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L’extrême-droite juive

A quand l’interdiction des groupes paramilitaires de l’extrême-droite juive qui sévissent en France ?



Cela continue et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Des groupes terroristes comme le Betar et la Ligue de Défense Juive (LDJ), qui s’entraînent militairement dans des locaux connus de la police, et qui agressent régulièrement des manifestations pacifistes ou se livrent à des ratonnades, sont tolérés par le gouvernement français malgré leur dangerosité. Ils suscitent nécessairement la formation de bandes constituées de jeunes qui en ont assez de se faire attaquer et qui ne demandent qu’à en découdre. Crier à l’antisémitisme quand un jeune nervis juif, qui a plusieurs agressions à son actif, se fait à son tour rouer de coups, c’est couvrir une fois de plus les agissements de ces groupes violents au lieu de de prendre la seule mesure qui s’impose : l’interdiction !

Ci-dessous un article pertinent d’Olivier Bonnet, journaliste indépendant qui épingle sur son blog les réactions des politiques et des médias qui crient comme d’habitude à l’antisémitisme, pour mieux cacher la réalité des faits. Déjà en avril 2002, un de ces nervis juifs avait poignardé un commissaire de police qui tentait de s’opposer à une ratonnade organisée par le Betar et la LDJ, place de la République à Paris. Ce policier soigné pendant plusieurs semaines en soins intensifs à l’hôpital Saint-Antoine, avait dû retirer sa plainte contre le jeune nervis qui l’avait agressé et qui avait été arrêté. Une intervention des plus hautes instances juives en sa faveur avait permis de relâcher ce terroriste, et le commissaire avait été muté dans une autre région.

On apprenait il y a quelques mois que ce même dangereux raciste, qui était allé se faire oublier en Israël, avait égorgé un chauffeur de taxi palestinien à Jérusalem, question de se "faire un arabe".

La liste des agressions commises en France depuis plusieurs années par les nervis de Bétar et de la LDJ serait trop longue à dresser : militants blessés, locaux saccagés, appels au lynchage... La police la connait parfaitement, mais elle obéit aux ordres du gouvernement : ne pas intervenir. Le sentiment d’impunité est tel, de ce fait, chez ces bandes de voyous fascistes qu’ils se permettent même d’aller menacer et narguer, à l’intérieur du Palais de Justice de Paris, leurs victimes quand elles portenet plainte !

Donc, Rudy Haddad, présenté comme un pauvre petit juif à kippa, qui ne faisait de mal à personne, est en fait une victime de ses propres exactions. Il est connu des services de police pour différentes agressions, notamment au sein du parc de Bercy que le maire de Paris, Bertrand Delanoe, a choisi de transformer en terrain d’affrontements, en affichant des portraits géants à la gloire de trois soldats de l’armée d’occupation israélienne.

Ci-dessous un article pertinent d’Olivier Bonnet, journaliste indépendant qui épingle sur son blog les réactions des politiques et des médias qui crient comme d’habitude à l’antisémitisme, pour mieux cacher la réalité des faits.

A noter : Olivier Bonnet sera à la librairie Résistances (http://www.librairie-resistances.com ) mercredi 2 juillet prochain à 19 H 30 pour la présentation de son dernier livre : "Sarkozy, la grande manipulation".

"Affaire Rudy H. : antisémitisme, extrémisme sioniste et récupération politique

Où il est question de l’agression d’un jeune juif, présenté d’abord comme victime innocente, tabassé parce que porteur d’une kippa, avant que l’on ne s’aperçoive que les choses sont un peu plus compliquées que cela ! Rudy H. est-il proche du Betar et de la Ligue de défense juive ? Que sont ces groupuscules ? Comment son agression s’est-elle déroulée ? Les médias ont-ils été manipulés ? Pourquoi les politiques se sont-ils empressés de crier à l’antisémitisme ? Enquête.

Il y avait aussi des actions plus musclées, comme la protection des manifestations. On débarquait en scooter, casques sur la tête. On encerclait les opposants à nos idées et, à coups de matraque ou à mains nues, on les tabassait. J’ai participé à plusieurs actions dont la presse a parlé. Aujourd’hui, à cause de ça, je suis sous contrôle judiciaire pour violence en réunion" : ainsi parle Mickaël Tolédano, ancien membre du Betar, interviewé par le site Recherches sur le terrorisme. Le Betar ? Un mouvement de jeunesse ultrasioniste effectivement connu pour ses pratiques violentes. Le jeune Rudy H., laissé sur le carreau dans le coma, le 21 juin dernier, après avoir été tabassé square Petit, dans le XIXè arrondissement de Paris, en était-il proche ? Oui, d’après Le Figaro : "Selon des sources informées, il est proche de la Ligue de défense juive comme du Betar, ce dont se défendent ces mouvements". La LDJ, c’est le Betar en pire : cette organisation est interdite, car considérée comme terroriste, aux États-Unis et même jusqu’en... Israël ! Qu’elle soit autorisée en France ne lasse du reste pas d’étonner. Un de ses militants, Anthony Attal, a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour sa participation à l’agression de quatre étudiants d’extrême gauche de l’Association générale des étudiants de Nanterre, perpétrée le 30 décembre 2003 à l’intérieur même du tribunal administratif de Paris. Un autre de ces extrémistes, du Betar - les frontières entre les deux groupuscules sont poreuses -, Joseph Ayache, a été pour sa part condamné en août 2004 à quatre mois de prison ferme pour agression raciste (celle de militants pro-palestiniens et d’organisations pacifistes juives, lors d’une manifestation devant le siège de la délégation palestinienne en France à Paris). Le président du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouloud Aounit, fut lui aussi agressé le 13 novembre 2003. Signalons également les attaques contre l’intellectuel d’extrême droite Alain Soral en 2004 (dans une librairie où il dédicaçait son livre) et contre l’humoriste Dieudonné en 2005 (dont on pense par ailleurs ce qu’on veut). Pire, le 7 avril 2002, en marge d’une manifestation organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France "contre le terrorisme et l’antisémitisme avec Israël pour la paix et sa sécurité", un policier avait été poignardé, un crime attribué à un membre du Betar, jamais interpellé. Des scènes de ratonnades se sont aussi déroulées dans le sillage de la manifestation du 26 février 2006 en hommage à Ilan Halimi, assassiné par Fofana et le "gang des barbares". Le 15 mai dernier encore, 25 nervis de la LDJ ont agressé 5 personnes fermant le Centre international de culture populaire, où est par exemple domiciliée l’Union Juive française pour la paix, au terme d’une conférence sur la Palestine. Voyez le genre d’énergumènes. Mais à ce stade de l’enquête, restons prudent à propos de la fréquentation ou pas par Rudy H. de ces groupuscules extrémistes.

Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il était "connu des services de police", suivant la terminologie usuelle : il a été interpellé, en compagnie de deux camarades, pour "violences volontaires avec arme par destination" (son casque de scooter) et placé en garde à vue à la suite d’une manifestation en faveur des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah organisée en décembre dernier. Et les policiers ont retrouvé sur les jeunes hommes des "projectiles de défense" et des poings américains, comme le narre Le Figaro. Rudy H. n’est donc pas un ange. Or la présentation de son agression par les médias a d’abord laissé croire à une victime innocente frappée au hasard, comme dans l’article du 22 juin de Libération, Un jeune juif entre la vie et la mort après avoir été lynché, qui donne la parole à Raphaël Haddad, le président de l’Union des étudiants juifs de France, qui "considère que les agresseurs ont voulu « fracasser le premier juif qui leur tombait sous la main ». 20 minutes écrit pour sa part : "Samedi, vers 20 h, un jeune homme de 17 ans a été violemment agressé par une bande d’ados alors qu’il marchait, seul, dans le 19e arrondissement de Paris. « Comme tous les jours de shabbat, il portait la kippa », a expliqué son père à RTL, convaincu « à 90% » que c’est pour cela qu’il a été frappé." Le Parisien présente quant à lui l’affaire ainsi : "Coiffé d’une kippa, ce mineur âgé de 17 ans appartenant à la communauté loubavitch, domicilié à Pantin (Seine-Saint-Denis), sortait de chez un ami, vers 20h 30, pour se rendre à la synagogue de la rue Petit (XIXe), lorsqu’il a été stoppé par une quinzaine d’adolescents âgés de 15 à 18 ans. « D’origine maghrébine et africaine, ces jeunes, probablement du quartier, l’ont frappé à la tête avec des béquilles », précise une source proche du dossier. « Ils se sont attaqués à lui parce qu’il est juif, estime Ariel Goldman, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), présent hier sur le lieu de l’agression. Aujourd’hui, c’est toute la communauté qui est sous le choc. » Décrit par ses proches comme un « gentil garçon de constitution assez fluette », Rudy est scolarisé en deuxième année dans une école de plomberie. Ses parents, rassemblés hier devant l’entrée de l’hôpital Cochin (XIVe ) avec une trentaine de proches, ne comprenaient toujours pas ce qui a motivé « tant de violence » sur un jeune « seul et sans défense". Le Monde enfin livre une version semblable : "Le jeune Rudy H., 17 ans, portait un jean, un tee-shirt et une kippa. Il était seul lorsqu’il a été violemment agressé, samedi 21 juin, aux alentours de 19 heures, rue Petit, dans le XIVe arrondissement de Paris, en se rendant à la synagogue. Les témoins n’ont rien entendu, rien compris. Ils ont juste vu une quinzaine de jeunes hommes d’origine africaine et nord-africaine s’acharner sur le jeune homme et le rouer de coups de pieds, de poings, avec une béquille. L’un de ces témoins a décrit un agresseur sautant à pieds joints sur la victime." Comment dès lors ne pas se scandaliser d’une telle agression, sauvage et raciste ? C’est du reste ce que s’empresse de faire avec une belle unanimité la classe politique, au premier rang de laquelle nos gouvernants, rivalisant d’indignation, du président Nicolas Sarkozy au Premier ministre François Fillon, en passant par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie ou celle de la Justice Rachida Dati.

Or il semble bien que chacun soit tombé dans le piège de la pauvre victime qui n’avait rien fait qu’être juive. Outre les révélations du Figaro sur les drôles d’accointances de Rudy H., les événements de ce 21 juin ne se seraient pas exactement déroulés comme les journaux les ont racontés ci-dessus. Cité par Le Point, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, livre une toute autre version, précisant que l’agression s’est produite "au terme d’une échauffourée opposant une bande d’une vingtaine ou 25 jeunes appartenant à une bande de jeunes noirs à des jeunes européens, dits de la communauté juive en nombre nettement inférieur. Ces jeunes prennent la fuite, l’un d’entre eux (Rudy, ndlr) s’est retrouvé dans un voie sans issue pour lui. Il s’est retrouvé bloqué contre le portillon du square puis bloqué entre deux véhicules où il s’est fait rouer de coups". Le patron du bar tabac situé à 50 mètres du square, interrogé par RTL, a vu toute la scène et il est formel : le jeune homme n’allait pas à la synagogue mais "au front", pour se battre. "J’ai vu passer une vingtaine de jeunes juifs très excités, ils disaient « on va les taper, on va les niquer ». Ils sont allés vers le square et la bagarre a commencé", a-t-il rapporté à l’AFP, cité par L’internaute. Son récit est complété par l’un de ses clients : "J’ai entendu des cris, je me suis mis à la fenêtre et j’ai vu des gens éparpillés dans le square qui se battaient, ça courrait partout, au début il y a plus de juifs que de noirs, puis d’autre noirs sont arrivés et le rapport de force s’est inversé, et les juifs sont partis, abandonnant un de leurs copains. Le seul qui est resté est un jeune juif tombé entre deux voitures, il a été frappé, un type lui a sauté à deux pieds dessus." L’altercation était la troisième de la journée entre ces bandes et Rudy H. avait déjà été impliqué dans l’une d’elles. Il s’agit par conséquent d’un enchaînement de représailles et contre-représailles. Pas question d’excuser ceux qui se sont acharnés sur Rudy H., évidemment, mais on obtient au final, en lieu et place d’une victime innocente, un petit voyou tombé à l’occasion d’une bagarre entre bandes. Et nos politiques ont comme d’habitude parlé trop vite. Le pire étant que, même une fois les faits rétablis, ils maintiennent leur dénonciation d’une agression antisémite, alors qu’on a vu que les choses sont un peu plus compliquées que cela ! Ainsi Sarkozy, qui se dit "particulièrement choqué de ce qui est arrivé à un jeune Français, sous prétexte qu’il portait une kippa". Non, Monsieur le président ! Il a été tabassé parce qu’il avait participé à une expédition punitive pour se venger d’une première bagarre. Mais évidemment, cette version est moins efficace pour cajoler l’opinion communautariste juive, dont on sait qu’elle est toute acquise à Sarkozy. En quatre mots pour conclure : démagogie et récupération politicienne.

PS : sur le Betar et la LDJ, voir les dossiers consacrés à ces groupuscules par le blog Libre Cours et l’Observatoire du communautarisme.

PS 2 : la librairie parisienne Résistances a elle aussi été prise pour cible par la LDj, ce qui me rend d’autant plus fier d’y être convié le 2 juillet pour un débat où je présenterai mon livre, Sarkozy, la grande manipulation. Je vous en reparlerai.

http://www.plumedepresse.com/spip.php ?article318

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موقف الجغرافيين الفلسطينيين من المؤتمر الجغرافي الدولي - تونس 2008
 
 

 
تحية عربية أصيلة وبعد،
 
 
إن الجغرافيين الإسرائيليين يحملون رتبتين الأولى عسكرية دموية , والثانية علمية جغرافية عنصرية؛ فجميعهم وبلا استثناء ضباط كبار في الجيش الإسرائيلي, قتلوا بأيديهم وأصدروا أوامر بقتل الفلسطينيين, ووظفوا علمهم في ترسيخ الاحتلال بتهويد القدس وبناء الجدار العنصري , والتخطيط لإقامة المستوطنات, وسرقة المياه والأرض وغيرها من ممارسات الاحتلال المرئية والمسموعة والمقروءة, السالفة والحالية والمستقبلية.
وحتى لا يكون الكلام إنشائيا، فإننا نستعرض غيضا من فيض الممارسات الإسرائيلية العنصرية والفاشية غير المسبوقة في الأراضي الفلسطينية على النحو التالي:
1- لم تتوقف سلطات الاحتلال عن سياستها الإجرامية بالقتل والاعتقال وتدمير البيوت ومصادره الأراضي وتقطيع أوصال الوطن الفلسطيني , دون رادع أخلاقي أو إنساني أو ديني.
2- ممارسة أعمال القتل الإجرامي وبدم بارد ، والاعتقال والتدمير للشجر والحجر بحق الشعب الفلسطيني حيث قتل خلال الفترة 28/9/2000 ـ 31/1/2007 ما مجموعه 5050 شهيدا ، وبلغ عدد الجرحى 49760 موزعين كما يلي:
أ- 937 دون سن 18 ؛ منهم 848 من طلبة المدارس والكليات.
ب- 351 من النساء .
3 – بلغ عدد المعتقلين 10400 معتقل؛ منهم 1175 طالبا وطالبة, و 106 معلما وموظفا.
4 - بلغ عدد الجرحى 4792 من الطلاب والموظفين.
5- تم قصف 359 مدرسة ومؤسسة تعليم، و72437 منزلا؛ منها 30871 منزلا تم تدميرها بشكل كامل .
6- لقد قامت إسرائيل خلال أسبوع واحد من اقتحامها لشمال قطاع غزة في الأيام القليلة الماضية بقتل 120 فلسطينيا؛ منهم 63 تتراوح أعمارهم بين أربعة أسابيع وثلاثة عشر عاما، كما قامت بتدمير 142 منزلا.
7- لم تتوقف إسرائيل عن قتل الأبرياء بل تعدت ذلك الى مصادرة الأراضي وقطع الأشجار حيث اقتلعت خلال نفس الفترة 13572896 شجرة .
8- على الرغم من شح المياه في الضفة الغربية، إلا أن إسرائيل دمرت 425 بئرا، وهدمت 1360 بركة وخزان للمياه . وجرفت 979239 مترا طوليا من خطوط المياه الرئيسية.
9- أقامت إسرائيل وبتوصية من احد الجغرافيين الإسرائيليين جدار الفصل العنصري بطول 700 كم، والذي التهم 247291 دونما من أراضي الضفة الغربية.
إن الملفات مليئة بالبيانات اليومية التي ستعرض عاجلا أم آجلا على محكمة العدل الدولية ، وسيكون الجغرافيون الإسرائيليون القادمون الى المؤتمر في الصفوف الأولى من متهمي جرائم الحرب؛ فأياديهم ملطخه بدماء الأطفال الفلسطينيين، وفكرهم ملوث بالإرهاب والعنصرية، ويشغلون مواقع استشارية فاعلة في توجيه آلة الدمار الإسرائيلية.
ولا يكلفكم التأكد من كل ما سبق أكثر من سؤال أي واحد منهم عن رتبته ووحدته العسكرية التي ينتمي إليها. أنهم بكل بساطة مجرمون ضد الإنسانية، ومتهمون بممارسة الإبادة الجماعية ضد الشعب الفلسطيني.
إن حضورهم مؤتمر تونس العربية ممنهج في استغلال المؤتمر كمنبر لتضليل العالم عن جرائمهم من على ارض تونس العربية المعروفة بأصالتها ونضالها وقوميتها.
إننا في الجمعية الجغرافية الفلسطينية نسجل تحفظنا على حضور الوفد الإسرائيلي الموصوف أعلاه ونعلن مقاطعتنا للمؤتمر. كما ونناشد الجغرافيين العرب الشرفاء الى مقاطعته، مع رفع عريضة احتجاج لرئاسة المؤتمر على مشاركة المتهمين بجرائم ضد الإنسانية في أعمال هذا المؤتمر .
 
مع الاحترام
د. مسلم أبو حلو
مدير الجمعية الجغرافية الفلسطينية
رئيس دائرة الجغرافيا
جامعة القدس
 

 

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