Poser le problème de la critique, de la liberté d’expression en général en Tunisie serait dévoiler les fluctuations d’un champ humain et culturel en décadence et qui ne parvient pas à générer un véritable dynamique de la pensée et de l’action. Pour le cas de la dictature, le problème majeur en question relève de la platitude des représentations politiques. La majorité des institutions sont logées au niveau de la propagande officielle et dépendent de la programmation des caprices circonstanciels d’un pouvoir absolu, solitaire et paranoïaque, de la tutelle d’un dictateur aux abois.
Le manque de perspectives pour ceux des opposants qui après des années de lutte se trouvent au point de départ après les échecs consommés de quelques actions chétives, est affligeant, nombre de partis sont dans une impasse totale et gèrent le quotidien, tout en fait, présente évidemment un problème crucial à résoudre en urgence pour les démocrates tunisiens. Les représentations politiques, philosophiques artistiques et culturelles demeurent conjoncturelles et officielles, de ce côté-là le travail à accomplir est vraiment immense, mais hors du cercle restreint de ce que certains nomment les appareils et les tours d’ivoire où trônent des dinosaures, existent des personnalités tunisiennes et non des moindres qui peuvent entraîner une jeunesse cultivée et stoïque , convaincu de la nécessité démocratique , fière et résolue à débloquer la situation et à forcer ce calamiteux cordon sanitaire mis en place par la dictature , ses alliés et la néfaste habitude de ceux qui ignorent et sont sourds et aveugles aux réalités empirique et endogènes de notre pays , aux attentes et aux dispositions des tunisiens . Le cas de la gestion de la grève du 18 octobre par exemple incarne l’exemple de la conjoncture qui souvent est sous-tendue par le politique , reste loin des exigences des tunisiens appelés à tracer les contours de la nouvelle stratégie politique et par là même à s’imposer comme une réalité économique et culturelle dans le cadre des impératifs du nouvel ordre international , même si on sait que ce dernier a plus de défauts que de qualités , mais tout est préférable au statu quo qui nous est imposé par la dictature , je veux dire que même le nouvel ordre international qui dans ses généralités se soucie peu des tunisiens , peut jouer contre la dictature,si on travaille à le rappeler à l’ordre et à lui imposer par le travail militant et l’occupation du terrain nos vérités , car ses fondements sont aux antipodes des exigences de la tyrannie tunisien , il peut lui retirer ses soutiens et l’imploser de l’intérieur ,il faut être conscient de cela , pour l’instant nous sommes aux abonnés absents et la dictature est le seul interlocuteur présent devant les instances internationales , pour qui celui qui ne dit mot , comme nous , consent et accepte sa condition ;ce que j’écris là me semble être du bon sens et mérite d’être discuté, ce n’est pas de l’opportunisme , c’est tout simplement du pragmatisme et être responsable à ne pas négliger aucune opportunité qui peut nous aider à sortir de la nasse.L'ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami , mais peut-être un « ennemi » qui a le respect de notre différence.
Aujourd’hui en Tunisie , les choses sont très claires sur tous les plans , les deux grands blocs sont plus que jamais définis , il y’a la dictature et en face un bloc démocratique avec des leaders s’interrogeant sur un leadership pourtant évident , des militants chevronnés et convaincus de la nécessité de rester dans l’essentiel et travailler sur le seul objectif qui urge ,et qui au-delà donnera une visibilité et une transparence pour ce qui est des forces réelles des uns et des autres, en leur temps , ces forces auront une réalité incontournable par la seule désignation d’un peuple tunisien libre et déterminé , un peuple qui j’espère dans un avenir très prochain aura tout loisir pour se prononcer sur ses profondes aspirations et intimes convictions.Nous devons nous inspirer de la démocratie vénézuelienne et de CHAVEZ, et avoir honte de l’entretien sans aucune pudeur de notre attentisme et notre impuissance.Aujourd’hui notre situation dans cette lutte contre une dictature de plus en plus arrogante , est dramatique , nous avons des militants des droits de l’homme , des militants démocratiques qui ne renoncent pas , mais qui sont pourtant sceptiques et fatigués devant les querelles des chapelles, des dérives qui dévalorisent un tant soi peu dans les esprits, le sens du combat pour les libertés pour une jeunesse au fait des grands bouleversements internationaux , et qui voit leur pays dépérir par une action conjugués de forces contraires , la violence et l’aveuglement d’un pouvoir tyrannique qui finira par les obliger au choix de ses seules attributions ,le renoncement ou la révolte armée, le fer et le sang ,il ne faut pas se faire d’illusions si cela continue nous y allons tout droit et droit dans le mur , ce qui à mon avis, plus que tout, arrange ben Ali, et d’une opposition démocratique sclérosée , je ne parle pas des nuisances périphériques qui sont archi désignées dans le subconscient collectif des tunisiens , je parle de cette opposition démocratique, ma famille, légitimée par son histoire et les sacrifices de ses animateurs qui les désespère par son manque de substance , de stratégie , d’engagement et des fois de courage , heureusement qu’en son sein, quelques uns et ce depuis toujours payent un lourd tribu pour la sauvegarde de la dignité et l’honneur des tunisiens, je ne vais pas les nommer mais mon salut fraternel à MONCEF MARZOUKI, MOKTAR YAHYAOUI, ZOUARI, JEBALI, MAATAR et d’autres que j’oublie et qu’il me pardonnent ma négligence.Nous n’en sommes plus aux conceptions romantiques d’une révolution par laquelle le tunisien, libéré des oppressions ataviques, traditionnelles , tribales claniques et des contradictions culturelles, progresserait ensuite sans à-coups dans la paix vers la justice , aujourd’hui les tunisiens sont bien plus évolués que ceux qui les oppriment , et sont loin des pesanteurs de ceux qui se sont donnés pour mission de les rassembler et de les délivrer de la dictature.
Cinquante années de dictature et de pouvoir absolu d’une caste de criminelle mettant le pays dans le chaos psychique et psychologique, toutes accomplies dans la violence, la haine, le sectarisme et la cruauté ; cinquante années de désillusions doivent aujourd’hui plus que jamais incliner le démocrate et le politique tunisiens à repenser le problème du progrès humain sur des données plus objectives , en phase avec les réalités de la rue tunisienne , de la Tunisie profonde et sa jeunesse qui dépérit, j’en appelle à l’arrêt des palabres , des faux fuyants , des slogans, j’en appelle à la mise en sommeil et en demeure des débats idéologiques et de la valorisation des différences, j’en appelle à la naissance d’un front national pour l’instauration de la démocratie en Tunisie , la démocratie dans son modèle le plus réduit , le plus basique , celle qui se limite à chasser la dictature , à restaurer les institutions , et qui forcément par delà toutes ces actions de survie , libérera les courants et les appareils de leur pacte de solidarité et de non-agression, j’aimerais que les vues de l’esprit des disciples de certaines idéologie dites universelles mais qui ont failli partout dans le monde , des idéologie importées qui à l’instar de la mondialisation , aussi extrême qu’elle, veulent informatiser de monde , détruire les cultures et imposer un ordre par la contrainte.
La guerre civile que ce soit celle des armes, ou même aussi sanglante des idées n’est pas le corollaire inévitable des bouleversements sociaux, nous devons veiller à préserver notre nation et jamais insulter l’avenir
Le changement en Tunisie doit se limiter de nos jours aux conséquences qu’en pourraient attendre les tunisiens. Ces conséquences affectent le monde entier et sont modifiées de ce fait.
Actuellement en Tunisie, les attitudes des partis et des hommes dans leurs façons d’opérer déroutent l’entendement. Les aspects dramatiques qui depuis Bourguiba détruisent le pays et que dénoncent justement les démocrates tunisiens depuis toujours subsistent. Mais il se trouve que les interférences des idéologies sans vraiment une profonde réalité sur la scène tunisienne en conflit placent partis et individus devant des situations contradictoires.
II est évident que des hommes politiques, obligatoirement engagés sur des positions que les fluctuations de la conjoncture les forcent d’abandonner, puis de reprendre sous un autre angle, ne sauraient éviter l’accusation de palinodie et garder figure d’honnêtes gens. À la vérité, ils n’en prennent guère souci, entraînés qu’ils sont à ne rien juger qu’en fonction de l’immédiat, de la stature et de la posture, et ça le profane tunisien le sent plus que toute autre chose.
Voilà pour la démoralisation publique inséparable des permanentes défaites et pour la dureté et l’égoïsme des hommes, inséparable des guerres civiles qui sont dans le possible du devenir tunisien.
Quelle est, en tout cela, la situation d’un esprit ouvert n patriote et juste pour qui le destin de l’Homme tunisien est la raison de lutter par delà les contingences du temps et ses propres convictions ?
Son attitude ne dépend et ne peut dépendre que de sa position philosophique, humaniste et patriote. Les militants passionnels, instinctifs sous la bannière d’un parti ou un mouvement, qui sont les plus nombreux, singulièrement parmi les jeunes, obéissent à leurs élans et se butent facilement dans un absolu. Tout perdre s’il le faut, mais ne transiger sur aucun principe. Cette façon de faire indirectement aussi fait le jeu de la dictature qui est un corps homogène et compact.
Il faut que des démocrates tunisiens aillent en exploration plus loin dans la cohésion qu’il n’est raisonnable d’aller pour que d’autres puissent plus tard s’y rendre avec leurs singularités. Il suffit de savoir que le démocrate tunisien qui renonce à ses prétention partisanes pour le bien collectif ne raisonne pas comme un flambeur ou un joueur, mais comme un patriote désintéressé et conscient de la valeur de son combat.