LA DÉCONFITURE
Par
CHOKRI
Chaque groupe sur la scène politique tunisiennes a ses chefs ,ses pandores , en fait ses icônes qui ont tous les droits , de mettre , démettre , parler et même faire taire les autres , le PDP en est un exemple pathétique , il se permet même de parler des fois par procuration sans aucune procuration , ni mandat de qui que ce soit, comme pour la grève du 18 octobre 2005 ,de parler au nom de tous les grévistes qui à une exception prés ne sont pas ses membres , et de les mettre devant le fait accompli , bizarre comme les anciennes et sales habitudes ont du mal à disparaître.Et le pire ce sont les autres charognards , ceux qui non seulement pas participé à cette grève , ne l'ont pas soutenue , mais sur le qui-vive autant que la dictature l'ont descendue , et comme par hasard à sa fin , on les trouve dans tous les comités chargé de relancer la dynamique déclanchée par cette action , à partir de là , les grévistes les plus honnêtes ont rendu les armes ,pratiquement plus aucun d’eux ne s’exprime au sujet de cette grève , où ils ont risqué leur peau , le dernier en date , à se démarquer de ce cirque d’après la grève , à se déclarer ne plus vouloir en faire partie , ou en entendre parler , c'est l'honorable juge M.YAHYAOUI , au moins dans ces conglomérats d'opportunistes , d'arrivistes sans nom , ou l'usurpation et l'imposture règnent de toute s leurs splendeurs , quelques incorruptibles et quelques tunisiens de principes et d'honneur ne cautionnent pas ces dérives obscènes.Même les groupuscules qui en fait ne sont formés que de chefs , de ceux là , n’en parlons pas , ils ne méritent aucun égard , les groupuscules agissants et remuants du grand Tunis sont les portemanteaux et les alibis de la propagande dictatoriale , des fois même ses appendices et son dernier recours , nous avons pour preuve la dernière démonstration de la coalition « démocratique » , et le texte calamiteux d’un berbériste et islamophobe ringard et passéiste à vomir qui essayait stupidement de justifier l’injustifiable. Donc ces chefs de gangs et leurs poissons pilotes c'est bis repetita sur toute la gamme de l'ignominie , et comme d’habitude, cherchent toujours à tirer les marrons du feu , et à faire dans le paraître , comme d’habitude ils ne leurrent plus personne , mais plus grave salissent toute action , la banalisent et rien que par leurs atermoiement la vide de sa sève. Ces derniers tracent la route et avertissent des dangers tel que celui qui représente à leurs yeux de mercenaires tout accord de cohérence et de rassemblement au sein du bloc démocratique , ils voient en lui un danger pour la dictature , mais aussi un très grand danger pour eux et leurs pré pendes de thuriféraires. Tel est aussi le rôle que jouent certains plumitifs incohérents et pas intègres pour un sou pour la caste technocratique et médiatique qui dirige la Tunisie depuis plus de quinze ans , et nos fameux « journalistes » maisons qui se disent opposants. Avec quelques autres, ils ont guidé l’opposition dans son ensemble à la catastrophe actuelle, n’apercevant aucun signe marquant l’impasse et ne sonnant jamais l’alarme , bien au contraire , ils ont sapé toute moral , et tout moral de ceux qui militent sans aucune arrière pensée politicienne. Et voilà qu’ils s’écrient tout soudain : nous sommes foutus !
Qu’une vague d’islamistes rétrogrades est en passe de balayer les élites occidentalisées qui détiennent le pouvoir , ou qui sont dans l’opposition des prétoires , la vérité est beaucoup plus simple : Les institutions ont failli, aux yeux des tunisiens à tous les niveaux , c’est donc la faute de ceux qui les incarnent mais pas seulement eux , c’est aussi la faute de ceux qui se disputent le pouvoir à la dictature et qui n’ont pas su les défendre. Le système dictatorial de ben Ali ne produit qu’échec , désastre , stress , renoncement , horreur et damnation , c’est aussi la faute des tunisiens, des travailleurs, des intellectuels , des entrepreneurs, des technocrates. La dictature et l’opposition donnent une impression de langueur et d’immobilité : c’est le crime de dirigeants impuissants, pusillanimes, égoïstes. Les élites tunisiennes de quel bord que ce soit , au vu de l’état général du pays , sont incompétentes, corrompues, illégitimes , ceci est une réalité , les retraits et les gestes de tunisiens intègres comme M.MARZOUKI ou M.YAHAOUI les dénoncent clairement et il faut en tenir compte , sinon c'est reparti comme en 40.
Il faut mettre tout à plat , désigner les responsabilités au niveau du bloc démocratique afin que les habituels parasites et autres impostures ne vident pas le combat de son sens , et qu’on arrête une bonne fois pour toute de tourner en rond.Prenons le mouvement de grève de la faim du 18 octobre , qui fut un e action énorme à l’échelle du pays et même du monde , au final ,elle a été dans la durée post SMSI récupérée ,du moins sa dynamique , par des individus qui vivent de ça et sur ça et l’ont vidée de toutes ses forces , prenons un exemple de cette énorme dérive qui lui donne des allures de fiasco , dérive imposée aux huit grévistes de la faim qui ne se sont jamais , d’une façon responsable et collective , prononcés sur ces comités et autres porte-parole sortis de n’importe où sans aucune autre légitimité que le copinage , l’arbitraire et l’incompétence de quelques. uns , toujours les mêmes pique assiettes.
Ce 7 janvier par exemple un collectif sorti de n’importe où s’est réuni et nous annonce qu’une
réunion regroupant des militantes et des militants tunisiens (?), ainsi que des représentants de partis politiques et d’associations, s’est tenue à Paris , qui les a mandaté pour ce faire ? mystère et boule de gomme , untel qui connaît untel qui joue au poker avec untel , qui passe des vacances avec untel qui…qui….Et on apprend que Les présents à cette réunion « spontanée » (? ) se sont mis d’accord pour poursuivre la lutte commune sur la base des revendications du mouvement du 18 octobre , aucun des grévistes du huit octobre ne s’est à ma connaissance prononcé sur cette réunion et sa composition surtout , la même usurpation s’est produite sur le fameux comité et porte-parole de cette même grève. Ils ont également décidé de créer un espace pour débattre des questions fondamentales relatives au changement démocratique en Tunisie , cet espace on peut encore prendre le pari qu’il sera aussi composé avec les mêmes has been sans aucune concertation avec quiconque , la moindre des choses c’est de provoquer une grande réunion à Paris ouverte à tous les tunisiens qui seront chargés d’élire un comité restreint et représentatif de toutes les tendances , et non pas ces nominations par arrangements et cooptation digne du RCD.
On voit apparaître des militants du CNLT qui ne représentent qu’eux-mêmes et qui n’avaient pas soutenu la grève.le CRDLHT en force , alors qu’il n’était pas partie prenante de la grève , un représentant du M.I.B faux écrivain , ce qui me choque c'est que des personnes aussi immédiats et intègres comme les militants du CPR/EL KARAMA avaient accepter de participer à cette mascarade , et ce qui me choque encore plus , c'est qu'il n'y'a aucun représentant du net tunisien , du moins le plus représentatif d'entre eux , puisqu'il a réussi de réunir sans aucune casse toutes les tendances :YEZZI.ORG .Aucun représentant du net tunisien alors que l'ont sait que c'est la meilleure force organisée et active du pays , cette force fait peur à la dictature , mais j'ai l'impression plus encore aux imposteurs de tout bord.
Les personnes présentes ont décidé de :
1- Charger Omeya Seddik, Fatma Ksila, Iyed Dahmani, Lotfi Hammami, Salah Tagaz et Hocine Jaziri de préparer des projets de textes de plate-forme et de principes de fonctionnement, ainsi qu’une ébauche d’un programme d’action.
2- Appeler à une assemblée générale constitutive ouverte le 22 janvier 2006 à 14h00(*) pour débattre des textes proposés et la création du collectif 18 octobre à Paris.
- Tarek Ben Hiba, comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT).
- Adel Thabet, parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT).
- Kémaïes Ksila.
- IYED Dahmani, Les unionistes Nassériens.
- Tahar Labidi, Journaliste.
- Fathi Abdelbaki, rassemblement des enfants et proches des prisonniers politiques.
- Riadh Hajlaoui, solidarité tunisienne.
- Salah Tagez, voix libre.
- Lotfi Hammami, chercheur en philosophie politique.
- Fatma Bouamaïed, comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT).
- Hocine Jaziri, Ennahdha.
- Omeya Seddik, écrivain traducteur.
- Riadh Bettaïeb.
- Tahar Ben Hassine, indépendant.
- Abdelwaheb Hammami, militant politique.
- Hédi Jilani, forum démocratique pour le travail et les libertés.
- Kamel Fhal, indépendant.
- Kaïs Doghri, indépendant.
- Mohsen Chebbi, étudiant 3ème cycle.
- Mohamed Ben Saïd.
- Ibrahim Ben Jilani, indépendant.
- Abdel Waheb Hani, journaliste
- Sofiène Makhloufi, indépendant chercheur en psychologie.
- Kamel Jendoubi, comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT).
- Béchir Abid, ancien prisonnier politique.
- Mustapha Amaïdi, doctorant philosophie.
- Salim Ben Hamidane, congrès pour la République (CPR).
- Imed Daïmi, comité international pour la libération de Mohamed Abbou (CILMA).
- Chokri Hamrouni, comité international pour la libération de Mohamed Abbou (CILMA).