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PLAIDOYER POUR UN LIBÉRALISME DES LUMIÈRES

PLAIDOYER POUR UN LIBÉRALISME DES LUMIÈRES
Par
Derbali

En partant du principe simple et somme toute immuable dans l’histoire de l’humanité , que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne doit empiéter, qui sont le droit  à la vie,la dignité ,  la liberté ainsi que celui de la propriété.Ainsi  au sens civilisateur du genre , le libéralisme  étant la philosophie , la pensée et non pas l’idéologie et le dogme .Au sens large, il  prône l'établissement d'une société caractérisée par la liberté de penser des êtres  humains, le règne du droit naturel,la fraternité , la paix  ,  le libre échange des idées,le commerce , le progrès ,  l’économie de marché et son corollaire l'initiative privée, et un système transparent décentralisé  de gouvernement  dans lequel tous les droits spécifiques et  les droits des minorités sont garantis.

Ce libéralisme  là ,  culturel et vivant dans notre société  qui doit absolument se réformer aussi de fond en comble parce que le monde d’aujourd’hui s’est équilibré sur de nouvelles règles   ,de par sa nature même , il  s’oppose naturellement aux doctrines holistes qui considèrent l'Etat souverain comme une entité métaphysique , ainsi  il est  en tout être humain ,  dans l’esprit et la lettre , contre l’étatisme, le régionalisme et bien entendu  le totalitarisme ,il est clair qu’il est vivant dans la nature des tunisiens , un caractère  qui est le produit d’un mélange et d’un cosmopolitisme éternel .Dans une configuration démocratique , aucun doute que la dictature tunisienne qui est antidémocratique , antilibérale  parce que l’ultralibéralisme est son  socle fondamental et fédérateur ,  serait balayée par les partis démocratiques .Justement, à l’image de toutes les autres démocraties du monde , cette opposition tunisienne  , du moins pour sa majorité moderniste par référence ,ne peut qu’être que libérale , philosophiquement libérale.Toutes les démocraties modernes sont d’essence libérale , du fond de l'être , de la nature des choses , dans leur substance philosophique  qui dépasse le cadre  idéologique , PLATON l’a si bien défini , l’essence précède l’existence , l’essence de l’être humain  , né naturellement libre , réside en la pensée , et la pensée n’est pas le dogme , la pensée n’est pas l’idéologie , c’est la diversité  , le libéralisme  obéit plus aux fondements culturels  qu’à l’unanimisme et à l’uniformité idéologiques , ce qui revient à dire  qu’un parti libéral n’a aucun sens dans UNE projection politique définie selon des règles , des articles , des limites  , UN estampillage idéologique  .Les démocraties modernes  qu’elles soient gouvernées par des partis de gauche ou de droite  sont absolument dans une  définition libérale qui dépasse leur  projet politique à proprement dit, aucune n’est gouvernée  par un parti politique  d’essence à proprement dite idéologiquement libérale ,mais tous les partis  qui viennent à les gouverner par l’alternance  démocratique ,  qu’ils soient de droite ou de gauche non communiste …quoique , ont une référence libérale subrepticement culturelle ,  évidente ,  dans tous les domaines de la vie publique , qu’ils  soient économiques , sociaux  ou culturels , la vérité du marché  et de la nature humaine donnent  au libéralisme une dimension fédératrice qui ne peut être contenue dans les limites d’un parti politique , ceux qui ont essayé de le faire ont dénaturé le libéralisme d’une façon dramatique ,  ceux qui avaient tenté le coup se sont rangés des voitures  et ont été dépassé  par les événement et les réalités , une philosophie de vie  ne peut se limiter  à des arrangements politiciens ,  l’expérience Tatcher en Angleterre par exemple , qui se réclamait du libéralisme  fut sa négation totale et sa contradiction la plus flagrante , elle fut l’expression ultralibérale  la plus aboutie  dans le royaume unis  , elle a détruit plus ou moins le tissu social et économique anglais , c’est la démocratie libérale  des travaillistes de Tony Blair  qui a sauvé  le royaume  de sa décadence  .Nous vivons aujourd’hui les dérives des néocons et leur ultralibéralisme barbare , l’hégémonisation des marchés , l’accumulation des richesses par la force et la spéculation , la destruction  des structures de productions particulières , la paupérisation des marchés et des  cultures sont des totalitarismes   et ce n’est pas le fruit des hasards , on viendrait à regretter la disparition du pacte de Varsovie et l’équilibre de la terreur.Cela tient du néolibéralisme le plus pervers et le plus destructeurs, il est dans la droite ligne de ces  doctrines holistes qui définissent la personne comme faisant partie d’un corps social , groupe social, société, région , clan , tribu  auquel ses comportements et ses choix devraient être subordonnés.

Sans aucun doute que la pensée libérale   est devenu  le point  d’achoppement commun à tous les partis de l’opposition tunisienne qui se réclament  de cette démocratie moderniste , mais   qui tiennent à leurs singularités à juste titre , à partir de là , j’ai du mal à comprendre la pseudo analyse de Mourad Dridi et sa finalité , prétend-t-il à la disparition des partis , à l’uniformité et à l’unanimisme au sein d’une  entité libérale qui serait la matrice  de tout le débat , la réflexion et l’action  de la vie sociale , économique et politique tunisienne ? auquel cas , ce « libéralisme » là qui se reconnaît dans l’extrémisme droitier d’une secte comme ALTERNATIVE LIBERALE , plus proche du cercle de l’Horloge*  que de LOCKE , est un holisme   et un totalitarisme  , ce n’est pas seulement  dans le fond , un dérèglement  utopique , chacun a le droit de manipuler les concepts dans sa salle de bain comme il l’entend ,  mais  cela tient et c’est  un révélateur dramatique , d’une pauvreté intellectuelle  qui frise  le désespoir .Il faut comprendre  par libéralisme à mon avis surtout son réquisitoire généralistes sur le transcendantal, quelque soit notre éducation , notre culture , notre histoire , nos références dans la Tunisie  cosmopolite .Dans cette Tunisie là ,  , dans  la pratique coutumière et traditionnelle et quotidienne de ceux qui la font , un libéralisme « civil »  , profane ,  a toujours existé , et il est compris comme étant  la primauté de la liberté individuelle  ,ce  qui est pour le tunisien , même sous l’oppression ,  un principe absolu qui s'applique à tous les domaines de sa vie en société .Mais malheureusement il  est   devenu courant  dans les cercles d’initiés , des technocrates   et des professionnels  de l’intellectualisme de série B tunisiens (faut bien que je fasse sourire ou énerver qq. uns , pour moi c’est un principe de vie) de subordonner l’application de ce principe aux circonstances,d’ insister sur les stratégies souvent aliénées au dépend des idéaux , et  de considérer que les volets philosophiques, politiques, sociaux  et économiques du libéralisme sont indépendants les uns des autres, or dans la réalité brut  , le libéralisme est inscrit d’une façon pérenne  dans toute forme de vision  démocratique  qui prétend  à la libération de la Tunisie de la dictature , d’une façon civilisé , citoyenne , républicaine  et surtout légitime.

 

« La liberté est l'autorisation de n'obéir à aucune autre loi extérieure que celles auxquelles j'ai pu donner mon assentiment » (KANT     , note de la 2ème section de    Vers la paix perpétuelle).

 

La démocratie libérale, sociale, économique est une réalité pour  la survie de la Tunisie   indépendante, libre et civilisée .Elle est le tout républicain, institutionnel et constitutionnel  qui relèvera le pays de sous les décombres  où nous ont enterré  plus de cinquante ans de dictature. C’est le fondement même et la sève de l’acte citoyen , c’est l’acceptation de l’alternance et l’alternative , c’est le projet politique des partis de l’opposition démocratique tunisienne dans leur ensemble  ,c’est clair .Dans ce cas d’école  , aucune théorie ou démarche qui ne serait pas libérale  n’a aucune chance de mobiliser,   de détourner et  de sortir  les tunisiens  de leur indifférence , de leur léthargie et de  leur attentisme , de les vacciner contre le poison  soporifique de la dictature , qui sous ses aspects abjects et liberticides , leur garantie quand même  le minimum  pour ne pas crever , quand tant d’autres pays  mieux lotis économiquement vivent de faillite en faillite  jusqu’à une mort  plus qu’annoncée.

Une société moralement libérale   c'est-à-dire responsable, tolérante et ouverte est le résultat des choix et des actions effectués librement par l'ensemble de ses membres, ce qui lui permet théoriquement de prendre des formes de gouvernance politique très diverses, dans un cadre institutionnel  le plus large possible.Le tunisien à l’instar  de tous les autres humains

Est un animal profondément social, qui est attentif aux sentiments et au bien-être de ses semblables et sait que l'association avec eux est le moyen de sa propre survie et de sa propre satisfaction. Quand on est démocrate on ne peut que croire en l’immense  diversité des êtres humains, avoir  a priori confiance dans leur action spontanée, et penser que, sans contraintes, les individus seront conduits par leurs instincts et leur raison à coopérer et à mettre en place des solutions efficaces d'un point de vue individuel et social, d’ailleurs dans une société apaisée , libre , institutionnelle et démocratique , c’est dans la nature des choses ni plus ni moins.Et il est plus que clair que rien dans le libéralisme à visage humain  ne s'oppose aux actions collectives, à condition que les associations, les courants ou les mouvements  qui les entreprennent soient entièrement volontaires et n'exercent aucune contrainte ni sur leurs membres, qui doivent pouvoir les quitter librement, ni sur les autres individus.Ceci est le principe même qui désigne, et la  base  fondamentale des partis politiques démocratiques  quelques soient leur influences directes ou indirectes sur les masses , leur importance  et leurs vérités.

La société libérale idéale , celle qui a cours  d’une façon pratique , visible et active dans les démocraties , ou même celle à ne pas en douter qui vit dans le subconscient collectifs des êtres  opprimés , comme c’est le cas des tunisiens  ,  ne peut être  une juxtaposition d’individus égoïstes étrangers les uns aux autres, ni une juxtaposition d’entités  séparées par des intérêts  bellicistes et obscurs, mais plutôt un enchevêtrement d’engagements  volontaires de toutes natures à travers lesquelles chacun peut travailler aux fins qu’il se donne, en coopérant librement avec ceux qui partagent tel ou tel de ses idéaux..

Dans le fond  et  d’une façon générale ,  dans le déterminisme  démocratique le libéralisme tout en étant actif ne se prononce pas sur l’eutocie des urnes  , son variable  politicien  ou la forme institutionnelle de l'État,c’est le choix du peule souverain qui prime  à l’intérieur de règles bien définies ,  il se prononce seulement  sur l'étendue de leurs  pouvoirs. Il préfère néanmoins la confrontation et le débats des idées qui sont l’expression de sa propre réalité .En effet ,  en  tout un chacun d’entre nous , existent ,  les dispositions qui permettent de limiter effectivement ces pouvoirs, c’est bien la séparation des pouvoirs qui s’impose à tous , et cela coule de démocratie. Dans cet état d’esprit  pour la collectivité et au-delà  du débat partisan normal  et sain, il s’agit avant tout  de protéger la liberté des individus, tous les individus,   dans le domaine exclusif de l’état minimal.

Les démocraties qui dominent le monde aujourd’hui  , quelques soient les tendances qui les dirigent  sont libérales , éthiquement et philosophiquement ,  car y sont institués l'Etat de droit, la séparation et la limitation des pouvoirs ainsi que la liberté de la presse , de penser , d’écrire , de débattre , de dire , de choisir , de voter , de manifester et de recourir aux institutions.

 

La réalité de l’islam libéral

 

 

l’islam libéral existe belle et bien quoiqu’en dise des groupuscules  insignifiants comme « Alternative libérale » et quoiqu’en pense au-delà de tout raisonnement  et tout travail de fond historique M.DRIDI , ceci n’est pas une attaque personnelle mais une réponse quoiqu’ incomplète à ce qu’affirment beaucoup de tunisiens déconnectés  de nos réalités  .(pourtant M.DRIDI  a , je crois , lu le livre d’analyse sociale économique d’un homme comme  SALAH KARKER , pour avoir un aperçu  musulman  et tunisien sur la question , quoiqu’elle ne fut pas essentiellement traitée sous l ‘angle qui nous  intéresse , sans vouloir me glisser dans les flux contradictoires du petit groupe qui veut donner , et c’est légitime ,  une quelconque existence politique  au libéralisme tunisien , je suis personnellement plus prés du texte  de M.KHADRAOUI paru sur l’excellent LIBRE TUNISIEN et qui traite  de la question avec un certain brio et un brio certain)  ).

L’islam connut aussi une crise moderniste somme toute normale , mais la pensée engagée d’un islam moderniste a toujours existé et selon les époques  elle a assumé avec plus ou moins de bonheur ses responsabilités.C’est un euphémisme de dire  que la réaction des milieux islamistes , puis la colonisation occidentale ,  et par la suite  les régimes dictatoriaux ne la  laissèrent pas se déployer , l’ont violemment combattue , pourchassée et diffamée. La plupart des penseurs modernistes durent se réfugier en Occident et, pour bon nombre d'entre eux, face aux difficultés de la vie, furent réduit au silence. En septembre 2002, la publication de Modernist Islam, 1840-1940 par Charles Kurzman a remis en lumière un grand nombre de penseurs inconnus en Occident , sans oublier les forces réformistes , dans tout l’espace arabo-musulman , méconnus du fait des régimes compromis avec les colonisateurs ou dictatoriaux issus des décolonisations, dans un monde musulman moins propice à la réflexion sous le règne de ces despotismes et ces tyrannies, le repli sur soi , l’ignorance  et la déchéance ont fait des ravages, en cela le marché  avantage surtout les forces rétrogrades.(D’ailleurs cet article dans son ensemble est inspiré de la lecture du livre de KURZMAN)

L'Islam est libéral ,  fondamentalement libéral.sur le plan social  ,économique  et il ne peut être autrement , et  sur le plan philosophique sans qu’il ne renie  ses principes les plus fondamentaux, tout au long de son histoire il a donné le preuve  de ses aspirations  par  la pratique et l’action quotidienne des musulmans.En effet, les droits de propriété privée sont clairement reconnus à tous les musulmans qui sont totalement libres d'exercer toute activité économique.Le seul rôle qui fut  attribué à l'autorité publique, ce que nous appelons maintenant l'Etat, est de garantir la sécurité vis à vis des menaces venues de l'extérieur , la paix sociale  par l’égalité des droits et des chances , la paix économique par le rejet de la spéculation , la fraude  et les détournements.En effet, les gouvernants  qui dont l’Islam de l’origine et après la mort du prophète SAW , avaient un pouvoir  très collégial et les différentes assemblées représentatives   des corporations , des tribus et des  régions y jouaient le rôle le plus important , les compagnons du prophète , les premiers califes étaient déjà  des hommes politiques avisés  et la société dont  ils avaient le charge  était plus que solidariste , une forme de démocratie directe  qui alliaient  un libéralisme  serein , un libéralisme  social et économique , où la morale  publique  , une morale naturelle et spirituelle  par l’éducation , la foi , le volontarisme réglait dans le même état d’esprit  le marché et le quotidien des croyants.Les responsables  « politiques » de l’époque avaient pour  obligation de financer, d'entretenir, et d'administrer une armée pour protéger leur territoire et les personnes qui y vivent, contre les envahisseurs étrangers, et ils sont donc habilités à percevoir un impôt à ce seul effet, et c'est ce qu'ont effectivement fait , et appliqué dans l’esprit et la lettre  tous les califes pendant des siècles.Le Coran précise même que toutes les autres fonctions sont du ressort des particuliers.

Il en est ainsi de ce qu'on appelle les aides sociales, qui doivent s'organiser à l'intérieur du cadre des familles élargies, et au delà, par l'aumône qui est l'une des cinq obligations sacrées de tous les Musulmans.

Ce fut ce qu’on pourrait appeler  l'Etat minimal dans une société libérale.Ainsi le monde musulman a pu se développer pendant des siècles dans le cadre de sociétés traditionnelles dans lesquelles dominaient les activités rurales, artisanales et le commerce entre des unités de taille réduite mais complémentaires.

Le financement de ces activités se fait par des réseaux dans lesquels des intermédiaires mettent en relation des personnes qui offrent leurs disponibilités à des demandeurs potentiellement solvables que sont par exemple des commerçants qui doivent payer des marchandises acquises avant qu'elles n'aient été vendues.Cette société marchande basée essentiellement sur le commerce et l’échange  ne pouvait résister et même survivre que par l’ouverture et le libéralisme sue tous les plans

Les prêts usuraires étant interdits, ces financiers ne peuvent en retirer qu'une rémunération limitée sous forme de modestes commissions.

Islam et libéralisme font  bon ménage pendant des siècles au point que les socialistes marxisants ont vivement combattu de ce fait les régimes musulmans qualifiés de réactionnaires sous le prétexte que la religion est l’opium du peuple.

l'Islam est ,dans deux ou trois pays où il a accédé au pouvoir démocratiquement comme la Turquie , Singapour , la Malaisie et  même en terre sainte de Palestine occupée , le Hamas est un mouvement  de tendance sociale libérale  évidente , ses œuvres sociales , ses institutions , ses investissements  parlent pour lui , c’est un mouvement de libération  démocratique et moderne  qui est assez représentatif de cet islam libéral .Cet Islam de la fin du 20 eme siècle qui a accédé au pouvoir par les uranes est  subrepticement sous un autre aspect profondément libéral au point de représenter actuellement la principale opposition au néo libéralisme , et à la mondialisation, se substituant en quelque sorte au socialisme marxisant qui était par essence  anti démocratique.

En effet, l'Islam moderne, réformé et libéral, encore une fois  authentiquement libéral sur le social  et l’économique avec une vision morale  sur les rapports culturels et politiques où il combat toute forme de spéculation,  est en fait, totalement opposé au néolibéralisme.

L'Islam libéral , moderne , réformés de ses traditions et coutumes, s’investit dans la science et le progrès technique seules évidences qui puissent désormais  changer les conditions et le mode de vie des populations, l’islam ne peut être une religion figée totalement liée à l'ancien monde traditionnel stable et rural, préindustriel , il est naturellement  dans l’obligation de se démocratiser  , et dans cette perspective , son libéralisme atavique s’imposera  sans aucune difficulté et d’une façon encore plus scientifique et plus ordonnée  .Aujourd’hui  cet islam  moderniste est en butte  aux attaques les plus terribles  qu’il n’avait jamais connu , à l’intérieur de son espace par le biais de ses réactions et à l’extérieur par l’horreur néocolonialiste.A l’intérieur de son espace une forme de néolibéralisme maffieux  , un fascisme prédateur  s’attaque essentiellement à ses forces , à l’extérieur les néolibéraux ou les néocons  le diabolisent  et le confinent par tous les moyens aux dérives  des islamistes rétrogrades et réaction , IBN SEOUD , BUSCH , BEN ALI, ZARKAOUI , BEN LADEN , même combat.



 

Les néolibéraux  qui sont une négation totale du libéralisme ,  mène une campagne vigoureuse, déterminée, implacable et criminelle  pour maintenir leur hégémonie sur le monde en utilisant tous les moyens de destructions  et de conditionnement des plus faibles, en particulier par des actions militaires, en recourant à des actes de guerre hors la loi,des interventions économiques qui tiennent du chantage à la faim , la misère et l’agression militaire .Ces méthodes là sont fascisantes et antilibérales , et ne peuvent être que l’expression d’un totalitarisme qui n’a rien à envier au stalinisme et autres idéologie criminelle

L’islam libéral pour nos pays  soumis aux désordre et aux ignominies dictatoriaux, est  une alternative réelle à la mondialisation sauvage et prédatrice,  et à ce néolibéralisme destructeur, une puissance sans limites, ni conscience ni droiture  qui sert de parapluie au propre comme au figuré à nos tyrans ; nos dictateurs  qui sont ses hommes de main et sa main de fer et de sang.

Il est évident , que les néolibéraux  , héritiers des empires coloniaux , ces prédateurs   qui dominent notre monde ne souhaitent pas que les musulmans modernes et libéraux s’investissent dans les affaires du monde occidental et dans la société dans laquelle ils vivent pleinement et avec leurs propres contributions et singularités.La philosophie  et les exigence du mode de vie  et d’exister de ces derniers  portent en eux  un danger  mortel , le danger de justice , de démocratie directe et de résistance à toutes les formes de spoliation  et de domination.Ils sont dans la logique d’un libéralisme  naturel et à visage humain  qui remet en cause  toute forme de libéralisme sauvage qui puise ses énergies et ses stimulations dans  les  perversions économiques , sociales et culturelles.

Les musulmans modernistes , qui ne peuvent être que  libéraux pour moi , ne  rejettent  et ne  nient pas les progrès et les incroyables avancées du genre , bien au contraire , ils ont pour ambition d’encore y contribuer , ils ne sont as inaptes à cela , ils sont quand même les héritiers d’une des plus grandes civilisations de l’humanité. L’État de droit, la démocratie, le progrès scientifique et économique sont des conquêtes et  avancées considérables qu’il faut intégrer bien sûr, mais à notre façon et sans nous dissoudre dans le moule réducteur  d’une pensée ethnocidaire,  ni nous renier dans la soumission et l’esclavagisme  de cet ordre sanguinaire qui veut asservir et réduire le monde à ses mesures et à ses conceptions. Car contrairement au capitalisme sauvage et aux tenants  de l’hérésie néolibérale, à ce que veulent nous faire croire  et faire croire à l’humanité,  nos dictateurs et leurs maîtres à penser, l’islam met l’être humain au centre de la société.

L’islam ne refuse pas la consommation mais consommer n’est qu’un moyen pour trouver l’équilibre et encourager la création et l’initiative, les produits doivent être au service de l’homme  pas le contraire. Et Il est hors de question de juger quelqu’un en fonction de ce qu’il consomme ou en fonction uniquement de sa situation sociale, chaque peuple, chaque être humain doit être en mesure de trouver sa place  dans cette vie, et ne jamais craindre les postulats des autres.

 Le but de l’islam libéral est simple, c’est un tout métaphysique, ce  n’est pas le profit maximal et par n’importe quel moyen, mais tout  simplement un gain qui permette de remplir nos devoirs citoyens,  et ensuite d’améliorer l’ensemble de la société. Ce gain ne doit pas se faire au détriment du bien être des autres humains, le gain ce n’est pas la spéculation, c’est la reconnaissance sociale des compétences.

En cela surtout, l’islam libéral remet les fondements même du système capitaliste sauvage et ses corollaires, la mondialisation et le néolibéralisme  radicalement en cause.

 

l’évidence « génétiquement » libérale qui traverse  les courants politiques du  l’opposition démocratique tunisienne fait de  la démocratie  et des  institutions , dont la plus importante d’entre elle :la justice qui est à la base de tout ( étant un démocrate  de tendance sociale et libérale qui croit à l’islam politique , je dirais plutôt par excès d’individualisme et amour pour la démocratie et la liberté que  l’institution la plus importante , ce sont les lois électorales , mais cela est une autre question qui tient pour beaucoup de l’intime conviction)le métronome qui règle la vie de la cité  en douceur , sans aucun zèle interventionniste  directe de la part  d’un pouvoir politique intouchable et sans aucun contrôle.

 

 

Au début du vingtième siècle , vers les années1906-1908, il n'y avait guère de problème au niveau des aspirations démocratiques du monde arabo-musulman , sa culture libérale et atavique le prédisposait intellectuellement à cela , il est évident que son état actuel , d’un point de vue diplomatiquement s’entend ,  est l’expression de sa contre nature .Une contre nature qu’il lui avait été imposé par les forces  colonialistes , et par la suite par le néocolonialisme  et les fausses indépendances dans lesquelles les  forces néocoloniales et  les impérialismes radicaux sont les maîtres du jeu , plus que jamais , directement quand il y’a le feu à la maison comme en IRAK ET en PALESTINE , ou indirectement par le biais  de leurs  hommes de paille et de mains , nos dictateurs, ils sont à la barre et dirigent la manœuvre , et qu’importe les destructions et le nombre des morts , la seule voix qui a droit au chapitre , c’est celle des forts. Les musulmans aspiraient au  libéralisme démocratique très proches de celui  de l'Europe depuis toujours car historiquement il était leur enfant naturel , ils sont les tenants d’une grande civilisation intermédiaire , sans qui  l’humanité ne serait pas là où elle est maintenant .Oui le libéralisme démocratique  des pays  civilisées d’aujourd’hui est un fait culturel qui a des racines  dans la civilisation arabo-musulmane entre autres , les arabes et les musulmans de l’apogée le vivait naturellement Il leur était  philosophiquement et culturellement proche et digeste . Il y’avait même dans notre espace  socio- culturel et intellectuel , au début du 20eme siècle  beaucoup d’admirateurs  de Gladstone, de Garibaldi et de Victor Hugo qui ne  renâclaient dans la pratique devant les appels à toutes les réformes nécessaires , à l'éducation des filles ,  l'émancipation des dépendants ruraux ,à l’éducation pour tous et à l’égalité  sociale et politique , à l’universalisme  humaniste et à la solidarité active avec toutes les forces de progrès. Il suffit de lire les écrits et les documents de cette époque  pour constater cela , et aussi  que tout ou  énormément de choses ont été faite par les empires coloniaux  pour nous tenir à l’écart de la communauté humaine , c’est dans son intérêt.Il ne faut pas oublier par exemple que  le mouvement constitutionnel en Iran, qui introduisit un éphémère régime parlementaire en 1906,et puis la démolition  criminelle du régime Mossadegh ,grâce  aux « démocraties » coloniales (c’était  l’expression d’un néolibéralisme qui  fait de l’ombre sur certains points  à la frénésie destructrice des néocons d’aujourd'hui’)  le parti nationaliste Wafd en Egypte, dont les prodromes sont également antérieurs à 1914, sont tous d'inspiration républicaine, parlementaire, et font référence au suffrage universel. Dans le monde musulman soumis au pouvoir colonial, l'adhésion aux idéaux de liberté bien  plus forte encore et l'est demeurée, partout  l'Indonésie néerlandaise du Sarekat Islam, de tendance sociale-démocrate, de Shjahir Souleyman, le "Nehru javanais", sans parler des Tatars de Kazan, fermes soutiens du Parti constitutionnel russe, des notables musulmans de l'Inde britannique ou, plus tard, de Ferhat Abbas en  l'Algérie.
La thèse selon laquelle l'islam opposerait une résistance particulièrement forte à la démocratie est donc fausse. toutes les réformes de Mossadegh dans l'Iran des années 50, la culture de la vieille intelligentsia libérale égyptienne, celle de Taha Hussein et de Naguib Mahfouz (prix Nobel de littérature), tout comme l'humanisme d'Abderrahmane Wahid en Indonésie aujourd'hui, sont les rejetons de ce moment historique capital.
 les pulsions antidémocratiques à l'oeuvre dans le monde islamique depuis lors ne proviennent pas d'une quelconque "authenticité musulmane", mais tout simplement de la logique de l’agression colonialiste  alliée naturelle aux forces les plus rétrogrades et les plus réactionnaires du monde arabo-musulman- C’est  ainsi qu'évolua peu à peu le PPA algérien, ancêtre du FLN, de Messali Hadj, confronté au lâchage désastreux des musulmans par les gouvernements de Front populaire et au spectacle d'une démocratie réservée aux seuls pieds-noirs et Juifs.  Typique à cet égard, la conduite d'un Mossadegh à la fin de sa vie, exhortant ses partisans croyants Shariati et Bazargan à jouer l'entrisme dans le clergé chiite pour le rallier à la démocratie, mais en biaisant sur les principes. Aujourd'hui, devant l'immense danger que représenta le néolibéralisme  destructeur, ces réserves sont tombées. De puissants anticorps démocratiques ont été fabriqués, dans des sociétés fondamentales pour l'avenir de l'islam: la Turquie (européenne) et l'Indonésie (asiatique), qui sont les deux Etats démocratiques d'avant-garde déjà constitués. De ces deux nouveaux piliers de la liberté naîtra immanquablement le puissant édifice de la démocratie des musulmans. « Nul, disait Spinoza, n'est un empire dans un empire. »

IL est évident que le libéralisme  dans sa seule dimension, c'est-à-dire à visage humain  est un puissant instrument de progrès puisqu'il met en oeuvre toutes les capacités de chaque individu .Il est en plus une valeur de référence, l'épanouissement de l'individu étant l'objectif suprême de toute société terrestre, dans l’esprit et la lettre et  c’est bien le message coranique.

 

 

Croissance et libéralisme

On connaît plusieurs expériences de croissance non libérale:l'Allemagne nazie, les économies de guerre, le New Deal de Roosevelt, les économies mixtes de l'Après-guerre (la France par exemple, ne se serait pas relevée sans la nationalisation de l'énergie et des grandes infrastructures)

Il peut exister aussi un libéralisme sans croissance:dans les pays très développés où la croissance semble saturée (pour raisons démographiques, à cause de la part excessive faite aux consommations privées par rapport aux besoins collectifs.)

Dans la tradition des grandes déclarations des droits, les libéraux insistent sur le lien entre liberté d'initiative, droit de propriété, droits individuels, droits collectifs, contrôle du pouvoir d'état. Mais historiquement aussi, Il existe des libéralismes non démocratiques. Certes les monarchies libérales (Royaume-Uni, Belgique...) sont également démocratiques. Mais on a connu des dictatures "libérales" sur le plan économique (le Chili de Pinochet) et le libéralisme économique des Nouveaux pays industrialisés (Corée, Singapour...) n’est pas vraiment démocratique. Ce que je reproche à certains libéraux tunisiens ou qui se réclament en tant que tels ,  c’est leur opacité intellectuelle , et leurs exaltations libérales sans aucune considération pour l’histoire et le vécu des Hommes, sans aucune analyse de fond de notre  société , ni de  travail rigoureux sur la singularité  nationale ,j’ai la vague et sale impression , il se peut que je me trompe , personne n’est infaillible , qu’ essaient  maladroitement de greffer des modèles  d’importations  souvent incompatibles ,  et qui sont naturellement l’objet d’un rejet  du corps social  , au même titres que les autres idéologies défaites ,  ou les prétentions dictatoriales accumulées , ces assemblages forcés et ces liftings contre nature  défigurent en fin de compte  l’idée essentielle du libéralisme , transformé en fourre tout idéologique , d’ailleurs l’allocation de MOURAD DRIDI  à la tribune  d’Alternative libérale  est un exemple assez édifiant de cette dérive , à signaler aussi qu’IBN KHALDOUN est un penseur musulman  , libéral ,  peut-être sans le savoir , mais certainement  sans aucune fixation idéologique  , puisqu’il vivait une culture et dans une société naturellement libérale, socialement et philosophiquement libérale  , d’un libéralisme naturel à sa communauté  et qui est pratiqué  économiquement  et culturellement  par les individus qui faisaient son environnement  ,  pour ce qui est du libéralisme politique  ,hier comme aujourd’hui ,  ils subissaient  sans déroger aux règles les faits du prince , encore un exemple où le libéralisme s’accommode  de l’idéologie  du pouvoir quelque qu’il soit

 

EN CONCLUSION

La démocratie est une forme de gouvernement   , c’est un concept étroitement lié à la politique, elle est  polysémique, elle est différente dans son application selon les peuples et leurs cultures. Churchill estimait que la démocratie est le pire régime politique à l'exception de tous les autres. Nietzsche estimait que la démocratie est la revanche des esclaves. Montesquieu estimait que la démocratie était tellement difficile à mettre en place qu'il s'agissait d'un régime politique idéal pour les dieux, mais très difficile à créer pour les hommes. Rousseau faisait référence à la souveraineté du peuple .Pour  Lincoln: "La démocratie, c'est le pouvoir du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple.Je dirais que le libéralisme est aussi  polysémique mais contenu dans les courants de pensée qu’ils soient économiques , sociaux  ou culturels  .Ceci dit  le libéralisme en tant que pouvoir politique   aura à résoudre  ses contradictions philosophiques  et sera dans l’obligation  quelque soit le visage qu’il veut se donner de procéder à certains reniements , il m’est assez facile de répondre à  l’absolutisme libérale  peut-être  mais plus que confus à mon humble avis de DRIDI , en lui affirmant que les sociétés arabes et musulmanes quoiqu’il en pense ne s’en sortiront de la décadence  où elles se trouvent enlisées que grâce à la seule démocratie qui est une condition sine qua non et un absolu , le libéralisme ou plus exactement  la démocratie libérale, c'est-à-dire  le  modèle constitutionnel admis dans les pays occidentaux , n’est qu’un courant de pensé comme un autre  qui a droit de cité dans une démocratie.Aussi. On ne peut nier  pour la démocratie  sa  source religieuse, où l'égalité occupe une place essentielle, elle est bien spécifiée dans les différents textes dans leur  version originelle. Il y a une insistance de la  religion sur l'égalité des individus au-delà de leur importance sociale, égalité mise en avant dans de nombreuses formes Etats ou de gouvernements, pour les musulmans la période des premiers califes  et de certains califats  n’ont rien à envier à certaines assises  d’états modernes par exemple.Il y’a aussi  et elle a son importance la source philosophique. On peut citer Rousseau qui insiste sur la démocratie directe et sur la souveraineté populaire, c'est-à-dire l'égalité entre les individus, et l'importance de la majorité qui décide face à un problème politique donné.Pour le libéralisme aussi il y’a la source philosophique à la base de tout, qui  apparaît comme une réaction de l'individu, comme une référence au libre-arbitre face à une hiérarchie trop compressive. Cet élément de liberté est donc très présent dans la pensée et la culture.C’est le problème  de la séparation des pouvoirs, considérée comme un élément essentiel consistant à protéger les individus contre les excès des autorités politiques.

Ce résumé rapide  est juste pour venir à l’opposition  réelle  des deux contenus, la démocratie et lev libéralisme, qui dans beaucoup de cas se sont opposés   de manière très directe.Surtout  par leur principe de référence. Le libéralisme, c'est d'abord la liberté. La démocratie, c'est l'égalité. La démocratie poussée à l'extrême conduit à une liberté tellement grande que des bouleversements peuvent subvenir dans la société sans être remis en cause. On peut dire que la démocratie, a  une obligation d'égalité, alors que dans le libéralisme, a,  au mieux un certain espoir d'égalité. Cela a conduit à une opposition présentée par les théoriciens socialistes qui distinguaient l'égalité formelle ou l'égalité d'apparence dans la théorie libérale, et l'égalité réelle de la théorie démocratique.Il y’a aussi   le rapport entre le pouvoir et l'individu qui apparaît différemment dans les deux théories. Dans la théorie libérale, le but est de protéger l'individu contre les risques d'excès de pouvoir. Il faut donc trouver tous les mécanismes qui permettent de liquider et d'encadrer l'Etat. Par contre, dans la démocratie, il y a la réalisation de certains principes qui vont être réalisés par l'Etat, tel l'égalité.Dans une future et jeune démocratie comme la Tunisie cela est plus qu’essentiel et il faut le prendre en considération dés le départ.La situation de l'Etat est tout à fait différente dans la théorie libérale et dans la théorie démocratique.Elle est certainement plus pragmatique et plus réaliste dans l’idéal démocratique.l'Etat se trouve toujours mis en avant dans la théorie démocratique, alors qu'il est plutôt placé dans une position de suspicion ou de recul dans la théorie libérale. Il y a une véritable opposition entre l'Etat "modeste" de la théorie libérale et l'Etat "correcteur" de la théorie démocratique.Or l’état correcteur est un choix  du peuple souverain , donc  les représentants de cet état sont les représentants de ce peuple souverain et ne sont pas dans l’utopie  élitiste ou l’entropie  , ils sont dans l ‘action , du mandat  et  doivent agir  au nom d’institutions libres.Pour  la  théorie libérale, l'Etat a uniquement pour but d'assurer un minimum d'activités liées à la sécurité, c'est-à-dire à la sécurité intérieure, extérieure, au règlements des conflits entre particuliers. Dans la théorie démocratique, l'Etat va assumer une multitude de charges. Il va pratiquer un interventionnisme important sur la société pour transformer ou modifier celle-ci. Il interviendra par exemple en matière d'éducation, de culture, en matière économique etc. Le passage de l'Etat libéral à un Etat plus interventionniste, c'est déjà une progression de l'Etat exclusivement préoccupé de sécurité vers l'Etat attaché à transformer, modifier certains éléments de la société.Aucun démocratie naissante  ne peut se permettre le luxe ou l’économie  de ces vérités, ou alors c’est la porte ouverte à tous les aventurismes, et c’est le règne dictatorial à sa manière,  de la technocratie. La théorie libérale poussée à l'extrême entraînera un déséquilibre important de la société et l'exclusion d'une partie de la population qui ne pourra pas bénéficier de certains droits. Il y a un risque de loi de la jungle qui apparaît.

 

 

Le libéralisme n'est pas une doctrine économique ou politique, ni non plus une organisation partisane. C'est un mouvement intellectuel, tendant à étudier et affirmer les principes de liberté et de responsabilité qui peuvent s'exprimer à travers différents aspects du monde, et l'autorégulation à laquelle ils mènent. Parmi les représentants les plus proéminent de ce mouvement (à titres divers), on peut citer des philosophes et économistes comme Boisguilbert, John Locke, Montesquieu, David Hume, François Quesnay, Anne Robert Jacques Turgot, Benjamin Franklin, Thomas Paine, Thomas Jefferson, Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Alexis de Tocqueville, Charles Comte, Charles Dunoyer, Augustin Thierry, Frédéric Bastiat, Gustave de Molinari, John Stuart Mill, Hippolyte Taine, Ludwig von Mises, Friedrich A. Hayek, Ayn Rand, Leonard Read, Henry Hazlitt, Murray Rothbard, etc. Les plus récents ont bien sûr en général une pensée libérale plus cohérente et affinée que leurs prédécesseurs, précisément parce qu'ils s'appuient sur l'œuvre de ces prédécesseurs.

ce n'est pas une pratique économique donnée, mais un mouvement de pensée, qui, partant des résultats de la science et notamment de l'économie politique, prônent la liberté en toute chose, pour le bien-être spirituel et physique, la prospérité, qu'elle engendre, et dont elle assure la stabilité. Des pratiques données peuvent mettre plus ou moins en application certaines idées du libéralisme, de même qu'une technologie donnée met plus ou moins en application certaines idées de la science physique. Certaines pratiques ont des buts avoués contraires à leurs effets, tels que prédits par l'économie politique, et vérifiée chaque jour; ces pratiques sont en cela contraire à l'économie politique elle-même. Certaines pratiques délibérément mènent à l'oppression, ou sa conséquence indirecte, la ruine, et sont ainsi contraires au libéralisme. L'économie politique constate avec la science que l'homme est égoïste, et que cet égoïsme s'exprime sur le plan économique, et ce, quel que soit le régime économique en place. Les hommes sont aussi égoïstes sous un régime communiste ou féodal que dans une démocratie libérale; simplement, l'oppression économique et la misère dans laquelle vivent la plupart d'entre eux font que cet égoïsme s'exprime peu dans la sphère économique. Cette constatation de l'égoïsme ne s'accompagne pas en soi d'un quelconque jugement, ni positif, ni négatif. Cependant, toutes les sciences, l'histoire naturelle, la neurobiologie, la sociologie, l'ethnographie, la cybernétique, confirment que l'égoïsme est un élément déterminant permettant la survie et le développement individuel, à travers l'envie de satisfaire aussi bien que possible les besoins nécessaires à cette survie et ce développement. Il n'est donc de toute façon pas question de l'éliminer; il est un constituant essentiel de la personnalité humaine. Le libéralisme, partant de cette donnée, se demande donc comment mettre à profit ces égoïsmes, comment la société fait pour faire coopérer ces égoïsmes, plutôt que de les faire s'affronter les uns les autres. La condition première qui permet à ses égoïsmes de coopérer est de leur faire prendre conscience les uns des autres, et donc, de les laisser s'exprimer. C'est le principe de la liberté, liberté d'action, et donc d'expression, d'association, etc.

Le libéralisme vivant  dans la pratique du genre humain, et ce depuis que les sociétés  se sont organisées, même à leur niveau le plus embryonnaire.

En Tunisie par exemple , dans la Tunisie contemporaine celle  du peuple vivant sa culture et son atavisme , le libéralisme a toujours été une donnée essentiel de la vie courante .Il est  , bien sûr selon les singularité  un élément  reconnu et partagé à l’intérieur  et dans  les perspectives des partis d’oppositions à ben Ali , même les partis  de tendances ou d’inspirations marxistes , sous la pression des événements et des réalités pragmatiques ont leur version pragmatique du libéralismes , reste la dictature et les partis collaborationnistes , qui pour une simple question de survie et de pragmatisme  , naturellement pratiquent l’ultra ou néo  libéralisme  , qui est  la contradiction absolue du libéralisme , car en

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