Je poursuis la publication de ce trés long texte de Mériem, plein de lucidité et de bon sens, d'autant plus que ceux qu'elles dénonçaient sont plus actifs que jamais.RACHED
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LES IMPOSTEURS
Par
Nour al Houda
14 Nul n'a le droit dans notre terrible situation de l'absurde de sacrifier ses devoirs à son cœur, oui et c'est absurde de s'en scandaliser, nous n'avons pas le droit dans notre confort de se
réfugier dans la larme et le jansénisme, et de ne pas prêter attention aux souffrances des autres, des nôtres et TOUS les autres, les imposteurs, souvent, vivent comme des rats enfermés en eux,
égoïstes, dans la torpeur maladive des utopies, l'odeur et la pensée populaires et citoyennes leur répugnaient, le plus atroce dans leur infamie n'est pas la misère et la
pauvreté mais la cruauté de ces hommes les uns envers les autres, il suffit de lever ce voile qui cachait l'enfer humain pour sentir monter la clameur de tous nos opprimés, nos persécutés, nos
emmurés notre pauvre pays livré en curée aux charognards mondialistes. Oui devant ces horreurs tant d’imposteurs, petites choses dilettantes et roués, s'érigent en apôtres et leurs discours
frelatés pavent notre enfer de bonnes intentions. Faisons bien ce que nous faisons, d'être juste intègres et moraux, et aller toujours vers la vérité qui redonne du sang et met
en nous le soleil.
15 Pour répandre le bonheur de vouloir être et exister sur les autres, il faut l'avoir en soi, les imposteurs forcément en manquent, ils ne sont pas assez bons pour rayonner la bonté, ils ne sont
pas assez justes pour rayonner la justice, pas assez clairs pour rayonner la clarté, ils ne sont pas assez forts et volontaires pour rayonner la force et la volonté, ils
rivalisent tous entre eux d'intolérance et d'étroitesse. Dés qu'ils ont un statut c'est pour en abuser. Nous marchons désormais ailleurs dans l'espace défini de la passion sans aucune
complaisance, pour notre histoire, notre culture et notre patrie, tous en elle et tous à elle ! On doit combattre les injustices prochaines, celles qui nous entourent dont nous
sommes plus ou moins responsables. Nous avons des sens désormais dressés par le népotisme qui vibrent à tous les souffles de la vie, on est libre et si léger dans nos corps et nos cœurs et nos
esprits, et nous pourrons transformer la terre entière avec des rêves et des cris, nous sommes comme des vigiles en attente, nous frémissons aux rumeurs du monde. La moindre
injustice commise à l'autre bout de la terre nous fera toujours hurler, parce que nous connaissons le goûte du sang, la rage et l'impuissance.
16 Notre passé est détruit notre présent banni dans l'arbitraire et la discordance, notre futur spolié de l'espoir qui fait vivre et exulter les générations, nous sommes tous des internautes de
Zarzis et de l'Ariana; il y'a tant d'injustices différentes qui nous taraudent et nous épuisent, que chaque courant choisit la sienne celle qu'il combat et celle qu'il favorise, au grand bonheur
des usurpateurs, sans nous rendre compte dans nos fétides dépressions, et nos insignifiantes et vulgaires divisions, nous nous fixons sur la seule injustice qui nous frappe et
nous visions pour notre malheur et bêtement inconsciemment à en préparer des nouvelles. Mais toutes les injustices sont lourdes et s'étalent à nos yeux,
comme notre destinée programmée par nos oppresseurs et les imposteurs que nourrit le système. Ce pouvoir est désormais déclinant en dépit des déclamations de
ses tribuns et ses bardes.
17 Les générations tunisiennes d'aujourd’hui sont l'âme et le miroir de ce peuple violé, la nouveauté et la force de leurs idées, son besoin de liberté et de justice et leurs vitalités pourront
déplacer des montagnes. Toutes les libertés et les justices et les simples raisons de vivre sont violées dans notre pays, sans que le monde ne s'en est jamais émût. Nous
survivons grâce aux imposteurs entre autre des lambeaux de contre vérités travesties, ramassées dans les bas-fonds de la désespérance, et ajustées à la taille d'un petit pays simple et pacifique,
aux dépends de toute logique, de toute raison. Nous subissons jusqu'au dégoût de tout, des credo criminels comme tous les credo: Droit du plus fort, infaillibilité du dictateur
et de ses clans, règne du népotisme, trucage des élections, chauvinisme thuriféraires, nationalisme poujadiste totalement absurde, au delà toute valeur de cœur et de raison et
non moins l'arbitraire et la violence aveugle qui les animent.
18 la plus sublime des idées, la plus belle, la plus simple restera tout simplement une idée, jusqu'à l'instant où elle devient parlante, incisive, contagieuse, non pas seulement par son
ingéniosité et ses propres mérites mais par ceux des citoyens libres qui l'incarnent, et lui transfusent leur propre souffle de vie, leur propre sang. Alors les déserts seront
déridés, les terres arides seront accueillantes, la rose de Jéricho tout d'un coup fleurit, remplit l'air de son arôme des fonds des âges. Ces idées anoblies par la souffrance des opprimés
mèneront le peuple à l'assaut des remparts de la barbarie et de la décadence. Ces idées tant que le peuple ne les ai pas fait siennes, elles sont mortifères, des bizarreries de
musée, des momies emmaillotés dans des solitudes isolée par l'amertume et les désillusions de l’impuissance, mais aussitôt que le peuple souverain s'en empare, il les fait PEUPLE, il les booste
de sa réalité fiévreuse, il lui donne ses formes et les anime, soufflant dans ces rages abstraites tous ses espoirs hallucinés, un vent brûlant d'Hégire.
19 Le refus citoyen et responsable, sacrificatoire même de notre pauvre et calamiteuse condition, doit se propager de l’un à l’autre des tunisiens pour savoir sans aucune sujétion, par qui et
comment ont été touchées et mobilisées les consciences et les volontés. et dans cette nouvelle approche , dans ces nouvelles démarches et formes stratégiques , qui s’inspirent par le bas sans les
contingences des appareils et des courants , ces systèmes qui dans leur immense majorité sont arrivés à leurs limites, les individualités ne doivent guère compter , ni les particularismes ni les
menées partisanes , l’épidémie morale doit s’étendre sur l’ensemble du corps social et il se pourrait , c’est même probable , que des profanes armés de leur seule volonté et les malheurs
accumulés la communiquassent par un retour de bâton paradoxal à des êtres attentistes, quand ils ne sont pas bornés , des " sommités" qui ont toujours prétendus être l’âme de toute révolte .Cette
épidémie morale en Tunisie la plupart des citoyens en sont porteurs à leur insu , car elle est au fond d’eux-mêmes , la seule force qui puisse faire face aux discours superfétatoires et aliénants
d’un régime criminel et d’une opposition sublunaire, quand elle n’est pas carrément ethnocide .Cette contagion doit se faire sentir même dans les castes fermées , elle doit envahir tout le corps
social briser les barrières entre ceux qui prétendent à l’élitisme et le peuple, cette élite de fait ou autoproclamée une fois contaminée en dépit de son orgueil , sa roublardise et son
intelligence prébendier sera obligée, au même titre que la dictature, de s’en remettre aux jugements de l’ordre nouveau .Car comme la dictature , elle est bien plus faible
qu’elle ne le pense , et son historique prête pour beaucoup à discussion.
20 L’unité d’action des tunisiens peut se passer de l’unité de cœur, à partir du moment où leur passion commune est la libération et l’instauration de la démocratie dans leurs
pays. C’est même salutaire et porteurs de tous les espoirs que de la première étape et jusqu’à la dernière , dans l’unité de l’action pour faire table rase du passé, on puisse distinguer que les
véritables réalités toutes extérieures et transitoires quelles soient , correspond à la distinction des courants et des différences, l’expression des vieux antagonismes doivent être seulement
ajournés, et mis en veilleuse pour être efficace face à la dictature et aux atermoiements des imposteurs, mais dans une Tunisie libérée, ils seront sans
aucun doute la marque d’une vitalité civilisée, et d’un progrès humain qui ne laisse aucune place au doute .Nous devons élever nos enfants dans le culte de la liberté, à n’importe quel prix ,tous
remplis de leurs droits , de leurs passions , de leur amour de la justice et de la paix et prêts surtout à en abuser sans aucune restriction ni mesure , ne plus laisser cette notion de liberté à
une élite sans action sur la Tunisie et qui une véritable machine à fabriquer des impostures , la liberté est piétinée , chez nous, tout en nous , les gens d’en haut
proscrivent la lumière de la seule raison , tout en eux éteins jusqu’à la lumière du ciel , celle des yeux et des âmes , partout la violence se donne à cœur joie :violence théocratique de la
dictature , violence idéologique et aliénées des imposteurs , violence mercantile et mystique d’un clergé fonctionnarisée dans l’éloge du dictateur , violence bureaucratique des officines de
l’abject…mais à regarder de prés le choix le plus visible aujourd’hui n’est pas entre la liberté et le népotisme , le choix qu’on nous donne pour engager notre existence et notre jeunesse,
c’est entre une guilde d’imposteurs et la théocratie qui saigne le pays.
21 Les abus de pouvoirs que d’un côté la dictature et de l’autre la forfaitures des thuriféraires et des imposteurs prêchent et pratiquent , comme ces «élections 2004 » de toutes les hontes ,
nous poussent à mépriser tous ceux là qui participent à cette comédie, et qui veulent la justifier par l’hypocrisie et le mensonge , il faut dénoncer et exclure de nos cœurs et
de nos combats au même titre que la tyrannie, ceux là qui refusent de souffrir pour la cause commune et qui en plus la trahissent. Nous inspirer de notre histoire et de nos anciens qui sont
toujours debout et arborent des opinions écarlates qui ne souffrent d’aucun renoncement pour elle. Ils ont tout simplement sacrifiés leurs vies , subissent la haine de la dictature et les
hérésies ignobles des imposteurs et des petits voyous , des resquilleurs qui se prennent pour Ali la pointe, et qui n’ont même pas l’étoffe d’un mondain pervers comme un Habouba , un Abou Nawas
ou un Lamine Nehdi , notre combat doit être un assemblage cohérant de raisons et de passions et de faits à établir , un espace défini d’objectifs à atteindre , cette espace de notre unique vie
qui est noyé d’ombres malfaisantes et prédatrices , mais tremblant de lumière et traversée, malgré sa nuit permanente de grands coups d’ailes ensoleillés de la jeunesse et de
l’espoir , de l’optimisme et de l’amour infini de la vie entre les crocs de la mort même.
22-Belle espérances , espérance de la liberté et de la justice , qui luira demain sur nous tous comme la bonté d’ALLAH , déjà tu luis dans nos cœurs , nos tripes , nos esprits et nos âmes , tout
est si bon, si beau dans notre Amour , dans notre passion fraternelle les uns pour les autres !on est vivant , on est libre ,on est fort , on aime d’un mot et son chant funèbre…on vit ! On aime !
On exulte, j’aime, j’aime tous et tous m’aiment !!Qu’on sera bien, demain d’après la bête immonde !...
Notre optimisme doit être perpétuel et cinglant et ordonner aux choses qu’elles soient comme nous voulons qu’elles soient ! Nous de la parole et du verbe, nous de l’extrême onction, nous des
insomnies et de la terreur, nous du silence et de l’oubli, ainsi soit-il !!!
Les imposteurs 23
L’unité de la vie est sans aucune limite , elle est l’amour de Dieu pour son univers , les milliards de milliards d’instants et les milliards de milliards de créatures ne sont que la lumière de
l’unique soleil .la métempsycose des idées et la succession des formes et des couleurs innombrables , où l’esprit coule et se filtre de sa propre sève .il est dans la vie des situations
historiques décisives où il faut forcer son destin, pour que s’allume dans l’âme obscure la flamme éternelle de la liberté , aussi le peuple Tunisien est un dogme où se perdent
les tumultes du passé et d’où ressortent les échos de l’avenir, qui, à ne pas en douter, sont souvent les mêmes , il faut voir en lui en ce siècle
merveilleux le travail formidable d’incurvation fiévreuse qui s’opère dans ses profondeurs ,il faut l’écouter et l’entendre , le servir et se fondre dans ses priorités et ses urgences,
sans calculs et sans à priori. Tout est disposé au dépassement et au sacrifice .Tout, l’amour de la liberté et la haine du népotisme qui le réduit et son génie latent à
survivre à tout, rendait un autre son.
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Des rumeurs diffamantes et vicieuses parcourent le microcosme tunisien où l’honneur des individus ne vaut même pas le poids de son abstraction, les matamores de l’ordre ancien et les sicaires de
la dictature contribuent largement à les répandre .Nos petit thuriféraires de l’absurde comme leur aînés du calamiteux 7 nov. de la honte prendrait bien le mois d’octobre 2004 in petto le premier
dictateur venu pour soi-disant balayer une bonne fois pour toute , le spectre islamiste qui se débat encore , qui dans les geôles de ben Ali et qui dans le subconscient collectif d’énormément de
tunisiens .mais il n’y’a pas à s’en faire de cette misérable poltronnerie , rien de tout cela ne se produira et nous repartirons pour un tour sous la botte ferme de l’imbécile de Carthage .Nous
avons peur des coups , la peur est partout en nous , dans le peuple , dans la nation , dire que pour nous , hâbler c’est déjà commencer d’agir , c’est d’un commun soporifique et si tous nos
malheurs ne tenait qu’à cela , nous serons au bout de nos peines , écoutez les vomir , écoutez les éructer , palabrer à ne plus en finir à brasser du vent , à désespérer l’âme des morts au
carrousel des imposteurs la dictature est en orbite.
je redonne à la vie , tout ce que dieu m'a donné
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Qu’importent les démarches, l'activisme et les idées des imposteurs ? Mais ces idées ne prétendent pas conquérir la Tunisie en tant qu’idées, mais en tant que forces
légitimées par la négation et l'horreur du mensonge et de la terreur. Elles ne prennent pas les citoyens par leur contenu culturel, humain et intellectuel ou par le rayonnement vital et absolu,
qui, à certaines heures de l'histoire s'en dégage, mais par la valorisation méthodique et résolu de ses bas instincts et ses déviances les plus abouties.
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la citoyenneté est un idéal absolu pour les tunisiens , qui à ce niveau de la confrontation avec la dictature et ses scribes pupitreurs primesautiers , doivent voir en elle et avant la base à
toute dérive démagogique ou partisanes , pour s'inscrire dans cet idéal c'est à nous de nous extraire de nos certitudes , nos appartenances premières et des fois nos préjugés , et considérer dans
ce combat à mort pour la citoyenneté le seul sujet de raison , ce qui doit absolument éliminer les conduites émotionnelles mais également et surtout les postures partisanes et idéologiques , nous
devons pour se faire , pour résister efficacement , pour parfaire nos défenses et imposer la rigueur de nos prétentions à instaurer la citoyenneté et la démocratie , nous dégager au jour
d'aujourd'hui et illico presto , sous peine d'être balayé par le vent mauvais de la dictature , de nos affects , de nos intérêts personnels et de nos liens ataviques .Notre cohésion résidera
alors dans le fait que nos singularités au lieu d'être gommées , sont affirmées , revendiquées par le consensus et l'affirmation de leur contenu se transformeront dans la seule action homogène et
solidaire même , cette affirmation conquise pourra constituer la substance du débat culturel et politique, en conséquence nous gagnerons à être plus réalistes et nos identités initiales et
propres seront l'unique socle identitaire pour se mobiliser à la seule réalité du terrain et du quotidien des Tunisiens , et briser ainsi ces fallacieuses frontières entre ceux qui savent et ceux
vivent la situation , entre ceux qui veulent organiser et ceux qui sont abandonnés à eux même par manque de volonté et d'organisation.
je redonne à la vie , tout ce que dieu m'a donné