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VIVE BEN ALI....

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VIVE BEN ALI....

Par

Biju


Les tunisiens militants pour la démocratisation de leur pays ont toutes en commun le fait d’être prêts à lutter pour un unique objectif prioritaire, un objectif qui dépasse les limites idéologiques, claniques et partisanes des uns et des autres : la démocratie et l’indépendance de la Tunisie.

Ces militants se reconnaissent mutuellement dans la souffrance des autres peuples dominés, aussi, qui sont des peuples frères à leurs frontières, ou des peuples éloignés dans l'espace géographique, historique et culturel, mais il n'existe qu'une seule race humaine, et nos élites tunisiennes dans leurs singularités et leurs différences l'ont bien compris, Dieu merci.  Ceci est une évidence et notre mauvaise foi et volonté traînent en longueur, il est temps de nous accomplir dans nos propres réalités, et dans  notre unique vérité de peuple opprimé et soumis à un joug  criminel.  On peut considérer que nous illustrons parfaitement le concept de fraternité, nous appartenons à une famille qui se bat pour sa liberté, mais sans aucune sagesse, sans aucune discipline, chacun selon sa vision  personnelle de ce qui doit être, c'est ainsi que nos convictions de progrès, nos valeurs universelles, notre force , dans notre désunion, permet à notre mortel ennemi de nous dominer, et à ceux qui dans le monde, nous ressemblent et partagent les mêmes valeurs que nous, de se lasser de nos suffisances, de notre pitoyable désorganisation et de notre puérilité infantile.

La démocratie par la non-violence, est le credo de tous ceux qui comptent vraiment dans l'opposition démocratique tunisienne, c'est la dictature qui règne par la  violence, et qui est l'unique source de toutes formes d'extrémisme, c'est un projet, à titre d'exemple,   de démonstration et de contre propagande contre le mensonge officiel , a mettre en place, à projeter dans les grandes instances internationales,  par les démocrates tunisiens de toutes origines, cela ne les engage en rien idéologiquement, mais révèle une des convergence possibles qui les poussent dans la même direction; et plus important encore, dans l’affirm   ation de leurs certitudes, quand à la véritable nature de la dictature du résident de Carthage

 

 la situation de la Tunisie est très différente de celle de ses voisins, en apparence, mais dans le fond, ces situations,  ont le même tronc socio-culturel. Avant la Révolution du jasmin, le 7 novembre de la honte, et même pendant la colonisation, la TUNISIE possédait quelques médias indépendants, un syndicat puissant  et des organisations de la société civile assez actives , des courants politiques qui arrivaient à survivre même si leur espace était réduit .Au jour d'aujourd'hui,  la répression de la société civile est bien plus cruelle qu’auparavent. Depuis le putsch de BEN ALI, la Tunisie progresse à grands pas vers la ruine et l'hécatombe à tous les niveaux. Les tunisiens qui participent aux mouvements d’opposition savent qu’ils risquent d’être arrêtés, de perdre leur emploi ou d’être renvoyés de l’université dans les meilleurs des cas, torturés, violés, réduits en légumes dans la majorité des cas. La dictature tunisienne, à l’image des autres dictatures arabes,  avec sa police, son parti unique,  ses milices et ses mercenaires, met tout en œuvre pour marginaliser l’opposition dans la société, c'est bel et bien cela qui poussent à l'extrémisme et au nihilisme ; c'est bien à cet aveuglement et ces crimes, que ceux qui vont participer aux élections de 2009, vont servir de feuille de vigne et d'alibi. 

La véritable question, une des plus évidentes à se poser et, le pourquoi alors, l'attentisme et la passivité des tunisiens, pourquoi les tunisiens  acceptent-ils passivement le régime de BEN ALI ? La relative stabilité économique, en apparence,  du pays et la politique répressive menée par l’actuel dictateur ne sont certainement pas des facteurs étrangers à cette attitude. Mais le principal obstacle réside dans le manque d’information de la population, une ignorance qui alimente la crainte des conséquences qu’entraînerait tout changement du système actuel, la dictature joue sur les peurs avec une dextérité  admirable, et  ce sont les démocrates, par leur désunion, qui laissent ce mensonge mortel envahir le subconscient collectif des tunisiens.

 

Les médias tunisiens sont la chose de BEN ALI,  La presse libre, même peu nombreuse autrefois,  a été littéralement anéantie et la Tunisie se situe aujourd’hui au 180ème rang du classement  sur la liberté de la presse établi par l’ONG Freedom House. Pour communiquer avec la population, l’opposition a recours aux bonnes vieilles méthode du téléphone arabe, le bouche à oreille, très facile à neutraliser par les légions de flics et de délateurs de la dictature,  méthode archaïque et très limitée. Internet joue aussi un rôle croissant dans la diffusion de l'information, malgré le monopole de la dictature dans ce domaine. Le gouvernement maintient ainsi des prix de connexion très élevé, avec aussi une censure scientifique très élaborée, sans oublier la collaboration active des grands diffuseurs internationaux,  si bien que seulement 10% environ de la population dispose d’un accès à la Toile. Les autorités surveillent également l’ensemble des activités des internautes et contrôlent le contenu des sites, c'est dire la toile d'araignée qui étouffe toute forme d'expression libre, mais malgré tout, internet peut être la solution pour les démocrates de s'organiser, de communiquer et de diffuser les idées, l'exemple de FACEBOOK, avec des milliers de connectés tunisiens, si les grands noms de l'opposition tunisienne deviennent plus actifs, s'organisent sur des thèmes précis, ils y gagneraient en visibilité, donc en légitimité, et pourront ainsi briser, difficilement bien sûr, le siège mortifére d'une dictature aux abois.

Cette dictature qui se résume à ben Ali, sa maffia et ses héritiers, c’est le  conditionnement permanent, barrière dans l'esprit, le matraquage au propre comme au figuré du quotidien des tunisiens. Le coté inébranlable de la consommation, de l'endettement et du futile dans la société tunisienne est fort comme un choix de vie obligé, c'est une arme de destruction massive de la  dictature, sa répression est plus pernicieuse et n'utilise ni la torture physique ni l'emprisonnement,c'est le chantage à la faim, au manque, à la misère et à la pauvreté qui sont ses évidences, une forme de drogue dure, qui oblige à l'overdose,  elle a finalement peu besoin de répression, vu qu'elle s'immisce dans nos têtes dès le plus jeune âge, et que tout est fait pour que ça reste comme cela. Tout irait pour le mieux si ça ne posait pas de plus en plus un problème de fond, dramatique et destructeur, tout cela induit, le désespoir et le renoncement ,  dans une grande mesure,  sur la qualité de vie des tunisiens de plus en plus aliénés , et leur fait accepter totalement,  Les libertés réduites, la dictature  policiére, la presse contrôlée, internet filtré ect...

BEN ALI veut conditionner les tunisiens, totalement, par la dégénérescence, pour qu’ils acceptent aveuglement le mensonge, qu'être dans une dictature comme la sienne,  ne peut qu’apporter  un mieux être. Se sentir protéger,  avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout, être doucement bercé, endormi par des discours populistes ; que ce guide de droit divin peut résoudre tous les problèmes et inscrire le pays dans un avenir radieux. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent, les opposants, les artistes non officiels, les étrangers, tout ce grossier montage, peut-être facilement combattu par une opposition unie.

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