|
Biju
|
Assalamoualaykom
Message de CHOKRI HAMROUNI
A un prétendu ex-ami qui se nomme Youssef,
Je suis devant deux scénarios, un barbouze ou un mai que je ne connais pas et qui se trompe à mon égard. Je répondrai et dans le pire des cas j’aurai rassuré davantage mes amis les
vrais.
Sur la forme,
Je n’ai pas l’habitude de répondre à ceux que je ne considère pas comme des amis. Ce titre dont vous vous êtes attribués (au passé) pour donner plus de crédits à vos ragots (les gens
diront pauvre Monsieur que lui reste-t-il après s’être désavoué par « ses amis » qui le connaissent bien. Un imposteur doublé d’un cynisme de bas étage voilà ce que vous êtes cher «
ancien ami ». Vous savez, un ami le vrai aurait écrit à son ami pour lui poser quelques questions au sujet de « rumeurs qui courent depuis quelques jours à Paris. » Comme je l’ai fait dès
la publication du premier texte avec des amis qui écrivent sur le forum et qui se reconnaîtront.
Je vous mets en défit devant ceux que vous avez voulu tromper et induire en erreur de m’écrire sur mon adresse (chokri.hamrouni@wanadoo.fr) pour me dire qui vous êtes et me réprimander
pour mon ingratitude moi qui renie mes propres amis. Sinon je donnerai votre nom car j’ai appris à connaître vos sales méthodes.
Sur le fond,
Je répondrai à vos questions avec clarté et sans détour car je n’ai jamais été aussi sûr de ma démarche, oui je veux commettre ce crime abominable et rentrer au pays, et ce péché grave
date depuis plus de quatre ans : je l’ai annoncé (moi et mes amis avec qui j’ai développé cette idée) aux autres membres du CPR et on a même demandé aux avocats de faire les démarches
nécessaires. Et comme vous êtes « un ami » qui ignore presque tout de son ami sauf quelques bribes d’informations, je vais vous dire pourquoi on avait geler la démarche : parce
qu’un ami (Mohamed Abbou) s’est fait arrêté, et notre dignité nous avait réclamé de mettre entre parenthèses cette procédure et de nous occuper de notre compagnon de route. Je n’ai jamais
cessé de parler de retour depuis cette date. Preuve que vous n’êtes pas un ami, mes vrais amis je leur ai parlé de ce projet. Je suis le concepteur du projet « le retour » (alawda) depuis
longtemps avant que je n’intègre le CPR en 1996, tout le monde le sait à l’exception de mon « ex ami ». Mais je n’ai pas pu le faire parce que j’étais toujours incorruptible dans la
démarche en dépit des différentes opportunités qui se sont présentée en 1997, en 1999, 2000, 2001, 2002… et j’en passe. Il y a des gens bien au pouvoir qui veulent du bien pour le pays,
et qui réagissent de temps en temps. Je ne citerai que l’exemple de l’actuel Ministre de la défense avec qui j’ai entretenu une relation d’amitié durant plusieurs années lorsqu’il était
représentant de la Tunisie auprès des Nations Unies.
De par mes activités professionnelles, mon passé de footballeur, mon amour pour les Tunisiens, j’entretiens des relations saines et amicales avec des gens qui ne sont pas
nécessairement des opposants, des gens influents dans les domaines sportifs, culturels, universitaires, économiques etc.
Cette capacité à aller vers les autres, à tisser des liens avant tout humains et sociaux me prédestinent à l’ouverture. Donc le retour au pays est une conviction, un choix que j’assume et
la rumeur cher « ancien ami » elle court depuis des années et non pas des jours comme vous l’avez prétendu.
Mais dans le pouvoir, il ya des gens qui ne veulent pas du bien à la Tunisie dont deux barbouzes qui me collent et qui réagissent à chacune de mes interventions. Chers internautes faites
comme mon « ex ami » et fouillez dans mes écrits et vous trouverez les deux noms qui n’ont jamais manqué de faire des commentaires haineux et abjectes. Ces deux barbouzes ont chômé depuis
que je n’écris plus sur le net. Bon retour.
Non, je n’ai pas été convié à l’Ambassade, mais je vais au Consulat de Pantin où je dois récupérer un passeport dont je suis privé depuis deux ans et demi. Ma femme est privée également
de passeport depuis six mois, mes deux jeunes enfants pareillement. Vous voyez qu’on paye gravement pour notre amour pour la Tunisie beaucoup plus que tous ces opposants qui voyagent
partout dans le monde.
Je ne suis pas réfugié politique, je suis résident tunisien en France et je dois me rendre au Consulat pour un tas de choses (passeports, déclarations de naissance, autorisation de
sortie... Là, je rencontre des gens qui me réservent un accueil chaleureux et qui sympathisent beaucoup avec ma situation. Ils m’appellent « Si Chokri » me répétant qu’ils sont fiers de
moi en tant que Tunisiens (parlant de mes activités professionnelles et intellectuelles et ma position très digne au sujet de mon droit au passeport et au retour), et ils ne m’ont jamais
demandé quoi que ce soit si ce n’est que la décision de me rendre mon passeport les dépasse et qu’ils me souhaitent tout le bien du monde. Ils ont appris à me respecter et je leur en suis
redevable. Ils apportent surtout une nuance quant à notre jugement sur ces Tunisiens qui travaillent pout l’Etat.
Quant à mes écrits précédents, je ne les ai jamais reniés, j’ai même dit dans mon deuxième article. Je cite : Mes convictions défendant l’indispensable ouverture et l’union sacrée de tous
les Tunisiens quelle que soit leur appartenance (pouvoir en place compris) n’ont jamais faibli même dans les moments les plus chauds de notre combat pour la liberté et la démocratie.
Oui j’ai crié ma colère, oui je me suis indigné, oui j’ai appuyé sur les mots…Et je continuerai à le faire lorsque l’intérêt de mon pays le réclamerait, mais en même temps j’ai toujours
laissé la porte ouverte à l’ouverture et au rassemblement et continué à discuté avec ces adversaires que je clouais au pilori. Et parce que vous êtes un « ex ami » malhonnête, vous avez
oublié de mentionner le paragraphe suivant qui m’a valu à l’époque une belle réplique de notre amie Nour el Houda (article intitulé le marché des dupes), ce paragraphe se trouve
juste en dessous des paragraphes que vous avez mentionnés:
Toutefois, l’opposition aussi radicale soit elle, doit rester réceptive à toute volonté réelle de tourner cette page triste de l’histoire de la Tunisie. Il y va de l’intérêt majeur de
notre pays. L'obstination dans le refus ne doit pas être une méthode d’action, une stratégie politique de conquête de pouvoir. Mais plutôt une réponse appropriée à une situation
donnée.
En attendant, l’enseignement de cette libération heureuse est que la question de l’amnistie générale doit être à nouveau au centre de l’action militante (politique ou humanitaire). Le
jour où le régime franchira ce pas, vous crierez, nous crierons avec vous : la Tunisie va mieux !
Oui je suis pour une ouverture qui se fait par le haut (impératif national, intérêt pour la nation, préserver l’avenir du pays) et non par le bas (quémander et troquer un intérêt contre
un intérêt)…L’ouverture doit être un devoir que tout tunisien doit défendre. Et lorsqu’on condamne, proteste, crie notre colère c’est pour dire que nous n’avons pas le doit de fragiliser
la Tunisie en nous entredéchirant. La porte doit rester toujours ouverte parce que nous sommes une seule famille qui s’appelle Tunisie.
Quant aux prisonniers politiques, parce que vous n’êtes pas mon ami vous ne pouvez pas savoir que ma thèse de doctorat en sciences politique je l’ai dédiée aux prisonniers politiques à la
fin de ma soutenance et devant des membres de jury et un grand nombre d’amis, dont tu ne faisais pas partie, émus et touchés par la démarche. Les prisonniers politiques, on en a fait une
priorité depuis 1992 à l’occasion des célèbres procès du tribunal militaire et nous étions une infime minorité à les défendre et à faire tout pour empêcher les peines capitales (Mes amis
Ahmed Mannaï dont personne n’en parle, Mondher sfar, abdelwahab Hani et d’autres…)
Et pour répondre à vos autres questions,
-Je n’ai pas rallié le régime et je retournerai au pays la tête haute comme je l’ai toujours été.
-Je n’ai pas rencontré le dénommé « Am Hammadi », à l’époque on a sorti (les quatre amis en question) un communiqué pour dénoncer la démarcher (non à l’imposture, 19 avril 2006) et ce
après avoir refusé de rencontrer le célèbre émissaire du Président. Preuve que vous êtes un grand menteur.
-Elgoumani est un ami depuis des années, ensemble nous avons rédigé le texte d’Aix, nous nous voyons souvent lorsqu’il vient à Paris, nous nous appelons souvent au téléphone, nous avons
lancé ensemble l’initiative Alkarama, il m’a consulté avant d’élaborer une initiative politique avec Touzri, kefif et d’autres…Ce n’est pas une amitié de circonstance comme vous voulez le
faire croire. Nous nous concertons souvent, c’est un homme qui fait honneur à son pays.
-Alkarama, oui c’est notre initiative et nous la revendiquons. Nous avons lancé cette initiative dont faisait partie des personnalités diverses appartenant à des courants divers. Quelle
malhonnêteté, tu appelles une volonté de rassemblement un complot contre Marzouki. Alors qu’il était la première personne consultée qui nous a apporté ses conseils (entre autres que son
nom ne doit pas figurer pour ne pas donner une impression de récupération). Tous les autres responsables ou presque du CPR étaient là (Abderraouf, Oum Ziad, Maatar, Jerbi…) eux ils
complotaient aussi ?
-Vous appelez lâcheté l’acclamation d’une réalité que tout le monde dénonçait : le clanisme, le culte de la personnalité…Vous vous êtes plantés encore une fois. Je ne visais pas Moncef,
et je l’affirme sur l’honneur. Marzouki, il ne s’est pas présenté aux élections de 2009 et il est contre le clanisme. Pou lui les partis, c’est un peu réducteur, il a toujours milité pour
la Conférence Nationale Démocratique et le rassemblement de toute l’opposition y compris les islamistes.
Plusieurs leaders, souvent rentiers de la situation actuelle (au site tunezine à l’époque on les appelait « opposition alimentaire », ils sont dans les partis, la société civile le
pouvoir…Ils sont d’une longévité ahurissante et s’y reconnaitront dans ma descrïption.
Ma démarche n’est pas de débusquer des personnes mais d’insister encore une fois sur des valeurs : lutter contre le clanisme, l’exclusion, le culte de la personne…Je suis concerné autant
que les autres.
Quant à Moncef, que je connais bien pour avoir fondé avec lui le CPR, et pour l’avoir côtoyé durant de longues années, personne ne me ferait dire du mal de lui… Si vous étiez un ami du
CPR, vous auriez pu savoir un peu de ce que je lui ai dit en privé. Je n’ai pas cité son nom parce que je ne l’ai pas visé. Pourquoi l’aurais-je fait alors dans mon deuxième texte en
parlant de Chebbi directement. Aurais-je moins peur de Chebbi que de Marzouki. Vous êtes vraiment ridicule. Dans son entretien avec Tahar Labidi, il ne parlait pas de nous il parlait de
ce qui se passait dans les autres partis. Sinon il aurait déclenché les hostilités. Et il connaît bien ma réaction. Posez-lui la question et vous verrez.
-Le texte n’est pas contre Moncef, et n’est pas favorable à quiconque. Ben Ali n’a pas annoncé encore sa candidature et n’a pas proposé d’ouverture à son programme à ce que je sache.
Alors pourquoi cette spéculation. J’ai voulu imposer à tous les rendez-vous l’impératif d’ouverture. Si mon ancien Président (Marzouki) se présenterait, ce dont j’en doute fort, je lui
apporterais mon soutien s’il défendrait ces principes.
Mes textes sont fondés sur des nuances : l’opposition n’est pas toute propre, le régime ne l’est pas également…Mais ils se doivent de trouver un chemin d’entente. Vous appelez cela
ralliement. Vous êtes vraiment de mauvais goût.
-Vous parlez des différents espaces dans lesquels je me suis investi. Mais si vous faites un calcul, je serai le dernier de la classe avec seulement quatre initiatives à mon compteur.
CPR, Aix, Alkarama, Campagne de boycott des élections. Et encore pour Aix, il s’agissait d’une réunion de l’opposition et j’étais l’organisateur, je n’ai tiré aucun profit personnel sauf
des insultes du régime et ses barbouzes. Alkarama et le boycott encouragés et promus par mon parti. J’étais chargé de mission et je n’ai rien revendiqué. Quant aux titres que vous
évoquiez, c’est un honneur pour moi que mes amis placent autant de confiance en moi sans que je ne réclame rien. Toutefois, je ne suis pas le chef autoproclamé de mes quatre amis : ce
sont des gens élégants qui parce que je suis leur aîné me font quelques honneurs qui ne font pas de moi un chef.
Vous ne me voyez pas souvent à la télé, ni dans les journaux ni sur le net, je ne cherche pas trop les projecteurs, mais j’ai fait bénéficier mes amis de mes nombreux contacts…J’ai déjà
beaucoup de titres qui me suffisent et rendent fier : « bon papa », « ami sincère », « gentil prof », « bon serviteur », « homme droit », « mari attentionné »…Le reste c'est-à-dire les
titres politiques je m’en balance vraiment…Sinon j’aurai déjà fait moi aussi mon propre parti. Il suffit d’un communiqué !
En politique j’ai toujours servi, et je ne me suis jamais servi.
Quant au CILMA (Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou), c’est un honneur pour moi de m’être investi dans cette affaire suite à la demande de mes amis de Tunis et de
Samia Abbou. Mohamed Abbou est sorti de prison maintenant : lorsqu’il voulait faire savoir quelque chose depuis sa prison, il demanda à sa femme de le dire à son ami Chokri. Ce n’est pas
une gloire mais c’était un devoir
-Vous êtes un menteur grotesque lorsque vous affirmez que j’ai tenu ces propos «ceux qui participent aux élections sont des vendus…Je ne tiens jamais ses propos orduriers.
-Le courage c’est d’assumer ses choix. Aujourd’hui, je les assume sans avoir peur de nuire à la cohésion d’un groupe qui n’est pas en partie d’accord avec moi. Je les assume quelles que
soient vos ragots.
Pour les internautes visiteurs du Forum : je m’excuse de vous avoir importuné, je n’ai pas l’habitude de m’étaler ainsi sur le net. Je le fais pour des amis qui m’ont toujours exprimé
leur sympathie. Je m’excuse pour les coquilles car je ne me suis pas relu.
Quant à ce prétendu ami, je vous livrerai quelques pistes pour le sortir de son trou :
- il procède toujours de la même manière en changeant fréquemment de pseudonyme, chassé d’un forum à un autre.
- Il est parmi les deux barbouzes qui sont chargés de me lire et de me commenter moi et d’autres militants.
- Il utilise toujours l’archivage comme mode d’écrit.
- Pose toujours des questions à la manière d’un flic.
- Stratégie de dénigrement structurel.
- Il aime faire des analyses politiques qui lui manquent depuis qu’il a raccroché.
- Il sait que je sais qui il est, Imad mon ami le sait aussi. A la lecture de son texte nous avons mis le même nom sur le pseudonyme.
- Il m’a fait une fois la même remarque sur mes titres… Et je vous assure que ce n’est pas un ami, je ne fréquenterai jamais des personnes aussi mesquines et
ignobles que ce malade qui sait que son masque est tombé !
Amitiés à tous.
--Message edité par biju le 2008-02-29 11:30:35--
|