|
L'enlèvement dans le Sahara de deux touristes autrichiens revendiqué lundi par un groupe d'Al-Qaïda risque de gêner le tourisme en Tunisie, secteur vital
dans ce pays d'Afrique du Nord sans grandes ressources naturelles.
Le gouvernement tunisien se montre volontiers rassurant mais des craintes se font jour dans les milieux professionnels et politiques.
Dès l'annonce de la revendication de l'enlèvement par Al-Qaïda sur la chaîne de télévision satellitaire Al-Jaziza, Tunis a opté pour la prudence, indiquant que "rien ne permet" de dire
que l'enlèvement a eu lieu en territoire tunisien (les salauds de lâches, c'est plus facile de torturer des civils tunisiens).
"La Tunisie continuera d'offrir aux touristes toutes les conditions d'un séjour confortable et agréable", a-t-on assuré mercredi de source officielle. (y compris brader et solder, nos terres, nos femmes et notre jeunesse, pour remplir les comptes en devises de la maffia BEN ALI)
Selon cette source exprimant le point de vue des officiels du secteur, "les visiteurs étrangers pourront jouir (au propre comme au figuré, tous
les pervers de la planéte ont table ouverte dans le lupanar de Zinétron), comme toujours, et en toute quiétude, des nombreux atouts du pays".
Les ravisseurs de deux touristes autrichiens "enlevés en Tunisie" par Al-Qaïda auraient rejoint le Mali avec leurs otages après avoir traversé l'Algérie et la Libye, selon la version
rapportée mardi le quotidien algérien Annahar sur son site internet.
Dans un enregistrement diffusé lundi par la chaîne de télévision Al-Jazira, le porte-parole d'Al-Qaïda au Maghreb, Salah Abou Mohammad, a affirmé que son groupe avait "enlevé le 22
février en Tunisie un couple autrichien".
Le groupe a aussi menacé les touristes occidentaux visitant la Tunisie.
Dans un communiqué revendiquant l'enlèvement, diffusé sur l'internet, la branche nord-africaine d'Al-Qaïda a averti que "toute tentative d'intervention militaire de l'Algérie mettrait en
danger la vie des deux Autrichiens"( les généraux algériens rassurent depuis toujours BEN ALI sur le fait, que si demain la Tunisie de
l'excellence, ressemble à leur algérie de l'enfer, lui Zinétron, comme eux les. ordures, régneront pour mille ans, pauvre peuple algérien, pauvre peuple tunisien, sous le joug de
ces assassins)
Il reste qu'en Tunisie, l'enlèvement coïncide avec le démarrage d'une haute saison touristique précédée de préparatifs intenses et suscite craintes et vigilance.
"Tout dépendra du dénouement de l'affaire. Si les otages sont libérés avec paiement de rançon, les incidences sur le tourisme seront insignifiantes", a affirmé le président de la
Fédération des Agences de voyages Tahar Sayhi.
"Dans le cas inverse, on peut craindre des répercussions négatives sur le marché autrichien et allemand voisin", a-t-il déclaré.
M. Sayhi a fait état de "quelques annulations" en Autriche.
Le parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale) a accusé Al-Qaïda de "mettre en jeu les moyens de subsistance de plusieurs milliers de familles tunisiennes" et qualifié les
menaces des ravisseurs de "tentative de saper l'économie et de miner l'industrie du tourisme"( les abrutis opportunistes du PDP, en participant
aux élections truqués de Zinétron en 2009, à leur maniére eux aussi et pire sapent le morale des démocrates tunisiens, EL QUAÏDA, BEN ALI , même combat, et le PDP, ses alliés
d'ENNAHDA et compagnie. , ce sont juste des paillassons.)
Sur 6,7 millions touristes reçus en 2007, les Autrichiens ont été près de 90.000 à se rendre en vacances en Tunisie, le nombre de visiteurs allemands se situant à 514.000, pour un million
de Français.
Pilier de l'économie tunisienne, ce secteur a procuré en 2007 1,7 milliard d'euros en devises à la Tunisie, pays de dix millions d'habitants peu nanti en ressources naturelles.
Classée parmi les premières destinations, la Tunisie a tablé sur le tourisme saharien pour diversifier une offre axée sur le balnéaire et promouvoir le secteur qui représente 6,5% du PIB
et 380.000 emplois.
L'enlèvement de touristes autrichiens pourrait contrarier les ambitions du nouveau ministère du tunisien, Khalil Laajimi, qui a lancé récemment une opération de charme en direction du
marché austro-allemand.
L'Allemagne fournissait le plus gros contingent de touristes à la Tunisie jusqu'à l'attentat suicide contre une synagogue à Djerba (sud) revendiqué par Al-Qaïda et ayant fait 21 mort,
dont 14 touristes Allemands et deux Français le 11 avril 2002.
µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ
|
La Tunisie appelle à promouvoir la coopération afro-arabe
|
|
TUNISIE - XINHUA
|
|
Le ministre tunisien du Développement et de la Coopération internationale, a appelé a promouvoir la coopération afro-arabe lors d'un entretien à
Tunis avec Nouri Mohammed Beit Al Mal, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe et directeur général du Fonds Arabe d'assistance technique pour les pays africains.
"L'entrevue a porté sur les moyens à même de consolider la coopération établie entre la Tunisie et le Fonds arabe et de la hisser à des paliers supérieurs", a rapporté jeudi
l'agence TAP.
Selon l'agence TAP, le ministre tunisien a mis l'accent sur l'intérêt accordé par la Tunisie à l'impulsion de l'oeuvre de développement arabe commune, de manière à servir les
intérêts des pays arabes et à renforcer son positionnement parmi l'ensemble des états.
Jouini a aussi souligné l'importance de coopérer davantage avec les pays africains eu égard aux potentialités réelles d'échange, d'investissement et de coopération technique dont
regorge ce marché, a souligné TAP.
Il a en outre indiqué l'importance du rôle imparti au Fonds Arabe d'assistance technique pour les pays africains dans la réalisation de cet objectif.
Pour sa part, Beit Al Mal a relevé que les pays arabes disposent de ressources humaines et matérielles qui sont à même de leur permettre de jouer un rôle majeur en Afrique, et ce,
dans le cadre d'une vision prospective qui jette les bases d'un partenariat économique fructueux.
La ligue arabe existe pour cela, c'est une corporation de maffieux, de
tortionnaires et de dictateurs, au lieu de nous pomper jusqu'au ridicule, ils n'ont qu'à faire alliance au grand jour avec d'autres maffias exotiques, l-italienne, la colombienne,
la russe, la juive, la japonaise, la chinoise, mais à mon avis, c'est déja fait.
µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ
|
Présidentielle 2009 les grandes manœuvres
|
|
TUNISIE - 9 mars 2008 -
|
|
A plus d’un an et demi de la présidentielle d’octobre 2009, la classe politique tunisienne s’agite déjà. Le 14 février, Nejib Chebbi, 63
ans, fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP, opposition radicale), est le premier à annoncer sa candidature. Il devance ainsi les partis d’opposition, plongés dans
les préparatifs de leurs congrès, qu’ils doivent tenir dans les prochains mois, soit pour présenter leurs propres candidats, soit pour se prononcer sur celui qu’ils
soutiendront. Quant au Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir), il est en précampagne depuis novembre 2006. Ses militants exhortent quasi
quotidiennement le président Zine el-Abidine Ben Ali, 71 ans, à briguer sa propre succession « pour continuer à conduire la marche de la Tunisie sur la voie de l’essor et
de la prospérité ». « Ben Ali, 2009 ! », c’est le slogan scandé par les foules lors des déplacements du chef de l’État, ou reproduit par les journaux à longueur de
colonnes, ou encore inscrit sur des affiches ou des banderoles déployées à travers le pays. En février, la précampagne du RCD s’est accélérée avec le démarrage des
réunions préparatoires de son congrès, prévu pour juillet 2008, au cours duquel, selon toute vraisemblance, Ben Ali devrait répondre positivement aux exhortations et se
porter candidat à un cinquième mandat de cinq ans. Compte tenu du rapport des forces sur l’échiquier politique tunisien et de l’enracinement du RCD, le seul parti de masse
du pays, le président devrait être réélu haut la main.
Tradition de plébiscite
Ce qu’il faut garder à l’esprit pour comprendre les scrutins de 2009, c’est que la Tunisie n’a pas de tradition pluraliste en matière de présidentielle. Depuis
l’indépendance (1956), et ce pendant plus de quatre décennies, l’élection revenait à plébisciter un candidat unique. Après quatre mandats successifs, Habib Bourguiba a
fini par en faire l’économie en se faisant élire « président à vie » en 1975. Dès son arrivée au pouvoir, en 1987, Ben Ali abolit la présidence à vie. Mais il n’en sera
pas moins l’unique candidat aux deux présidentielles suivantes (1989, 1994)(Tu parles ducon, A.MANAÏ s'est présenté contre lui
avec zéro moyen, et malgré les tricheries dont il fut victime, il fut arrêté et torturé, lire pour cela son excellent livre)
. À cela une explication simple : le code électoral est verrouillé par le système de parti unique et des conditions de parrainage difficiles
à satisfaire pour un candidat indépendant. Il faudra attendre le scrutin de 1999 pour voir des dispositions dérogatoires permettre à un chef de parti de l’opposition
représenté à la Chambre des députés et ayant cinq ans d’ancienneté à ce poste de se porter candidat. Les premiers à entrer en compétition avec Ben Ali sont Mohamed Belhaj
Amor et Abderrahmane Tlili, qui, et c’est là une spécificité tunisienne, se disent dans l’opposition tout en soutenant la personne du chef de l’État. En 2004, un pas
supplémentaire est franchi avec de nouvelles dispositions dérogatoires étendant à tout membre de l’instance exécutive d’un parti représenté à la Chambre des députés la
possibilité de briguer la magistrature suprême. Si bien qu’outre les candidatures de Mohamed Bouchiha et Mounir Beji, dirigeants de partis de la mouvance présidentielle,
on enregistre celle d’un indépendant, Mohamed Ali Halouani, qui se présente avec le soutien de l’Initiative démocratique (sorte d’union de la gauche) et sous l’étiquette
du mouvement Ettajdid. Ben Ali l’emporte avec 99,91 % des voix en 1999 et 99,44 % en 2004. Ses concurrents étant peu connus du grand public et à la tête de partis
faiblement implantés, les conditions de l’alternance n’étaient pas encore réunies. Mais, symboliquement, ces candidatures ont contribué à l’instauration progressive du
pluralisme.
Ce processus va-t-il se poursuivre lors de la présidentielle de 2009 ? À ce jour, le gouvernement ne s’est pas prononcé sur ses intentions quant aux conditions requises
pour se porter candidat. Les procédures visant un amendement de la loi électorale nécessitant trois à quatre mois, il a encore plus d’une année devant lui. Trois choix
s’offrent à lui : reconduire les dispositions dérogatoires de 2004, introduire des conditions inédites, ou maintenir les dispositions en vigueur, lesquelles stipulent que
pour être validée une candidature doit être soutenue par trente députés ou présidents de conseils municipaux. Théoriquement, cela est possible depuis la législature de
2004. Certes, le parti au pouvoir dispose de la totalité des 182 sièges pourvus au niveau des circonscriptions et de la présidence de tous les conseils municipaux. Mais
les six partis d’opposition totalisent 37 sièges de députés qui leur sont réservés par la loi et repartis à la proportionnelle au niveau national. C’est auprès d’eux qu’un
éventuel candidat indépendant pourrait obtenir les signatures nécessaires. Le pourrait-il dans les faits ? Difficilement. En Tunisie, la pratique du parrainage n’est pas
établie et l’émiettement de l’opposition rend quasiment impossible une candidature d’union entre les partis de la mouvance présidentielle et les autres. À cela s’ajoutent
les barrières psychologiques et politiques…
Quelles que soient les conditions requises, la candidature de Chebbi est en tout cas bien mal partie, et ce pour au moins quatre raisons. La première est que, n’ayant
aucun élu à la Chambre des députés, il ne peut bénéficier des mesures dérogatoires et, partant, n’est pas à même de se présenter. La deuxième est qu’après avoir cherché à
prendre de vitesse les autres partis d’opposition, qualifiant même certains d’entre eux de partis de « décor » ou de « l’allégeance » (au pouvoir), il ne peut plus
solliciter leur soutien pour obtenir les parrainages requis. La troisième raison est qu’il demande au pouvoir d’amender le code électoral afin de permettre à « tout
Tunisien qui s’estime à la hauteur d’être candidat à la présidence », peut-on lire dans le manifeste de son comité de soutien, proposition aussi séduisante que
démagogique, car elle ouvrirait la voie aux candidatures fantaisistes ou non représentatives. « Comment s’y prendra-t-il pour obtenir une telle révision du code électoral,
se demande un enseignant en sciences politiques. Va-t-il faire pression, et comment ? » C’est là qu’intervient la quatrième raison, qui a soulevé un tollé au sein de la
classe politique. Les conditions dans lesquelles s’est déroulée la conférence de presse de Chebbi pour annoncer sa candidature ont en effet choqué ceux des Tunisiens
soucieux de préserver la souveraineté nationale et permis à ses détracteurs de parler d’« agenda étranger ». Al-Mawkif, l’hebdomadaire dont Chebbi est le directeur de la
publication, a rapporté la présence à cette conférence de « hauts représentants » des ambassades allemande, française, norvégienne, britannique, américaine, portugaise,
belge, et de la délégation de l’Union européenne à Tunis. Relevait-elle d’une simple « activité de routine » pour information, comme nous l’a précisé l’une des ambassades
citées ? Ou pouvait-elle être interprétée comme un appel à l’étranger, comme le pensent les responsables de plusieurs partis de l’opposition modérée ? « Nous rejetons la
stratégie qui vise à mettre sous tutelle étrangère le processus démocratique », a déclaré Mondher Thabet, secrétaire général du Parti social libéral (PSL). Idem pour le
Parti de l’unité populaire (PUP), dont le secrétaire général, Mohamed Bouchiha, « rejette la surenchère et l’appel à l’étranger », ou encore pour l’Union démocratique
unioniste (UDU) ( ce que cet abruti de journaliste de J.A nomme partis modérés ne sont ni plus ni moins que des sous traitant du
RCD, et de BEN ALI, bientôt le PDP fera partie de ce cercle trés sélecte).
Nejib Chebbi isolé
Ce n’est pas tout. Même parmi ses amis politiques, Chebbi ne fait pas l’unanimité. Le mouvement Ettajdid et le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL),
qui peuvent eux aussi nourrir des ambitions présidentielles, lui reprochent de faire cavalier seul. Au sein de l’élite de gauche, il n’a pas rallié grand monde. Une
quinzaine de personnes, pour la plupart peu connues, ont rejoint son comité de soutien, dont le porte-parole, Khemais Chammari, ex-député et dissident du Mouvement des
démocrates socialistes (MDS), joue auprès de Chebbi le rôle d’un directeur de campagne ( tu parles d'un directeur de campagne, un
ancien député de BEN ALI, tricard de son ministére de l'intérieur, qui a bouffé à tous les râteliers de la dictature, cette opposition là, va si bien à BEN ALI, qu'il faut
lui reconnaitre, d'avoir toutes les bonnes cartes en main)Selon nos informations, plusieurs personnalités sollicitées se sont poliment excusées. Quant au
Parti ouvrier communiste tunisien (POCT) et au Congrès pour la République, mouvements d’extrême gauche non autorisés, membres de la coalition dite du 18 octobre, dont le
tandem Chebbi-Chammari a été l’un des artisans en 2005, ils ont eux aussi pris leurs distances. À l’intérieur de son propre parti, Chebbi fait face à une contestation
grandissante. Quatre de ses dirigeants, Mohamed Goumani, Fethi Touzri, Jilani Abdelli et Habib Bouajila, qui représentent près du tiers de la direction, s’opposent depuis
l’été à la radicalisation du PDP et préconisent une approche plus « réaliste et modérée ». Jugeant sa candidature à la candidature prématurée, ils se sont prononcés contre
son annonce.
Chebbi a donc suscité des remous que beaucoup assimilent à de la provocation gratuite. « Il fait de l’agitation », estime un défenseur des droits de l’homme non engagé
dans les disputes politiques. Coutumier du fait, l’ex-leader du PDP a mené, en 2005 et en 2007, deux grèves de la faim qui avaient été largement médiatisées à l’étranger.
Une gesticulation contre-productive qui n’aura fait que détourner l’opinion du véritable enjeu : renforcer les partis d’opposition et les rendre plus populaires pour
qu’ils puissent faire avancer les réformes politiques et gagner les élections, et non pas attendre que le pouvoir leur offre sur un plateau des sièges de député… ou un
fauteuil présidentiel !
µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ
|
Un parti dominant, une opposition éparse
|
TUNISIE -
|
|
La scène politique tunisienne compte neuf partis légaux, dont sept sont représentés à la Chambre des députés. Elle est dominée par
le RCD (au pouvoir). Les huit autres, qui ne comptent chacun que quelques centaines d’adhérents, sont classés parmi les partis d’opposition, dans la mesure où ils
ne participent pas au pouvoir. Mais en réalité, cinq d’entre eux (MDS, PUP, UDU, PSL, PVP) soutiennent la politique du président Ben Ali, et font donc partie de la
mouvance présidentielle. Les trois autres, nettement opposants, sont Ettajdid, le PDP et le FDTL. Seuls les partis représentés à la Chambre des députés bénéficient
de subventions budgétaires, proportionnelles à leur poids électoral, pour leur fonctionnement et pour le financement de leurs publications.
Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir). Issu du Néo-Destour, qui a dirigé la lutte pour l’indépendance, le RCD compte 2,5 millions
d’adhérents, soit autant que le nombre de ménages en Tunisie. Son atout ou sa faiblesse, selon les points de vue, est qu’il est l’héritier du parti unique :
confusion parti-État, quadrillage du pays jusqu’aux administrations et entreprises publiques, rôle de courroie de transmission. Le RCD a pour président Zine
el-Abidine Ben Ali et détient 152 des 189 sièges à la Chambre des députés.
Mouvement des démocrates socialistes (MDS, mouvance présidentielle). Fondé dans les années 1970 par des personnalités libérales dissidentes du parti unique, le MDS
a d’abord fait figure de parti destiné à assurer l’alternance. Mais, depuis 1988, des luttes intestines ont entamé son crédit. Il a soutenu la candidature du
président Ben Ali à la présidentielle de 2004. Le MDS publie un hebdomadaire, Al-Mostakbal, occupe 14 sièges à l’Assemblée et a pour secrétaire général Ismaïl
Boulahya.
Parti de l’unité populaire (PUP, mouvance présidentielle). Fondé dans les années 1970 par des dissidents du parti unique, le PUP publie un hebdomadaire bilingue,
L’Unité (Al-Wahda). Son secrétaire général, Mohamed Bouchiha, s’est présenté à l’élection présidentielle de 2004, tout en soutenant le programme du président Ben
Ali. Le PUP a 11 députés.
Union démocratique unioniste (UDU, mouvance présidentielle). Créée en 1988 par un membre du parti unique pour représenter la sensibilité nationaliste, l’UDU publie
Al-Watan, bimensuel en langue arabe, a pour secrétaire général Ahmed Inoubli et occupe 7 sièges à la Chambre des députés.
Parti social-libéral (PSL, mouvance présidentielle). Fondé en 1988 pour représenter la sensibilité libérale, le PSL a connu plusieurs luttes intestines. Il a pour
secrétaire général Mondher Thabet et occupe 1 siège à l’Assemblée.
Parti des Vert pour le progrès (PVP, mouvance présidentielle). Fondé en 2006 par Mongi Khamassi, un transfuge du PSL, pour supplanter sur le plan légal son
prédécesseur, le Parti des Verts tunisiens (PVT, non reconnu). Il dispose de 1 siège à la Chambre des députés.
Mouvement Ettajdid (Le Renouveau, opposition). L’ex-Parti communiste tunisien a reçu le renfort de plusieurs personnalités indépendantes consécutivement à
l’Initiative démocratique qui a permis de présenter un candidat de gauche à l’élection présidentielle de 2004. Ettajdid a pour secrétaire national Ahmed Ibrahim et
compte 3 députés.
Parti démocrate progressiste (PDP, opposition). Fondé en 1983 et reconnu en 1988, le PSP rassemble d'ex-socialistes baasistes et d'ex-militants d'extrême gauche.
Sa secrétaire générale, Mme Maya Jribi, a succédé fin 2006 à Nejib Chebbi, qui demeure membre du bureau politique. Le PDP publie un hebdomadaire en langue arabe,
Al-Mawkif, connu pour sa liberté de ton. Le PDP n'a aucun élu à la Chambre des députés.
Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, opposition). Créé en 1994 par des démocrates, des syndicalistes et des militants des droits de l’homme,
ce mouvement a dû attendre octobre 2002 avant de se voir accorder un statut légal par les autorités. Son secrétaire général et fondateur, Mustapha Ben Jaafar, est
l’une des personnalités les plus respectées de l’opposition. Le mouvement n’a aucun élu au Parlement.
Les mouvements non reconnus
Le PDP et le FDTL mènent une action politique commune au sein du pôle appelé « 18 octobre » avec d’anciens dirigeants du mouvement islamiste Al-Nahdha (islamiste,
toléré en 1988-1989, puis interdit) et des représentants de mouvements non reconnus comme le Parti ouvrier communiste tunisien (POCT, de Hamma Hammami), le Parti
des Vert tunisiens (PVT, d’Abdelkader Zitouni) et le Congrès pour la République (de Moncef Marzouki, en exil).
|
|
|
|
|
|