Doit-on établir un lien entre les manifestations islamistes qui ont secoué le Liban le 5 février 2006 et la montée de l’islamisme militant en Egypte, en Palestine, en Irak et en Syrie ? L’affaire des caricatures scandinaves de Mahomet serait-elle une occasion de plus pour les mouvements islamistes pour marquer leur territoire et asseoir leur légitimité acquise par les urnes (Frères Musulmans en Egypte, Hamas en Palestine, divers mouvements salafistes à travers le monde arabe) ou par le djihad (en Irak notamment) ?
Au Liban, la société n’échappe pas à l’influence grandissante des Islamistes que l’occupation syrienne pouvait contenir et surtout manipuler. Certes, il y a le Hezbollah, mouvement satellisé par l’Iran révolutionnaire qui entretient le militantisme de la communauté chiite libanaise, alliée à la minorité chiite alaouite au pouvoir en Syrie. Mais, c’est maintenant le militantisme salafiste et wahhabite qui se déclare ouvertement au Liban d’où serait parti au moins un des kamikazes du 11 Septembre 2001 et d’où partent des dizaines de djihadistes vers l’Irak. La manifestation du 6 février 2006 était conduite par des oulémas issus des zones à forte connotation islamiste, notamment de Déniyé au nord du Liban fief des mouvements responsables, la veille du 11 Septembre 2001, d’attaques sanglantes à caractère confessionnel contre l’Armée libanaise. Les forces de sécurité, contrôlées par la majorité parlementaire du groupe Hariri, n’ont pas pu éviter ce qu’on tient à qualifier pudiquement de dérapages dont ont été victimes les habitants de la zone chrétienne de Beyrouth dans leurs intérêts et leurs lieux de culte. Ce sont cette fois les victimes qui se sont défendues, en évitant l’affrontement. Ces évènements nous obligent à nous interroger sur l’incapacité des dirigeants musulmans dont la légitimité demeure imparfaite (ne serait-ce qu’à cause des imperfections de la loi électorale qui leur a permis de constituer une majorité parlementaire), à gouverner des masses islamisées et perméables à toutes sortes de provocations extérieures. Le scénario libanais paraît des plus classiques. Il est proche du scénario égyptien pour se limiter à cet exemple, avec un pouvoir pour le moins contestable et une progression lente mais sûre des Frères musulmans. Le pouvoir égyptien est appuyé par les Etats-Unis qui n’appuient pas moins une démocratie favorable à la rue islamisée. Cela devrait-il leur permettre d’éviter un scénario à la saoudienne, où la contestation du pouvoir familial pro-américain illégitime a conduit à l’émergence d’al-Qaëda ? Rien n’est moins sûr.
En tout cas, l’arrivée au pouvoir dans le monde arabo-musulman, par les voies démocratiques, d’idéologies radicales ne semble pas effrayer particulièrement les Etats-Unis et la communauté internationale. On n’exclut pas d’ailleurs à Washington de traiter directement avec les mouvements islamistes les plus radicaux et qui seront portés au pouvoir par les voies démocratiques. Même le Hamas pourrait devenir un interlocuteur politique de Washington. On est loin du scénario algérien où l’arrivée du FIS par les mêmes voies démocratiques avaient débouché sur un coup d’Etat vite légitimé par la communauté internationale. Le renversement du pouvoir arabe laïc de Saddam Hussein, aussi peu fréquentable fût-il, aurait surtout permis la libération des idéologies islamistes en Irak. Cela risque-t-il de se reproduire en Syrie où les Frères musulmans, seul mouvement d’opposition organisé, sont à l’affût ? Pour les minorités religieuses au Moyen-Orient, le risque est évident puisque l’islamisation des sociétés arabes constitue en elle-même une menace pour leurs libertés. L’histoire récente et ancienne le montre bien. Mais les sociétés occidentales, ouvertes aux influences islamisantes, encourent elles aussi d’importants risques dans la situation actuelle, surtout qu’elles doivent apprendre à cohabiter avec des idéologies fondamentalistes dont la stratégie de pensée est totalement différente des leurs. Et c’est là où réside le cœur du problème.
Les proportions prises par la colère du monde musulman donnent évidemment crédit à l'avertissement lancé vendredi dernier par le président egyptien Hosni Moubarrak : "s'attaquer à l'Islam peut menacer la paix mondiale." Les débordements qui ont eu lieu dimanche à Beyrouth et samedi à Damas s'inscrivent toutefois dans un contexte bien plus précis que la croissance indéniable du courant islamiste. Au Liban, sur 200 manifestants arrêtés, plus de la moitié étaient syriens, ce qui semble manifester une poursuite de la stratégie syrienne classique de créer une crise entre chrétiens et musulmans libanais. Il s'agit au travers de ces destabilisations, d'adresser un double message à la communauté internationale : la mouvance islamiste anti-occidentale est présente en Syrie et au Liban et peut redevenir plus active. Seul un pouvoir fort est en mesure de contrôler la situation. Conséquence : obtenir l'acceptation par la communauté internationale du maintien d'un régime baathiste à Damas et dont l'influence régionale n'est pas contestée. A l'occasion du retour des ministres chiites au Conseil des ministres libanais, l'unité semble prévaloir sur ces déstabilisations. Toutefois le député druze Talal Arslan a tenté d'initier une escalade verbale accusant le Courant du futur sunnite d'être à l'origine des émeutes. Plus au sud, la victoire du Hamas lance de nouveaux défis aux acteurs régionaux, mais aussi à l'Europe et aux Etats-Unis. Il semble que les Etats Unis, Israel et l'Europe soient vite amenés à négocier avec le Hamas, une fois la focalisation médiatique passée, au moins pour éviter une récupération par l'Iran de la situation, au mieux pour se féliciter des vertus de la démocratie en cas de sérieuse amélioration de la situation. L'Egypte quant à elle a réussi à occuper un rôle diplomatique central et se satisfait d'un souvenir de grande époque, tandis que sa situation politique interne demeure difficile. Hormis la continuation de la lutte par Al Aqsa et le Jihad islamique, force est de constater que la victoire du Hamas a donné lieu à de nombreuses manifestations d'auto-satisfaction des parties concernées, que les premières annonces de l'évènement ne laissaient pas supposer.
Choc et colère suite au naufrage d'un ferry en Mer Rouge. • Remaniements au sein du PND : Hosni Moubarak demeure chef du comité politique, Jamal Moubarak devient Secrétaire Général assistant, une semaine après avoir déclaré ne pas avoir l'intention de se présenter à la prochaine présidentielle. Le SG demeure Safwat al Sherif. • Le Ghad sans gouvernance, en attente du jugement sur le différend entre le SG Gomaa et l'homme d'affaires wafdiste libéral Abdel Nour qui avait entrepris une fronde pendant la campagne éléctorale. Le pouvoir, suspecté d'être à l'origine de cette fronde contre les candidats d'opposition (emprisonnement également d'Ayman Nour) se serait toutefois largement trompé de cible, puisque les résultats ont donné 20% des sièges aux Frères musulmans et 5% au reste de l'opposition. La semaine dernière, Moubarak a réinsisté sur l'illégitimité des Frères musulmans. • Le Conseil aux affaires religieuses a conditionné l'autorisation du mariage des coptes à leur inscription sur les listes éléctorales, une mesure prise en vue de réduire leur passivité politique qui suscite des avis divisés.
Khaled Michaal, dans une conférence de presse avec le SG de la ligue arabe Amr Moussa déclare que le Hamas n'excluait pas la reconnaissance d'Israel si Israel reconnait les droits du peuple palestinien et se retire des territoires palestiniens, et a assururé sa volonté de coopérer, mais seulement si Israel satisfait ces conditions, considérant que la balle est dans le camp israélien. Le PM brittanique T.Blair a assuré que les Etats Unis coopéreraient sans aucun doute avec le Hamas si celui-ci reconnait Israel. • Suite à la victoire à la majorité absolue de la liste du Hamas, menée par Ismail Haniyeh au terme d'une élection démocratique, les branches Gaza, Cisjordanie et le bureau politique du Hamas sont réunis au Caire pour discuter de la formation du gouvernement. La premiere session Parlement a été annoncée pour le 16 fevrier. • Les partenaires internationaux menacent de couper leur aide si le Hamas ne renonce pas au terrorisme et ne reconnait pas Israel. Dans le dilemne entre sa résistance historique et son intégration internationale , le Hamas - après avoir brièvement cherché à dissoudre le problème en proposant une coalition gouvernementale au Fatah - joue la carte de l'apaisement : plusieurs de ses cadres ont répété que le mouvement respecterait les accords signés avec Israel, qu'il acceptait la négociation, n'entreprendrait pas d'actions militaires pendant son mandat et concentrerait toute son énergie sur les besoins internes du peuple palestinien, conformément à ses promesses de bonne gestion. Le Procureur général a depuis les résultats ouvert 27 instructions en matière de corruption, sur la disparition de 700 millions de $. La responsabilité présidentielle d'Abbas mise en cause par un éditorialiste. • Le Dr Mahmud al-Zahhar a déclaré que les Européens avaient garanti de reprendre contact dans quelques mois. Il est très probable en effet que les partenaires internationaux adopteront une position réaliste, afin de ne pas risquer un retournement du Hamas vers un soutien iranien. • Raid de l'armée israelienne en représaille à des tirs de roquette par des éléments des brigades d'Al Aqsa. • Le parti du Jihad islamique rejette un renouvellement de la trève.
Les éléctions législatives, suite à la dissolution de la Knesset par décret présidentiel, auront lieu le 28 mars. • Le gouvernement israélien a donné son feu vert au transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne, et décidera par la suite mois par mois du versement de cette somme, correspondant essentiellement aux détaxes sur les produits importés transitant par Israël. Des responsables sécuritaires israéliens ont estimé que le non-versement de ces sommes risquait d’engendrer des tensions. Proposition israélienne de transférer les fonds à un mandataire, chargé d'effectuer les versements prescrits par le gouvernement du Hamas. • Le Conseil des implantations a réclamé la constitution d’une commission d’enquête officielle sur les « violences policières » lors de l'expulsion de la colonie sauvage d'Amona, qui a fait 200 blessés. La droite nationaliste a accusé le PM par intérim Ehud Olmert d'avoir agi dans un objectif électoral.
Interpellation du rédacteur en chef de l'hebdomadaire Shihane, pour avoir reproduit 3 caricatures du journal danois. Le roi Abdallah a appelé de Washington les adeptes des 3 religions à l'union au lieu d'exacerber les malentendus, pour lutter contre les formes multiples de l'extremisme. • Le Premier ministre, le Général Maarouf Bakjit à déclaré que les relations avec le Hamas dépendront de son projet gouvernemental. • Visite de Mahmoud Abbas, qui condamne les menaces de gel d'aide, doit voir Michaal en Egypte. • Le Premier ministre, en visite aux Etats Unis, devrait annoncer à son retour la formation d'un nouveau service de sécurité, lié au Parlement qui sera un laboratoire en matière de prise de décisions sécuritaires. Cette innovation semble s'inscrire dans un travail sur l'image du gouvernement Bakjit, qui a la semaine dernière changé le nom de la loi anti terroriste en loi de sécurité nationale. • Le chef de la branche jordanienne des Frères musulmans, l'ingénieur Azzam Al Huneidi, réclame une plus grande participation de son mouvement au pouvoir, et dénonce des gouvernements coupés du peuple, et n'exprimant pas sa dignité et ses besoins.
Emeute et destruction de l'ambassade danoise : 30 bléssés et 1 mort. Le ministre de l'Intérieur a présenté sa démission et tous les acteurs politiques libanais ont condamné. Arrestation de 76 syriens, 26 paletiniens, 36 libanais et 25 bédouins. • Lundi la rencontre et la conférence de presse Aoun-Nasrallah marque une polarisation Chiites + Aoun + Arslan contre Sunnites + Joumblat + Geagea, à l'occasion de la reprise du Conseil des ministres et de l'éléction partielle. L'alliance Hezbollah-Courant patriotique libre rassemble toutefois deux partis qui ont en commun une vision différente de l'orientation anti-syrienne. Un éditorial juge cette alliance logique, et estime qu'elle aurait du intervenir plus tôt. L'émergence d'un présidentiable apparait en filigrane de cette reconfiguration. Si Aoun et Nasrallah ont précisé ne pas s'allier dans un esprit d'opposition à la coalition du 14 mars, le député druze pro-syrien Talal Arslan a adopté une position beaucoup plus confrontative, en accusant le Courant du futur d'être responsable des émeutes. • Bombardement du secteur de Chebaa par l'armée israélienne en représailles à une attaque du Hezbollah. • Série de bombes à proximité des checkpoints de l'armée. Les forces de sécurité constatent des activités suspectes croissantes, notamment autour du camp d'Ain al Hilwé à Saida, avec le retour de jihadistes d'Irak travaillant à la déstabilisation. • Fin du boycott du Conseil des ministres par les ministres chiites, satisfaits par la reconnaissance par le PM de la 'résistance nationale', mais toujours divisés entre leur participation au gouvernement et leurs alliés régionaux • Saad Hariri reçu à la Maison Blanche, qui garantit son soutien contre les intimidations syriennes. • Election partielle : Geagea soutenu par Hariri Jumblatt, contre Aoun Nasrallah. • Siniora félicite Khaled Michaal de la victoire du Hamas et évoque une normalisation libano-palestinienne. Un éditorial de Ghassan Tueni enjoint le Hezbollah de suivre l'exemple de l'engagement démocratique victorieux du Hamas et le renoncement à constituer un Etat dans l'Etat.
La région connaît actuellement une forte tension. Le transfert du dossier nucléaire au conseil de sécurité a suscité de vives réactions de l'Iran, et le dénouement de cette crise demeure incertain. L' Irak est en attente de la formation du nouveau gouvernement, retardé par les divisions chiites et l'entrée en scène d'un nouvel acteur politique sunnite qui réclame une participation substantielle au pouvoir. Le Pakistan et l'Inde sont toutefois en voie de régler leur différend concernant le Cashemire. Enfin, l'ensemble de la région a vivement réagi aux caricatures danoises. Les communautés chiites préparent les commémorations de Achoura, qui auront lieu jeudi. De nombreux éditoriaux dans la presse arabe ont à cette occasion évoqué les fêtes religieuses de leur jeunesse, et rappelé qu'elles associaient sans distinction les membres de toutes les communautés religieuses.
réouverture du dossier chypriote par la Turquie et manifestations grecques : le PM Erdogan et le MAE Gul ont dénoncé les blocages de l'administration grecque-chypriote et proposé une levée des embargos et une reprise des pourparlers. L'initiative turque a bien été acceuillie par la communauté internationale. • Révélations par deux de ses députés de la fortune du PM Erdogan, passée de 300.000 € en 2001 à 1,2 million et athmosphère de suspicion vis à vis de certaines lois économiques. • Sortie de la 'Vallée des loups' , plus grosse production historique du cinéma turc, sur la guerre en Irak. Le film adopte une position anti-américaine très extrème (des chirurgiens juifs y achèvent les prisonniers des prisons pour revendre leurs organes à New York, Londres ou Tel aviv) et devrait susciter certaines irritations internationales. • Manifestations sur l'affaire des caricatures.
Sac et incendie des ambassades danoise et norvégienne par des manifestants lancés par des prédicateurs. La Norvège et le Danemark se plaignent à l'ONU du manquement syrien à ses obligations de protection. Le Président Bush a déclaré tenir le gouvernement syrien pour responsable, de tels actes n'étant selon lui possibles en Syrie qu'avec un soutien du gouvernement. • Jeudi la police a empêché le déroulement d'une conférence de presse de l'association syrienne des droits de l'homme et des anciens détenus du printemps de Damas (Habib Issa, Riyad Seif, Fawaz Tello, Ma'moun Homsi et Walid Al Bani relâchés en janvier). D'autres - comme Aref Dalila - sont toujours détenus. • Azzam Al Huneidi, leader de la branche jordanienne de la confrérie, affirme avoir entrepris une médiation entre les Frères musulmans syriens et le gouvernement syrien, en vue de renforcer l'unité nationale, dans un contexte de déstabilisations. • Livraison par la russie de missiles de défense aérienne et visite du Chef d'Etat major russe.
consultations en vue de la formation du gouvernement. La configuration politique devrait demeurer inchangée : président kurde (J.Talabani), vice président sunnite (al Dulaimi), PM chiite (al Jafaari). • Division de la coalition chiite, dont les 4 partis principaux maintiennent leurs candidats: Ibrahim al Jafaari de Dawaa (PM sortant), Adel abdal Mahdi du SCIRI (vice Président), Nadim al Jabiri du Parti Fadila et Hussein al Chahrastani (vice président de l'Assemblée). Le Fadila et SCIRI ont demandé un report de la nomination d'une semaine. En dépit d'un légér avantage pour Jafaari, il semble que l'arbitrage reviendrait aux 30 députés sadristes, d'où un report pour négociations. La coalition chiite, en dépit de ses divisions, a un intérêt direct à ne pas se diviser, ce qui pourrait provoquer une perte de sa majorité. Moktada Sadr a effectué une visite en Iran et en Syrie. • Le SG du Parti Islamique Tarek al Hachemi nie tenter de rassembler une alliance avec Iyad Alawi, les kurdes et le front d'accord sunnite d'Adnane al Dulaimi pour aligner 88 députés contre le bloc parlementaire chiite. Les mouvements politiques sunnites s'insurgent contre les prisons du ministère de l'Intérieur et demandent la purge de cette institution des milices chiites, sous peine d'appeler à la désobéissance civile. Le Front d'accord sunnite a accepté de participer aux négociations sur la formation du gouvernement suite au sondage de son éléctorat, mais ne participera au gouvernement que si il obtient une participation plus que symbolique. • Un leader du Front tribal sunnite, formé il y a deux semaines à Ramadi entre les principales tribus d'Anbar et qui a conclu un pacte d'honneur avec le Ministre de la Défense Saadoun al Duleimi, a déclaré que le Front assurait le contrôle des frontières avec la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite, et que 85% des implantations terroristes avaient été démantelées, donnant lieu à 300 arrestations. Les premiers interrogatoires menés par le comité tribal à Ramadi attesteraient l'implication des services des pays voisins dans la déstabilisation de la situation irakienne. Il a appellé les troupes américaines à ne pas interférer dans ces opérations. • Difficile reprise du procès de Saddam Hussein : boycott de la défense contre le nouveau juge, audition de témoins • Les religieux de Falloujah appellent à une intervention internationale pour stopper les attaques américaines. Le Conseil de Basra condamne les provocations et les arrestations injustifiées par les forces brittaniques. Recrudescence de la contrebande, et de la circulation d'explosifs et d'armes dans la région de Basra, à la frontière iranienne. • Continuation des violences, cas de grippe aviaire au Kurdistan.
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA vote le renvoi du dossier iranien au Conseil de sécurité, après accord de ses 5 membres. Celui-ci ne prendra toutefois aucune mesure avant le rapport de l'AIEA,. Le nouvelle résolution a été vivement contestée par le gouvernement iranien qui a dénoncé une décision politique, et a déclaré qu'il défendrait ses droits légitimes à utiliser de manière pacifique l'énergie nucléaire L'Iran a en outre interrupu sa coopération avec l'Agence et repris de ses recherches nucléaires. L'Iran a menacé de baisser sa production pétrolière et d'entraver Ormuz en cas de sanctions. Un éditorial dénonce une stratégie double des occidentaux, illustrée par la réunion simultanée la semaine dern!ère de l'UE à Bruxelles (la carotte) et des 5 membres permanents à Londres (le bâton). • Piste brittanique invoquée dans les attentats d'Ahvaz (Khouzistan), qui auraient pu viser Ahmadinejad mardi dernier. .• Mise en service d'un second radar à Chiraz. Exercices bassijis de défense urbaine au Khouzistan. • Fermeture de la frontière turque pour cause de grippe aviaire .• Un éditorial du Aftab e Yazd met en garde la diplomatie iranienne de ne pas trop exprimer de joie quand à la victoire du Hamas, qui pourrait embarasser ce dernier : aucun des groupes victorieux supportés par l'Iran en Irak, Afghanistan, Bosnie n'ayant jamais fait primer les intérêts iraniens dans une alternative radicale avec l'alliance occidentale, plus offrante. • La commission parlementaire à la défense se plaint d'un budget annuel orienté sur l'économie au détriment du militaire et du social. Le Dr Reza Jalili commente le budget comme celui d'une économie rentière, où les revenus pétroliers sont conçus comme un moyen d'imposer l'Etat et non de servir les besoins de développement. • L'Iran poursuit sa coopération économique régionale, notamment avec le Tajikistan, le Pakistan et la Géorgie. Le Président du majlis invite son homologue omanais à la conférence sur l'intifada. • La Banque centrale iranienne aurait transféré une partie de ses accomptes des banques européennes vers l'Asie du sud-est. • Une nouvelle chaine TV subventionnée émet en arabe par satellite des enseignements religieux.
Le Président Moucharaf invite le Premier ministre indien à négocier sur le Cashemire, suite aux propositions indiennes de retrait de troupes. • Moucharaf défend le projet d'oléoduc avec l'Iran et l'Inde, comme un projet exclusivement économique. • Le PM Sawkat Aziz affirme le pacifisme du Pakistan, mais l'absence de compromis sur la dissuasion nécessaire à sa sécurité. • Mort du politicien Abdulwali Khan, un des dernier de la première génération de l'indépendance. Des délégations indienne et afghane, dont l'ancien président Rabbani, ont assisté aux funérailles à Pechawar. • Arrestations dans l'enquête sur l'attentat du bus piégé.
Les statistiques économiques annuelles manifestent une croissance générale dans la région, sauf au Maroc. Ces statistiques, largement reprises par les gouvernements, contredisent toutefois d'autres indicateurs sociaux plus inquiétants, comme le chômage des jeunes qui a provoqué des manifestations en Algérie. Si le processus mauritanien semble en bonne voie, malgré quelques retards techniques, la coopération régionale demeure entravée par les conflits du Sahara occidental et du Darfour, récemment réactivés. Le Maroc et l'Algérie livrent une bataille médiatico-diplomatique, tandis que le Tchad et le Soudan se sont affrontés par milices interposées. La Libye organise une médiation régionale sur ce dossier. Le Tchad est par ailleurs dans une position d'extrême faiblesse, suite au gel de ses avoirs dans le différend avec la Banque mondiale (désormais levé).
Le SG du PJD, Saadeddine El Othmani, effectuerait prochainement une visite aux Etats-Unis. Le PJD - via son association Attawid wa Islah - a récemment renouvellé sa position légitimiste, en s'opposant pour la première fois à la dérive d'Al Adl wa Ihsane, dont les militants diffusent activement la prédiction du cheikh Yacine d'un soulèvement populaire salvateur pour 2006. Le refus de participer au jeu politique et la paralysie de l'association depuis la libération de Yacine en 99 a conduit au départ de nombreux cadres et au ralliement des universités au courant légitimiste du PJD. • Reconfiguration de la gauche : Mohammed Aujjar et Abdelkarim Benatiq ont démissionné du RNI et de l'USFP et annoncé (séparément) leur intention de créer un grand parti de nouvelle gauche , contre la gestion politicienne des pointures des partis traditionnels. Le RNI pourrait se trouver très affaibli par cette scission, dans la mesure où son leader Ahmed Osman a provoqué récemment la grève de tout son groupe parlementaire en proposant sans les consulter une alliance au PJD. Le pouvoir n'a pas encore réagi à cette reconfiguration. • Tournée du PM en Amérique latine, lobbying sur le dossier du Sahara. L'Espagne renvoie 213 clandestins, et la visite de Zapatero à Sebta-Melilia percue comme une provocation. • Augmentation du déficit commercial de 22,3 %. et croissance négative selon un rapport ONU • Un éditorial remarque l'apparition d'un nouveau métier de rue : de jeunes gens à Tanger font traverser les rues innondées aux piétons sur leur dos pour quelques pièces. Les pluies ont provoqué l'effondrement de nombreuses maisons. Selon le gouvernement, un demi million de marocains vivent dans des habitations à risque.
Madani Mozraf, le chef'de l'Armée islamique du salut (dissoute et interdite) a annoncé l''intention de plusieurs membres de participer aux élections législatives de 2007., précisant que cette participation pourrait se faire sur une liste commune avec le FLN ou avec tout autre parti partageant les valeurs de l'Armée islamique - meme non conservateur ou islaimiste . La charte de réconciliation approuvée par référundum en septembre stipule toutefois l'exclusion totale de la sphère politique des mouvements appelant au Jihad. L'AIS entretient une ambiguité à cet égard, annoncant un changement de méthodes de lutte mais insistant sur le fait que les objectifs restaient les mêmes que pendant les années 1990. • Le Front des forces socialistes s’oppose au renouvellement partiel du Sénat, prévu pour le 23 février en Kabylie. • Arrêt de la diffusion de Star academy par la TV publique suite aux protestations des Frères musulmans. • Le GSPC confirme la mort la semaine derniere d'Ahmed Zerabib - Abu al Bara. • Contrats gaziers avec le Liban, la France, la Turquie, la Chine. Reprise des négociations d'adhésion à l'OMC prévue pour mars. • Le gouvernement se félicite de la croissance et de la réduction de la dette. Rapport ONU sur la hausse de la criminalité, et manifestations des diplômés-chômeurs contre la proposition du gouvernement d'embauche dans les toilettes publiques. • Condamnation des caricatures et soutien à la position iranienne. VIsite du Président Lula, coopération avec la Mauritanie. • Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui appelle la communauté internationale à sanctionner le Maroc. • Démantèlement d'un réseau d'émigration clandestine.
Le SG du Parti progressiste démocratique Ahmad Najib al Shabi a renié son passé gauchiste, démissionné de son parti et a prété allégeance au Guide suprème de la confrérie des Frères musulmans, Mohammed Mahdi Akef, en présence de plusieurs membres du parti de la Nahda, de Rachid al Ghanoussi (exilé à Londres). Le Président Ben Ali libéralise et subventionne les partis et journaux d'opposition légaliste, satisfaisant ainsi les revendications de la coalition informelle libéraux + gauche instituée en octobre à l'occasion de la grève de la faim de plusieurs leaders. Cette décision du Président intervient après que le leader du PC ait renié son alliance avec les islamistes, dont il avait pourtant bénéficié des voix en 2004. • Visite d'un représentant du State Department américain au ministre de l'intérieur. Diverses positions du Président Ben Ali sur la nécessité de la lutte anti-terroriste, contre l'extremisme, et pour la protection des symboles religieux. Réformes économiques : assouplissement procédural pour les entreprises individuelles et projets de contrôle de la gestion des services publics. Le gouvernement invoque des statistiques économiques positives. • Le journal de la Nahda (opposition islamique à l'étranger) condamne très fermement les caricatures danoises.
Annonce d'un report des élections de 2 semaines. Le MAE mauritanien Ahmad ould Sidi Ahmad a rappelé vendredi au Middle east Institute de Washington l'attachement du gouvernement militaire à la tenue d'élection transparentes, lequelles nécessiteront une assistance technique internationale. Il a promis que les militaires regagneraient leurs casernes au plus tard en mars 2007 et a rappelé - à titre de garanties - qu'aucun des membres du gouvernement transitoire ne sera candidat ou ne pourra en soutenir de candidat dans le procesus éléctoral, qui implique 33 partis autorisés et a été organisé apres consultation de 15 partenaires politiques, dont 2 femmes, qui a notamment décidé d'une présidence de 5 ans renouvellable une fois. Les regles de candidature n'ont pas ete encore fixees, donc on ignore si l'ancien Président pourra se présenter. • Politique de réouverture régionale du Président Vall : visite du Président sénégalais (détente) et malais, accord d'approvisionnement pétrolier avec la Guinée, préparation d'un sommet bilatéral avec l'Algérie en mars. Coopération avec le FAO pour le développement rural. • Tensions avec une firme australienne, sur la révocation par la Mauritanie d'un contrat conclu à perte par l'ancien ministre de l'énergie Ould Hamida, arrêté le 17 janvier pour corruption.
Procès des Freres musulmans reporté au 18 mars • manifestations à l'ambassade danoise • arrestation de 550 clandestins • Plusieurs ONG soulignent la situation des droits de l'homme en Libye, et dénoncent l'assassinat du journaliste Ghazal, alors que les pétroliers américains reviennent et la Libye attend d'être rayée de la liste des Etats terroristes. • Toutefois, la communauté internationale refuse le don de 10 Mds$ dans l'affaire des enfants sidéens. • Importante diplomatie africaine : mercredi réunion des présidents du Tchad, Soudan, Congo et Burkina Faso à Tripoli sur le conflit soudano-tchadien et le Darfour (dans la suite du sommet de l'UA la semaine dernière ou Kaddafi déclare 's'efforcer de convaincre le 1/3 des Arabes hors d'Afrique de rejoindre les 2/3 qui y sont'. • Développements des liens bilatéraux avec Taiwan, malgré les protestations chinoises. • Fidel Castro invite de Kaddafi au sommet des non alignés en mars à la Havane.
Tension à la frontière soudanaise : attaque de villages tchadiens par les milices soudano-tchadiennes du Darfour et tirs tchadiens, réunion à Tripoli en vue d'une détente. Attaque d'un poste gouvernemental par des rebelles du Nord. • Les députés votent le report des législatives et des présidentielles, la situation financière ne permettant pas d'organiser les élections. • Première rencontre Tchad-Banque mondiale en vue du règlement du différend sur la gestion des revenus pétroliers après le gel des avoirs tchadiens à Londres. • L'UA rejette la solution de l'extradition de l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré vers la Belgique, et institue une commission de juristes pour étudier les possibilités juridiques.
Les successions émiratie et koweitienne n'ont pas changé la façon d'exercer le pouvoir dans le Golfe, et la transparence et le consensualisme qu'elles ont manifesté répond plus à l'exigence de stabilité qu'à une volonté démocratique. Le contexte iranien demeure en filigranne, poussant chaque Etat à renouveller ses assurances américaines. Un élément clé est certainement l'entreprise de diversification diplomatique entreprise par le roi Abdallah d'Arabie saoudite, en visite toute la semaine en Asie. Dans ce contexte incertain, la colère contre les caricatures danoises a été canalisée, s'exprimant par des lois et des positions officielles. Le Golfe a ainsi présenté une lecture plus politisée de la crise, dénoncant une politique raciste de certains courants européens. Plusieurs éditoriaux ont insisté sur le fait que la publication émanait du journal exprimant la sensibilité du parti danois au pouvoir, et rappelant le scandale des mémoires de la reine Margaret en 2005, qui prennaient parti pour une lutte contre l'islamisation. A la lumière des affaires du voile dans plusieurs pays du Nord, on voit se dessiner la pratique empirique d'un 'contre-droit de regard' exercé par les pays du Sud, qui devient un paramètre important des relations internationales.
Ferme opposition du ministre saoudien du pétrole à toute réduction de la production, lors de la réunion extraordinaire de l'OPEP à Vienne. L'Arabie saoudite est le seul pays membre de l'OPEP à ne pas produire au maximum de ses capacités en contexte de prix élévés. La réduction avait été demandée - politiquement par l'Iran et le Vénézuela. Les seuils sont finalement restés inchangés. • Bilan de la tournée asiatique d'Abdallah : entente diplomatique générale avec la Chine, l'Inde, le Pakistan, accords énergétiques et techniques. • Arrestation de 57 jeunes dans un centre commercial de la Mecque, pour comportement indécent à l'égard des jeunes filles. Les centres commerciaux sont des lieux de relative tolérance comportementale en Arabie. • Opérations de secours en mer rouge, suite au naufrage du ferry egyptien. • Le doyen de la faculté d'informatique de l'Université du roi Saud constate que le web arabe ne représente que 1% des sites, alors que les arabes représentent 5% de la population mondiale. 6% de la population arabe fait usage d'internet - contre une moyenne mondiale de 14%, et un taux de 62% aux Etats Unis - et cet usage est surtout personnel et peu professionnel. Il explique qu'au delà de facteurs techniques, les cultures arabes réservent une place importante à l'interaction orale. • Déclinaison amusante de l'appel au boycott, parmi les SMS saoudiens : 'Le propriétaire de ce téléphone n'est pas un produit danois. SVP ne le boycottez pas.''
Le nouvel émir Sabah consulte pour choisir le nouveau Premier ministre. Le Prince Salem, chef de la Garde nationale qui s'est distingué comme un des principaux prétendants de la nouvelle génération princière, a affirmé qu'il n'y avait pas d'urgence à nommer un Prince héritier. La crise de succession qui a suivi le décès de l'émir Jabr le mois dernier a connu un dénoument consensuel, remarqué sur le plan international, qui a valu au Koweit de recevoir de nombreuses marques de sympathie internationale • Signature d'un contrat d'exportation de pétrole-gaz avec les Philippines. • Réaction générale aux caricatures danoises : les religieux koweitiens ont toutefois majoritairement condamné l'appel mercredi du Cheikh Nazem Mesbah à tuer toute personne parlant en de tels termes du Prophète.
Session extraordinaire du Parlement pour condamner les caricatures danoises : boycott et remise en cause des concessions portuaires. • Le roi prend des mesures en faveur de l'investissement, de la construction, et de la budgétisation des salaires des ministres, suivant une recommandation du Majlis. Cette ouverture sur les revendications de la majorité chiite défavorisée (chômage, crise du logement) manifeste une posture défensive dans le contexte iranien.
Renaturalisation de 266 membres de la tribu Al Murra - bannis il y a un an - sur pression du comité arabe des droits de l'homme. Le comité dénonce toujours l'article 11 du code de la nationalité (ancien article 15, devenu article 11 dans une réforme artificielle en 2005) qui stipule l'inégibilité pendant 10 ans de toute personne renaturalisée. • La diplomatie qatarie félicite le Hamas. • Boycott des produits danois.
Echange des lettres du traité de coopération judiciaire et d'extradition avec le Pakistan. • Importante opération humanitaire de l'ambassade en Irak, en coopération avec le Croissant rouge. • Délégation au Koweit. • Offres de coopération inter-arabe de la Police de Dubai.
Attente d'une prise de position sur l'évolution du dossier iranien. La semaine dernière, le Président du Majlis rappellait le soutien d'Oman au droit de l'Iran d'obtenir un nucléaire civil et appellait au renforcement des relations irano-omanaises. Le raidissement de la situation pourrait mettre Oman en porte à faux, entre ses manifestations de soutien à son partenaire iranien et ses alliances internationales et régionales (USA, GCC), surtout depuis l'évocation indirecte par un député iranien de la possibilité d'un blocus sur Ormuz.
Arrestation et relaxe du SG de la Ligue des fils du Yémen. • Le Président Saleh tente d'attirer des investissements étrangers pour intégrer les nouvelles générations arrivant sur le marché du travail : promesse de fournir gratuitement un vaste terrain à tout projet d'une somme de 10 millions $, notamment dans les secteurs de la pêche, des minerais et des hydrocarbures. • Visite d'avocats américains aux familles de détenus de Guantanamo. • Evasion de 24 membres d'Al Qaeda de la prison de Sanaa. • Fermeture du journal Al Huriyat al Ahliya pour republication des caricatures.
L'Afrique australe présente deux faces contradictoires. La semaine dernière, l'optimisme prévalait au lendemain du sommet du l'UA à Khartoum, qui avait mis en lumière les progrès en matière de coopération régionale. L'actualité de cette semaine a fait état des divisions qui demeurent, au travers des diverses violences qui ont eu lieu dans presque tous les états de la région : Soudan, Tchad, Ethiopie, Erythrée, Djibouti et Kenya. Des crises politiques - campagne ougandaise, scandale de corruption au Kenya - ont également perturbé l'actualité. Les principales avancées concernent le processus de reconstruction politique somalien, malgré les dangereuses divisions qu'il manifeste. Enfin, la sècheresse touche actuellement l'ensemble de la région et menace de conséquences alimentaires en Ethiopie et en Tanzanie.
Reprise des violences au Darfour : attaque de l'Armée de libératon du Sud (SLA) contre les forces soudanaises, et soutien croisé du Tchad et du Soudan à des raids de milices contre les points d'habitation. • La division flagrante au sommet de l'UA entre le vice Président sudiste Salva Kiir, et la Présidence nordiste conduit à l'échec de la candidature soudanaise à la Présidence biannuelle de l'organistation et fragilse la demande de levée des sanctions internationales du Président (qui a rappellé que malgré la réconciliation nationale les bailleurs n'ont pas changé leur position vav du Soudan). Un éditorial voit dans l'absence de soutien du vice Président une réponse directe à l'inaction du NIF et des autorités soudanaises dans la crise des réfugiés sudistes du Caire.
Manifestations et casses quotidiennes par le Front de libération Oromo à Addis Abeba, qui proteste depuis plusieurs mois conte les fraudes électorales. Arrestations massives d'étudiants suspects par les forces de sécurité. • L'Ethiopie interdit l'exportation du Teff, un mélange local de céréales, pour prévenir une disette face à la hausse générale des prix.
Offensive du Front Tigréen contre l'armée erythréenne : tentative de désenclavement de l'Ethiopie, et de prise d'influence indirecte sur le port de Djibouti.
Sécheresse des zones rurales. • Démantèlement de réseaux de contrebande (Balbala). • Assassinat d'un 3ème commercant yémenite et inaciton complaisante des autoriés : selon al Qods al Arabi, cet assassinat s'inscrit dans une opération de reconquête des marchés reflorissants par certains intérêts djiboutiens. • Affrontement entre la police et les manifestants contre les caricatures du Prophète. Le gouvernement annonce un boycott des produits danois.
Le Président de l'exécutif transitoire Abdilahi Youssouf Ahmed a annoncé la convocation du Parlement pour le 28 février. Formé en 2004, sa convocation avait été dernièrement suspendue suite à une tentative d'assassinat en novembre contre le Premier minisitre. Le Président a confirmé la fin des divergences entre l'exécutif et le législatif, notamment sur le siège du Parlement : le choix de la ville de Baidoa serait un compromis entre Mogadisco - où le Président du Parlement Charif Hassan bénéficie d'appuis - et Jowhar, siège de l'exécutif transitoire institué en 2004 après deux ans de négociations au Kenya. Le PM , qui a peu de chances de recevoir la confiance du Parlement a critiqué ce choix. Le Président et le chef du Parlement négocient toujours le partage des postes gouvernementaux. • L'UA a demandé la levée de l'embargo ONU sur les armes, condition du nécessaire à l'intervention de forces de maintien de la paix africaines destinée à sécuriser le processus politique. Les autorités du Somaliland ont vivement protesté. les autorités somaliennes ont sollicité l'appui du Senegal à mettre en place une force multinationale pour protéger les institutions du gouvernement de transition.
L'implication de plusieurs ministres et du vice-Président dans le scandale de l'Anglo leasing (marché des passeports sécurisés) fait exploser le NARC. Elu en 2002, en dénoncant la corruption de l'administration Moi sur l'affaire Goldberg, le NARC s'était vite divisé, entre le National Alliance of Kenya et le Liberal Democratic Party du Président Kibaki, qui s'était même allié au KANU de l'ancien Président jusqu'à l'echec du réferundum constitutionnel et la chute du gouvernement en octobre. Le clan Présidentiel s'est empréssé de désolidariser des ministres NAK impliqués, et a annoncé que le LDP ferait campagne seul aux élections de 2007. • La sécheresse au Nord provoque des tensions communautaires sur les zones de pâturages. Les zones des Turkana ont été incendiées par les Karamajong, en vue de les pousser à aller chercher des pâturages en Ouganda - où ils ont toutes les chances d'être rejettés et de se faire confisquer leur bétail. Au début du mois, 40 personnes ont été tuées à Lokamariyang et Kokoro lors d'affrontements entre les Turkana et les tribus éthiopiennes voisines. La région retrouve un niveau de tension inégalé depuis une décennie.
Campagne éléctorale en vue des présidentielles de février : Le Président sortant Y. Museveni, candidat du Mouvement de Résistance Nationale promet une politique de fermeté et un déploiment à la frontière de la RDC et du Kenya contre l'Armée de Résistance du seigneur de Joseph Kony Besigye et les rebelles Poko. Le SPLA-M sud soudanais ainsi que Rebecca Garang ont soutenu sa candidature. Son opposant principal, Kizza Besigye, du Changement Démocratique considère que la diabolisation de Khartoum et de la RDC vise à maquiller les problèmes internes posés par ces rebellions. Avec 20 partisans, il est en instance de jugement devant la justice civile pour sa résistance des dernières années. En novembre, plusieurs relaxes devaient être annoncées mais l'audience avait été reportée car l'armée assiégeait le tribunal pour cueillir les relaxés et les soumettre à la Cour martiale, qui s'est auto-saisie de leur cas. Lundi, la Cour constitutionnelle a estimé que la Cour martiale était incompétente. Cette dernière semble ignorer cette décision. D'autres formations présentent des candidats, tels le FDC et l'UPC (des scissions du MRN), ainsi que la Parti démocratique de John Ssebaana Kizito. • Les perturbations du niveau des eaux du Lac Victoria menacent la production hydroélectrique ougandaise (fermeture de deux centrales), et suscitent la colère des acteurs économiques contre les coupures. • Nouvel ambassadeur américain : Steven Browning.
Le Président Kikwete annonce la révison de la loi sur l'investissement dans un contexte de privatisation et d'ouverture aux IDE. Il critique la cupidité des politiques (demande d'augmentation des députés, usage d'un hélicoptere militiaire pour une aide humanitaire médiatisée par le Min de la Défense, dans son village). • La sécheresse menace la sécurité alimentaire et électrique. • Appel à une plus grande coopération dans la région des grands lacs, à l'occasion de la fin de la présidence tanzanienne du Conseil de sécurité de l'ONU.
4 diplomates comoriens d'un clan opposé au Président Azali se sont fait frauduleusement passer pour la délégation officielle au sommet de Khartoum, jusqu'à leur expulsion à l'arrivée de la vraie délégation. • Préparation présidentielles primaires. 4 candidats : le Colonel Halidy Charif (appui sur les iles autonomes), Me Ahmed Abdallaj Sambi dit 'ayatollah' (islamiste modéré et chef d'entreprise libéral), Ibrahim Halidi (allié au parti Djawabou, révolutionnaire de l'ancien président Ali Soilihi). Le parti au pouvoir le CRC n a pas encore désigné son candidat. L'Ancien Président Said Mohamed Djohar est actuellement en Libye, en quête de financement pour sa campagne, selon la presse comorienne.
Importants mouvements stratégiques dans le contexte du grand jeu énergétique . Le coup porté par la Russie aux démocraties réformistes en doublant ses prix et en faisant exploser un gazoduc a eu pour conséquence d'accélérer leurs efforts de rapprochement vers l'OTAN. L'Iran, en quête d'appuis régionaux, a incidemment profité de cet évènement en dépannant la Géorgie, et construit une coopération plus solide avec le Tajikistan. En Asie centrale, seul l'Ouzbékistan renforce ses liens avec Moscou dans une posture défensive du pouvoir interne, et tous les autres états semblent désireux d'instaurer un équilibre stratégique, ajoutant la Chine et le dispositif américain (Turquie, Afghanistan, Pakistan). Dans ce contexte, alors que la route Bakou Tbilissi Ceyhan a été ouverte récemment, le projet d'oléoduc Turkménistan-Pakistan - qui avait été un des grands facteurs des guerres civiles tajik et afghane des années 1990 - réapparait sur la scène internationale avec de grandes chances de se réaliser à partir d'un Afghanistan pro-américain. Ironiquement, ce projet pourrait se réaliser sans l'Ouzbékistan, mais force est de constater que la stratégie américaine depuis 1990 d'ouverture de routes alternatives aux routes russes n'a jamais été aussi près de se réaliser. Face à cette percée, la Russie et l'Iran ont tacitement adopté ces dernières années une posture défensive de coexistence. L'évolution des rapports russo-iraniens à l'échelle des plus grandes institutions internationales est donc aujourd'hui un facteur déterminant à suivre pour l'Asie centrale.
Le Président Saakachvili réussit à sortir de la crise gazière en diversifiant son approvisionnement par la Turquie, l'Azerbaijan et l'Iran. Sur un plan stratégique, Tbilissi semble décidé à adopter des réformes structurelles face à l'hostilité de la Russie, notamment en se tournant vers l'OTAN. Des réformes sont attendues, en vue d'aligner l'appareil militaire géorgien sur les standards de l'OTAN en matière de transparence, d'efficacité et de contrôle civil des institutions militaires.
Planification d'une rencontre Kocharian-Aliyev en février à Paris, dans la suite des négociations encadrées par l'OSCE sur les enclaves de Nagorno et du Karabakh. Optimisme des parties malgré la persistance de quelques divergences. Le principal site internet autonomiste karabahki a suspendu sa diffusion.
L'évolution géorgienne fait remarquer que les ordres donnés par le Président Aliyev en 2005 pour réformer les doctrines militaires azéries sont restés sans suites. Un éditorial évoque un jeu diplomatique alternatif entre la Russie et le dispositif américain. • Les principaux partis de la coalition d'opposition Azadliq (Front populaire azéri et Parti démocratique) ne participeront pas aux éléctions de mai, suite à l'invalidation de 10 circonscriptions. Le Musavat (minoritaire) participera et quitte donc la coalition, laquelle continue de contester les résultats de novembre dans leur ensemble.
Visite du Président Niyazov au Kremlin : confirmation es relations énergétiques avec la Russie après plusieurs mouvements diplomatiques en vue de la diversification des routes gazières. Le Président avait ces dernières semaines déclaré explorer toutes les routes possibles pour amener ses ressources sur les marchés internationaux, notamment par la construction d'un pipeline traversant l'Afghanistan et le Pakistan. Le 30 janvier sa rencontre avec les ambassadeurs turc et américain laisse supposer que la route Bakou-Tbilissi-Ceyhan etait aussi étudiée, bien qu'elle n'ait pas été mentionée. • Le Président Niazov a ordonné à ses ministres d'apprendre l'anglais sous 6 mois, suite à leur visite catastrophique en Chine. Un éditorial remarque que la politique de turkménisation du Président a fermé le pays à toute influence extérieure, provoquant - au délà de la régression linguistique - une forte émigration des minorités non turkmènes.
Gazprom en négociations avec le Président Karimov pour la concession des 3 principaux gisements gaziers, qui confèreraient à la Russie un monopole de fait sur le gaz ouzbek, en contrepartie d'une protection du régime contre l'axe occidental et les manifestations réformistes. • Adhésion à la Communauté économique eurasienne (CEEA, créée en 2000), pour endiguer la crise économique. • Conférence de Mohammed Salih, leader du principal parti d'opposition Erk, au Royal Institute of International affairs de Londres. Il a évoqué le massacre d'Anjian et prôné un changement par l'intérieur de son pays. • Procès de Bakhtiyor Rahimov, leader d'une rebellion à Karasu en mai 2005, et de Nodira Hidoyatova de la coalition d'opposition Sunshine.
Contacts chinois, dans le contexte de la diversification énergétique. • Projet du Président Nazarbayev, depuis sa réconduction cérémoniale de faire du Kazakhstan le leader de l'Asie centrale. Il a instruit à son gouvernement (reconduit) de donner la priorité au développement économique et à la modernisation. Le Ministre des Finances a été démis pour 'laxisme'. Darigha Nazarbayev, la fille du Président et dirigeante du parti Asar a appellé à des réformes dans cette direction, le renforcement du Parlement, des partis mais aussi étonnement de la responsabilité des journalistes. • Commission parlementaire sur la privatisation d'élements stratégiques.
Le gouvernement présente aux Etats Unis un nouvelle proposition sur la base aérienne, demandant un loyer plus important. • Formation d'une joint-venture avec Gazprom. • Le Parlement enjoint le Président de démettre le chef du Service de sécurité nationale et d'autres officiels. En janvier, le Premier ministre avait accusé ces officiels des services, suite à l'acquittement de Ryspek Akmatbaev, un parrain national impliqué dans plusieurs affaires de meurtre, et émis des doutes sur leur capacité à lutter contre le crime et la corruption. L'équipe des révolutionnaires de 2005 du président Bakiev peine à établir son contrôle, notamment sur les agences de sécurité et les réseaux criminels. • Assassinat de deux députés. • Le ministre de la justice fait contrôler toutes les ONG financées par l'étranger pour déterminer lesquelles menacent la sécurité nationale.
Rapprochement, en dépit de son sécularisme et de sa résistance traditionnelle à l'islamisation de son pays, entre le Président Rahmonov et l'Iran, en quête d'alliés régionaux. Concessions de bases à la Russie en octobre dernier également. • Des éléments de l'IMU (mouvement islamique d'ouzbékistan) attaquent une prison dans la province de Sughd et libère un prisonnier. • Assassinat du directeur de Académie militaire.
Conférence de Londres : le 'Pacte pour l'Afghanistan' fait suite au 'processus de Bonn', réaffirmant un objectif de paix et de reconstruction démocratique. Plusieurs états ont annoncé des contributions financières. • Karzai décline l'invitation du Président iranien Ahmadinejad, faisant le choix des bailleurs internationaux, contrairement au Tajikistan. • Attaque d'un camp norvégien.
Le Parlement a octroyé sa confiance au nouveau gouvernement de M Enkhblod, du Parti Revolutionaire du Peuple Mongol (MPRP), qui avait provoqué la chûte du gouvernement démocrate Elbegdorj en se retirant de la coalition et en l'accusant de corruption. Le MPRP - ancien parti communiste au pouvoir jusqu'en 1990 - s'est appuyé sur les importantes manifestations d'Oulan Bator, même si les manifestants, du Mouvement mongol uni, ont dénoncé cette instrumentalisation politicienne et réclamé la démission de tout le Parlement et du Président Enkhbaiar.