
... une ville située au sud-ouest de la Tunisie, dans le bassin minier de Gafsa où la population vit essentiellement de l'exploitation des mines par la Compagnie des Phosphates de Gafsa. En
janvier dernier, les jeunes, dont certains sont en possession de diplômes universitaires, épaulés par de courageux syndicalistes (que l’on croyait à tort en voie d’extinction) et par une
grande partie de la population de la région, ont manifesté contre une injustice qui leur a été faite à propos de postes à pourvoir sur concours dans les mines ; le concours était bidon, les
résultats frauduleux, corruption et favoritisme opéraient. 
Malgré le black-out instauré par les médias tunisiens sur les troubles qui ont eu lieu depuis dans la région de Gafsa, des vidéos et des témoignages commencent à circuler sur le net, rendant possible une évaluation de l’ampleur des protestations.
Les immigrés nantais, originaires de Redeyef, que j’ai rencontrés hier devant la Préfecture de Nantes, décrivent la situation d’après les témoignages de leurs proches :
« Les forces de l’ordre, présents par milliers, n’ont pas hésité à employer des pratiques barbares contre les citoyens qui demandaient le respect de leurs droits. Coups de feu, bombes lacrymogènes, jetées par centaines, policiers et leurs chiens, qui quadrillaient la ville… Des manifestants ont été violemment battus en pleine rue, des descentes policières musclées (en pleine nuit), ont eu lieu au domicile de certains manifestants, ce qui les a poussé à fuir dans les montagnes ceinturant la ville. Depuis, un climat de frayeur règne à Rédeyef, ville bouclée. "
Les Tunisiens Nantais lancent un appel pour que soit secourue et soutenue dans sa lutte une ville oppressée, bouclée. 26 blessés dont 17 s'y trouvent dans un état critique. 2 jeunes tués, l’un par balle, l’autre électrocuté alors qu’il tentait de couper le courant des générateurs de la CPG. Et puis, il y eut encore ces obstacles multipliés par les forces de l'ordre pour empêcher que soient prodigué aux blessés les soins nécessaires, la chasse à l’homme, le harcèlement policier, les interpellations abusives, les conditions de détention inhumaine, la torture... le régime de Ben Ali et ses sbires se sont de nouveau brillamment illustrés….
L'écho des étoiles-JACQUELINE

Malgré le black-out instauré par les médias tunisiens sur les troubles qui ont eu lieu depuis dans la région de Gafsa, des vidéos et des témoignages commencent à circuler sur le net, rendant possible une évaluation de l’ampleur des protestations.
Les immigrés nantais, originaires de Redeyef, que j’ai rencontrés hier devant la Préfecture de Nantes, décrivent la situation d’après les témoignages de leurs proches :
« Les forces de l’ordre, présents par milliers, n’ont pas hésité à employer des pratiques barbares contre les citoyens qui demandaient le respect de leurs droits. Coups de feu, bombes lacrymogènes, jetées par centaines, policiers et leurs chiens, qui quadrillaient la ville… Des manifestants ont été violemment battus en pleine rue, des descentes policières musclées (en pleine nuit), ont eu lieu au domicile de certains manifestants, ce qui les a poussé à fuir dans les montagnes ceinturant la ville. Depuis, un climat de frayeur règne à Rédeyef, ville bouclée. "
Les Tunisiens Nantais lancent un appel pour que soit secourue et soutenue dans sa lutte une ville oppressée, bouclée. 26 blessés dont 17 s'y trouvent dans un état critique. 2 jeunes tués, l’un par balle, l’autre électrocuté alors qu’il tentait de couper le courant des générateurs de la CPG. Et puis, il y eut encore ces obstacles multipliés par les forces de l'ordre pour empêcher que soient prodigué aux blessés les soins nécessaires, la chasse à l’homme, le harcèlement policier, les interpellations abusives, les conditions de détention inhumaine, la torture... le régime de Ben Ali et ses sbires se sont de nouveau brillamment illustrés….
L'écho des étoiles-JACQUELINE