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Pourtant il existe une imbrication entre violence civile, violence sociale et violence politique. La violence dictatoriale est la violence de l'ordre patriarcal à l'état pur, que la société prend en charge quand la constitution n'est plus en mesure de l'appliquer.
En deçà de toute violence politique, la force physique, l'agressivité, le culte de la virilité, la capacité de se défendre contre toute forme de contestation légitime, sont des valeurs culturelles et des qualités exigées des sicaires de la dictature de Zinétron, les cellules du parti unique le RCD sont de très bonne écoles pout cela, toute cette stratégie de prise de contrôle total de la nation tunisienne fut possible, pour la dictature depuis plus que50 ans, parce que nous sommes dans une société de non-droit où les individus sont encore inscrits dans d'autres cadres que les seuls rapports de droit, la France et le sioniste MENDES France avaient laissé les tunisiens errant sur un champ de mines, où le seuls démineurs autorisés hier, Bourguiba le mégalo et sa clique, et aujourd’hui BEN ALI et sa maffia. Sans état de droit qui arbitre entre les individus, ni la justice, ni les services de police, parasités par des intérêts de groupe ne sont une garantie pour assurer l'intégrité physique, morale et intellectuelle de chaque tunisien. Il est évident que l’immense majorité des tunisiens, est la catégorie la plus démunie tant sur le plan économique, social que juridique, possèdent un statut peu envié dans la hiérarchie sociale, et ne peut que constituer le dernier amortisseur de toutes les violences. La tutelle et la « protection » des ONG et de l’opposition, depuis toujours dans notre pays, constituent par conséquent une garantie d'existence sociale pour certains, c’est la flamboyante opposition alimentaire. Le peuple tunisien conscient dans son ensemble doit poser la question de savoir pourquoi n'étant pas directement concernées comme sujet politique dans le conflit, celui qui oppose un dictature a tous les leviers du pouvoir, et une opposition « élitiste » par cooptation, étrangement, et compromission, les tunisiens marginalisés à tout bout de champs par ces deux entités deviennent la cible essentielle dans la définition des enjeux.
C'est la violence politique, policière de la dictature, calculatrice d’une opposition puérile et erronée, qui ont redonné en fait à ce problème son importance évidente, la violence politique actuelle contre les tunisiens n'est qu'une extension de la violence culturelle, et même domestique. Assassinés, les tunisiens ils sont doublement, en tant que producteur dans tout le sens du terme, et en tant qu'être appartenant à une histoire, une civilisation qui, elle, est la cible réelle, de ces deux entités, qui se veulent antagonistes, mais qui ont énormément de convergences. Et ils sont assassinés, en tant que nation constituée, pour avoir transgressé la loi « patriarcale ». Et même, au jour d’aujourd’hui, notre drame national est tellement destructeur à tous les niveaux, que cette explication semble déjà dépassée devant les massacres actuels.
Si l'on considère le mouvement oppositionnel de ces cinquante dernières années, nous sommes, d'une manière très schématique, restées bloquées sur le terrain des discours idéologiques et de leurs abstractions, et sur celui que la rue tunisienne a construit sur elle-même. Notre pratique se caractérise par le refus d'analyser l'un des mécanismes les plus efficaces puisqu'il agit sur chacun de nous en tant qu'individu et sur nous tous en tant que catégorie. La violence qu’a toujours subie la nation tunisienne est moyen de dressage aux tâches domestiques, elle est aussi moyen de répression de toute velléités d'autonomie de la pensée, de la conscience, donc de l’action. Et pourtant de cette violence physique et morale omniprésente, nous n'en parlions pas. Elle est inscrite dans les rapports « culturels », j’allais écrire cultuels, régionalistes, dans la rue. Avoir le gîte et le couvert comme contrat d’assurance à durée limitée au bon vouloir de la dictature, ou même comme solution à très court terme est assimilée, acceptée et digérée comme un facteur essentiel, fondamental pour les tunisiens, sous la coupe de leurs esclavagistes, une dictature de fait qui les protège du monde extérieur. Cette nécessité s'accompagne inévitablement de l'apprentissage de la soumission pour les plus jeunes, il suffit de jeter un simple coup d’œil à nos programmes scolaires, pour s’en faire une idée précise, et de l'exercice de l'autorité pour les miliciens du parti unique sur le quotidien des tunisiens. Les coups, les insultes, les humiliations sont des méthodes pédagogiques d'abord à ce niveau là, ils sont repris par la suite à tous les niveaux de la vie publique, où s'enseigne le droit de violence comme principe légitimé par le pouvoir.
Les tunisiens dans leur ensembles sont soumis cette sphère patriarcale et culturelle, ont toujours subi la violence naturellement, comme une donnée naturelle nécessaire à l’accomplissement de leur ÊTRE. Que cette violence ait pour motif le droit de "correction" sociale, économique, la défense de l’intérêt national, ou le droit d'appropriation politique qu'autorisent la loi détournée par la dictature, le pouvoir absolu d’un monarque despotique, et d’un népotisme maffieux, et les pratiques sociales, elle reste le privilège d’une minorité identifiée et janissaire Elle est le moyen de contrôle des tunisiens et la mesure de leur docilité . Le pouvoir dictatorial de Zinétron basé sur l'unité des intérêts économiques, la solidarité de ses membres, la supériorité des armes et des institutions policières au service exclusif de son régne, protègent les tunisiens du monde extérieur, un monde dont les valeurs sont une mort certaine pour toute forme de népotisme en Tunisie. La sécurité selon BEN ALI ne peut être pour les tunisiens que leur soumission à sa seule vérité. Des mécanismes inter claniques ou le principe de solidarité des intérêts jouent un rôle de contrôle ont depuis longtemps atteints leurs objectifs en Tunisie. Les mutations sociales, l'éclatement de la famille sous la pression économique, les problèmes de logement, le chômage, la promiscuité, la remise en cause de l'image du père, la redéfinition du rôle des femmes, tout cela crée de nouvelles situations conflictuelles engendrant une violence accrue, qui pourront un jour ou l’autre détruire cette dictature, mais la nature a horreur du vide, il serait judicieux que l’opposition démocratique tunisienne soit prête, a-t-elle les hommes et les moyens pour cela ? Rien n’est moins sûr, tellement elle est déchirée par la suffisance des ego, et la lâcheté des convictions, ses déballages donnent l’envie de vomir, et pousse beaucoup de tunisien à s’accrocher aux branches pourries, n’importe lesquelles, de plus en plus celles de la dictature, un second putsch de sept novembre, n’est pas à exclure, et nous nous retrouverons avec un autre clone de BEN ALI, soutenu par l’international de l’opportunisme et du crime.
La société tunisienne moderne a connu et connait des bouleversements très profonds. L'image et les rôles des différents membres de ses courants ont été brouillés et l'autorité morale de la civilisation tunisienne en a été ébranlée. En conséquence, si les tunisiens ont forgé de nouveaux repères et développé de nouvelles aspirations, ils ont gagné une fausse a protection matérielle et sociale que lui fournissait plus ou moins la dictature, pour mieux les asservir. Ils subissent aujourd'hui une violence aussi bien économique que sociale accrue. Cette violence touche toutes les catégories sociales et toutes les classes d'âge
La violence sociale dirigée contre les tunisiens prend toujours le relais du contrôle et de la violence économique. Dès que les tunisiens s'engagent, peu ou prou, à sortir de l'enfermement « culturel » imposé par BEN ALI, et pénètrent la sphère publique, ils s'offrent au rapport de force et au droit de correction détenu par le pouvoir dictatorial de BEN ALI. Ils en assument seuls les conséquences. Le privilège de violence détenu par la dictature est élargi à tous les miliciens du parti unique, et autres mercenaires et aliénés par intérêts et opportunisme.
Le terrorisme de la dictature tunisienne est nommé, quand il est théorisé par une opposition constructive et digne de ce nom, mais c’est de plus en plus rare. Il n’y’a rien à faire contre BEN ALI, hors du cadre des révoltes populaires, avec tout ce que cela comporte d’inconnues, son système verrouillé par la violence policière , et les moyens modernes de communication, Zinétron a su très bien s’entourer et a gagné depuis longtemps la bataille médiatique de la propagande, quand je lis un amateur de la communication obsolète comme le juge YAHYAOUI qui se regarde le nombril, et qui se gargarise et souille la toile de certaines réflexion maladives et puériles, quand il édite des non sens politiques et historiques, que si elles étaient ses vœux seraient compréhensible, mais dans cet article, il tire des plans sur la comète , et affirme euphoriquement, l’euphorie est une maladie bien de chez nous que je le cite
Devant ce délire où cet homme se mélange les pédales et nous désigne le Maghreb comme un pays, devant ce manque total de crédibilité lexique et politique, on comprend aisément que le personnel politique de l’opposition démocratique tunisienne, pêche par incohérence, par excès de suffisance, d’incompétence et de crédibilité, et qu’il ne tient pas la route devant l’excellence des technocrates de la dictature tunisienne
l'idée et la stratégie terroriste de la dictature tunisienne apparaissent dans un contexte historico-colonial universel et réactionnaire, c’est l’idée même de mondialisation qui revendique sa filiation au dix neuvième siècle occidental qui avait conquis le monde , non pas par la conviction des idées, mais par le canon et la barbarie, la religion chrétienne, le pape aujourd’hui donneur de leçons, y tiennent la place la plus importante, ceci dit , nos dictatures sont des créatures de ces dérèglements historiques, et par voie de conséquence, une partie de ses oppositions aussi.
Ce qui m’interpelle en tant que démocrate, c’est ma famille, aussi branle qu’elle soit, avec mon droit à la critique bien entendu, c’est
l’opposition démocratique à l’aberration BEN ALI. Ce que manque justement à cette opposition et cela crève les yeux, c’est évidemment une volonté idéologique de toucher les
masses, et aujourd’hui plus que jamais existent les moyens techniques de le faire, c’est notre volonté qui fait défaut. La dictature se résume donc à l’emploi de la violence
politique pour éliminer ses adversaires, elle est en permanence dans la recherche de l’effet psychologique (la terreur), de la méthode
lâche et aveugle, de s’en prendre aux civils, vraiment désarmés, en face, nous devrions revisiter nos méthodes, les changer radicalement, donc changer les
hommes qui les ont initiés à fond perdu.
La frontière entre le terrorisme policier du pouvoir de Zinétron, et la délinquance crapuleuse n’existe absolument pas. Certes, de tout temps, les dictateurs
ont été amenés à fréquenter le monde de la pègre, les BEN ALI, les chiboub et les TRABELSI dans la Tunisie de l’ère nouvelle en sont les fleurons, trafics de devises,
blanchiment d’argent, protection de maffieux internationaux, vols de YATCH et de voitures de luxe, trafic de toute sorte de stupéfiants, de blanches, de médicaments ect… ne serait-ce que pour se
procurer des armes et des hommes pour continuer à dominer les tunisiens, Pour se financer, ils en ont fréquemment imité les méthodes de l’internationale du crime.
L’évolution actuelle dépasse une simple compromission, fût-ce au nom de nécessités tactiques, entre RCEDISTES et délinquants. Il ne s’agit de la fusion du monde du crime et de celui des
spéculateurs politiques. En la Tunisie de BEN ALI, désormais on ne peut plus distinguer entre mafias utilisant le masque de la politique,
et militants de son parti unique devenu mafieux, son évolution est dans la logique naturelle des choses, toute dictature pour survivre à ses contradictions
doit et ne peut que s’engager et progresser dans ce sens. Les territoires tunisiens en entiers sont
sanctuarisés, c’est-à-dire sous l’autorité de groupes de miliciens armés, et échappent aux « lois nationales et internationales », cela intéresse les grands maffieux.
La Tunisie est découpée en zones où ne s’exerce plus guère d’autorité politique digne de ce nom, puisque le politique est réduit, par la violence dans notre
pays , à la folie furieuse de son dictateur, et où prolifèrent tous les trafics et toutes les violences privées ou «politiques», les anciennes distinctions n’ont plus guère de
sens.
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J’ai reçu ce mail de HEND , la sœur de SI HAROUNI.
Salam BIJUX,
Merci pour votre contact. je suis désolée de n'avoir pris attache avec vous bien avant et ce en raison de beaucoup de préoccupations et dont la plus récente situation est celle d'hier : 30.05.2008 : La police politique nous harcèle depuis le matin et juqu'aux environs de 22h00 en mobilisant une voiture 4x4 Mitsubushi relevée par une autre voiture Citroen ZX en face de notre appartement. Ils ont poursuivi mon frère Abdelkarim, mon père Amor et mon frère Elyess lors de la prière du vendredi et se sont plantés de nouveaux en face de notre domicile et ils y sont pointés.
Cet harcèlement s'est multiplié ces derniers jours. Il est à rappeler que des fois,ils se hasardent de temps à autre à nous rendre visite pour recueillir des renseignements privés concernant mon frère Abdelkarim, mais en réalité, il s'agit d'un harcèlement pur et simple.
A cette occasion, je fais appél à votre soutien ainsi qu'à toutes les bonnes volontés en vue de mettre fin à de telles pratiques illégales, voire inhumaines dont sont victimes un grand nombre de personnes ainsi que leurs familles.
Voilà la réalité saignante d’une Tunisie de l’honneur qui meurt dans l’indifférence générale.