être un exemple et un mode de pensée et d’emploi, car ce domaine est un domaine de la plus haute importance .
Dans la tunisie dictatoriale d’aujourd’hui, la politique demeure centrée sur des problèmes de gestion économico-maffieuse archaïque et clanique sans vision structurée et véritable projet d’avenir, autant dire que le régime de ben Ali dure par défaut, et parce qu’il n’y’a rien en face de lui. Les tenants de la dictature tunisienne et leurs affidés surfent sur une demande népotique, clientéliste et marchande qui semble de plus en plus difficile à cerner. Gestion et démagogie coexistent dans une société qui semble s’être déconnectée de l’histoire et peine à retrouver une autre dynamique que la fuite en avant par encore plus de répression et de criminalité. Et alors que les partis autorisés et structurés pourraient être un outil central permettant d’éclairer les tunisiens sur les grandes questions qui déterminent leur présent et leur avenir commun, ils versent trop souvent dans le superficiel et le spectaculaire.
La société tunisienne est marquée depuis toujours par l’expérience du totalitarisme. Elle a le plus grand mal à accepter l’ambivalence de son histoire antérieure et à dégager clairement les acquis de son héritage. Dans le même temps, au sein de cette société, le soupçon systématique vis-à-vis de l’engagement politique et de tout ce qui, de près ou de loin, rappelle un principe quelconque d’autorité, s’est développé. Il existe également un sentiment d’insécurité, un mal être existentiel et social diffus dont témoignent la forte consommation d’alcool et le développement de la consommation des drogues dures.
Les déclarations d'intention, les positions affirmées, le choix des alliances, la transparences, le réalisme sont vitaux et essentiels pour le bloc démocratique dans sa lutte contre la dictature, tout dans l'espace politique et démocratique tunisien doit être mis à plat sans aucune forfaiture tout cela doit être fait dans la sagesse et la clarté, sans cela et dans la durée, la dictature sera l'ultime recours et la seule référence de la masse tunisienne .Vivre dans l’omission de ces évidences laisse la voie libre aux plus lourds stéréotypes, amalgames, sophismes et présupposés clôturant la pensée et la création de la résistance et de l'opposition libre tunisienne ou ce qui en reste mieux que ne le ferait la plus efficace des censures.
Il n’est évidemment pas question de dicter la bonne manière de penser ou de parler ou de militer, pas plus que de dresser une liste des sites et des personnes interdites d'être comme c'est le cas, aujourd’hui, pour certains Torquemada de soi disant opposants tunisiens qui font dans la forfaiture et l'anathème, dans l'usure et les calculs claniques. Ne pas prétendre comme c'est le cas de beaucoup de tunisiens militants indépendant connaître la bonne façon de militer, c'est tellement criant dans le marigot tunisien qu'il faut reconnaître et dire qu’il y en a indéniablement de mauvaises.
Ce dramatique constat est dans l’ampleur et la gravité de leurs effets , entretien des préjugés et des politiques d'exclusion, racistes ; légitimation de l’oppression dite sécuritaire par certains groupes comme les femmes démocrates, quelques rouges-bruns qui ne sont pas revenus de leur déculottées du putsch du 7 novembre et qui se terrent comme des rats décomposés par leurs contradictions , euphémisation de nombreuses violences, notamment dictatoriales , occultation des questions dites « mineures » comme les islamistes ou les prisonniers politiques en général ; triomphe du mépris des pauvres, des déshérités de la civilisations arabo-musulmane.
Le bloc démocratique tunisien est en situation d’échec. Nous sommes en situation d’échec et nous le resterons aussi longtemps que nous n’écouterons pas dans la transparence du bon sens, les tunisiens dans leur majorité amalgament la politique au mensonge au pire, et à un domaine réservé à ceux qui ont les moyens ,nous le resterons et surtout si nous ne faisons pas notre examen de conscience, nous qui sommes plus ou moins ramollis dans le confort de nos certitudes, nous qui méprisons toute forme de réalisme et de pragmatisme, il ne s’agit pas de compromis et de reniement , ni de compromissions et de politique politicienne, il s’agit juste de bon sens et d’intégrité, aussi longtemps que nos attitudes seront bornés par la démagogie et l’illusion de la légitimité virtuelle d’un militantisme sans aucune véritable assise populaire mobilisatrice et engagée par la preuve, nous resterons dans l’échec. Nous resterons dans l’échec tant que les tunisiens ne nous écouterons pas dans cette cacophonie perverse et sans nom qui se veut représentativité politique.
Il est évident qu’à tous les niveaux, nous nous devons avant tout d’accroître l'implication et la participation des tunisiens dans le débat politique et la prise de décisions qui s'en suivra d’une manière ou d’une autre, et qui
déstabilisera les habitudes et pas seulement de la dictature, c’est bien sûr un risque à courir
pour certaines impostures, mais cela aura le mérite de clarifier les choses et de donner une visibilité à l’opposition démocratique qui sera indiscutable. Nous avons les moyens d'interactivité des différents médias, internet, presse, messages téléphoniques, chat, etc...dont les leaders
démocrates tunisiens s’en servent si mal aujourd’hui par manque de volonté, par peur de la confrontation avec la réalité du tunisien,
par suffisance et intériorité à certaines fixations négatives, nous avons ces
moyens qui
peuvent être organisées sans être aseptisés par les ego des uns et des autres, les intolérances et par, touts sortes de contrôlés à commencer par ceux de plus en plus sophistiqué de la dictature, et ces outils ont forcément une vocation démocratique, ils peuvent sans aucun problème majeur ou insurmontable assurer
la transparence bijective entre les tunisiens
profanes
et les
militants organisés autour
d’un minimum vital qui repoussera les interférences et les complots du régime, un régime absurde
qui comme ses semblables de par le monde, et depuis toujours, est sur la brèche pour diviser et régner. Il s’agit de
porter une parole particulière de toutes les catégories de tunisiens (les gens du quartier, les partisans de telle opinion, les salariés, les usagers, les consommateurs, etc.)
Confronter ses idées aux autres acteurs de la vie publique, à notre niveau et par les moyens que nous disposons il est possible d’engager une dynamique qui actualise l’idéal de la démocratie et révèle la possibilité d’un vivre-ensemble démocratique d’un type nouveau. Car il ne faut pas se faire d’illusion, c’est bien chez les démocrates tunisiens que s’opère lentement mais sûrement le déclin du politique dans les processus de régulation qui réactive le discours sur la démocratie. Celle-ci doit redevenir une référence partagée parce qu’elle est considérée comme la « plus démocratique » dans le sens où l’impulsion y vient des tunisiens et non des élites enfermés dans leurs tour d’ivoire, pour ne pas dire dans la claustrophobie de leurs ghettos.
La construction de la démocratie doit trouver ses marques face à la participation politique, militante, au sens de la démocratie représentative au niveau des moyens de lutte à notre disposition, les uns comme les autres, ceux qui acceptent les règles démocratiques, les canaux de la démocratie représentative doivent assumer leur fonction de sélection et de hiérarchisation des demandes sociales dans une cohérence et des règles acceptés si nous voulons avoir une chance de mettre à mal la dictature. Les titulaires du « pouvoir » dans le bloc démocratique tunisien ont « dépossédé » parce qu’ignoré le peuple dans toute forme de stratégie, il ne suffit pas de produire des articles et des communiqués, il s’agit de convaincre, de conquérir les esprits et d’aller au charbon, il ne s’agit pas de fignoler des comportements immoraux avec les atermoiements de la dictature, mais d’organiser la lutte sur tous les fronts de sa démesure.
La démocratie est pour la plus part des tunisiens dans l’attente une valeur spirituelle ,elle doit par conséquent échapper à l’enfermement des procédures ,en Tunisie de nouveaux champs s’ouvrent pour la politique et la démocratie, il est temps de s’engager sur des questions de sens à l’heure où fleurit mondialisation sous toutes ses formes et où des expérimentations sont à l’ordre du jour