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REDEYEF CONTRE L'OUBLI
Par
Rached
Devant l’agression sans précédent contre les travailleurs tunisiens, de REDEYEF et les tunisiens en général, une colère sourde gronde de plus en plus, elle a toujours été présente et des fois
s’est manifestée depuis l’Independance, mais jusqu’à présent en vain.
Les partis politique de l’opposition démocratique tunisienne, les organisations syndicales classiques sont incapables d’offrir une issue à cette crise de REDEYEF, ou à menacer stratégiquement
à court ou moyen terme la dictature de ben Ali, nous en avons aujourd’hui, plus que jamais, la preuve tangible. Pire le système en place fait, au travers de son pouvoir dictatorial et
oppresseur, et des manipulations de pseudo dialogue, la pluie et le beau temps, et ne peut que reproduire sans problème, avec la complicité d’une classe politique amorphe et dépassée, ses
propres visions archaïques et limitées à ses propres intérêts, toujours contre la Tunisie et les tunisiens
L’esprit de révolte de REDEYEF, , même cerné par la désinformation, le manque d’organisation et d’informations, son instrumentalisation par la propagande policière et sécuritaire de ben Ali, et
aussi la récupération idéologique de certains politiciens tunisiens, qui n’ont de gauche que le nom, a malgré tout, quelque chose d’enivrant, de grisant, en ce sens qu’il est à la fois
l’expression d’un sentiment profond, individuel et collectif, et qu’il donne l’illusion que tout est possible pour faire cesser la contrainte, l’injustice, l’inacceptable, oui c’est la
principale leçon donnée aux mondains, tunisois et autres régionalistes des cénacles, qui méprisent la Plèbe et qui en parlent sans l’avoir jamais inspectée, visitée, travaillée et appelée à
formuler une stratégie cohérente. Les sentiments de révolte qui étouffent les pouilleux de REDEYEF, comme ceux de beaucoup d’autres régions tunisiennes investis pare les services de la
dictature, sont ignorés par l’opposition dite démocratique à BEN ALI , et le plus grave c’est que la majorité des laisser pour compte de la Tunisie profonde, celle qui peut vraiment
changer les choses , ignore tout de cette opposition à BEN ALI..
Cet esprit de révolte qui souffle ces jours ci d’une façon éclatante sur les régions minières tunisiennes, a une autre dimension non négligeable, c'est un incessant rappel à des heures
passées, glorieuses et qui furent pleine de promesses : les révoltes ouvrières face au colonialisme français, la révolte du pain ect… Par lui l’Histoire, notre pauvre histoire de peuple mineur,
déchu de toute dignité, nous pousse en avant, en nous incitant à un mimétisme puissant, mais malheureusement, qui se heurte à la violence aveugle d’une dictature abjecte, et d’une opposition
creuse, démissionnaire, démagogue et dont une partie d’entre elle, est aliénée aux croisades ethnocidaires d’un ordre international qui inspire le désordre, afin de
mieux dominer le monde. Toutes ces grandes démocraties dans les discours peuvent si elles le voulaient libérer vraiment le monde et la Tunisie de leurs dictateurs, il suffit, oui, tout
simplement, de cesser de collaborer avec elles, de les clouer au pilori de leurs abjections, et de soutenir sans arrière-pensées les peuples opprimés.
La force de la révolte, comme celle de REDEYEF, c’est qu’elle est fondée, ancrée dans le vécu et travaille les consciences, nous autres tunisiens démocrates, majorité silencieuse, nous le
savons, et de plus en plus croyons en cela, loin de l’illusion du sauveur suprême, nous savons qu’un peuple uni ne sera jamais vaincu, et que ce n’est pas cette opposition de dinosaure, avec mes
respects aux quelques uns qui ne méritent aucune accusation, qui saura faire cette union et cette cohérence vitales à notre pays. Les tunisiens meurtris dans leur chaire et leur vie sont conscients
aussi que c’est probablement cette prégnance objective qui fonde l’esprit de révolte qui est à l’origine de tous les vérités en matière de pratique politique, REDEYEF appartient au
peuple tunisien, celui opprimé par la dictature, et ignoré, méprisé par ces appareils oppositionnels indignes, résistants de la 25 Emme heure..
la cause des mineurs de REDEYEF est juste, la révolte est logique, à terme, la victoire est certaine et les objectifs de libération seront atteints. Toute l’Histoire
tumultueuse de la Tunisie, ses mélanges, ses veines et son cosmopolitisme, en est la plus évidente confirmation.
Cette évidence historique la dictature comme l’opposition démocratique l’ont complètement oublié, et ils s’en tiennent qu’à l’aspect mythique, voire symbolique, de ces épisodes.
Aujourd’hui, cette révolte ne s’exprime bien sûr que d’une manière corporatiste, symbolique, par des manifestations pauvres et démunies,désarmées face aux légions d'assassins de BEN
ALI, mais avec le temps et un travail politique pragmatique et cohérent, partout dans notre pays, les volontés et les hommes existent pour ce faire, les corporatismes, pourront
naturellement s’unir pour un projet commun, qui dépassera leurs particularismes, c'est-à-dire la libération de la Tunisie.
Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’une stratégie efficace qui, en tenant compte des erreurs passées, nous assure la victoire, la vrai, celle qui reste, pas des discours des
directions de ces partis faméliques et disposés à toutes les compromissions.
La révolte n’est pas une stratégie et si elle est, ce qui est incontestable, l’expression d’une conscience, d’une intelligence immédiate de la réalité, elle ne fonde absolument pas la manière
d’agir en vue de la transformation de cette réalité, mais elle est sa dynamique essentielle, elle peut faire la révolution, celle des masses, celles qui comptent. La révolte est aussi courte dans
ses projections dans le futur que spontanée dans l’expression d’un sentiment, comme le disait le CHE, l’accumulation d’un potentiel de sentiment de révolte ne fait pas du tout une stratégie de
changement, c’est le travail des véritables opposants à la dictature de BEN ALI, d’organiser, à partir de là, le changement véritable, qui fera des tunisiens des citoyens à part entière.
l’esprit de révolte est nécessaire comme expression d’un refus et prise de conscience, il existe à tous les niveaux dans la société tunisienne défigurée, mais les démocrates doivent comprendre qu’
il est tout à fait insuffisant pour faire que l’action menée à ce moment là soit, stratégiquement, une lame de fond du changement social ; tant que ces derniers gèrent leurs petits calculs et leurs
atermoiement, ils seront du côté, bêtement, objectivement, de l’ordre dictatorial ; il n’y’a rien à discuter avec BEN ALI, il n’y’a qu’à travailler à le défaire.
La puissance, conjoncturelle, généralement temporelle, d’un mouvement de révolte, comme celui de REDEYEF, est conscient de sa capacité à changer structurellement la situation qui l’a
provoqué, mais politiquement, cela ne doit pas s’arrêter là, ce sont tous les secteurs de la société tunisienne qui doivent se réveiller à leur calamiteuse réalité. Oui REDEYEF est une révolte
spontanée, une réaction contre cette mort lente que lui impose la dictature, une révolte sans aucun un fondement stratégique et c’est l’opposition démocratique qui est au banc des accusés,
tout comme la dictature, l’une pour son incompétence organisationnelle, l’autre par sa haine et ses horreurs, mais REDEYEF peut être pour l’opposition démocratique un élément fondateur, et pour la
dictature, une esquisse du commencement de la fin.
La dictature de BEN ALI a toujours su assurer sa pérennité par la supercherie. Elle a toujours trouvé, des mercenaires surarmés, brutes payées, prêtes à toutes les infamies pour assurer
son ordre, déterminés à utiliser la violence, toujours présentée comme légitime, pour garantir sa domination, et des « intellectuels » de la plume et de la propagande pour maquiller ses
abjections. Elle a toujours su sécréter une idéologie mystificatrice qui trouvait toutes les bonnes raisons du monde pour justifier l’ordre (le désordre) établi. Mais malheureusement par sa
suffisance, et la pauvreté de ses égo, l’opposition accompagne impuissante ses mouvements.
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رسالة
حول الأحداث في الرّديّف
كتبه عبدالحميد العدّاسي
1 – توضيح: ورد بمقالي المنشور أمس والمُعنون بـ"التغيير المبارك يعرّف أهل الرّديّف على مختلف أجهزة السيادة" جملة إعتراضيّة فُهم منها ربّما تشكيك منّي في صحّة الخبر المتحدّث عن تدخّل الجيش
في مدينة الشهداء (نحسبهم) الرّديّف. والحقيقة أنّي لمّا ذكرت بين قوسين، (إن صحّ ذلك)، فإنّما ذكرته استنكارا للتدخّل من ناحية وتحسّبا لتعليقات حرّاس الباطل ممّن تعوّدوا رمينا (نحن المحرومين
من العيش في بلدنا) بالاصطياد في الماء العكر وركوب الأحداث وعدم الدقّة والكذب. فقد كان الاحتياط ضروريا، والجميع يرى صبر القوم على الباطل وبالتّالي على النّار بدءا بالوزير مرورا ببسيّس
والصغيّر (كما قال "خيبان" الذي أقدّر جهده في إبراز الحقيقة عاليا، وأبلّغه إعجابي بما يكتب) الوضيعين وانتهاء بأسفل قوّاد قد يوجد بين الصفوف. غير أنّي لا أتردّد لحظة في تصديق أهلنا الأشاوس
ممّن رفعوا شعار "نحن شعب ينتصر أو يموت"، كما أنّي لن أنحاز إلاّ إليهم، سائلا الله أن يبارك في جهودهم وأن ينصرهم على عدوّهم، وعدوّهم كما قالت شعاراتهم المرفوعة هو الظلم والاضطهاد والفساد
وكلّ القائمين بهذه الأعمال الخبيثة...
2 - تعليقات:
أ – تابعت بعضا من الحديث الذي جمع بين السيّد الطّاهر بن حسين وبرهان بسيّس قبيل حصول جريمة قتل الحفناوي بالرّديّف، وقد توقّفت عند أمرين اثنين: أوّلهما يتعلّق بسي الطاهر، فقد وجدته وديعا
"متأدّبا" متفهّما مستمعا غيرَ محرج لجليسِه رغم كثرة الحجج والبراهين، وقد عرفته مع الإسلاميين فارسا مفحما "محرجا" كثير الكلام قليل الاستماع والفهم، ففهمت أنّ أهل الباطل لا يخرصهم إلاّ
ذووهم ممّن كسبوا الحظوة عند رئيسهم... وأمّا الأمر الثاني فيتعلّق ببرهان هذا الذي جمع فأوعى حتّى لتخطئ بالاعتقاد أنّ أباه ما سمّاه عند مولده برهانا إلاّ لعلمه (ولا يعلم الغيب إلاّ الله)
بنبوغه في ترجمة اسمه إلى حقيقة لا تخطئها عين ملاحظ، فقد برهن برهان على قدرته الفائقة في لحن الحديث، وفي كذب الحديث، وفي الاستهانة بالحديث، وفي عدم الحياء عند الحديث، كما برهن على الإخلاص
إلى الباطل وأهله فعبّر عن مساندته السياسات الرّعناء والتصرّفات الهمجيّة الصادرة عن التشكيلات الأمنيّة الفاسدة والمؤسّسات الصوريّة العميلة مقابل محاربة الحقيقة وأهلها فبيّن رفضه المطالبة
بالحقوق خارج "الشرعيّة"، كما بيّن انسجامه مع ما يرتكبه هذا أو ذاك في حقّ شعب بأسره...
ب – "إنّ أهـالي الرديف شيبا وشبابا، نساء ورجالا:" . هذه جملة من البيان الصادر عن أهل الرّديّف لإعلام الرّأي العام بمجمل الأحداث الدّائرة فيها، وتبيّن كيف أنّ البلدة هبّت بأسرها لمقاومة
الظلم بصدور عارية أمام هذا الرّصاص الخائن الذي انطلق من بنادق لا تخشى الله سبحانه وتعالى. وكذلك الشأن في المطالبة بالحقوق بأن يتكاتف الجميع ولا ينتظرون المنظّرين أو السياسيين الذين لا
يستفيقون إلاّ على رؤوس الخماسيات...
ج – يقول خبر عزل الرّئيس المدير العام لشركة فسفاط قفصة (كما أورده معزّ الجماعي) بأنّ أهالي الولاية قد تقبّلوا القرار بردود فعل مختلفة حيث اعتبره البعض انتصارا وجزءا من تتويج تحركاتهم
النضالية، وفي المقابل رأى البعض الآخر أنّ هذا القرار أتى كمحاولة لامتصاص غضب الجماهير بعد استشهاد شاب وسقوط عدد من الجرحى في مدينة الرّديّف ووصفوه بالمسرحية سيئة الإخراج. والحقيقة أنّ
ننظر إلى العزل بالاعتبارين معا: فهو سياسة قديمة جديدة، وقد كانت ديدن بورقيبة الذي بلغ به الأمر إلى عزل الوزراء وسجنهم ثمّ البكاء عليهم وعلى أفعالهم والتشهير بغشّهم إيّاه إذ كان يُعاملهم
بثقة كما كان مع الوزيرين البارزين ابن صالح والمزالي، بل لقد كان يتعمّد العزل حتّى للاستراحة من وزير سطع نجمه بشكل يصرف الأنظار عن الزّعيم الأوحد كما كان مع الباهي الأدغم إبّان وساطته في
أحداث أيلول الأسود بالشرق الأوسط، غير أنّ عزل مسؤول شركة الفسفاط قد جاء أيضا تحت ضغوط أهلنا الصامدين. وعليه فنفرح (نحن أهل قفصة) بنجاحنا في عزله، ولا نكتفي بذلك. فمطالبنا كما في الشعارات
المرفوعة: لا للاضطهاد، لا لإرهاب الدولة، لا للاعتداءات والإيقافات، لا للفساد. نعم للحرّية، نعم للمساواة، نعم للعمل. ولا ننسى أنّنا شعب ينتصر أو يموت. ولا ننسى أنّنا قد صرنا ذوي أرصدة،
فأرواح الشهداء تساندنا وتنظر كيف نفعل بعدهم فيما استشهدوا من أجله...
د – نفى الوزير في البداية بشدّة اقتحام الأمن المنازل لترويع الأهالي أو المحلاّت لسرقتها، ثمّ ما لبث أن تراجع بعض الشيء فأشار إلى أنّه اتّصل بممثّل النّيابة العامّة لاستفساره عن السرقات
التي نسبت إلى أعوان الأمن، فأفاده بأنّ هناك بعض الأشخاص ليست لهم صفة عمومية أو رسمية (لا إنس لا جان) عمدوا إلى سرقة بعض المحلات وليس المتسبب فيها أعوان أمن وليست له أي شكاية من أي مواطن
حول أعوان أمن قاموا بالسرقة (انظروا سماحة القانون وسلاسة تنفيذه). وأنا أشهد الله على أنّ هؤلاء يسرقون ويغتصبون وقد عايشت بعض التّافهين الذين قاموا بهذه الأعمال أيّام كانت الفضيلة قائمة في
البلاد، فكيف وقد طغت الرّذائل اليوم بفعل الأراذل؟!...
هـ - "أثناء الاقتحامات جرت فضاعات بحق النّساء والشيوخ والأطفال من ضرب وتعنيف مادي ومعنوي بلغ بأحدهم أن كشف عن عورته أمام النساء"، هذه فقرة من البيان العام حول أحداث الرّديّف، وقد تمنّيت
على أهلنا أن يتخطّفوا هذا الفاسق فيقوموا بخصيه كي يكون عبرة لمن يعتبر. فإنّ الدّفاع عن العِرض من المقاصد الشرعية الخمس (الدين - النفس - العقل - العرض - المال). كما أنّ التصدّي للمفسدين من
أوكد الواجبات التي يترتّب عليها صلاح المجتمع...
3 – معلومة بسيطة: أكثر الوزير وبرهان والصغير وغيرهم من الحديث عن الزّجاجات الحارقة التي يسمّونها تهويلا وتخويفا " قنابل مولوتوف"، دفعتهم إلى استعمال الذّخيرة الحيّة لإحداث قتلٍ وصفه
الوزير بأنّه قانوني، حيث قال: "… ثم استعماله (أي الرّصاص) إن اقتضى الأمر بالطريقة التي يحتّمها القانون وهو ما انجر عنه حادث القتل". وحريّ بنا أن نتعرّف على هذا الاسم الكبير "الولوتوف"
الذي أخاف الوزير على الأمن في الرّديّف حتّى استهان بقتل الحفناوي رحمه الله: إنّها زجاجة تحتوي على 3 أرباع حجمها بنزين (للاشتعال) مقابل ربع زيت واحد (للمحافظة على الشعلة)، تقفل بأيّ شيء
ويُخرج منها فتيل لتُشعل منه. وهي من الوسائل الفقيرة جدّا والبدائيّة جدّا وغير النّاجعة جدّا ولكنّها كانت تستخدم في التصدّي - بأعمال فدائية - لدبّابات العدوّ... وأحسب أنّكم معي، في أنّ
القارورة إذا لم تتكسّر على جسم صلب فإنّها لن تُحدث شيئا كما أنّها لو تكسّرت فانتُبه لها مباشرة بعد كسرها فإنّها لن تُحدث شيئا... ومع ذلك فقد عملت استخبارات الأمن التونسي البطل الذي عوّدنا
على التصدّي للمخاطر واستباق وقوعها كما كان منه ذلك في مصرع أبي جهاد بالعاصمة، وفي أحداث قفصة، وفي أحداث حمّام الشطّ!...
إنّه الكذب على الذات قبل أن يكون على النّاس…إنّه التلفيق الذي حرم الكثير من شباب تونس الحريّة والمعرفة المباحة… وتعس أمْن تُخيفه قارورة حارقة (زعموا) حتّى يفقد منها عقله، فيقتل، ويسرق،
ويكشف عورته الفاجرة للنّساء!...
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