En partant du principe simple et somme toute immuable dans l’histoire de l’humanité , que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne doit empiéter, qui sont le droit à la vie,la dignité , la liberté ainsi que celui de la propriété.Ainsi au sens civilisateur du genre , le libéralisme étant la philosophie , la pensée et non pas l’idéologie et le dogme .Au sens large, il prône l'établissement d'une société caractérisée par la liberté de penser des êtres humains, le règne du droit naturel,la fraternité , la paix , le libre échange des idées,le commerce , le progrès , l’économie de marché et son corollaire l'initiative privée, et un système transparent décentralisé de gouvernement dans lequel tous les droits spécifiques et les droits des minorités sont garantis.
Ce libéralisme là , culturel et vivant dans notre société qui doit absolument se réformer aussi de fond en comble parce que le monde d’aujourd’hui s’est équilibré sur de nouvelles règles ,de par sa nature même , il s’oppose naturellement aux doctrines holistes qui considèrent l'Etat souverain comme une entité métaphysique , ainsi il est en tout être humain , dans l’esprit et la lettre , contre l’étatisme, le régionalisme et bien entendu le totalitarisme ,il est clair qu’il est vivant dans la nature des tunisiens , un caractère qui est le produit d’un mélange et d’un cosmopolitisme éternel .Dans une configuration démocratique , aucun doute que la dictature tunisienne qui est antidémocratique , antilibérale parce que l’ultralibéralisme est son socle fondamental et fédérateur , serait balayée par les partis démocratiques .Justement, à l’image de toutes les autres démocraties du monde , cette opposition tunisienne , du moins pour sa majorité moderniste par référence ,ne peut qu’être que libérale , philosophiquement libérale.Toutes les démocraties modernes sont d’essence libérale , du fond de l'être , de la nature des choses , dans leur substance philosophique qui dépasse le cadre idéologique , PLATON l’a si bien défini , l’essence précède l’existence , l’essence de l’être humain , né naturellement libre , réside en la pensée , et la pensée n’est pas le dogme , la pensée n’est pas l’idéologie , c’est la diversité , le libéralisme obéit plus aux fondements culturels qu’à l’unanimisme et à l’uniformité idéologiques , ce qui revient à dire qu’un parti libéral n’a aucun sens dans UNE projection politique définie selon des règles , des articles , des limites , UN estampillage idéologique .Les démocraties modernes qu’elles soient gouvernées par des partis de gauche ou de droite sont absolument dans une définition libérale qui dépasse leur projet politique à proprement dit, aucune n’est gouvernée par un parti politique d’essence à proprement dite idéologiquement libérale ,mais tous les partis qui viennent à les gouverner par l’alternance démocratique , qu’ils soient de droite ou de gauche non communiste …quoique , ont une référence libérale subrepticement culturelle , évidente , dans tous les domaines de la vie publique , qu’ils soient économiques , sociaux ou culturels , la vérité du marché et de la nature humaine donnent au libéralisme une dimension fédératrice qui ne peut être contenue dans les limites d’un parti politique , ceux qui ont essayé de le faire ont dénaturé le libéralisme d’une façon dramatique , ceux qui avaient tenté le coup se sont rangés des voitures et ont été dépassé par les événement et les réalités , une philosophie de vie ne peut se limiter à des arrangements politiciens , l’expérience Tatcher en Angleterre par exemple , qui se réclamait du libéralisme fut sa négation totale et sa contradiction la plus flagrante , elle fut l’expression ultralibérale la plus aboutie dans le royaume unis , elle a détruit plus ou moins le tissu social et économique anglais , c’est la démocratie libérale des travaillistes de Tony Blair qui a sauvé le royaume de sa décadence .Nous vivons aujourd’hui les dérives des néocons et leur ultralibéralisme barbare , l’hégémonisation des marchés , l’accumulation des richesses par la force et la spéculation , la destruction des structures de productions particulières , la paupérisation des marchés et des cultures sont des totalitarismes et ce n’est pas le fruit des hasards , on viendrait à regretter la disparition du pacte de Varsovie et l’équilibre de la terreur.Cela tient du néolibéralisme le plus pervers et le plus destructeurs, il est dans la droite ligne de ces doctrines holistes qui définissent la personne comme faisant partie d’un corps social , groupe social, société, région , clan , tribu auquel ses comportements et ses choix devraient être subordonnés.
Sans aucun doute que la pensée libérale est devenu le point d’achoppement commun à tous les partis de l’opposition tunisienne qui se réclament de cette démocratie moderniste , mais qui tiennent à leurs singularités à juste titre , à partir de là , j’ai du mal à comprendre la pseudo analyse de Mourad Dridi et sa finalité , prétend-t-il à la disparition des partis , à l’uniformité et à l’unanimisme au sein d’une entité libérale qui serait la matrice de tout le débat , la réflexion et l’action de la vie sociale , économique et politique tunisienne ? auquel cas , ce « libéralisme » là qui se reconnaît dans l’extrémisme droitier d’une secte comme ALTERNATIVE LIBERALE , plus proche du cercle de l’Horloge* que de LOCKE , est un holisme et un totalitarisme , ce n’est pas seulement dans le fond , un dérèglement utopique , chacun a le droit de manipuler les concepts dans sa salle de bain comme il l’entend , mais cela tient et c’est un révélateur dramatique , d’une pauvreté intellectuelle qui frise le désespoir .Il faut comprendre par libéralisme à mon avis surtout son réquisitoire généralistes sur le transcendantal, quelque soit notre éducation , notre culture , notre histoire , nos références dans la Tunisie cosmopolite .Dans cette Tunisie là , , dans la pratique coutumière et traditionnelle et quotidienne de ceux qui la font , un libéralisme « civil » , profane , a toujours existé , et il est compris comme étant la primauté de la liberté individuelle ,ce qui est pour le tunisien , même sous l’oppression , un principe absolu qui s'applique à tous les domaines de sa vie en société .Mais malheureusement il est devenu courant dans les cercles d’initiés , des technocrates et des professionnels de l’intellectualisme de série B tunisiens (faut bien que je fasse sourire ou énerver qq. uns , pour moi c’est un principe de vie) de subordonner l’application de ce principe aux circonstances,d’ insister sur les stratégies souvent aliénées au dépend des idéaux , et de considérer que les volets philosophiques, politiques, sociaux et économiques du libéralisme sont indépendants les uns des autres, or dans la réalité brut , le libéralisme est inscrit d’une façon pérenne dans toute forme de vision démocratique qui prétend à la libération de la Tunisie de la dictature , d’une façon civilisé , citoyenne , républicaine et surtout légitime.
« La liberté est l'autorisation de n'obéir à aucune autre loi extérieure que celles auxquelles j'ai pu donner mon assentiment » (KANT , note de la 2ème section de Vers la paix perpétuelle).
La démocratie libérale, sociale, économique est une réalité pour la survie de la Tunisie indépendante, libre et civilisée .Elle est le tout républicain, institutionnel et constitutionnel qui relèvera le pays de sous les décombres où nous ont enterré plus de cinquante ans de dictature. C’est le fondement même et la sève de l’acte citoyen , c’est l’acceptation de l’alternance et l’alternative , c’est le projet politique des partis de l’opposition démocratique tunisienne dans leur ensemble ,c’est clair .Dans ce cas d’école , aucune théorie ou démarche qui ne serait pas libérale n’a aucune chance de mobiliser, de détourner et de sortir les tunisiens de leur indifférence , de leur léthargie et de leur attentisme , de les vacciner contre le poison soporifique de la dictature , qui sous ses aspects abjects et liberticides , leur garantie quand même le minimum pour ne pas crever , quand tant d’autres pays mieux lotis économiquement vivent de faillite en faillite jusqu’à une mort plus qu’annoncée.
Une société moralement libérale c'est-à-dire responsable, tolérante et ouverte est le résultat des choix et des actions effectués librement par l'ensemble de ses membres, ce qui lui permet théoriquement de prendre des formes de gouvernance politique très diverses, dans un cadre institutionnel le plus large possible.Le tunisien à l’instar de tous les autres humains
Est un animal profondément social, qui est attentif aux sentiments et au bien-être de ses semblables et sait que l'association avec eux est le moyen de sa propre survie et de sa propre satisfaction. Quand on est démocrate on ne peut que croire en l’immense diversité des êtres humains, avoir a priori confiance dans leur action spontanée, et penser que, sans contraintes, les individus seront conduits par leurs instincts et leur raison à coopérer et à mettre en place des solutions efficaces d'un point de vue individuel et social, d’ailleurs dans une société apaisée , libre , institutionnelle et démocratique , c’est dans la nature des choses ni plus ni moins.Et il est plus que clair que rien dans le libéralisme à visage humain ne s'oppose aux actions collectives, à condition que les associations, les courants ou les mouvements qui les entreprennent soient entièrement volontaires et n'exercent aucune contrainte ni sur leurs membres, qui doivent pouvoir les quitter librement, ni sur les autres individus.Ceci est le principe même qui désigne, et la base fondamentale des partis politiques démocratiques quelques soient leur influences directes ou indirectes sur les masses , leur importance et leurs vérités.
La société libérale idéale , celle qui a cours d’une façon pratique , visible et active dans les démocraties , ou même celle à ne pas en douter qui vit dans le subconscient collectifs des êtres opprimés , comme c’est le cas des tunisiens , ne peut être une juxtaposition d’individus égoïstes étrangers les uns aux autres, ni une juxtaposition d’entités séparées par des intérêts bellicistes et obscurs, mais plutôt un enchevêtrement d’engagements volontaires de toutes natures à travers lesquelles chacun peut travailler aux fins qu’il se donne, en coopérant librement avec ceux qui partagent tel ou tel de ses idéaux..
Dans le fond et d’une façon générale , dans le déterminisme démocratique le libéralisme tout en étant actif ne se prononce pas sur l’eutocie des urnes , son variable politicien ou la forme institutionnelle de l'État,c’est le choix du peule souverain qui prime à l’intérieur de règles bien définies , il se prononce seulement sur l'étendue de leurs pouvoirs. Il préfère néanmoins la confrontation et le débats des idées qui sont l’expression de sa propre réalité .En effet , en tout un chacun d’entre nous , existent , les dispositions qui permettent de limiter effectivement ces pouvoirs, c’est bien la séparation des pouvoirs qui s’impose à tous , et cela coule de démocratie. Dans cet état d’esprit pour la collectivité et au-delà du débat partisan normal et sain, il s’agit avant tout de protéger la liberté des individus, tous les individus, dans le domaine exclusif de l’état minimal.
Les démocraties qui dominent le monde aujourd’hui , quelques soient les tendances qui les dirigent sont libérales , éthiquement et philosophiquement , car y sont institués l'Etat de droit, la séparation et la limitation des pouvoirs ainsi que la liberté de la presse , de penser , d’écrire , de débattre , de dire , de choisir , de voter , de manifester et de recourir aux institutions.
La réalité de l’islam libéral
l’islam libéral existe belle et bien quoiqu’en dise des groupuscules insignifiants comme « Alternative libérale » et quoiqu’en pense au-delà de tout raisonnement et tout travail de fond historique M.DRIDI , ceci n’est pas une attaque personnelle mais une réponse quoiqu’ incomplète à ce qu’affirment beaucoup de tunisiens déconnectés de nos réalités .(pourtant M.DRIDI a , je crois , lu le livre d’analyse sociale économique d’un homme comme SALAH KARKER , pour avoir un aperçu musulman et tunisien sur la question , quoiqu’elle ne fut pas essentiellement traitée sous l ‘angle qui nous intéresse , sans vouloir me glisser dans les flux contradictoires du petit groupe qui veut donner , et c’est légitime , une quelconque existence politique au libéralisme tunisien , je suis personnellement plus prés du texte de M.KHADRAOUI paru sur l’excellent LIBRE TUNISIEN et qui traite de la question avec un certain brio et un brio certain) ).
L’islam connut aussi une crise moderniste somme toute normale , mais la pensée engagée d’un islam moderniste a toujours existé et selon les époques elle a assumé avec plus ou moins de bonheur ses responsabilités.C’est un euphémisme de dire que la réaction des milieux islamistes , puis la colonisation occidentale , et par la suite les régimes dictatoriaux ne la laissèrent pas se déployer , l’ont violemment combattue , pourchassée et diffamée. La plupart des penseurs modernistes durent se réfugier en Occident et, pour bon nombre d'entre eux, face aux difficultés de la vie, furent réduit au silence. En septembre 2002, la publication de Modernist Islam, 1840-1940 par Charles Kurzman a remis en lumière un grand nombre de penseurs inconnus en Occident , sans oublier les forces réformistes , dans tout l’espace arabo-musulman , méconnus du fait des régimes compromis avec les colonisateurs ou dictatoriaux issus des décolonisations, dans un monde musulman moins propice à la réflexion sous le règne de ces despotismes et ces tyrannies, le repli sur soi , l’ignorance et la déchéance ont fait des ravages, en cela le marché avantage surtout les forces rétrogrades.(D’ailleurs cet article dans son ensemble est inspiré de la lecture du livre de KURZMAN)
L'Islam est libéral , fondamentalement libéral.sur le plan social ,économique et il ne peut être autrement , et sur le plan philosophique sans qu’il ne renie ses principes les plus fondamentaux, tout au long de son histoire il a donné le preuve de ses aspirations par la pratique et l’action quotidienne des musulmans.En effet, les droits de propriété privée sont clairement reconnus à tous les musulmans qui sont totalement libres d'exercer toute activité économique.Le seul rôle qui fut attribué à l'autorité publique, ce que nous appelons maintenant l'Etat, est de garantir la sécurité vis à vis des menaces venues de l'extérieur , la paix sociale par l’égalité des droits et des chances , la paix économique par le rejet de la spéculation , la fraude et les détournements.En effet, les gouvernants qui dont l’Islam de l’origine et après la mort du prophète SAW , avaient un pouvoir très collégial et les différentes assemblées représentatives des corporations , des tribus et des régions y jouaient le rôle le plus important , les compagnons du prophète , les premiers califes étaient déjà des hommes politiques avisés et la société dont ils avaient le charge était plus que solidariste , une forme de démocratie directe qui alliaient un libéralisme serein , un libéralisme social et économique , où la morale publique , une morale naturelle et spirituelle par l’éducation , la foi , le volontarisme réglait dans le même état d’esprit le marché et le quotidien des croyants.Les responsables « politiques » de l’époque avaient pour obligation de financer, d'entretenir, et d'administrer une armée pour protéger leur territoire et les personnes qui y vivent, contre les envahisseurs étrangers, et ils sont donc habilités à percevoir un impôt à ce seul effet, et c'est ce qu'ont effectivement fait , et appliqué dans l’esprit et la lettre tous les califes pendant des siècles.Le Coran précise même que toutes les autres fonctions sont du ressort des particuliers.
Il en est ainsi de ce qu'on appelle les aides sociales, qui doivent s'organiser à l'intérieur du cadre des familles élargies, et au delà, par l'aumône qui est l'une des cinq obligations sacrées de tous les Musulmans.
Ce fut ce qu’on pourrait appeler l'Etat minimal dans une société libérale.Ainsi le monde musulman a pu se développer pendant des siècles dans le cadre de sociétés traditionnelles dans lesquelles dominaient les activités rurales, artisanales et le commerce entre des unités de taille réduite mais complémentaires.
Le financement de ces activités se fait par des réseaux dans lesquels des intermédiaires mettent en relation des personnes qui offrent leurs disponibilités à des demandeurs potentiellement solvables que sont par exemple des commerçants qui doivent payer des marchandises acquises avant qu'elles n'aient été vendues.Cette société marchande basée essentiellement sur le commerce et l’échange ne pouvait résister et même survivre que par l’ouverture et le libéralisme sue tous les plans
Les prêts usuraires étant interdits, ces financiers ne peuvent en retirer qu'une rémunération limitée sous forme de modestes commissions.
Islam et libéralisme font bon ménage pendant des siècles au point que les socialistes marxisants ont vivement combattu de ce fait les régimes musulmans qualifiés de réactionnaires sous le prétexte que la religion est l’opium du peuple.
l'Islam est ,dans deux ou trois pays où il a accédé au pouvoir démocratiquement comme la Turquie , Singapour , la Malaisie et même en terre sainte de Palestine occupée , le Hamas est un mouvement de tendance sociale libérale évidente , ses œuvres sociales , ses institutions , ses investissements parlent pour lui , c’est un mouvement de libération démocratique et moderne qui est assez représentatif de cet islam libéral .Cet Islam de la fin du 20 eme siècle qui a accédé au pouvoir par les uranes est subrepticement sous un autre aspect profondément libéral au point de représenter actuellement la principale opposition au néo libéralisme , et à la mondialisation, se substituant en quelque sorte au socialisme marxisant qui était par essence anti démocratique.
En effet, l'Islam moderne, réformé et libéral, encore une fois authentiquement libéral sur le social et l’économique avec une vision morale sur les rapports culturels et politiques où il combat toute forme de spéculation, est en fait, totalement opposé au néolibéralisme.
L'Islam libéral , moderne , réformés de ses traditions et coutumes, s’investit dans la science et le progrès technique seules évidences qui puissent désormais changer les conditions et le mode de vie des populations, l’islam ne peut être une religion figée totalement liée à l'ancien monde traditionnel stable et rural, préindustriel , il est naturellement dans l’obligation de se démocratiser , et dans cette perspective , son libéralisme atavique s’imposera sans aucune difficulté et d’une façon encore plus scientifique et plus ordonnée .Aujourd’hui cet islam moderniste est en butte aux attaques les plus terribles qu’il n’avait jamais connu , à l’intérieur de son espace par le biais de ses réactions et à l’extérieur par l’horreur néocolonialiste.A l’intérieur de son espace une forme de néolibéralisme maffieux , un fascisme prédateur s’attaque essentiellement à ses forces , à l’extérieur les néolibéraux ou les néocons le diabolisent et le confinent par tous les moyens aux dérives des islamistes rétrogrades et réaction , IBN SEOUD , BUSCH , BEN ALI, ZARKAOUI , BEN LADEN , même combat.
Les néolibéraux qui sont une négation totale du libéralisme , mène une campagne vigoureuse, déterminée, implacable et criminelle pour maintenir leur hégémonie sur le monde en utilisant tous les moyens de destructions et de conditionnement des plus faibles, en particulier par des actions militaires, en recourant à des actes de guerre hors la loi,des interventions économiques qui tiennent du chantage à la faim , la misère et l’agression militaire .Ces méthodes là sont fascisantes et antilibérales , et ne peuvent être que l’expression d’un totalitarisme qui n’a rien à envier au stalinisme et autres idéologie criminelle
L’islam libéral pour nos pays soumis aux désordre et aux ignominies dictatoriaux, est une alternative réelle à la mondialisation sauvage et prédatrice, et à ce néolibéralisme destructeur, une puissance sans limites, ni conscience ni droiture qui sert de parapluie au propre comme au figuré à nos tyrans ; nos dictateurs qui sont ses hommes de main et sa main de fer et de sang.
Il est évident , que les néolibéraux , héritiers des empires coloniaux , ces prédateurs qui dominent notre monde ne souhaitent pas que les musulmans modernes et libéraux s’investissent dans les affaires du monde occidental et dans la société dans laquelle ils vivent pleinement et avec leurs propres contributions et singularités.La philosophie et les exigence du mode de vie et d’exister de ces derniers portent en eux un danger mortel , le danger de justice , de démocratie directe et de résistance à toutes les formes de spoliation et de domination.Ils sont dans la logique d’un libéralisme naturel et à visage humain qui remet en cause toute forme de libéralisme sauvage qui puise ses énergies et ses stimulations dans les perversions économiques , sociales et culturelles.
Les musulmans modernistes , qui ne peuvent être que libéraux pour moi , ne rejettent et ne nient pas les progrès et les incroyables avancées du genre , bien au contraire , ils ont pour ambition d’encore y contribuer , ils ne sont as inaptes à cela , ils sont quand même les héritiers d’une des plus grandes civilisations de l’humanité. L’État de droit, la démocratie, le progrès scientifique et économique sont des conquêtes et avancées considérables qu’il faut intégrer bien sûr, mais à notre façon et sans nous dissoudre dans le moule réducteur d’une pensée ethnocidaire, ni nous renier dans la soumission et l’esclavagisme de cet ordre sanguinaire qui veut asservir et réduire le monde à ses mesures et à ses conceptions. Car contrairement au capitalisme sauvage et aux tenants de l’hérésie néolibérale, à ce que veulent nous faire croire et faire croire à l’humanité, nos dictateurs et leurs maîtres à penser, l’islam met l’être humain au centre de la société.
L’islam ne refuse pas la consommation mais consommer n’est qu’un moyen pour trouver l’équilibre et encourager la création et l’initiative, les produits doivent être au service de l’homme pas le contraire. Et Il est hors de question de juger quelqu’un en fonction de ce qu’il consomme ou en fonction uniquement de sa situation sociale, chaque peuple, chaque être humain doit être en mesure de trouver sa place dans cette vie, et ne jamais craindre les postulats des autres.
Le but de l’islam libéral est simple, c’est un tout métaphysique, ce n’est pas le profit maximal et par n’importe quel moyen, mais tout simplement un gain qui permette de remplir nos devoirs citoyens, et ensuite d’améliorer l’ensemble de la société. Ce gain ne doit pas se faire au détriment du bien être des autres humains, le gain ce n’est pas la spéculation, c’est la reconnaissance sociale des compétences.
En cela surtout, l’islam libéral remet les fondements même du système capitaliste sauvage et ses corollaires, la mondialisation et le néolibéralisme radicalement en cause.
l’évidence « génétiquement » libérale qui traverse les courants politiques du l’opposition démocratique tunisienne fait de la démocratie et des institutions , dont la plus importante d’entre elle :la justice qui est à la base de tout ( étant un démocrate de tendance sociale et libérale qui croit à l’islam politique , je dirais plutôt par excès d’individualisme et amour pour la démocratie et la liberté que l’institution la plus importante , ce sont les lois électorales , mais cela est une autre question qui tient pour beaucoup de l’intime conviction)le métronome qui règle la vie de la cité en douceur , sans aucun zèle interventionniste directe de la part d’un pouvoir politique intouchable et sans aucun contrôle.
Au début du vingtième siècle , vers les années1906-1908, il n'y avait guère de problème au niveau des aspirations démocratiques du monde arabo-musulman , sa culture libérale et atavique le prédisposait intellectuellement à cela , il est évident que son état actuel , d’un point de vue diplomatiquement s’entend , est l’expression de sa contre nature .Une contre nature qu’il lui avait été imposé par les forces colonialistes , et par la suite par le néocolonialisme et les fausses indépendances dans lesquelles les forces néocoloniales et les impérialismes radicaux sont les maîtres du jeu , plus que jamais , directement quand il y’a le feu à la maison comme en IRAK ET en PALESTINE , ou indirectement par le biais de leurs hommes de paille et de mains , nos dictateurs, ils sont à la barre et dirigent la manœuvre , et qu’importe les destructions et le nombre des morts , la seule voix qui a droit au chapitre , c’est celle des forts. Les musulmans aspiraient au libéralisme démocratique très proches de celui de l'Europe depuis toujours car historiquement il était leur enfant naturel , ils sont les tenants d’une grande civilisation intermédiaire , sans qui l’humanité ne serait pas là où elle est maintenant .Oui le libéralisme démocratique des pays civilisées d’aujourd’hui est un fait culturel qui a des racines dans la civilisation arabo-musulmane entre autres , les arabes et les musulmans de l’apogée le vivait naturellement Il leur était philosophiquement et culturellement proche et digeste . Il y’avait même dans notre espace socio- culturel et intellectuel , au début du 20eme siècle beaucoup d’admirateurs de Gladstone, de Garibaldi et de Victor Hugo qui ne renâclaient dans la pratique devant les appels à toutes les réformes nécessaires , à l'éducation des filles , l'émancipation des dépendants ruraux ,à l’éducation pour tous et à l’égalité sociale et politique , à l’universalisme humaniste et à la solidarité active avec toutes les forces de progrès. Il suffit de lire les écrits et les documents de cette époque pour constater cela , et aussi que tout ou énormément de choses ont été faite par les empires coloniaux pour nous tenir à l’écart de la communauté humaine , c’est dans son intérêt.Il ne faut pas oublier par exemple que le mouvement constitutionnel en Iran, qui introduisit un éphémère régime parlementaire en 1906,et puis la démolition criminelle du régime Mossadegh ,grâce aux « démocraties » coloniales (c’était l’expression d’un néolibéralisme qui fait de l’ombre sur certains points à la frénésie destructrice des néocons d’aujourd'hui’) le parti nationaliste Wafd en Egypte, dont les prodromes sont également antérieurs à 1914, sont tous d'inspiration républicaine, parlementaire, et font référence au suffrage universel. Dans le monde musulman soumis au pouvoir colonial, l'adhésion aux idéaux de liberté bien plus forte encore et l'est demeurée, partout l'Indonésie néerlandaise du Sarekat Islam, de tendance sociale-démocrate, de Shjahir Souleyman, le "Nehru javanais", sans parler des Tatars de Kazan, fermes soutiens du Parti constitutionnel russe, des notables musulmans de l'Inde britannique ou, plus tard, de Ferhat Abbas en l'Algérie.
La thèse selon laquelle l'islam opposerait une résistance particulièrement forte à la démocratie est donc fausse. toutes les réformes de Mossadegh dans l'Iran des années 50, la culture de la vieille intelligentsia libérale égyptienne, celle de Taha Hussein et de Naguib Mahfouz (prix Nobel de littérature), tout comme l'humanisme d'Abderrahmane Wahid en Indonésie aujourd'hui, sont les rejetons de ce moment historique capital.
les pulsions antidémocratiques à l'oeuvre dans le monde islamique depuis lors ne proviennent pas d'une quelconque "authenticité musulmane", mais tout simplement de la logique de l’agression colonialiste alliée naturelle aux forces les plus rétrogrades et les plus réactionnaires du monde arabo-musulman- C’est ainsi qu'évolua peu à peu le PPA algérien, ancêtre du FLN, de Messali Hadj, confronté au lâchage désastreux des musulmans par les gouvernements de Front populaire et au spectacle d'une démocratie réservée aux seuls pieds-noirs et Juifs. Typique à cet égard, la conduite d'un Mossadegh à la fin de sa vie, exhortant ses partisans croyants Shariati et Bazargan à jouer l'entrisme dans le clergé chiite pour le rallier à la démocratie, mais en biaisant sur les principes. Aujourd'hui, devant l'immense danger que représenta le néolibéralisme destructeur, ces réserves sont tombées. De puissants anticorps démocratiques ont été fabriqués, dans des sociétés fondamentales pour l'avenir de l'islam: la Turquie (européenne) et l'Indonésie (asiatique), qui sont les deux Etats démocratiques d'avant-garde déjà constitués. De ces deux nouveaux piliers de la liberté naîtra immanquablement le puissant édifice de la démocratie des musulmans. « Nul, disait Spinoza, n'est un empire dans un empire. »
IL est évident que le libéralisme dans sa seule dimension, c'est-à-dire à visage humain est un puissant instrument de progrès puisqu'il met en oeuvre toutes les capacités de chaque individu .Il est en plus une valeur de référence, l'épanouissement de l'individu étant l'objectif suprême de toute société terrestre, dans l’esprit et la lettre et c’est bien le message coranique.
Croissance et libéralisme
On connaît plusieurs expériences de croissance non libérale:l'Allemagne nazie, les économies de guerre, le New Deal de Roosevelt, les économies mixtes de l'Après-guerre (la France par exemple, ne se serait pas relevée sans la nationalisation de l'énergie et des grandes infrastructures)
Il peut exister aussi un libéralisme sans croissance:dans les pays très développés où la croissance semble saturée (pour raisons démographiques, à cause de la part excessive faite aux consommations privées par rapport aux besoins collectifs.)
Dans la tradition des grandes déclarations des droits, les libéraux insistent sur le lien entre liberté d'initiative, droit de propriété, droits individuels, droits collectifs, contrôle du pouvoir d'état. Mais historiquement aussi, Il existe des libéralismes non démocratiques. Certes les monarchies libérales (Royaume-Uni, Belgique...) sont également démocratiques. Mais on a connu des dictatures "libérales" sur le plan économique (le Chili de Pinochet) et le libéralisme économique des Nouveaux pays industrialisés (Corée, Singapour...) n’est pas vraiment démocratique. Ce que je reproche à certains libéraux tunisiens ou qui se réclament en tant que tels , c’est leur opacité intellectuelle , et leurs exaltations libérales sans aucune considération pour l’histoire et le vécu des Hommes, sans aucune analyse de fond de notre société , ni de travail rigoureux sur la singularité nationale ,j’ai la vague et sale impression , il se peut que je me trompe , personne n’est infaillible , qu’ essaient maladroitement de greffer des modèles d’importations souvent incompatibles , et qui sont naturellement l’objet d’un rejet du corps social , au même titres que les autres idéologies défaites , ou les prétentions dictatoriales accumulées , ces assemblages forcés et ces liftings contre nature défigurent en fin de compte l’idée essentielle du libéralisme , transformé en fourre tout idéologique , d’ailleurs l’allocation de MOURAD DRIDI à la tribune d’Alternative libérale est un exemple assez édifiant de cette dérive , à signaler aussi qu’IBN KHALDOUN est un penseur musulman , libéral , peut-être sans le savoir , mais certainement sans aucune fixation idéologique , puisqu’il vivait une culture et dans une société naturellement libérale, socialement et philosophiquement libérale , d’un libéralisme naturel à sa communauté et qui est pratiqué économiquement et culturellement par les individus qui faisaient son environnement , pour ce qui est du libéralisme politique ,hier comme aujourd’hui , ils subissaient sans déroger aux règles les faits du prince , encore un exemple où le libéralisme s’accommode de l’idéologie du pouvoir quelque qu’il soit
EN CONCLUSION
La démocratie est une forme de gouvernement , c’est un concept étroitement lié à la politique, elle est polysémique, elle est différente dans son application selon les peuples et leurs cultures. Churchill estimait que la démocratie est le pire régime politique à l'exception de tous les autres. Nietzsche estimait que la démocratie est la revanche des esclaves. Montesquieu estimait que la démocratie était tellement difficile à mettre en place qu'il s'agissait d'un régime politique idéal pour les dieux, mais très difficile à créer pour les hommes. Rousseau faisait référence à la souveraineté du peuple .Pour Lincoln: "La démocratie, c'est le pouvoir du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.Je dirais que le libéralisme est aussi polysémique mais contenu dans les courants de pensée qu’ils soient économiques , sociaux ou culturels .Ceci dit le libéralisme en tant que pouvoir politique aura à résoudre ses contradictions philosophiques et sera dans l’obligation quelque soit le visage qu’il veut se donner de procéder à certains reniements , il m’est assez facile de répondre à l’absolutisme libérale peut-être mais plus que confus à mon humble avis de DRIDI , en lui affirmant que les sociétés arabes et musulmanes quoiqu’il en pense ne s’en sortiront de la décadence où elles se trouvent enlisées que grâce à la seule démocratie qui est une condition sine qua non et un absolu , le libéralisme ou plus exactement la démocratie libérale, c'est-à-dire le modèle constitutionnel admis dans les pays occidentaux , n’est qu’un courant de pensé comme un autre qui a droit de cité dans une démocratie.Aussi. On ne peut nier pour la démocratie sa source religieuse, où l'égalité occupe une place essentielle, elle est bien spécifiée dans les différents textes dans leur version originelle. Il y a une insistance de la religion sur l'égalité des individus au-delà de leur importance sociale, égalité mise en avant dans de nombreuses formes Etats ou de gouvernements, pour les musulmans la période des premiers califes et de certains califats n’ont rien à envier à certaines assises d’états modernes par exemple.Il y’a aussi et elle a son importance la source philosophique. On peut citer Rousseau qui insiste sur la démocratie directe et sur la souveraineté populaire, c'est-à-dire l'égalité entre les individus, et l'importance de la majorité qui décide face à un problème politique donné.Pour le libéralisme aussi il y’a la source philosophique à la base de tout, qui apparaît comme une réaction de l'individu, comme une référence au libre-arbitre face à une hiérarchie trop compressive. Cet élément de liberté est donc très présent dans la pensée et la culture.C’est le problème de la séparation des pouvoirs, considérée comme un élément essentiel consistant à protéger les individus contre les excès des autorités politiques.
Ce résumé rapide est juste pour venir à l’opposition réelle des deux contenus, la démocratie et lev libéralisme, qui dans beaucoup de cas se sont opposés de manière très directe.Surtout par leur principe de référence. Le libéralisme, c'est d'abord la liberté. La démocratie, c'est l'égalité. La démocratie poussée à l'extrême conduit à une liberté tellement grande que des bouleversements peuvent subvenir dans la société sans être remis en cause. On peut dire que la démocratie, a une obligation d'égalité, alors que dans le libéralisme, a, au mieux un certain espoir d'égalité. Cela a conduit à une opposition présentée par les théoriciens socialistes qui distinguaient l'égalité formelle ou l'égalité d'apparence dans la théorie libérale, et l'égalité réelle de la théorie démocratique.Il y’a aussi le rapport entre le pouvoir et l'individu qui apparaît différemment dans les deux théories. Dans la théorie libérale, le but est de protéger l'individu contre les risques d'excès de pouvoir. Il faut donc trouver tous les mécanismes qui permettent de liquider et d'encadrer l'Etat. Par contre, dans la démocratie, il y a la réalisation de certains principes qui vont être réalisés par l'Etat, tel l'égalité.Dans une future et jeune démocratie comme la Tunisie cela est plus qu’essentiel et il faut le prendre en considération dés le départ.La situation de l'Etat est tout à fait différente dans la théorie libérale et dans la théorie démocratique.Elle est certainement plus pragmatique et plus réaliste dans l’idéal démocratique.l'Etat se trouve toujours mis en avant dans la théorie démocratique, alors qu'il est plutôt placé dans une position de suspicion ou de recul dans la théorie libérale. Il y a une véritable opposition entre l'Etat "modeste" de la théorie libérale et l'Etat "correcteur" de la théorie démocratique.Or l’état correcteur est un choix du peuple souverain , donc les représentants de cet état sont les représentants de ce peuple souverain et ne sont pas dans l’utopie élitiste ou l’entropie , ils sont dans l ‘action , du mandat et doivent agir au nom d’institutions libres.Pour la théorie libérale, l'Etat a uniquement pour but d'assurer un minimum d'activités liées à la sécurité, c'est-à-dire à la sécurité intérieure, extérieure, au règlements des conflits entre particuliers. Dans la théorie démocratique, l'Etat va assumer une multitude de charges. Il va pratiquer un interventionnisme important sur la société pour transformer ou modifier celle-ci. Il interviendra par exemple en matière d'éducation, de culture, en matière économique etc. Le passage de l'Etat libéral à un Etat plus interventionniste, c'est déjà une progression de l'Etat exclusivement préoccupé de sécurité vers l'Etat attaché à transformer, modifier certains éléments de la société.Aucun démocratie naissante ne peut se permettre le luxe ou l’économie de ces vérités, ou alors c’est la porte ouverte à tous les aventurismes, et c’est le règne dictatorial à sa manière, de la technocratie. La théorie libérale poussée à l'extrême entraînera un déséquilibre important de la société et l'exclusion d'une partie de la population qui ne pourra pas bénéficier de certains droits. Il y a un risque de loi de la jungle qui apparaît.
Le libéralisme n'est pas une doctrine économique ou politique, ni non plus une organisation partisane. C'est un mouvement intellectuel, tendant à étudier et affirmer les principes de liberté et de responsabilité qui peuvent s'exprimer à travers différents aspects du monde, et l'autorégulation à laquelle ils mènent. Parmi les représentants les plus proéminent de ce mouvement (à titres divers), on peut citer des philosophes et économistes comme Boisguilbert, John Locke, Montesquieu, David Hume, François Quesnay, Anne Robert Jacques Turgot, Benjamin Franklin, Thomas Paine, Thomas Jefferson, Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Alexis de Tocqueville, Charles Comte, Charles Dunoyer, Augustin Thierry, Frédéric Bastiat, Gustave de Molinari, John Stuart Mill, Hippolyte Taine, Ludwig von Mises, Friedrich A. Hayek, Ayn Rand, Leonard Read, Henry Hazlitt, Murray Rothbard, etc. Les plus récents ont bien sûr en général une pensée libérale plus cohérente et affinée que leurs prédécesseurs, précisément parce qu'ils s'appuient sur l'œuvre de ces prédécesseurs.
ce n'est pas une pratique économique donnée, mais un mouvement de pensée, qui, partant des résultats de la science et notamment de l'économie politique, prônent la liberté en toute chose, pour le bien-être spirituel et physique, la prospérité, qu'elle engendre, et dont elle assure la stabilité. Des pratiques données peuvent mettre plus ou moins en application certaines idées du libéralisme, de même qu'une technologie donnée met plus ou moins en application certaines idées de la science physique. Certaines pratiques ont des buts avoués contraires à leurs effets, tels que prédits par l'économie politique, et vérifiée chaque jour; ces pratiques sont en cela contraire à l'économie politique elle-même. Certaines pratiques délibérément mènent à l'oppression, ou sa conséquence indirecte, la ruine, et sont ainsi contraires au libéralisme. L'économie politique constate avec la science que l'homme est égoïste, et que cet égoïsme s'exprime sur le plan économique, et ce, quel que soit le régime économique en place. Les hommes sont aussi égoïstes sous un régime communiste ou féodal que dans une démocratie libérale; simplement, l'oppression économique et la misère dans laquelle vivent la plupart d'entre eux font que cet égoïsme s'exprime peu dans la sphère économique. Cette constatation de l'égoïsme ne s'accompagne pas en soi d'un quelconque jugement, ni positif, ni négatif. Cependant, toutes les sciences, l'histoire naturelle, la neurobiologie, la sociologie, l'ethnographie, la cybernétique, confirment que l'égoïsme est un élément déterminant permettant la survie et le développement individuel, à travers l'envie de satisfaire aussi bien que possible les besoins nécessaires à cette survie et ce développement. Il n'est donc de toute façon pas question de l'éliminer; il est un constituant essentiel de la personnalité humaine. Le libéralisme, partant de cette donnée, se demande donc comment mettre à profit ces égoïsmes, comment la société fait pour faire coopérer ces égoïsmes, plutôt que de les faire s'affronter les uns les autres. La condition première qui permet à ses égoïsmes de coopérer est de leur faire prendre conscience les uns des autres, et donc, de les laisser s'exprimer. C'est le principe de la liberté, liberté d'action, et donc d'expression, d'association, etc.
Le libéralisme vivant dans la pratique du genre humain, et ce depuis que les sociétés se sont organisées, même à leur niveau le plus embryonnaire.
En Tunisie par exemple , dans la Tunisie contemporaine celle du peuple vivant sa culture et son atavisme , le libéralisme a toujours été une donnée essentiel de la vie courante .Il est , bien sûr selon les singularité un élément reconnu et partagé à l’intérieur et dans les perspectives des partis d’oppositions à ben Ali , même les partis de tendances ou d’inspirations marxistes , sous la pression des événements et des réalités pragmatiques ont leur version pragmatique du libéralismes , reste la dictature et les partis collaborationnistes , qui pour une simple question de survie et de pragmatisme , naturellement pratiquent l’ultra ou néo libéralisme , qui est la contradiction absolue du libéralisme , car en