La rigueur vient toujours à bout de l'obstacle.
Léonard de Vinci
Résister contre les faux slogans, les fausses commémorations, la propagande, le viol des consciences, c’est dire non à la dictature, non à la déchéance et à la décadence. Non au mépris. Non à l’arrogance. Non au triturage culturel, social et économique. Non aux maîtres tueurs et esclavagistes de la Tunisie et par delà à ceux du monde. Non au marché totalitaire. Non à l’extension irrésistible du secteur spéculateur et maffieux en Tunisie. Non à l’exclusion. Non à la régression sociale et humaine. Non à la surveillance généralisée et à la mise au pas même de l’intime conviction de n’importe quel tunisien et où qu’il soit. Non à l’espionnage de la pensée de tous les tunisiens où qu’ils vivent et où qu’ils soient. Non à la dégradation culturelle, de la connaissance, du savoir, de la création, des mœurs, de l’éducation et de toute forme de convivialité. Non aux censures qui tuent le rêve et l’espoir. Non aux médias aux ordres, aux médias tunisiens, ces torchons qui sont la honte de la profession, des feuilles de choux qui mentent et diffusent l’ignorance le mensonge en débit libre. Non aux médias qui manipulent les opinions par la désinformation policière et milicienne.
Résister, choisir d’être libre et indépendant de tout pouvoir corrompu, choisir pour son pays la dignité dans le concert des nations, c’est aussi le pouvoir de dire oui. Oui à la solidarité entre les dix millions d’habitants de notre Tunisie. Oui aux droits des femmes, aux droits de l’homme. Oui à l’existence d’une classe politique renouvelée. Oui à l’éradication définitive de l’horreur et de tout son contenu, la spéculation, la violence, la torture, l’arbitraire, les détournements, les viols. Oui à une offensive nationale des forces du progrès, des forces démocratiques contre la fracture citoyenne et contre la barbarie du système de ben Ali. Oui à un moratoire national pour la préservation de notre civilisation, notre histoire et de toutes les formes de cultures qui depuis toujours ont fait le génie tunisien. Oui à la justice sociale et économique. Oui à une Tunisie plus sociale et moins mercantile. Oui à l’élimination de la censure et de la bureaucratie thuriféraire. Oui à la prohibition des privilèges, de l’affairisme et de la spoliation, du népotisme et de la corruption.
Résister et rêver, mais surtout s’activer à établir un contre pouvoir démocratique pour libérer notre pays de ses chaînes et ses tares, le libérer vraiment des dépendances qui l’usent et le vident de toutes ses singularités et de sa sève, et croire qu’un autre pays d’honneur, de dignité et de progrès est possible. Et contribuer à le construire.
Le tunisien de ce temps soumis à l’absurde d’une condition liberticide, il vit devant ce qui arrive dans son pays et le monde entier, non pas comme acteur de ses mouvement, mais comme spectateur de sa propre existence soumise à l’abjection d’une dictature irrédentiste, une dictature qui perpétue un colonialisme de fait dont les maîtres d’œuvre sont absolument les héritiers des grands empires militaristes et expansionnistes du 19emme siècle, pour ne pas aller plus loin. Et cette dépendance de notre pays n’est nullement le fruit du hasard , mais d’une politique définie et mise en place en 1956 et les accords du « combattant suprême » avec les tenants de l’interdépendance à la française , seule puissance à lui garantir le pouvoir devant la levée des forces nationalistes et démocratiques tunisienne , jusqu'à ce jour les colonialistes ont respecté à la lettre cet ignoble tableau de marche , cet abject accord en passant par l’assassinat de ben Youssef et l’intervention de l’armée française contre les rebelles de GAFSA et jusqu’à au calamiteuse visite de CHIRAC en Tunisie , et sa solidarité avec les propagandistes criminels du fameux « miracle tunisien » il le fait à travers le regard des médias aux ordres du grand capital mondialiste, ne parlons pas des torchons tunisiens qui ne méritent même pas d’être désignés en tant que médias , tout juste des communiqués de guerre de la police politique de la dictature; pourtant ces médias démocratiques devraient être les témoins et les diffuseurs des valeurs démocratiques de leurs pays propager voltaire et Camus et non pas FOCCART et PASQUA,et nous aider à assumer notre condition face à ce qu’ils nous transmettent comme humanité.
Par la magnitude de leur portée suicidaires et barbare, ce pouvoir dictatorial est toujours utilisé par ces oligarchies criminelles pour prétendre perpétuer l’hégémonie d’un modèle unique, sans alternative. Nous imposant le joug d’une obscène globalisation qui justifie la souffrance de millions de tunisiens et de tunisiennes, ils nous relèguent avec une sensation d’impuissance perpétuelle et inévitable à la fois.
La société tunisienne est à ce point frappée par l’injustice et la douleur; son esprit a été corrodé si souvent par l’impunité, que devient presque impossible la transmission de valeurs aux nouvelles générations. Cependant, l’énorme possibilité de modifier la funeste direction que nous leur voyons prendre se trouve présente dans la portée illimitée que les démocrates tunisiens, toujours les mêmes dans un cercle très restreint, possèdent sur la formation de la conscience des jeunes, des hommes et des femmes (lire l’importante interview de monsieur MARZOUKI dans ce numéro).
C’est une grande mission que peuvent réaliser les véritables démocrates, comme il a été démontré chaque fois que le danger et les situations de précarité nous ont rapprochés par ce qui arrive dans le monde. Dans toutes ses manifestations, l’activité politique doit se consacrer dans un compromis éthique qui réponde aux déchirements de milliers de tunisiens dont les vies ont été réduites au silence à travers les armes, la violence et l’exclusion sociale.
A tous ceux-là, ces emmurés, ces exclus, ces morts vivants, ces sacrifiés et ceux qui luttent debout sans aucun compromis ni renoncement, nous qui disons aimer une Tunisie libre et démocratique, nous devons leurs exprimer notre reconnaissance par l’engagement, d’avoir contribué à exprimer le sacrifice, la douleur, l’incertitude, mais aussi l’espérance et le courage d’une humanité qui résiste à disparaître.
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Si j’étais dictateur
Par
Nejib
De la pauvre Tunisie soumise, recluse , cette monarchie théocratique et altière qui ne dit pas son nom, cette république bananière, hier fille bâtarde du colonialisme défait , aujourd’hui d’un néo colonialisme plus performant et de la crise , cette fameuse crise qui est sa meilleur arme de destruction massive et d’occupation , Tunisie dépendante dites vous ?Pire Tunisie dissoute dans sa propre folie , avec sa société post coloniale d’oligarques , d’hommes de paille et de vigies, et néo coloniale de tueurs ,d’assassins , de spéculateurs et de matons progressivement privatisée sous un régime maffieux imposé , si ben Ali n’existait pas ils auraient fallu aux bradeurs de la Tunisie l’inventer , cette Tunisie occupée plus que jamais , cette Tunisie de la honte , au sein d’un monde sournoisement mondialisée , aseptisé et sous contrôle dans son immense majorité.
Si j’étais dictateur de ce pays là et que j’apprenais au détour d’un hasard que sous mon auguste et prestigieuse dictature il existe, en ce pays de maffieux , des tunisiens révoltés à ma bonté et sans domicile fixe parce qu’en dépit de ma bonté et de ce que je leur laisse , en ces temps difficiles pour tout le monde , car tous les tunisiens sont égaux en Tunisie , certains plus que d’autres bien sûr , mais c’est la loi naturelle de l’offre et de la demande , ils ont dit monsieur Bush ,Chirac , Sharon et quelques autres , qu’il faut être heureux de manger , respirer et la boucler , et qu’ ils prétendent aussi ces chiens à une horrible liberté , une diabolique démocratie , pour me chiper mon épicerie et mes jouets, pour abriter leur existence , vivre et produire dans l'égalité , la légalité des institutions et jouir de leurs intérêts , avoir la citoyenneté et ne plus être mes sujets , je crois que je déclancherais une petite guerre civile pour faire le vide , un petit nettoyage à sec pour remettre les pendules à l’heure , d’ailleurs depuis le cadeau du ciel du 11 septembre , ça leur pend aux nez ces tordus de démocrates tunisiens.Qui survivra verra
Si j’étais le dictateur d’une société aussi injuste, aussi déprimée, aussi morne, aussi vide de fraternité, de joie, d’espoir, et de sérénité. J’aurais à ce point honte d’en être le premier, et le seul vrai citoyen, le premier et unique magistrat, donc le premier et seul responsable et coupable de cette morosité, et de la mort annoncée de ce pauvre pays, que je fuirais immédiatement et courrais me cacher tellement la flétrissure serait grande devant le constat d’une aussi flagrante calamité.
Mais je ne suis pas dictateur de ce pays, et l'horreur qui l’est, n’a en fait jamais eu la moindre dignité ni la moindre fierté dans tous les domaines. Tout cela étant remplacé chez lui depuis toujours par l’appétit du pouvoir,la violence , la haine de l'autre , la barbarie des sens et des sentiment , l'ignorance du monde et de l'humanité , la cécité des yeux et du coeur , le goût des lambris dorés des palais de cette monarchie grotesque , ainsi que celui du prestige qui s’y rattache au grand rendez -vous de l'immonde. Quant au bien être et aux conditions de vie des tunisiens d’en bas , la très grande majorité d'une nation en décomposition , y a-t-il jamais pensé au-delà des propos propagandistes et des flots de larmes de crocodiles , rapidement et virtuellement déclamés sur des prompteurs de campagnes de collectes et de blanchiment d'argent sale auprès de ses maîtres et des officines du crime organisé, discours d’ailleurs rédigés par d’indigents esprits , des plumitifs mercenaires , aussi partisans que courtisans , et qui plus est , totalement irresponsables humainement.
Et le fantoche dictateur en question, en plus du mépris souverain des tunisiens , a les défauts et les manies des monstres fous à lier , à lobotomiser,haineux , complexés , coléreux et révérencieux qui ne veulent plus jamais quitté le manège , le râtelier,la dépouille , même lorsque la voix étouffée des tunisiens pacifiques et du monde entier se sont clairement exprimée en ce sens, "aboyez , aboyez, allez, aboyez hommes d'éthique et de principes , vos prétentions civilisées n'ont aucune adresse en Tunisie ! Il trépigne et s’accroche comme si tout cela lui appartenait en propre et lui était dû par la naissance ou le privilège. Comme si c’était une rente de situation et surtout parce que c’est un des seuls moyens lui permettant d’échapper à la justice universelle , qui s’essouffle timidement et vainement à le prévenir et à le taquiner tout au long des années écoulées,comme s’il n’était qu’un vulgaire voleur de bicyclettes , une justice internationale très sélective , bien consciente que désormais elle ne pourra espérer demander quelques comptes à qui que ce soit qui est désignée comme un serviteur de l’impérialisme international , éradicateur des peuples et des cultures.