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L’HISTOIRE DE LA TUNISIE EXOGENE

L’HISTOIRE DE LA TUNISIE EXOGENE
Racontée à ma petite sœur.
Par
Biju

L'INVASION DE LA TUNISIE


C'est Jules Ferry le grand père de l’ex ministre de Chirac , le grand duduche , raciste islamophobe  et tout ce que l’ont , il suffit de dire  tout juste  CON , ça résume tout , son père grand était lui aussi un grand raciste et un colonialiste hors pair , c’est lui  le sabreur  qui obtient le feu vert de la Chambre et du Sénat français pour envahir la Tunisie. En fait, un corps d'armée de 35 000 hommes se tenait prêt de l'autre coté de la frontière tuniso-algérienne depuis très longtemps , l’invasion de la Tunisie était programmée par  les tueurs de l’empire  , la baffe du BEY sur la tronche  de l’ambassadeur de l’empire français n’était qu’un fallacieux prétexte , et puis  si on voit bien les tunisiens n’ont rien à faire dans cette affaire franco-turque , si l’honneur d’un ambassadeur tient à une gifle , pour réparer l’offense  les colonialistes français n’avaient qu’à aller  envahir la Turquie  , mais ça  cela aurait été une autre paire de manche , et la tentative  d’invasion  aurait pu devenir un triste remake de la retraite de RUSSIE.

Le général Delebeque envahit les terres kroumirs à Tabarka et Logerot, investit Le Kef. Le 1er mai 1881, le général Bréhant débarque avec 8 000 hommes. Il rencontre le dey Mohammed Saduq et lui présente la convention de protectorat quelle bravoure et quel fait d’armes , mais déjà à cette époque les tunisiens n’étaient pas prêts à mourir pour ces cons de beys.

Le 12 mai 1881, le traité du Bardo est signé par Mustafa Ismaël, Bréhant et Roustan, mais il mécontente les Italiens les ritals dernier crime en date, ce sont les services secrets italiens qui ont installé  Zinetron au pouvoir, un certain 7 novembre  de leur enfer, ils ont fait de la Tunisie un sanctuaire et une retraite dorée pour tous leurs maffieux et leurs politiciens véreux, c'est-à-dire presque toute la classe politique italienne.

Maccio suggère alors aux Tunisiens d'envoyer une protestation à son gouvernement qui se rapproche alors de l'Autriche.

Dans le bled, les soulèvements des tribus Naffat, de Ali ben Halifa, et des Ouled Iyan mobilisent 30 000 Français. Sfax est bombardée le 26 juillet. Kairouan, Souss, Gabès et Gafsa subissent le même sort et sont investies , les troupes des tribus tunisiennes  n’étaient pas nombreuses , mais les arabes étaient des guerriers et dire que ces cons de turcs les désarmait , ce sont bien les tarés de la sublime porte  de leurs tares qui ont foutu en l’air le monde musulman , et pendant des siècles l’ont maintenu par leur racisme dans l’ignorance et l’esclavagisme , en terre arabe ils furent les pires colons et les plus grands criminels , la présence des sionistes en terre sainte de Palestine  fut de leurs faits , bien avant les anglais et BALFOUR , ils vendaient leurs biens , ceux des autres et leurs âmes aux puissances financières et aux lobbys sionistes , HERZEL s’est bien foutu de leurs gueules  , l’occident à qui ils ont toujours léchés  les doigts des pieds ne veut pas d’eux.

 

 

60 000 Français occupent la Tunisie tandis que le parti italien de Maccio obtient une démonstration navale de son gouvernement.

Roustan est nommé Résident Général avec pour tâche de faire rembourser les créances de la Régence. Le 9 juin 1881, il publie un décret par lequel le Dey le nomme intermédiaire officiel avec les autres puissances, Président du Grand Conseil et Chef des Armées.

Devant la complexité de la tâche, notamment le remboursement des dettes par un pays ruiné, il demande à être remplacé. En avril 1882, Jules Ferry nomme Paul Cambon.

Cambon fait une évaluation économique et propose les réformes nécessaires, notamment l'élimination ( !) des influences allemandes et italiennes qui " interfèrent dans l'économie tunisienne. " Il finit par dissoudre le Grand Conseil, constitué d'hommes d'affaires tunisiens, et abolit le régime des Capitulations (91) qui exemptait d'impôts Chrétiens et Juifs français, il n’y’a rien à dire les juifs tunisiens  étaient des privilégiés et naturellement du côté des colons.

En octobre 1882, Ali Bey succède à son frère. Cambon veut amender le Traité du Bardo qui ne parle pas de protectorat. Cambon créé des Directions, sorte de ministères chapeautés par un secrétaire général, qu'il confie à Louis Bonaparte, puis à Eugène Regnaud.

Regnaud éliminent les tribunaux européens : désormais les Européens répondront de leurs actes auprès de tribunaux français.


La population.


En 1891, les 10 000 colons français cohabitent avec autant de Maltais et 30 000 Italiens. En 1911, il y a 45 000 Français et 90 000 Italiens et les heurts sont fréquents.

Le recensement de 1921 compte 156 000 Européens pour deux millions de Musulmans. Les Italiens conservent leur nationalité et ont les mêmes droits que les Français, ce qui n'est pas le cas des Arabes. Les Italiens sont exemptés de la conscription.

En 1886, Regnaud est remplacé par Justin Massicot qui supprime la piastre. L'union douanière avec l'Italie et l'Allemagne est déclarée en 1890.

L'occupation de la Tunisie a donc été beaucoup moins violente que celle de l'Algérie, notamment sous l'impulsion des lettrés arabes. Un mouvement réformiste apparaît sous l'influence des Jeunes turcs d'Istanbul, notamment avec Abd al Aziz al Tahlibi.

Sous l'influence du réformiste Mohammed Abdu, l'école traditionnelle des faqis, basée sur des textes du VIII° siècle, est remplacée par celle des alims quasi-laïques. L'Égypte de la nahada fascinait les Tunisiens, notamment ceux de l'école Zeytuna qui fut à l'origine du nationalisme tunisien. En 1875, Keir ed Din fonde l'école Saddekiya,  qui sera plus tard fréquentée par Habib Bourguiba le traître et le dictateur imposteur  qui n’a rien apporté de civilisé à la Tunisie de papa , au contraire , sans vergogne , il s’est approprié les mérites de ses maîtres , mais c’est  le propre des dictateurs d’être des usurpateurs , même  Zinetron aujourd’hui  prétend  à l’olympe des hommes illustres , lui qui ne mérite même pas un strapontin dans la galerie des petits dictateurs minables.Cette illustre école où  Djemal ed Din el Afgani s'y distingua tout en reléguant la femme à son rôle ancestral. L'école délivrait l'igaya, une autorisation d'enseigner, lors d'une cérémonie au cours de laquelle maître et élève croisaient leurs doigts.J’espére que les aliénés  ne feront pas offense à l’histoire, liront ces lignes et feront leur MEA CULPA

Les élites formées seront utilisées par les nationalistes… Baignant dans une culture française, ils sont moins bien rétribués que leurs homologues européens.

En 1907, Bachir Sfar et Ali bach Hamba fondent l'hebdomadaire " Le Tunisien ", d'abord en français, puis en arabe deux ans plus tard. Ce journal revendiquait l'égalité devant l'instruction (le pays comptait 90% d'analphabètes), l'égalité des salaires et l'accession à l'enseignement supérieur et à la fonction publique. " En 1954, un ouvrier européen gagnait 6 000 francs anciens, un musulman 1 500. »Que nos grands hommes sont-ils devenus ? 

En 1911, la municipalité française de Tunis décide d'immatriculer le cimetière de la ville. La population se soulève. On relèvera huit morts chez les Européens et plusieurs dizaines chez les Musulmans. L'état de siège durera jusqu'en 1921 ! Les chefs de l'opposition sont expulsés.

A Paris, Ala Halibi publie " La Tunisie Martyre " où il explique que le régime beylical était plus libéral que celui des Français. En 1920, le Parti des Jeunes Tunisiens devient le Parti Libéral Constitutionnel ou Destour. Imprégné de nationalisme et de pan arabisme, ce parti est modéré et ne conteste pas le protectorat. Il dispose de 80 cellules.je conseille à MALEK et à DRIDI de ressusciter ce parti….

Les premières grèves apparaissent dans les cimenteries en décembre 1924, accompagnées par celles des ouvriers agricoles, soutenus par la CGT et le PC. Les militants cégétistes européens sont arrêtés.Et ce communisme là, ce n’était pas celui de  ce collabo de HERMEL et  du PCOT, ce communisme là en plus de l’idéal, il en avait dans le froc.

Pour calmer les esprits, les catholiques français n'ont rien trouvé de mieux que d'inaugurer, en pleine médina de Tunis, une statue du cardinal La Vigerie exhibant une croix dans sa main. Et cerise sur le gâteau, en 1930, centenaire de la conquête de l'Algérie, se tient le trentième Congrès Eucharistique. St Augustin est tout de même né à Carthage, nom de nom !le christ roi des bigots bénisseurs de canons  , église de merde  , et ils cherchent la cause du déclin du christianisme  et le déficit et la crise  des vocations , pourtant c’est simple l’église depuis le premier jour du VATICAN a toujours été  une entreprise de conquête  et un alibi à tous les crimes des forces les plus barbares de l’occident

En 1930, le Destour, miné par l'opposition entre les défenseurs de la bourgeoisie arabe et les « extrémistes »,les patriotes de la Tunisie profonde plutôt  est dissous.

Habib Bourguiba est le septième enfant d'une famille de Monastir sa défunte maman souhaitait une fille, on l’avait échappé belle ? Très doué dans toute sorte d’arnaques , révérences et coups bas, il fait trois années d'études de droit à Paris où il fut un élève médiocre , connu pour sa très belle technique de plagiats et de fausses copies très bien élaborée. Il s'imbibe de culture française et de la rhétorique des orateurs comme Daladier, Pétain ? Laval ? Les croix de feu ? Comme par hasard les archives de cette époque furent détruites par les troupes nazies, il se peut qu’il existe des copies  dans la bibliothèque familiale de la famille KMA ou NCH. Il revient en Tunisie avec une épouse française et un enfant, mon père  grand nous a toujours dit que  cette française était quelqu’un de pur, d’honnête et de merveilleux, comment a-t-elle pu tomber amoureuse  de ce grand dadais, et en plus avoir un fils aussi con, pervers  et lâche que Bourguiba junior, effectivement il y’a des solitudes greffées et des inséminations artificielles qui virent à la catastrophe, c’est le destin des hommes…impures. Il ouvre un cabinet d'avocat, rédige de violents articles contre les Français et critique le Destour, un calculateur et un mégalo qui se fait une réputation de faux dur, les cons ce sont les autres  qui marchaient dans ses combines  sans s’apercevoir de la noirceur de son âme, pourtant  M’ZALI était agrégé de philo, c’est à croire que même la philosophie et à ce niveau,  produit des crétins.

En 1934, les avocats Habib Bourguiba, Bahri Guiga et Tahar Sfax créent à Ksar el Al le Néodestour. Ils ont été formés à l'école socialiste française. Ils sont nationalistes, laïques mais rejettent le pan arabisme, normal il se mettent toujours du côté des plus forts , c’est le destin des collabos  , les socialistes français ont été  les pires criminels  de l’empire français , s’entendre avec eux , ou siéger avec eux  à l’internationale socialiste , l’internationale sioniste plutôt , c’est comme si  CHEIK YASSINE se serait mis en ménage avec  GOLDA MAIER , ou épousé  la fille du boucher SHARON.

Les fonds sont apportés par Mohammed Chenikh, un riche homme d'affaires. L'organisation rappelle les partis extrémistes (PC ou fascistes) avec hymnes et armes.

Habib Bourguiba encadre 400 cellules et 100 000 militants/adhérents, contre 10 000 et 67 pour le Destour , ces chiffres  sont à vérifier , je suis certains qu’à cette époque les partisans de la ligne YOUSSFISTES étaient les plus nombreux. Il devient l'interlocuteur privilégié et Léon Blum le reçoit, pas étonnant un opportuniste  se doit  de s’entendre avec un autre , déjà la récupération sioniste commence à pointer son blair , BLUM fut l’artisan du colonialisme sioniste en terre sainte de Palestine  , à travers la puissance française il avait toujours servi efficacement les intérêts sionistes , aujourd’hui ses héritiers STRAUSS KAHN et CIE  pérennisent son œuvre criminelle , et ben Ali l’ignominie  de son gourou  Bourguiba, mais sur l’essentiel ils se retrouvent , l’un trahit la France au service du sionisme , et l’autre la Tunisie , vénalement  pour la gloire de SION.

Bourguiba le mégalo  présente ses revendications au ministre des colonies, Louis Viennot : arrêt des spoliations et abolition du tiers colonial pour les fellahs, il fallait laisser quelque chose à spolier, un os à ranger pour ses tueurs du parti unique. Malgré leurs idéaux socialistes, Viennot et Bourguiba n'arrivent pas à s'entendre : " La France ne saurait abandonner sa possession tunisienne. " Pendant ce temps les mineurs de Metlaoui se révoltent.

Lors de son congrès de novembre 1937, le Néodestour rassemble 700 délégués. Salah Ben Youssef, rejetant le dialogue avec les Français, s'opposent aux modérés (les collabos et les traîtres) qui en sont partisans.

Le renvoi d'Abdallah Belhaouanne, professeur au lycée Saddiki, déclenche une grève générale et accentue les divergences. Les chefs du Néodestour sont emprisonnés. Lors de la condamnation de deux nationalistes, les Tunisiens jettent des pierres et tuent un gendarme. Vingt manifestants sont victimes de la répression.

Le Néodestour est dissous, les locaux saisis et 2 500 militants arrêtés, l'état d'exception est décrété.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands, qui occupent la Tunisie, libèrent Bourguiba qui rencontre Mussolini à Rome. Mais en mai 1943, les Alliés débarquent à Tunis et le maréchal Juin réinstalle le protectorat.

En 1950, le Résident Général Louis Périllier déclare : " La Tunisie est un petit pays qui ne peut pas se passer du concours de la France. Mais la France peut se passer aujourd’hui du concours de la Tunisie, alors  qu’attend t-elle pour nous foutre la paix et arrêter de servir la soupe à la dictature ?

Quant au maréchal Jean de Hautecloque, il tombe dans la vulgarité en déclarant au Président Auriol : " Jusqu'ici, monsieur le Président, nous avons bandé mou, maintenant il nous faut bander dur. C’est l’ancêtre et la référence  du bande mou SARKOSY ,  Sauf que SARKO est mille fois plus  cocu au propre comme au figuré , pourtant il faut vraiment avoir faim ou être aveugle  pour  pervertir  et débaucher  sa vieille peau de  femme .


Mises en place quatre siècles plus tôt par François Ier et Soliman le Magnifique.
Le fardeau de l'homme blanc, p.163.



L'INDEPENDANCE


Bourguiba, coiffé d'un fez rouge,quel roublard ce barge  reprend la lutte en 1952 , le mot lutte est un peu trop gros , il vaut mieux dire marchandage , les fellagas et  les chefs FLN eux se battaient , Bourguiba ne pouvait vivre sans sa masseuse et sa manucure , ceux qui se battaient en Tunisie ce sont les Zeytounis , les Hémama , les Zlass et les M’rezigue. Il est interné sur l'îlot de Magali. Un an plus tard, les Français entament les négociations. Mendès France arrive au pouvoir et se rend à Tunis en juin 1954, après un accord top secret pour que le colonialisme français perdure en Tunisie sous d’autres formes, selon les principes sionistes de la terre brûlée, et pour cela il fallait liquider les vrais patriote, radicalement tunisien et arabe comme  le martyr SALAH BEN YOUSSEF. Edgar Faure poursuit les négociations et en 1955 l'autonomie interne est accordée.

A son retour de captivité, Bourguiba est accueilli en triomphe… à cheval, car il a prit des cours d'équitation !Quel roublard , des cours d’équitation , de tennis  , de théâtre  et de cirque et il les a tous roulé dans la farine , vraiment des fois le populo est plus salaud que le bourreau , depuis   cette culture de la flagornerie   est devenue une des plus grandes spécialités des tunisiens , qui applaudissent n’importe qui et n’importe quoi  , MITGAREB ITTARAGI et ABOU MIERDA  KHOMEINY …

Des divergences apparaissent au sein du Néodestour. Les extrémistes (les patriotes, les vrais) sont menés par Salah ben Youssef, mais Bourguiba veut conserver de bonnes relations avec la France. C'est d'ailleurs l'armée française qui l'aidera à mater (à assassiner) les extrémistes (les vrais patriotes) d’ailleurs  cette putain plus ou moins respectueuses  depuis lors, en passant par GAFSA et jusqu’à ce jour, elle est  l’unique assurance de la dictature tunisienne.

L'indépendance complète est accordée en mai 1956, l'Histoire de la Tunisie moderne (asservie, dépendante  et violée) commence…


(93) Le fardeau de l'homme blanc, p.230. (94) Ibid. p. 252.

 

Ce qui suit c’est l’histoire qu’on nous « injecte » à l’école, elle est écrite par les vainqueurs, mais la génération de ma petite sœur  a déjà fini de bouffer sa vache enragée, et on verra ce qu’on verra, je préfère être à ma place qu’à celle des clans de la dictature tunisienne.

 

 

 

Le protectorat français
En 1883, après avoir maté un soulèvement de tribus, les français confient l'organisation de la conquête au résident Paul Cambon. Devenu résident général en 1885, Cambon place aux côtés du bey et de son Premier ministre un secrétaire général chargé de contrôler leurs décisions et remplace les ministres tunisiens par des directeurs techniques français. Ses successeurs continuent son œuvre de «francisation» de la Tunisie.

Après une période d'administration militaire (1883-1884), des contrôleurs civils venus d'Algérie se substituent aux caïds locaux. Le développement économique a pour conséquence la formation d'une bourgeoisie réformiste et la montée du nationalisme. Exclus de la gestion des affaires de leur pays, les Tunisiens commencent à réclamer leur indépendance. En 1907, Ali Bach Hamba et Hedi Sfar créent le groupe des Jeunes Tunisiens. En 1911, une émeute déclenchée à Tunis au moment de la guerre italo-turque donne le point de départ d'un mouvement d'opposition organisé, mais celui-ci fait aussitôt l'objet d'une très dure répression. Le mouvement des Jeunes Tunisiens ne pourra réapparaître qu'après 1918.

Après  la premiére guerre mondiale, la quête de libération, animée d'abord par les destouriens, ensuite par les néodestouriens, gagne en détermination. La création, en 1920, du Destour relance le mouvement nationaliste. Le mouvement est touché par l'arrestation et l'exil, en 1925, des leaders de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT). Une dynamique nouvelle résulte de l'orientation spécifiquement tunisienne, libérale et laïque donnée, en 1933, au Destour par Habib Bourguiba.

En 1934, la rupture se produit avec le Vieux Destour. Les chefs du Néo-Destour sont déportés dans le Sud, puis libérés, en 1936, par le gouvernement Léon Blum qui ouvre des négociations interrompues par la chute du ministère en juin 1937. Des incidents sanglants se produisent, en juillet 1937, et provoquent à nouveau l'arrestation des chefs du Néo-Destour et, en 1938, la proclamation de l'état de siège  

La marche vers l'indépendance
La seconde guerre mondiale interrompt à peine l'action des nationalistes; dès la fin des années 1940, le mouvement prend de l'ampleur. Pour avoir tenté de canaliser à son profit les idées nationalistes, Moncef bey est déposé après la campagne de Tunisie qui met fin à l'occupation allemande du pays (novembre 1942 à mai 1943). Il est remplacé par Lamine bey.

En 1947, Habib Bourguiba participe à la création du Comité de libération du Maghreb au Caire et favorise en 1948 la constitution de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). En août 1950, le bey forme un gouvernement auquel participe le secrétaire général du Néo-Destour. Habib Bourguiba présente un programme invitant la France à lâcher prise. Les nationalistes s'élèvent vivement contre l'affirmation, le 15 décembre 1951, par le gouvernement français «du caractère définitif du lien qui réunit la Tunisie à la France»; face aux atermoiements de Paris, Bourguiba se résout à la confrontation et encourage la résistance armée. Il est une nouvelle fois arrêté en janvier 1952, alors que les nationalistes ont commencé la lutte armée.

En 1954, les choses changent brusquement avec l'arrivée de Pierre Mendès France à la présidence du Conseil : la France consent à négocier avec les nationalistes. Dans un discours prononcé à Carthage, le 31 juillet 1954, Mendès France s'engage à accorder l'autonomie interne; celle-ci fait l'objet des conventions signées, le 3 juin 1955, avec le gouvernement Tahar ben Ammar. Le 20 mars 1956, un protocole abolit le traité du Bardo et reconnaît l'indépendance de la Régence. Le Néo-Destour obtient 95 % des suffrages aux élections d'avril 1956. Devenu chef du gouvernement, Habib Bourguiba brise l'opposition de Salah ben Youssef (1956-1957), écarte Lamine bey et, le 25 juillet 1957, proclame la République tunisienne dont il devient le premier président.  
Thèmes associés

La Tunisie indépendante
Bourguiba met sur pied un régime qui se veut à la fois moderniste (laïcisation de l'enseignement, promulgation du Code du statut personnel avec interdiction de la polygamie et déclaration de l'égalité entre les hommes et les femmes...), libéral (reconnaissance des libertés fondamentales) et socialiste (réforme agraire, développement planifié).

Les relations avec la France sont tout d'abord difficiles comme le révèle, en 1961, l'affaire de Bizerte - dernière base militaire française en Tunisie - qui est finalement évacuée par les troupes françaises, le 15 décembre 1963. Néanmoins, passé les premiers temps de l'indépendance, sa politique suscite la montée des mécontentements. Une nouvelle série de nationalisations de terres de colons en 1964 provoque la suspension de l'aide financière. En septembre 1964, le dinar doit être fortement dévalué.

Réélu président le 8 novembre, Habib Bourguiba est critiqué par les pays arabes pour ses positions modérées envers israeil. Les relations diplomatiques avec l'Egypte sont rompues en octobre 1967, puis avec la Syrie en mai 1968. La détérioration des rapports entre le Parti socialiste destourien (PSD) et l'UGTT aboutit à l'arrestation et à la condamnation, en janvier 1966, d'Habib Achour (1913- - 1999), secrétaire général du syndicat. Le projet d'accélération de la réforme agraire provoque un mécontentement généralisé. En novembre 1969, le Premier ministre Ahmed Ben Salah est déchu et exclu du parti.

Après la réélection de Bourguiba, le 2 novembre 1969, le Premier ministre Baghi Ladgham met fin à la réforme agraire, augmente les salaires des ouvriers et abaisse les prix. Habib Achour retrouve ses fonctions de secrétaire général de l'UGTT. A partir de 1970, la Tunisie se rapproche de nouveau des pays arabes. (Fidèle à ses engagements envers le peuple palestinien, la Tunisie sera une terre d'accueil pour les dirigeants de l'OLP de 1982 à 1993). En mai 1970, Ahmed Ben Salah est condamné à dix ans de travaux forcés. En juin, Hedi Nouira est nommé à la tête du gouvernement.

Au congrès d'octobre 1971, les libéraux l'emportent mais sont écartés du bureau politique. Leur dirigeant, le ministre de l'Intérieur Mestiri, est exclu du parti en janvier 1972. En janvier 1974, Habib Bourguiba et le colonel Kadhafi décident de fusionner la Tunisie et la Libye. Le projet est annulé en mars, et le ministre des Affaires étrangères Masmoudi est écarté du gouvernement. L'agitation étudiante quasi permanente est sévèrement réprimée en avril 1974. Le congrès du PSD abandonne, en septembre, la ligne libérale. Elu président à vie du PSD, Habib Bourguiba fait exclure les opposants et adopter le système du parti unique. Réélu le 3 novembre 1974, il est élu, en mars 1975, chef de l'Etat à vie. Mais les crises, dès lors, se succèdent.  

Pour enrayer l'agitation sociale engendrée par la crise économique, le gouvernement, l'UGTT et le patronat signent, en janvier 1977, un pacte sans grands effets. L'UGTT déclenche, le 26 janvier 1978, une grève générale qui dégénère en une émeute, brutalement réprimée par l'armée. Les principaux responsables du syndicat sont arrêtés et Habib Achour est condamné à dix ans de travaux forcés; il sera gracié en 1979 et assigné à résidence. En avril 1980, Mohammed M'Zali est nommé Premier ministre et secrétaire général du PSD. Les dirigeants de l'UGTT et les membres du Mouvement d'unité populaire (MUP) condamnés sont amnistiés (à l'exception de Ben Salah) en 1981. Au congrès du PSD d'avril 1981, Bourguiba affirme les droits des syndicats à l'autonomie et annonce une évolution vers le multipartisme.

Le 1 er  novembre, le Front national, constitué entre le PSD et l'UGTT, obtient la totalité des sièges et, le 8 novembre, Mohammed M'Zali est confirmé dans ses fonctions.  
 Le multipartisme est instauré en novembre 1983. La hausse du prix des produits de première nécessité provoque, début 1984, de graves émeutes. Bourguiba annule les hausses pour restaurer le calme. En décembre 1984, Habib Achour redevient secrétaire général de l'UGTT. La répression s'abat en 1985 sur l'UGTT. En 1987, deux militants du Mouvement de la tendance islamique (MTI) sont condamnés à mort.

L'après-Bourguiba
Déclaré «médicalement empêché», le président Bourguiba est destitué, le 7 novembre 1987, et remplacé par le général Zine el-Abidine Ben Ali, nommé un mois plus tôt Premier ministre. Doté de nouvelles structures, le PSD devient le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et un processus de renouvellement des dirigeants est engagé.

La Constitution abolit les dispositions relatives à la présidence de la République à vie et des mesures d'amnistie sélectives sont prises. Le 2 avril 1989, Ben Ali, candidat unique, est élu président de la République et le RCD obtient la quasi-totalité des sièges à l'Assemblée nationale. De graves incidents se produisent, le 8 mai 1991, sur le campus universitaire de Tunis: deux étudiants sont tués.

Le 22 mai, un projet de complot de l'organisation islamiste Ennahda, visant à assassiner le président Ben Ali, est découvert. Cinq auteurs de l'attaque sanglante (17 février) contre un local du RCD en plein centre de Tunis sont exécutés le 9 octobre. Plusieurs milliers d'islamistes sont arrêtés en 1991-1992. En juin 1992, la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) est dissoute. 279 islamistes sont jugés au cours de deux procès, en juillet-août, pour le complot découvert en 1991: les principaux dirigeants d'Ennahda, dont certains sont en fuite, sont condamnés à la prison à perpétuité. Cependant, la libéralisation de l'économie et les efforts en faveur du développement économique se poursuivent.  

Reconduit dans son mandat pour cinq ans en 1994, le président Ben Ali a renforcé son emprise sur l'Etat et continue à répondre à la montée islamiste par une implacable répression. La modification du code électoral a permis aux partis d'opposition de siéger à l'Assemblée, mais aux élections municipales de 1995 l'opposition n'a obtenu, dans l'ensemble du pays, que 6 sièges sur 4090.  

Enfin, bien que les autorités officielles de l'Etat tunisien affirment l'attachement du président Ben Ali «à l'indépendance de la justice et au respect des principes de l'état de droit, des valeurs des droits de l'homme et des conventions et accords internationaux y afférant», de nombreuses organisations internationales dénoncent des «violations graves et systématiques des droits de l'homme et des libertés fondamentales». Ainsi, les journalistes ou intellectuels qui émettent des critiques à l'égard du régime sont immédiatement poursuivis pour «diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler l'ordre public» et «diffamation des corps constitués». Dans son rapport annuel sur la liberté de la presse dans le monde, au chapitre «Tunisie», l'organisation Reporters sans frontières note d'ailleurs : «La censure est un élément fondamental de l'Etat policier mis en place par le président Ben Ali. Toute information susceptible de constituer une critique du régime est, de faite, interdite, même dans les secteurs qui semblent éloignés des enjeux du pouvoir. Le verrouillage du système est fondé sur la peur et la corruption.»

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Instruction publique.

Avant le protectorat français, la Tunisie possédait, dans ses principales villes, quelques écoles où les enfants apprenaient à lire et à réciter les versets du Koran.

Depuis, pour satisfaire aux besoins moraux et intellectuels des nombreux colons européens répartis sur le littoral comme dans l'intérieur de la Tunisie; une direction de l'enseignement public a été instituée;

M Machuel qui en est chargé a couvert la régence d'un réseau d'écoles franco-arabes près desquelles se sont élevées des écoles libres et congréganistes

Voici maintenant comment l'enseignement est donné à Tunis :

Enseignement musulman. — 450 élèves adultes reçoivent, à Djama-Zitouna, de 44 professeurs, l'enseignement du droit musulman et de la grammaire supérieure.

Collège Sadiki ou Mdersa-Sadekia, près du quartier franc, fondé, en 1875, par Kheir-ed-Dih, qui lui constitua une rente de 230,000 piastres, 138,000 francs ; l'enseignement absolument gratuit, donné par 4 professeurs européens et 22 professeurs musulmans, à 150 élèves, 30 internes, comporte l'élude du Koran, des lettres, des sciences et des langues arabe, turque, française et italienne.

Enseignement français. — Collège Saint-Charles; c'est le collège Saint-Louis de Carthage transporté à Tunis, derrière la nouvelle église. Fondé par M" Lavigerie, il est dirigé par le R. P. Dansbourg et compte 240 élèves. — École des frères des écoles chrétiennes, dans le quartier Sidi-Mordjani. — École des sœurs. — Pensionnat des Dames de Sion.— École de l'alliance israélite pour les garçons, fondée en 1878, sous la protection de la France. — Même école pour les filles. — Enfin, collège italien et collège anglais, et institutions italienne et anglaise pour les filles.

L'Alliance française, qui a pour but de faire connaître et aimer notre langue chez les indigènes soumis à notre protectorat, dans des contrées encore barbares, afin de faciliter les relations sociales et les rapports commerciaux, a pour moyen d'action : la fondation d'écoles, des subventions accordées aux écoles qui existent déjà, l'introduction de cours français dans les écoles qui en sont dépourvues, la création d écoles normales spéciales destinées à former des maîtres, etc. La section de la Tunisie dont la création est due à l'initiative de M. Machuel, vice-président, directeur de l'enseignement, a eu pour président M. Cambon, notre ancien ministre résident, qui a puissamment aidé M. Machuel dès la création d'une œuvre dont l'utilité n'échappera à personne :

collège Alaoui ou école normale supérieure, école annexe du collège Sadiki, écoles primaires musulmanes, cours supérieur de français, cours d'adultes, cours d'arabe, voici ce que la Tunisie doit à MM. Cambon et Machuel.

Une Société carthaginoise pour la propagation des études historiques, géographiques et archéologiques, vient d'être fondée.

Une direction des antiquités et beaux-arts, confiée à M. de la Blanchère, est de création récente. Le musée et la bibliothèque sont réunis au collège Alaoui, au-dessus de Bab-Dzira.

Tunis compte une section du Club alpin français : c'est la section de Carthage.

 

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