- Sebag (P.), « Le bidonville de
Borgel», in Cahiers de Tunisie, n°23-24, 1958, pp. 267-309. Le rôle des mouvements migratoires dans la formation de la population tunisoise a été plus d’une fois mis en
évidence : Lepidi (J.), « Tunis dans la démographies tunisienne », in Bulletin économique et social de la Tunisie, juin 1995, pp.18-22 ; Vibert (J.), « Tableau
de l’économie tunisienne », in Bulletin économique et social de la Tunisie, octobre 1951, p. 33.
- Ibid.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, pièce 41, lettre du secrétaire général du gouvernement tunisien au cheikh el médina, en date du 4 mai 1935.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, pièce 221, lettre du contrôleur civil de Tunis au résident général de France, en date du 27 Mai 1936.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier1, pièce 96, lettre du contrôleur civil de Tabarka au secrétaire général du gouvernement tunisien.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, pièce 197, procès verbal de la commission réunie le 14 mars 1938, pour envisager des mesures propres à enrayer le nomadisme autour
de Tunis.
- Pour avoir plus de données sur la
crise des années trente voir : El Annabi (H.), La crise de 1929 et ses conséquences en Tunisie, mémoire de C.A.R en histoire préparé sous la direction de Béchir Tlili, Faculté des
Lettres et des Sciences Humaines, Tunis 1975, 175 p.
- Les années de sécheresse que
subit la Tunisie et qui ruinèrent les pasteurs semi nomades et certains petits cultivateurs furent également une des causes de l’afflux de populations, mais la confrontation des cartes de 1947
(apport 1946) et de 1948 montre que c’est entre ces deux dates que l’implantation fut la plus forte. Cité in Dardel (J.-B.) Klibi (Ch.), « Un faubourg clandestin de Tunis : le
Djebel Lahmar ». In Cahiers de Tunisie, n°10, 2ème- 3èmetrimestre, 1955, p.216.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, pièce 191, lettre du contrôleur civil à Tunis au résident général de France à Tunis en date du 24 juin 1937.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, pièce 25, circulaire du premier ministre aux caïds, en date du 24 février 1934.
- D’après la définition de P.
Sebag, le terme de « chiffonnier » désigne mal une activité qui comporte, certes, la récupération des chiffons, mais aussi des vieux papiers, des os et des boites en fer-blan, au
Msob, le dépôt d’ordure de la ville. En arabe parlé, on emploie le terme khurdâji, dérivé de khurdâ, qui signifie ici vieillerie, rebut. En arabe régulier, le mot khurda signifie quincaillerie,
mercerie, et khurdâji quincaillier, mercier.
- La Nahdha du 19 avril
1936, article éditorial intitulé « Aggravation de la situation économique et nécessité d’y remédier promptement ».
- Voir Desanti (D.), L’année
où le monde a tremblé : 1947, Ed, Albin Michel, Paris 1976, 398 p.
- Dardel (J.-B.) Klibi (Ch.),
« Un faubourg clandestin de Tunis : le Djebel Lahmar ». In Cahiers de Tunisie, n°10, 2ème- 3ème trimestres, 1955, pp.211-224.
- Ibid.
- Le rôle du colonisateur dans
les mutations des propriétés agricoles a été plus d’une fois mis en évidence : Berdah (A.), Essai sur certains remèdes pour pallier la crise économique et rurale en Tunisie,
Tunis, 1935, 231 p. (Thèse de droit, université de Lyon); Poncet (J.), La colonisation et l’agriculture européennes en Tunisie depuis 1881 à nos jours, Ed, Mouton, Paris -La Haye,
1962, 700 p ; Moussa (M.- L.- F.), L’Etat et l’agriculture en Tunisie, Publication du Centre d’Etudes et de Recherches de l’Université de Droit, d’Economie et de Gestion de Tunis,
1988,634p. Spielmann (V.), Les grands domaines nord –africains. Comment et pourquoi l’on colonise ? Orléans, imprimerie coopérative La Laborieuse, Alger, Ed. du trait d’union,
s.d. 112 p.
« L’œuvre caritative des Habous fut souvent l’objet d’abus des Oukils. Ainsi, le décret de 1898, tenta de mettre fin à cette pratique, mais de procéder légalement à la concession des
biens Habous par l’enzel qui est une enchère publique léguant le droit d’exploitation au locataire sur une période qui s’étend sur 20 ans et qui lui ouvre le droit d’acquisition de la terre. Il
faut dire que cette opération avait largement contribué au passage des terres Habous vers la colonisation agricole. De nombreux Habous ont pu ainsi devenir purement et simplement des lots de
colonisation. Le plus souvent ces terres se trouvent dans les régions fertiles du Cap Bon et du Sahel. La surface totale des terres cultivables en Tunisie est estimée à 5 millions d’hectares,
« en 1939 la masse totale des terres européennes est estimée à 7 ou 800 mille hectares …Les Français (la statistique d’après guerre, estime à 3,400,(le nombre de familles françaises vivant
de l’agriculture en 1945) détiennent 774,000 ha », Poncet (J.), « La colonisation et l’agriculture européennes en Tunisie de 1881 à nos jours, Paris, mouton, 1961, pp.
321 et 327 » cité in : Chérif (F.), La Tunisie dans la seconde guerre mondiale : impacts et attitudes (avril 1938- mai 1943), thèse de doctorat, sous la
direction de Martin (J), volume I, soutenue en Sorbonne (Paris IV) le 17 février 2001, p. 293.
- Pour avoir plus de détails,
voir Sauvy (A.), La machine et le chômage, le progrès technique et l’emploi. Ed. Dunod / Bordas 1980, 383 p.
- Voir Sebag (P), op.
cit.
- Voir Dardel (J.-B.) et Klibi
(Ch.), op. cit.
- Tunis- midi du 8 Mai 1936, article de T.E « La dangereuse
invasion ».
- Dardel (J.-B.) et Klibi (S.
Ch.), op. cit, p. 215.
- Archives Nationales de la Tunisie, série A, carton 4,
dossier 18, sous dossier 3, pièce 248, lettre du haut commissaire de France en Tunisie au Premier ministre, en date du 3 décembre 1955.
- Archives Nationales de la Tunisie, série A, carton 4,
dossier 18, sous dossier 3, pièce 61, rapport du capitaine Touya, sur les mesures à prendre contre les nomades de la région de Fouchana, en date du le 19 juin 1941.
- Dans son rapport adressé au
Résident Général le 27 mai 1936, le contrôleur civil de Tunis affirme que cette population misérable s’approvisionne parfois des poubelles au bien au marché aux croûtons de la porte de
Sidi Abdesselem.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 3, pièce 181, lettre du ministre de la santé publique au premier ministre, en date du janvier 1948.
- Voir Burnet (E.), « pour
une étude scientifique de l’alimentation en Tunisie», in Cahiers de Tunisie, n°12, 4ème trimestrs, 1955, pp. 495-642.
- Archives Nationales de la
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, note pour le chef du service de l’administration régionale et communale, en date du 13 avril 1931.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier, 1 pièce 245, lettre du Dr. J. Reynold, médecin-chef du bureau d’hygiène de la ville de Tunis au vice président délégué de la
municipalité de Tunis, en date du 29 juin 1940.
- Sebag (P), « Enquête sur
les salariés de la région de Tunis », colloque sur les niveaux de vie en Tunisie, Presses Universitaires de France, 1956, pp. 38-47.
Dans cette étude, Sebag, en collaboration avec le Dr Benzina-Ben Cheikh, de M.Lahmi, B.Lazar,J. Lévigne, H. Nizard, J. Poncet, M.Turki et du Dr G. Valensi, a été amené à
conclure son chapitre réservé à l’alimentation et l’habillement, en soulignant que la dénutrition est inévitable pour les familles dont les ressources sont inférieur à 2.500francs ;
qu’elle est possible pour les familles dont les ressources sont comprises entre 2.500 et 4.500 francs et même pour celles dont les ressources sont comprises entre 4.500 et 6.500 francs. La
mal nutrition est inévitable pour les familles dont les ressources sont comprises entre 2.500 et 4.500 francs, et elle est encore possible pour les familles dont les ressources sont comprises
entre 4.500 et 6.500 francs.
- Il existe deux sortes de
Habous (ou Waqf, en orient arabe) : les Habous publics et les Habous privés. A défaut d’indication de la fondation du réseau, le Habous qui est une propriété terrienne ou bien immobilier
est effectué de droit aux pauvres et aux indigents.
Les Habous privés ou particuliers sont ceux dont les bénéficiaires, généralement des descendants du constituant, sont encore en vie. A cette catégorie se rattachent les Habous de Zaouïas ou
sanctuaires des marabouts dont les descendants restent bénéficiaires, à charge d’entretenir et de pourvoir aux besoins du culte, conformément à la volonté du constituant. Jusqu’en 1871, les
Habous publics étaient confiés au « Oukil » (administrateur), nommé par le Bey. Il gérait les immeubles de rapport et en affectait les revenus avec œuvres instituées par le
constituant, pour leur rémunération, ces gérants prélevaient sur la recette, une remise fixée généralement à 6,25 % (Kharouba). Saadallah (M.) Cheikh El Médina. Encyclopédie coloniale
et maritime, 1942, pp.161-164 » ; cité in Chérif (F.), op. cit.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 1, pièce 12: lettre du résident général au contrôleur civil en date du 5 juin 1931 ; pièce 122, lettre du contrôleur civil au résident général de la république de France à
Tunis en date du 27 Mai 1936 ; Sebag (P.), « Le bidonville de Borgel », in cahiers de Tunisie, n°23-24, 1958.
- Ces gourbis villes ont déjà
fait l’objet de quelques travaux : Rondot (P.), « L’élimination des gourbis villes et l’étude des migrations humaines dans la Tunisie du Nord », in Bulletin économique et
social de la Tunisie. août 1954, pp. 84-90 ; Dardel (J.-B.) et Klibi (Ch.), op. cit.
- Dardel (J.-B.) Et Klibi (S.
Ch.), op. cit.
- Timoumi (H.), Histoire
sociale de la Tunisie1881- 1956, paru en arabe, Dar Mouhamed Ali El Hami, première édition, 1997, p. 146.
- Le choix du terrain
s’effectuait après négociations au cours de commissions composées d’un délégué du secrétariat général, du docteur chef du service de l’hygiène, d’un ingénieur des travaux de la ville d’un
représentant de la municipalité de Tunis, du Caïd de la banlieue et d’un délégué de l’administration des Habous ; pour examiner ce choix sous l’angle salubrité, surveillance policière,
protection des environs, proximité des grands centres industriels pouvant occuper de la main d’œuvre et également pour fixer l’indemnisation à la Djamaia.
- Dans son enquête sur le
bidonville de Borgel, Paul Sebag définit les baraques comme suit : leur charpente se réduit à quelques madriers grossièrement assemblés. Les parois en sont formées de planches
inégales, fixées à grand renfort de clous, aux quelles s’ajoutent souvent des morceaux de tôle trouvés ça et là : fûts d’asphalte, bidons de lubrifiant, panneaux publicitaires de fer
émaillé, sont encore reconnaissables en plus d’un endroit. Et le toit, à simple ou double pente, est fait de planches que recouvrent une vieille bâche ou des plaques de tôle : le vent
l’emporterait si de grosses pierres et un amoncellement d’objets divers ne le maintenaient solidement.
- Sebag distingue entre les
baraques et les gourbis, en effet certains de ces derniers sont en « tûb » .Pour les construire, on a commencé par malaxer terre, paille et eau, pour obtenir une boue consistante.
Puis, le mélange a été coulé dans des moules en bois et l’on a formé de grosses briques, mises a sécher au soleil. Ces adobes, liées entre elles avec un peu de terre humide, constituent les
parois. Quant au toit, à pente simple ou double, il se résume à des plaques de tôle recouverte d’une épaisse couche de glaise. D’autres gourbis sont plus robustes.
- Ce périmètre est très étendu,
il va de Megrine, cité Lescure, Ben Arous, Mghira,englobant tout le lac de Sédjoumi, arrive presque au Bardo et à mi-chemin de l’Ariana et de l’Aouina, c'est-à-dire à quatre où à cinq
kilomètres au nord et au sud et à trois kilomètres à l’ouest.
- Archives Nationales de la Tunisie, série E, carton 234,
dossier 3, sous dossier 14, pièce 18, lettre du délégué à l’administration tunisienne au directeur général des finances à Tunis, en date du 23 septembre 1936.
- Oudjak :
détachement de soldats d’origine turque.
- Tékia : sorte
d’association caritative musulmane.
- Voir Journal Officiel
Tunisien (JOT) du 6 mai 1933, et du 26 mars 1935.
- Archives Nationales de la Tunisie, série A, carton 4,
dossier 18, sous dossier 1, pièce 67, lettre du contrôleur civil de Thala au secrétaire général du gouvernement tunisien, en date du 7 mai 1935.
- Personnes originaires de la
Tripolitaine.
- Archives Nationales de la
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 1, pièce 88 et 91, lettre du contrôleur civil de Tunis au secrétaire général du gouvernement tunisien, en date du 4 juin 1935.
- En 1936 les princes Hamouda et
Sadok bey, opposés de tout temps à ce que les nomades se trouvant chez eux ou sous leur protection, soient expulsés, malgré l’ordre beylical de 1933 qui suffit pour amener les princes à se
débarrasser des nomades qu’ils avaient chez eux: les princes étaient invités à établir la liste des nomades à leurs services. Le ministère
d’Etat délivrait à chacun une carte d’identité ; les dispositions à prendre à ce sujet appartiennent au secrétariat général du gouvernement (ministère d’Etat, les nomades non munis de
cartes étaient refoulés).
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 1, pièce 75, lettre de Lakhdar Ben Mohamed El Ammi au résident général de France à Tunis, en date du 13 mai 1935.
- Dans ce contexte on peut citer
la lettre écrite le 13 mai 1935 par un jeune de 17 ans, né à Om El Araiss, prés de Gafsa : je désire y retrouver afin de trouver un travail dans la mine de cet endroit… ma mère est
morte, mon père et toute ma famille sont au pays. Je meurs de faim à Tunis. Je vous demande monsieur le président de bien vouloir me donner une lettre de recommandation pour l’ingénieur de la
mine afin qu’il me donne du travail, puis je vous demande encore un billet de chemin de fer pour Omm El Araiss, et des vêtements convenables…
- Archives Nationales de Tunisie, série, A, carton 4, dossier
18, sous dossier 1, pièce 88 et 91 lettre du contrôleur civil à Tunis au secrétaire général du gouvernement tunisien à Tunis, en date du 4 juin 1935.
- Dans son rapport au secrétaire général du gouvernement français à
Tunis, le caïd de Mdjez El Bab écrit le 24 février 1942 qu’une caravane de 112 hommes fut refoulée de Tunis vers Medjez El Bab le 18 février 1942. À l’arrivée du convoi à Bordj Toum, quatre
hommes décédaient, à l’examen de ces vagabonds le médecin de l’assistance publique, a fait connaître qu’ils avaient succombé à la faim, à la fatigue et au froid. D’autre part, ces vagabonds
n’étaient que très légèrement vêtus.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 1, pièce 255, lettre du préfet directeur des services de sécurité à l’Amiral Esteva, résident général de France à Tunis, en date du15 décembre 1940.
- Ibid.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 1, pièce 260, note pour le secrétaire général du gouvernement tunisien.
- Archives nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, lettre du résident délégué de la municipalité , au préfet secrétaire général du gouvernement tunisien à Tunis, en date du 8 décembre 1941.
- Archives Nationales de
Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 3, pièce 14, lettre du directeur de l’assistance de la santé publique au préfet, secrétaire général du gouvernement tunisien à
Tunis, en date du 10 janvier 1942.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 3, procès verbal de la commission de nomadisme réunis à Dar El Bey le 17mai 1941 sous la direction de Binoche, préfet, secrétaire général du gouvernement tunisien ; en vue
de mettre au point des mesures pour arrêter l’exode vers Tunis des vagabonds et des nomades.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 3, pièce 143, lettre du secrétaire du gouvernement tunisien au directeur général des contrôles à Tunis, en date du mois d’août 1944.
- Archives
Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier 18, sous dossier 3, procès verbal de la commission de nomadisme chargée de mettre au point les mesures à prendre pour indiquer l’exode
vers Tunis des vagabonds et des nomades, réunie à Dar el bey le 17 mai 1941 sous la présidence de Binoche, préfet, secrétaire général du gouvernement tunisien.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 3, lettre du préfet secrétaire général du gouvernement tunisien au délégué de la section d’Etat à Tunis, en date du 30 janvier.
- Archives Nationales de Tunisie, série A, carton 4, dossier
18, sous dossier 3, pièce 134, note pour le préfet secrétaire général du gouvernement tunisien, en date du 5 février 1942.
- Voir Berque (Jaques), «
Médinas, villes neuves et bidonvilles », in Cahiers de Tunisie, n° 21-22, 1958, pp. 7-42.