Les journalistes professionnels en Tunisie
On dénombre aujourd'hui en Tunisie, d’après les chiffres donnés par les services de la dictatures , toujours invérifiables et sujets à caution bien entendu : un millier de journalistes professionnels (contre 639 en 1990), dont 34% sont des femmes, 53% des diplômés universitaires .Encore une fois la très grande majorité d’entre eux sont des fonctionnaires de la propagande officielle , le journalisme tunisien n’a ni éthique , ni courage et fait honte à cette noble profession.les rares plumes courageuses et libres se sont exilés , écrivent sur le net , ou crèvent en silence et dans la misère la plus noire en Tunisie. Près de la moitié ont moins de quarante ans. Les journalistes et les directeurs de journaux ont leurs propres organisations professionnelles, organisations qui sont de vulgaires officines dépendantes du ministère de l’intérieur, ministère de la censure et de la désinformation.
Cadre légal et constitutionnel
La liberté d'opinion et d'expression est garantie par la Constitution tunisienne. Depuis le 7 novembre 1987,selon ben Ali et ses complices .Or la plus part des tunisiens qui ont l’imprudence , le courage ou la folie d’exprimer une opinion contraire , même modérée aux versions officielles sont immédiatement jetés en prison pour de lourdes peines de prison , sans aucun respect ni pour la constitution , ni pour les juridictions nationales ou internationales , le cas dramatique de maître ABBOU et de beaucoup d’autres comme ZOUARI, JEBALIect..En sont les preuves évidentes et vivantes.D’après la dictature tunisienne de multiples mesures juridiques ont été prises en vue de promouvoir le pluralisme dans les médias, protéger les droits des journalistes et favoriser le libre exercice de la profession. Le Code de la Presse a été amendé en 1988, 1993 et 2001 , Le mensonge est érigé en Tunisie en système de gouvernance , aucun médias d’opposition n’existe vraiment , et souvent très souvent les médias étrangers sont censurés ,et les journaux saisis.
Les amendements les plus récents ont dans un sens plus libéral dépénalisé les délits de presse. Le délit de " diffamation de l'ordre public " a été ainsi supprimé. Aucun journal ne peut être suspendu en dehors d'une décision de justice. Depuis le 7 novembre 1987, pas un seul journal ou magazine n'a été suspendu. De même aucun journaliste n'a été détenu pour ses activités professionnelles. Lire ce genre d’affirmation pousse au rire si la situation tunisienne n’est pas dramatique , des journaux sont toujours saisi , des journaux rares et au contenu même frileux , et les décisions de justice , tous les tunisiens savent qu’elles sont prises par ben Ali lui-même , l’indépendance des juges et des chroniqueurs à tous les niveaux est une vue de l’esprit.
La presse est libre en Tunisie et n'admet comme limite que le respect de la Constitution qui proscrit toute forme de fanatisme, de racisme et de discrimination (article 8), et de la loi qui interdit les appels à la haine, et toutes les formes d'incitation à commettre des actes terroristes. L'incitation à commettre des crimes ou des actes de fanatisme religieux ou ethnique est considérée par la loi comme étant elle-même un acte de terrorisme. (Lois de 1993 et 2003).Pour la dictature tunisienne , parler de corruption , de spéculation , de trucage des élections de dépendance , de torture , de passe droit ect…c’est du terrorisme et de ce fait tombe sous le coup de la loi , c'est-à-dire entre les mains des tortionnaires ,des tribunaux d’exception ect…
La formalité administrative de dépôt légal des organes de presse a été supprimée le 27 mai 2005.C’est risible, mais aucun journal n’est autorisé d’être publie et sur aucun support
Publicité publique
Tous les journaux et magazines tunisiens, y compris les publications de l'opposition et les journaux indépendants, bénéficient de la publicité publique. La publicité privée est libre et constitue environ 75% des revenus publicitaires des médias.
Encore d’ odieux mensonges , même les journaux qui passent leur temps ç chanter les louanges de la dictature , s’ils dérapent sur une seule virgule , oublient n jour de parler du dictateur ou ne pas publier son portrait retouché , subissent le chantage à l’encart publicitaire dont dépend leur survie .Une seule agence étatique gère les fonds publicitaires et les annonceurs , elle est entre les mains du ministère de l’intérieur et du parti unique , sans ses aumônes aucun médias ne peut survivre en Tunisie.
Soutien aux journaux de l'opposition
Outre les subventions publiques accordées directement à leurs partis respectifs, tous les journaux de l'opposition bénéficient d'un mécanisme leur permettant de récupérer 60% des frais déboursés pour l'achat de papier journal. La presse dans son ensemble bénéficie de nombreuses aides indirectes sous forme d'exonérations douanières touchant l'ensemble des matériaux intervenant dans l'impression. L'Etat supporte aussi une part importante du coût des messageries de presse vers l'étranger. En moyenne, l'aide garantie par l'Etat à l'opposition couvre les coûts de production et d'impression d'une revue hebdomadaire diffusée à 15.000 exemplaires. Et en vertu d'un décret amendant la loi de 1999 relative au financement public des partis politiques, l'Etat alloue une subvention annuelle de 120.000 dinars pour les quotidiens et les hebdomadaires des partis politiques et 30.000 dinars pour les autres périodiques.
Voilà encore le genre de mensonge et de contre vérités, il n’existe plus en Tunisie de support médiatique libre et digne de ce nom, le journal du PDP par exemple survit grâce aux aides de ses militants, pour le reste c’est le désert, un véritable paysage lunaire, les journaux et les revues tunisiennes sont une version nostalgique de la « Pravda », un véritable ethnocide au niveau de la profession.
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali exhorte constamment les journalistes à être plus entreprenants. Il a appelé les médias à " oser davantage " et à s'assurer que les " différents sujets sont traités de façon impartiale, avec audace et responsabilité ".
Il les exhorte surtout à ne faire encore plus de la propagande de sa dictature, à publier les mêmes choses, à ne pas argumenter, à n’enquêter sur rien, et à s’enfoncer encore plus dans son culte de la personnalité
La presse écrite
L'on recense actuellement en Tunisie 245 journaux et magazines * (contre 91 en 1987). La grande majorité de ces publications (90%) appartiennent aux privés et déterminent librement leur ligne éditoriale. Les partis de l'opposition publient leurs propres journaux. De nombreuses organisations et associations professionnelles ont également leurs propres publications (dont l'Union Générale Tunisienne du Travail qui publie un organe hebdomadaire).
Des chiffres grandiloquents, mais qui dans la réalité sont risibles, le niveau de vente des journaux tunisien est calamiteux, tous ce sont semblables, et n’importe quel journal étranger mis en vente en Tunisie arrive en quelques heures à disparaître des stands, en fait les journaux tunisiens même gratuits peinent à trouver preneurs, ces torchons sont de vraies feuilles de propagande.
Radios et TV privées
" Radio Mosaïque " la première radio privée en Tunisie a commencé à émettre en novembre 2003.
Une deuxième radio privée FM "Radio El Jawhara", a commencé également à émettre en juilet 2005, à partir de Sousse.
Une chaîne de TV privée (" Hannibal TV ") a également été lancée en février 2005. D'autres chaînes de radio et de télévision sont prévues.
La création de chaînes de radio et de télévision privées est venue concrétiser l'engagement pris par le Président Ben Ali "d'ouvrir l'espace médiatique au secteur privé" et d'élargir les prérogatives du Conseil Supérieur de la Communication pour inclure l'examen des demandes relatives à l'ouverture de chaînes de radio et de télévision privées.
Les radios dites privées sont la propriété de la famille et des proches du dictateurs, elles sont tout juste des affaires financières pour l’abrutissement des masses, quand aux sujets qu’ils traitent, elles rivalisent de propagande avec la radio « nationale », celle qui est considérée comme étant celle du ministère de l’intérieur.Idem pour les télévision en pire même.
Diversité de la diffusion radio et télévisée
La radio et la télévision traitent des différentes préoccupations des Tunisiens. Les débats parlementaires sont diffusés en direct à la télévision. Des dossiers télévisés en direct retransmettent les opinions des représentants de l'opposition et de la société civile. Outre les programmes des radios et télévisions nationales, cinq chaînes régionales couvrent les diverses régions du pays. Des chaînes de radio et de télévision spéciales sont destinées aux jeunes auditoires (TV21 et Radio Jeunesse).
Ces affirmations des services de la propagande de ben Ali suffisent à elles mêmes , tellement c’est odieux et puérils , les tunisiens rient jaune en lisant ce genre de calamités , les étrangers avisés de la question tunisienne aussi.c’est sur ce plan que le travail des démocrates doit insister.les chaînes paraboliques du monde sont un outil important pour combattre cette propagande.M.Marzouki , par ses passages fréquents sur ces chaînes fait un mal terrible à la dictature , que Dieu le protége.
Les correspondants étrangers en Tunisie
Des centaines de correspondants étrangers visitent chaque année la Tunisie. Environ 70 sont accrédités en permanence à Tunis. Tous les correspondants et envoyés spéciaux bénéficient des conditions adéquates pour le libre exercice de leur profession et de multiples facilités pour mener à bien leur mission.
La censure et les agressions contre les quelques journalistes étrangers accrédités en Tunisie sont légions.
Accès aux médias étrangers
Environ 950 publications et journaux étrangers sont diffusés dans le pays (contre 450 en 1987). Pratiquement tous les ménages tunisiens ont accès à la radio et à la télévision. La majorité des foyers tunisiens sont équipés de paraboles et captent directement les programmes des télévisions satellitaires mondiales. Deux sociétés de télévision étrangères fournissent un accès par abonnement aux programmes étrangers, notamment en français et en anglais.
Les médias étrangers dés qu’ils s’intéressent à la Tunisie, dans sa vérité et avec intégrité sont immédiatement censurés.Quand aux télés et aux radios étrangères la dictature est dans l’impuissance de faire quoique ce soit.
Les médias tunisiens et Internet
Les journalistes professionnels bénéficient de tarifs spéciaux de connexion à l'Internet. La plupart des journaux et magazines tunisiens ont leurs propres sites. La radio et la télévision tunisiennes sont diffusées en ligne en direct.
Tous les sites tunisiens dignes de ce nom ; les sites militants et ceux des partis démocratiques, ainsi que les blog personnels sont censuré par une armée de flic de l’ATI (agence tunisienne informatique) dépendante du ministère de l’intérieur.
Citons pour mémoire : TUNISNEWS, ELKHADRA, NAWAAT, YEZZI.ORG, SITE du CPR, site du PDP, NAHDA.NET ect… ainsi que tous les blogs d’opposition
PS : Toutes les parties des textes soulignées sont l’œuvre des services de propagande de ben Ali