Malgré les difficultés qu’il y a à définir une opposition,en la circonstance l’opposition tunisienne ou celle qui se présente en tant que tel , est un cas d’école , ce sont deux blocs bien distinct , le bloc pluraliste et vraiment démocratique , celui qui lutte contre la dictature et qui ne prétend qu’à se soumettre aux choix d’un peuple tunisien souverain , ce bloc là est représentatif des grandes formations du pays , et l’autre bloc une sorte de mosaïque groupusculaire qui prétend se battre contre la dictature , en mettent des limites à la pratique citoyenne et républicaine , et veut limiter le choix des tunisiens à leurs projets par tous les moyens , très souvent les mêmes moyens que la dictature , elle prétend surtout s’accommoder de la dictature plutôt qu’accepter un changement déterminé de la société tunisienne qui porte en lui le risque réel de les éliminer politiquement , et de les dénoncer dans toute leur vérité.A cela aussi il faut que le bon sens soit attentif , de ne pas tomber dans le travers de qualifier tout acte de contestation comme un acte terroriste , comme le font tout le temps ,les réactionnaires tunisiens , pour donner , encore une fois comme la dictature , des preuves de bonne foi aux forces étrangères qui spéculent en Tunisie , ces forces qui sont les principales appuis de ben Ali , et qui prêtent une oreille plus ou moins attentives , et investissent qq. Aides, à leurs gesticulations.
Ces fameux VRP du nouvel ordre international et les « démocratiseurs » patentés du monde arabe , n’ont pas su éviter le piége , où plutôt entretiennent stratégiquement la confusion ,pour éviter de voir dans nos pays un pouvoir démocratique , vraiment démocratique , qui renierait totalement leur conception de cette démocratie marchande , destructrice et mortelle , qui à sa façon opprime l’humain , un cas de figure , en Tunisie , comme celui de la victoire du HAMAS en Palestine , est pour eux inacceptable , mortel.Il est évident que ces forces là sont d’une certaine façon liberticides et ont une conception désuète et décadente de notre histoire , culture et aussi de la démocratie tout simplement .Mais cette opposition du prétoire , alimentaire et aliénée est à mon avis nécessaire pour démontrer la maturité des tunisiens a toujours éviter la politique du pire et , qu’ils ont digéré le fait qu’il est normal et sain dans un état d’esprit démocratique , que des forces d’opposition existent et s’organisent. La société est faite de tensions et d’équilibres sans cesse renouvelés, ne donnons donc pas aux imposteurs et aux parasites plus d’importance et de poids qu’ils n’ont en vérité, le seul poids et pourcentage juste et sans tricherie donné par le cirque ignoble des élections de ben Ali, est bien le leur.
Certaines méthodes un peu « musclées » du mouvement de libération tunisien, pris en otage et berné par feu mégalo Bourguiba, seraient aujourd’hui, classées par certains comme du terrorisme, de même que l’occupation de bâtiment, la dégradation de biens pendant les manifestations du « pain »... alors même que les acquis de ces mouvements sont unanimement approuvés par la majorité des tunisiens. Si le pouvoir de l’époque défendait la sécurité des possédants, l’insécurité générale de la société tunisienne nous semble aujourd’hui avoir justifié ces épreuves de force, et il ne faut plus s’étonner de rien, le pire est à venir et c’est dans l’ordre des choses, mais c’est aux vrais démocrates de se sacrifier encore pour limiter la casse si j’ose dire.
Il est contraire à la démocratie qu’une minorité impose ses choix impopulaires par la terreur afin de contraindre la majorité de la suivre, c’est ce qui se passe avec le gang de la dictature en Tunisie, ce qui ressort des projets et des façons de faire de l’opposition alimentaire et des aliénés, il n’y’a aucun doute là dessus.
Inversement, lorsque des actes terroristes reçoivent un soutien important de la population, c’est un signe inquiétant: si la population accepte l’usage de la violence pour obtenir des changements politiques ou sociaux, le régime n’est pas assez ouvert politiquement , ce n’est pas , heureusement , encore le cas en Tunisie , mais qui peut garantir que le désespoir ne poussent pas nos milliers de jeunes désœuvrés et délaissés à une sorte de suicide collectif , un suicide horrible qui ne serait que l’expression de la facilité et de la dégénérescence..
L’étiquette « terrorisme », recouvre une multitude de réalités très différentes : tant au niveau des acteurs, que de leurs méthodes ou même de leurs objectifs, mais en Tunisie c’est assez simple à définir et à expliquer, le terrorisme armé est le fait du régime dictatorial, le terrorisme intellectuel et idéologique est le fait de cette minable opposition alimentaire, et ironie du sort, les deux sont d’une complémentarité exemplaire.
Le pouvoir tunisien ne finit pas de criminaliser son opposition la plus légitime , c’est à dire celle qui présente vraiment un danger mortel pour lui, il ne finit de présenter ses opposants intègres et responsables ,qui veulent un autre type de société , basée sur le respect du droit et des institutions , comme des criminels dangereux pour la population tunisienne , pour la paix régional , et même , le ridicule ne tue pas pour la stabilité et la paix mondiale , plutôt que comme une force politique qui cherche à changer les choses dans le nécessaire et probable bon sens.
Tant dans la stratégie de sécurité américaine (« National Security Strategy ») que dans le concept européen de sécurité (« Une Europe sûre dans un monde meilleur »), Que dans nos dictatures, le terrorisme est désigné comme une des menaces principales -si pas LA menace principale- pour la sécurité, mais qui sont les vrais terroristes ? et qui sont les éléments dans notre terre, la petite Tunisie , qui « fabriquent » des terroristes , tant qu’on ne répondra pas honnêtement à ces questions , le terrorisme aura de l’avenir , et de plus en plus la grande catastrophe qui s’annonce trouvera ses justifications dans le nihilisme même des masses , cette situation répond probablement aux désirs les plus intimes des forces les plus pernicieuses et rétrogrades dans le monde..
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De tout temps, le terrorisme a été le reflet des sociétés dans lesquelles il se manifeste. Bien souvent même, il a suivi une évolution comparable à celle de la guerre ou du terrorisme d’etat. Depuis l’origine, on observe une alternance et une forme de mimétisme entre violence d’état et violence contestataire.Il nous faut , nous tunisiens , nous estimer heureux de la maturité de notre peuple qui malgré toutes les misères et avanies subies , malgré toutes les trahisons , les agressions et les spoliations , il n’a pas basculé dans la négation de sa propre humanité , mais jusqu’à quand durera cette mesure de la sagesse et cet intérêt pour le progrès et l’excellence ? Quand on constate que les espaces de vie en Tunisie se réduisent de plus en plus vite en peau de chagrin, et que le savoir et la connaissance sont sciemment attaqués et massacrés par les stratégies répressives de la dictature.