A quelles lois l’état sioniste obéit-il ?
Par
HOUSSINE
Le monde parait sous la coupe de gouvernants réactionnaires et fascisants qui ne ratent aucune occasion pour déclarer leur attachement viscéral à la démocratie, à la liberté, aux droits humains, aux valeurs humaines ..... Dans ce ramassis, s’accotent Bush et ses bouchers de néoconservateurs, Blair soit - disant homme de gauche converti aux préceptes revanchards de l’administration américaine et métamorphosé en l’ombre et en caniche de Bush, Merkel qui s’initie à la soupe néoconservatrice, ... D’autres loyaux partisans, aux ambitions présidentielles tels Sarkozy, commencent à se manifester en présentant leurs « lettres d’allégeance » à leur maître Bush.
Cet assemblage « ultradémocratique » forme, avec des gouvernants moins pesants, le noyau de cette « communauté internationale » acquise aux idéaux des faucons néoconservateurs sionistes. Tous ces gouvernants se ressemblent et ils sont d’accord pour témoigner en faveur de l’état sioniste qu’ils intègrent dans le sillage des états démocratiques à leurs manières. Dés lors, l’état sioniste est accrédité de tous les qualificatifs dont se dorent ces gouvernants. Et, qui plus est, cet état représente « le seul pays démocratique » dans cette région « sauvage » du Moyen Orient. Il est assimilé, aussi, à un pays « occidental » même s’il fait partie du continent asiatique.
En tant qu’état « démocratique », de l’avis de ses promoteurs, l’état sioniste se doit de se conformer aux règles du jeu démocratique dont, entre autres, l’instauration d’un état de droit lequel se fonde sur la souveraineté de la loi en ce sens que tous ses citoyens sont égaux devant la loi et que cet état respecte ses engagements internationaux conformément au droit international. A ce niveau, il semble très difficile, pour tout observateur objectif, de pendre le parti de l’état sioniste quant à son comportement légal vis-à-vis de ses propres lois et vis-à-vis du droit international. Les arguments ne manquent pas pour montrer combien l’état sioniste viole les lois à l’intérieur et à l’extérieur de ses territoires. Qu’il s’agisse de sa politique intérieure ou extérieure, le constat est clair. L’état sioniste est passé maître dans la confection de lois, de traités et d’accords qu’il viole du jour au lendemain. Il ne se soucie guère de ce que l’opinion publique internationale dira de cet acharnement chronique à faire de ses propres lois et des recommandations internationales des lois mort - nées. Il néglige entièrement toutes les décisions émanant des instances internationales considérées comme non habilitées à statuer sur les problèmes concernant l’entité sioniste.
Alors qu’il se comporte d’une façon telle que, parmi les israéliens, se trouvent des israéliens de première catégorie, de seconde catégorie, de troisième catégorie, ... Les arabes, vivant en Israél, ne sont pas sur le même pied d’égalité que les israéliens juifs par exemple. La manière, dont sont traitées les questions relatives aux diverses catégories, diffère complètement. Les démarches, empruntées pour solutionner les problèmes des uns et des autres, se fondent essentiellement sur des critères racistes puisque l’état sioniste se déclare ouvertement un état juif renfermé sur lui - même et ce même si la population arabe fait théoriquement partie de ses habitants. Il se plait, aussi et tout en enfreignant les clauses de l’état de droit et du droit international, à s’investir dans des acrobaties d’orientation juridique visant à imposer des lectures particulières aux textes adoptés par les instances internationales ou locales. Ces violations sont monnaie courante dans les agissements de l’état sioniste de telle sorte que ce dernier entend indiquer à tout le monde qu’il n’existe pas de force ou d’institution à même de lui imposer des règles de conduite ou l’obligation de se soumettre à certaines décisions quand bien même elles proviennent du conseil de sécurité de l’ONU.
Au contraire, l’état sioniste se comporte comme si il lui appartient de droit, un privilège dont ne bénéficie aucune autre nation sauf les Etats-Unis, de légiférer comme bon lui semble. Ainsi, seule la partie ou les parties adverses sont tenues de se conformer textuellement aux recommandations. Maintes fois, l’état sioniste, connu pour sa manie à violer les recommandations internationales, exigent de ses ennemis qu’ils se plient à ce qu’a recommandé le conseil de sécurité, par exemple, à leur encontre en se faisant passer pour une force mandatée par ce conseil pour l’application de la dite recommandation. Face à l’autorité palestinienne, l’état sioniste ne recule devant rien. Les territoires palestiniens, les institutions palestiniennes, les palestiniens, les richesses palestiniennes, les infrastructures palestiniennes, ..., sont considérés comme la propriété privée de l’état sioniste. Qu’il découpe de ces territoires les zones qu’il veut ou qu’il assiège les locaux de la présidence de l’autorité palestinienne ou qu’il emprisonne les ministres et les parlementaires ou qu’il massacre les palestiniens ou qu’il détruise leurs récoltes, leurs habitations et leurs infrastructures, ..., l’état sioniste ne souffre d’aucun embarras. C’est comme s’il s’agissait d’une cuisine interne à l’état sioniste.
Le cadre de toutes ces violations, pour l’état sioniste, ne doit pas dépasser les juridictions sionistes. Pour les sionistes, il n’y a pas lieu ici de parler de droit international ou de se référer au droit international pour de telles violations. Par conséquent, selon l’état sioniste, l’autorité palestinienne, les palestiniens et les territoires palestiniens sont démunis de toute souveraineté. La résolution des conflits des palestiniens avec l’état sioniste, selon cette vision, ne doit pas s’appuyer sur le droit international étant donné que l’état sioniste peut facilement kidnapper des ministres et des parlementaires palestiniens et les juger devant des cours de justice sionistes sans se préoccuper de quoi que ce soit. D’autre part, l’état sioniste, dans son souci de légiférer à la place de la communauté internationale, ne s’embarrasse pas de dire que des négociations peuvent être entamées pour fixer les frontières de l’état sioniste et de l’état palestinien mais en cessant toute référence aux frontières d’avant 1967 et en évitant toute discussion à propos du droit du retour des palestiniens. Pour le cas du Liban, malgré l’adoption de la recommandation 1701, l’état sioniste maintient ses blocus aérien et maritime, viole l’espace aérien libanais, enlève des libanais, occupe des territoires libanais, ...
Ce qui prouve que l’état sioniste n’accorde aucune importance à la recommandation 1701 qui, à son avis, est sensée être respectée par le seul Liban surtout que les forces de la Finul ne sont là que pour protéger l’état sioniste et aucunement le Liban. Ces quelques exemples mettent en évidence que l’état sioniste ne se limite pas à violer le droit international mais il se permet de légiférer à sa guise sous la protection de la soit - disante communauté internationale formée par les gouvernants des Etats - Unis, de l’Angleterre, de la France, de l’Allemagne, ... A cet égard, Angela Merkl a été on ne peut plus franche lorsqu’elle a avoué, sans ambages, qu’elle envoyait sa flotte militaire non pour s’interposer entre le Liban et l’état sioniste mais, tout bonnement, pour défendre le droit à la vie d’Israél. De telles prises de position partiales encouragent l’état sioniste à aller de l’avant dans sa volonté de bafouer le droit international. De façon générale, les gouvernants, ayant envoyé leurs troupes au Liban, partagent des vues semblables du fait que leurs objectifs prioritaires ne se situent pas dans l’intégration au sein des forces d’interposition entre le Liban et Israél comme le nom de la Finul semble l’indiquer mais dans une vision qui fait que ces forces se transforment en des remparts pour la protection et la défense de l’état sioniste. Et ce à tel point que ces forces soit disant internationales d’interposition ne font autre chose que prendre le relais des armées sionistes en imposant, ne serait - ce que cela, les blocus maritime et aérien contre le Liban étant donné que les eaux territoriales et les aéroports libanais sont sous le contrôle de ces forces pour des raisons qui ne justifient rien.
Ce qui est en jeu pour ces gouvernants, qui le déclarent tout haut, est de faire en sorte que le Hizbollah ne reçoit pas d’armement nouveau. Ce parti - pris découle de préjugés bien ancrés dans les têtes de ces gouvernants par rapport au Hizbollah source de tous les conflits selon eux.. Il en va de même pour la Syrie dont le Golan est toujours occupé par les forces sionistes. Qui plus est l’état sioniste parait exigent quant à la nécessité de l’entourer de no man’s land que ce soit en rapport avec les territoires palestiniens, le Liban, la Syrie, l’Egypte, ... Ces exigences trouvent toujours des oreilles attentives chez les alliés d’Israél. Ce qui fait, en somme, que nul d’entre eux ne penserait rien que dans ses rêves que ces jugements prémédités et ces positionnements s’appliquent volontiers à l’état sioniste et, en tant que tel, ces gouvernants se doivent de « changer de fusil d’épaule » et d’orienter leurs tirs actuels et prochains vers l’état sioniste qui est le véritable facteur d’insécurité et d’instabilité dans la région du Moyen Orient. C’est là le drame du conflit israélo - arabe que ces alliés ne font qu’éterniser par leurs encouragements consécutifs de l’état sioniste dans ces buts expansionnistes et bellicistes, qui lui font comprendre qu’il jouit de tous les droits et qu’il se trouve en position de force pour dicter ses propres lois à toutes les nations de la région.
C’est, ainsi, que l’état sioniste confectionne des lois écrites ou non dans l’intérêt exclusif des juifs et des sionistes et entièrement inapplicables par les palestiniens et aux autres peuples de la région. De la sorte, « dès sa création, l’Etat d’Israël promulgue des lois, telle que " la loi du retour " qui ne permet le retour que des juifs en Palestine. D’autres lois concernant la terre seront promulguées : " "loi sur les propriétaires absents ", " loi de confiscation des terres ", " loi interdisant l’achat d’une terre par un non juif ", les lois qui interdisent la participation aux élections de tout parti arabe n’ayant pas reconnu le caractère juif de l’Etat, la loi sur l’éducation qui fixe parmi ses objectifs la promotion de la culture juive et l’idéologie sioniste, etc... »(1) (MOUVEMENT DE L’IMMIGRATION ET DES BANLIEUES, LE SIONISME : HISTOIRE & LOGIQUE). A ces textes de lois discriminatoires à l’avantage des seuls juifs et sionistes, d’autres pratiques tenant de la loi de la jungle entrent en jeu à chaque fois que l’état sioniste s’adonne à ses agressions contre les pays du Moyen Orient. Dans ce cadre, l’état sioniste insère la loi du Talion, la légitime défense et les représailles qui peuvent se traduire par l’enlèvement des membres du gouvernement et des parlementaires, des punitions collectives, des assassinats de leaders politiques, les destructions des infrastructures, les massacres des populations, les blocus terrestres, maritimes et aériens, la colonisation des territoires, le siège des locaux présidentiels et gouvernementaux, ...
En résumé, l’état sioniste ne respecte pas ses engagements internationaux et locaux. Il ignore totalement les décisions et les recommandations internationales. En échange, il se met à dicter des lois et des ordres à la communauté internationale, aux états voisins et aux peuples du Moyen Orient. La partialité criante de ses alliés lui procure continuellement la protection et la défense dont il a besoin pour persévérer dans la voie des violations du droit. Les actions qu’il mène résonnent bien du côté des gouvernants américains, anglais, allemands, français, ... Pas un de ces gouvernants ne lui demande des comptes pour ses centrales nucléaires alors qu’ils mènent des campagnes de chantage et d’intimidation et qu’ils se mobilisent ensemble pour sanctionner et, voire, envahir d’autres nations pour des motifs foncièrement mensongers. Le rapt des ministres et des parlementaires ne coûte absolument rien à l’état sioniste. C’est un geste anodin que ses alliés acceptent sans rechigner.
Les réactions des alliés, face aux démolitions des patrimoines des pays et aux massacres des peuples, sont très timides et se limitent à faire des constats du genre que les actions des forces armées sionistes sont « disproportionnées » et à donner des conseils tels la « pondération », ... Les facilités des lignes de défense de l’état sioniste, que sont les alliés, lui procurent de larges marges de manœuvre dont les autres nations d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont dépourvues. Ce qui incite l’état sioniste à devenir, de plus en plus, un état sans foi ni lois.
1 - MOUVEMENT DE L’IMMIGRATION ET DES BANLIEUES, LE SIONISME : HISTOIRE & LOGIQUE.