Allons calte, debout les braves ! Devant l’écurie de la Senia ,le BOUSTAN selon pépé , j’ai récupéré mon trial et je me suis tiré.Il n’était que deux heures de l’après midi au son grave et mélodieux du mouaden qui n’arrête pas de draguer les mélomanes , je soupiré à la bonté , à la beauté de sa voix , la mosquée et la prière ,on verra un autre jour , pour l’instant trop de questions me dérident l’esprit et le palpitant , et j’avoue que je n’ai aucune réponse.Formidable !Je roulais au pas on dirait que les routes tunisiennes ont été envahies par des chiens de prairies , ou par une armée de taupes , ils y’a des trous partout , et nos chiens, je n’ai aucun doute à cet épineux sujet , sont de vrais chiens de garde ,vicieux , révérencieux.Quand à nos taupes ,elles ne sont pas du tout aveugles.Je roulais au pas et j’entendais tout autour de moi le mutisme , la prudence , la méfiance , Big Brother , je sais qui tu es , parole Big Brother , un jour je viendrais te chercher , peut-être t’allumer , te fumer comme une mauvaise déroute , qui a tracé ma route , jusqu’au bout de l’enfer , chienne de mort , la vie d’un jeune tunisien ne peut-être que ROCK N’ROLL , plus JAMES DEAN que KEROUAC .Je ne suis qu’un numéro rouillé , la rouille travaille mon pays en profondeur , statuts de sel pour l’instant nous finirons en bronze , en alu ,en catimini quelques part dans le vaste monde , ou en coulée de rouge vermeil ,de lave charnelle va savoir, la TUNISIE expire , et moi je suis encastré dans sa démesure , cela s »appelle de l’amour du cave , rien que de l’amour , du teck , de l’acajou , du pur comme l’instant de vie , l’instant de mort , l’emphase , l’élixir et le décor.Un jour nous partirons tous au nord de nulle part ,il en faudrait des navettes et des feux d’artifice pour cramer nos mémoires et décaper nos tripes , les tunisiens , nous sommes sublimes , menteurs , rêveurs , baiseurs , bâtards pure race , métissés à toutes les virgule , je nous aime , un jour nous partirons , et nous laisserons cette arène où s’entretueront jusqu’à la dernière goutte de fiel , les esclaves et les loosers , les salauds et les has been.
Tunisie marche ou crève, marche ou rêve.
Tout réfléchissait au pas , et pire vivait au pas , des équilibristes comme les tunisiens ça ne courre pas les rues ,c’est de l’or en barre , ils trouveraient du taf dans n’importe quel cirque , oui moi aussi , pour pas paraître singulier , je roulais au pas ,je tiens à ma peau , je tiens à mes miches , ce qu’il y'a de bien avec la charogne en Tunisie , c’est sans aucune pudeur , elle annonce la couleur au prix de la bourse de chaque carrefour ,la bourse ou la mort , enfin les emmerdes à ne plus en finir , au premier coup de cils , les cognes sont là pour faire leur beurre , le mieux c’est de rester avec la foule , là, tu comprends que la proximité et les transport publics sont en Tunisie des armes de légitimes défense ,des sanctuaires , et que le nombre parfois peut servir à quelques choses , à bien réfléchir , un troupeau de moutons bien organisé , bien conscient peut faire reculer n'importe quelle meute de hyènes ; t’es isolé dans ta caisse , sur ta moto , sur ton vélo , sur ton âne ? T’es un pigeon potentiel pour toutes les forces du désordre ambiant .Surtout rentrer dans les rangs et se camoufler dans le troupeau , toute singularité t’enlève la lumière du jour , l’amour des tiens et les flirts sur les berges de la seine.Oui je roulais au pas au milieu de tout un peuple , le mien , du moins j’espère, au dernières nouvelles les sections d’assauts d’ABOU MIERDA sont entrain de nous pondre la « tunisianité » , comme l’"ivoirité" en côte d’ivoire , c’est chouette pour ces grosses bébêtes , tout ce que cette folie a donné , c’est une guerre civile et peut-être des illusions au gang FOFANNA , mais à nous ,pauvres hères tunisiens ,doux , rêveurs , pacifistes , menteurs , charmeurs , épicuriens par sacerdoce , ça ne vas pas jongler haut comme d’habitude , ça va faire diversion comme d’habitude , et comme d’habitude on va lâcher la proie pour l’ombre , voilà , nous ne sommes pas une nation digne de ce nom , mais un vulgaire théâtre d’ombres , où des ombres sans vies ont la trouille de leurs ombres , va savoir si c’est du lard ou du cochon , cela fait plus de cinquante ans , que des géomètres aveugles et limités tracent notre route et on n’est pas sorti de l’auberge , de la quadrature du cercle , du labyrinthe.Je monologuais vissé à mon deux roue , au pas , toujours au pas en redoutant l’écho .Au milieu de tout un peuple , le mien, qui se traînait pareillement .Nous ne valons pas mieux que des moutons en balade dans les couloirs d’un abattoir , ou pire , des limaces en balade sur une feuille de salade.
Libérer la Tunisie d’un ogre , un vampire , une mort subite comme Ben Ali , et surtout , ne pas la laisser tomber entre les griffes de ces miettes de pasdarans , ces chiures de talibans , ces émirs de peine à jouir , ces enturbannées d’ABOU MIERDA polygames , pédophiles , ces merdes sans esprits et sans âmes , ou ces larbins opportunistes et aliénés qui se goinfrent à tous les râteliers , toutes ces tâches qui subissent ma bordée .Je sais que dans ma Tunisie gironde , pute vierge , ils ne sont qu’une poignées de pois chiches femelles , donc stériles , dans ma Tunisie belle et rebelle mon pote , tiens le toi pour dit une bonne fois pour toute, JACOB DELAFON , dans un jour meilleur aura du boulot et , fera son nécessaire pour que l’avenue MOHAMMED V soit toujours fleurissante.Oui je roule au pas , les pensées ailleurs , franchement pour pas une thune , je jouis de merveilleux paysages et , les reins des filles voilées ou pas , il n’y'a pas mieux partout ailleurs sur la mappemonde,je confirme que leurs yeux de gazelles sont une vision paradisiaque de l’enfer , elles semblent me dire , coule ton bronze pépère sur tes certitudes de couillon ,L’idiot PARIGOT ,viens boire à nos lèvres toutes les raisons de vivre , viens goûter à la vraie vie ,et à la nostalgie du lait maternel , viens te maudire et maudire la laideur à nos reins de l’apostasie ; Oui moi ,j’ai cette Tunisie dans le sang et je l’ai épurée demain à l’aube de l’éternité, toujours en avance sur mon temps , c’est pour cela que j’arrive à l’aise de survivre aux gisants , et je sais , je sais , paix à ton âme CAUSSIMON , que moi aussi , à Tunis ou un peu partout , je me demande des fois si ça vaut le coup de vivre sa vie , toi poète de leurs lunes , t’étais arrivé à virer barge dans ton amour d’OSTENDE , la pluvieuse , la triste et merdeuse OSTENDE, et moi le minus Biju ,ils voudraient que je fasse dans la fausse modestie ,dans la fausse monnaie , la monnaie de singe , dans l’hypocrite humilité des fonctionnaires de la plume , dans les dorures des confesses des soumissions , dans le sournois mutisme qui leur sert d’horizon , et que je ne gueule pas mon amour pour la Tunisie , T’imagine ?Ils voudraient m’escroquer la vue , me blanchir le palpitant à la manière de Michael Jackson , me noircir le sexe au cirage de l’aliénation , faire de mes tripes un vulgaire turban de guerriers hirsutes , tout juste bon pour une série à BOLLYWOOD de leur chinée.
La mort approchait , mon grand-père , qui de bien entendu , parce que je l’affirme et j’emmerde les moroses , est le meilleur de tous , sentait la mort s’approcher , il sentait son souffle , et pourtant il se comportait comme s’il avait l’éternité devant lui.L’égocentrique que j’étais s’obstinait à reculer cette vérité fatidique pour un surplus de ses mots , de son souffle et de ses rides .L’écouter embrasait mon jeune cœur , le projetait vers l’infini d’un ailleurs merveilleux , oui c’est pareil pour la Tunisie au sein , au biberon avant que d’être déjà , je les écoutais de l’intérieur et aucun décor ne pouvait me flouer , sauf cette putain d’horrible et juste camarde qui m’a rogné les ailes ,de ce vieux tronc d’arbre qui connaissait tous les noms d’oiseaux , au propre et au figuré , et il n’était jamais obscène ,BABA AZIZI , oui j’ai appris de lui comme de la Tunisie ,qu’il faut toujours écrire et accomplir notre destin , la vie sera toujours plus belle que la mort , et toi grand-père , tu vis en moi comme la TUNISIE , tu as raison , sans la mort le moteur à rêves ne tournerait pas rond comme dirait le grand CHARLES , enfin comme dirait le minus Biju, on a besoin d’elle , mézigue le premier.Mes amis comme mes ennemis aussi.On saloperait l’ouvrage en s’éternisant.
Je t’aime encore pépé deux mois après ta mort, je te parle encore, tout seul, et je balance entre le fou rire et les larmes.
Si vous voulez être retourné , regardez donc les fringues de Ben Ali et ses clones du parti unique.Flip assuré.Tant il vous semblera que là s’est réfugié l’essentiel de leur personnalité.Pas dans leurs regards de tarés.Mais dans leurs fringues , si vous assistez à une de leurs grandes messes , je vous garantis que , si vous ne les quittez pas des yeux , vous êtes mûrs pour le désespoir en cachets et la grosse déprime suicidaire.Aussi , si vous avez un minimum d’instinct de survie , je sais que pour les tunisiens c’est un instinct plus que développé, ne vous y risquez pas.Sinon vous vous persuaderez que la Tunisie est lessivée pour tout jamais.Rendez vous service , pour l’instant avant que la plus part de nous n’ai appris les verbes , s’aimer , se respecter , aimer et respecter son histoire et son pays à tous les temps , ne cherchez surtout pas à le savoir.
Et maintenant que je suis retour en France , celles de leurs ancêtres les gaulois , mais quand même Biju à elle reconnaissant , mon grand père , qui je suis sûr, siége maintenant à la droite du trône , m’a toujours dit de refuser l’attentisme , le mensonge , la solitude , l’esclavage et surtout l’ingratitude , je sais que lui il savait de quoi il parlait , jamais pendant cinquante ans , il n’avait quitté son verger à trente bornes de Tunis , pour ne pas être pollué par le toc et le vide des apparences , un gus comme lui ne peut avoir que ses raisons pour avoir raison de ses doutes .Maintenant que je suis de retour après avoir embrassé son front brûlant de mon désespoir et mes inquiétudes , maintenant que je suis vraiment orphelin d’un amour de quatre-vingt ans d’âge ,et des murmures qui ne finissent pas de bercer mon sommeil , six pied sous terre, pépé , tu m’e^pêches de dormir , la Tunisie aussi , la plus belle part de ma vie , à 18 ans le monde me paraît infini, et tout d’un coup sans amarres ,un espace fabuleux s’ouvre à moi , maintenant il ne me reste plus qu’à aimer mes semblables , et je crois que cela va être une tâche pharaonique.Certes Paris ,en ces jours d’intolérance, crache une musique abominable , mais bon comme dirait l’autre , on ne peut espérer cent pour cent dans une journée , cinquante et un pour cent , c’est du bonus ,on est déjà gagnant.Ce que je sais , et pour être tout à fait franc , les tunisiens n’aiment que renifler leur propre merde , c’est normal me dis-tu , oui c’est humain , encore faut-il , un jour , nettoyer le pays à grande eau , pour pas laisser le champs libres aux décapeurs à l’acide , les maîtres es saloperie sont déjà à l’œuvre depuis plus de cinquante ans.Moi même qui suis la moitié d’un con , je ne me comporte pas différemment.
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Je vois les grands hommes de ma sidération.
Ceux qui font mon histoire
Et ceux qui l’écrivent à leur façon
De quelle pensée agonise ma nation ?
Mon pays de démesure et d’acnation
Ma terre aux choses incongrues
détruits par la haine, exsangues paranoïaques nus
se traînant à l'arrache dans les complaintes nègres
Des ombres, du nombre introvertis
Au passif des démarcations
à la recherche d'une furieuse équinoxe, initiés
à coeur ouvert brûlant pour la folie terrestre
de toujours avec sa solitude étoilée
dans la mécanique nocturne
qui pauvreté et haillons et ventre creux et défoncés
Par des milliers de verges diaboliques
Qui tissent l’absolution des impies
restèrent debout en monologuant l'obscurité
surnaturelle des sépultures bon marché
flottant par-dessus le sommet des cités
en contemplant du vent, qui ont mis à nu
leurs cerveaux aux Cieux sous la voûte bleu
et vu des anges d'Islam titubant illuminés
sur les toits des taudis, qui ont passé à travers
des maquis d’horreurs avec des yeux radieux morts hallucinant
l’enfer et le paradis et des tragédies à la ramasse
Parmi les érudits du néant,
qui ont été vendus des mouroirs pour folie
et pour amours interdits
dans les bordels de l’âme.
AUX ANGES VIVANTS!
(Les emmurés)
Tout acte de liberté est une joie éternelle.
Le bonheur en croît sans cesse ; jamais
Il ne glissera jamais dans le néant
Mais il gardera toujours pour moi
Une douce retraite, un sermon, un sommeil
Habité de rêves pleins d’énergies
Et qui paisiblement respirent
Aussi chaque jour tressons nous
Des lauriers de fraternité
Pour mieux nous lier à notre terre
Malgré le désespoir et la cruelle disette
De nos frères si bons
Malgré les journées si sombres
Et tous les jours malsains et enténébrés
Entre les griffes des tyrans
Ouverts à l’amour et à la liberté
Ouverts à notre quête ; oui, malgré tout cela
Notre foi en notre patrie
Déchire les nues
Une forme de beauté écarte le suaire
De nos âmes endeuillées
Tels sont la mer et le printemps
Aux humbles combattants
Telles sont encore les blessures
Et le futur flamboyant où ils se logent
Les paradis limpides
Qui se bâtissent un beau sanctuaire
Malgré la haine des bourreaux
Malgré la rage des matons
Malgré les soldes des croques mort
Aussi précieux que la vie elle-même
La fraternité des cœurs-cette passion-merveille infinie
Nous hante jusqu’à devenir le réconfortant tombeau
Qui, dans le plein soleil comme sous un soleil couvert et sombre
Il nous vous faut toujours à nos côtés
Ou bien c’est la mort.