HARRAGUAS *
Ailleurs ce n’est pas moi
Ici c’est la mort
Juste tracer ma voie
Dans ce morbide décor
Dis-moi si demain
Existe au-delà des mers
Si l’écho de mon chagrin
Traverse les frontières
Demain je brûle
Demain je brûle
De tous mes enfers
Pas de calculs
Pas de calculs
Il faut bien le faire
Oublie-moi ma mère
Tes larmes sont taries
J’ai beau regarder derrière
Rien que le désert de nos nuits
Et toi mon aimée
Je ne suis qu’un parjure
N’oublie pas de m’oublier
Demain je vais mourir
Demain je brûle
Demain je brûle
De tous mes enfers
Pas de calculs
Pas de calculs
Il faut bien le faire
La bleue en son écume
C’est le chant des sirènes
Au loin des cornes de brume
Des vigiles des croques-mitaines
Des vagues de haine
Submergent la raison
Nos radeaux nous ménent
Vers la réclusion
Demain je brûle
Demain je brûle
De tous mes enfers
Pas de calculs
Pas de calculs
Il faut bien le faire
Dans cette vie de fiel
J’ai oublié la saveur
Du lait maternel
De sa chaleur de sa douceur
Je hais cette misère
A la fleur de l’âge
Sous le joug et le fer
Sous la botte et l’outrage
Demain je brûle
Demain je brûle
De tous mes enfers
Pas de calculs
Pas de calculs
Il faut bien le faire
Ils disent qu’on peut s’enrichir
Du fond de leurs poubelles
Un monde à ravir
Où la solitude est cruelle
Pour y arriver
Il faut défaire son âme
Se perdre se prostituer
Et travestir ses flammes
Demain je brûle
Demain je brûle
De tous mes enfers
Pas de calculs
Pas de calculs
Il faut bien le faire
*Mis en musique
CHABBI
http://chabbi.wordpress.com/