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MOYEN-ORIENT EXPRESS

 
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Palestine : gagnants et perdants à la Conférence des donateurs 

par Guillermo Sintes Diaz

 

Comme nous le disions dans un article précédent, le peuple palestinien, s’il arrive à réaliser son rêve d’un état libre et souverain, sera endetté massivement

La dette de l’Autorité Palestinienne est estimée aujourd’hui à 1,6 milliard de dollars et 100 millions de plus chaque mois. Sans compter la dette privée de ménages palestiniens. Après le politicide et pratiquement le sociocide commis impunément par l’armée coloniale d’occupation israélienne, et tolérés par les seigneurs de l’empire de la honte… il fallait éviter le collapsus d’un peuple afin qu’il reste des survivants pour payer la dette, Annapolis et Paris la rendront soutenable.
Plus de 7,4 milliards de promesses de dons ont ainsi été réunies à Paris. Bernard Kouchner s’est fait le porte-parole de la bonne nouvelle : « le vrai vainqueur, c’est l’État palestinien ».
Les médias adulateurs de ces nouveaux princes féodaux ont claironné leurs largesses. « Les pays donateurs ont été particulièrement généreux. » pouvait-on lire.
Envers qui- ? Nous allons essayer d’apporter une réponse en analysant ligne par ligne le texte de la Déclaration commune de la Conférence inter-nationale des donateurs pour l’Etat palestinien.

Pour les do(mi)nateurs...

Les donateurs « donnent un signal fort de soutien politique et financier au gouvernement du Président Mahmoud Abbas et du Premier Ministre Salam Fayyad ». Ce dernier est l’ancien haut représentant du FMI pour les territoires palestiniens, Premier ministre par décret non élu et non reconnu par le Parlement palestinien à majorité Hamas. Évidemment, seul un boy du FMI pouvait avoir la confiance de la soi-disant communauté internationale. C’est donc « leur vision du futur État palestinien » qui est reconnue, pas celle du peuple palestinien.
Les maudites « contre »-réformes apparaissent en deuxième lieu de la déclaration, et toujours pas un mot pour le peuple palestinien. Le « plan de réformes et de développement du Président Abbas et du Premier Ministre Fayyad » (car en démocratie, on le sait, seul les laquais des Seigneurs décident), « est approuvé ». Les donateurs s’engagent donc à fournir « un montant de 7,4 Mds $ pour soutenir la construction institutionnelle et la reprise économique des trois années à venir, dont 3,4 Mds $ pour 2008 ». Cette première tranche servira à payer les arriérés et les futurs salaires de 150 000 fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne, dont plus de 70 000 (c.a.d. la moitié- !) appartiennent aux forces de sécurité. Les donateurs se sont donc engagés sur la construction institutionnelle, nous verrons plus loin de quoi il s’agit. « Ce montant comprend également l’aide humanitaire, dont le rôle est essentiel et qui aide à soulager la population palestinienne dans sa vie quotidienne, particulièrement à Gaza. » Enfin apparaît le peuple palestinien. « Aide à soulager » est un euphémisme qui veut dire en fait ne pas les laisser mourir. Les maladies, la malnutrition chronique, la pauvreté extrême sont le quotidien engendré par l’ignoble blocus qui a été imposé par l’armée d’occupation israélienne. Aucune précision n’est donnée sur les montants alloués à l’aide humanitaire. Par contre, nous savons déjà que la généreuse coopération Française aidera l’Autorité palestinienne à recouvrer auprès des ménages palestiniens les factures d’électricité. La France fournira à la compagnie d’électricité palestinienne des compteurs prépayés… plus modernes qu’en France- ! L’AFD |1| servira donc à faire payer le peuple palestinien ses besoins d’énergie et pas à améliorer les conditions de vie.

…ce qui est important est le plan néolibéral de Salam Fayyad et Mahmoud Abbas

Intitulé « Construire un État palestinien », il s’agit d’« un programme macro-économique et budgétaire ambitieux mais cohérent et réalisable, bénéficiant du soutien du FMI et de la Banque mondiale ». Le baiser de la mort. Ces soutiens suscitent aujourd’hui dans tous les PED |2| la réprobation et la peur. En fait, un énième plan néolibéral international conçu par les Seigneurs du Monde pour la Palestine. Les dégâts et les échecs de plans précédents, ailleurs et en Palestine, n’y font rien. Ils récidivent dans leurs méfaits. Et comme si de rien n’était, les mêmes politiques et solutions désastreuses seront appliquées une fois encore à la Palestine. Depuis les accords d’Oslo, depuis plus de 15 ans, des milliards de dollars ont été déversés sur la Palestine. Mais le peuple palestinien est plus pauvre et plus souffrant aujourd’hui qu’avant les accords d’Oslo. Une élite minoritaire de la bureaucratie palestinienne a procédé à des détournements massifs depuis l’instauration de l’Autorité. Mais les Seigneurs donateurs ferment les yeux : Pierre Duquesne, ancien représentant français au FMI à New York et représentant spécial pour la France à la Conférence des Donateurs de Paris, déclare que « les circuits financiers d’aide à l’Autorité palestinienne ont été fiabilisés ». C’est une déclaration illégale d’amnistie. On ne peut pas éviter de se demander s’il y a eu des complicités pour se partager la manne.

L’insécurité des palestiniens sera maintenue...

Un appui sans vergogne sera spécialement donné à la répression interne. « Nous avons confiance en l’Autorité palestinienne pour continuer à perfectionner ce plan afin d’assurer la continuité de ce processus de réforme, notamment dans le secteur de la sécurité. » Avec les technologies des Seigneurs du monde, il faudra équiper, armer, entraîner 1 policier pour 50 habitants. Voici la destination préférée de la générosité des donateurs. Voici l’État palestinien dont rêvent les Seigneurs de "l’Empire de la Honte" |3|. En réalité, ils testent sur une population meurtrie l’idéal de société qu’ils voudraient appliquer à grande échelle partout dans le monde. Quant à la puissance occupante, Israël continuera à négocier seul en face à face avec sa victime affaiblie, et continuera à lui imposer ses intérêts et desseins. En effet, les généreux donateurs laissent faire, et déclarent que « les Palestiniens et les Israéliens prennent leurs responsabilités respectives de manière à ce que les mesures sur le terrain, en particulier en ce qui concerne la liberté de mouvement et d’accès, favorisent la reprise économique et la mise en oeuvre du plan ». Quid de centaines de check points, du mur de la honte, des routes d’apartheid, des colonies existantes et des implantations sauvages tolérées et protégées par l’armée d’occupation, maintes fois condamnées par l’ONU et la CIJ |4|. Toutes ces structures coloniales et illégales sont précisément celles qui empêchent la liberté des mouvements et la reprise économique du peuple palestinien. En revanche, les généreux donateurs de Paris sont plus regardants envers les capitaux libérés et sécurisés- : « des mesures immédiates, telles que la mise en oeuvre de projets à impact rapide et l’organisation d’une conférence du secteur privé, doivent être appuyées ».

...mais les capitaux sécurisés circuleront librement

Pour les projets impactants, la « communauté internationale » a délégué Blair, deuxième « saigneur » de l’Iraq et successeur dans les Territoires Occupés de James Wolfensohn, (ce dernier avait atterri en Palestine tout suite après avoir présidé la Banque mondiale). La Palestine devient une destination obligatoire où sont mandatés les Seigneurs de l’Empire en fin de mission. Le bureau de Tony Blair à Jérusalem, salaire et sécurité compris coûtera 8 millions de dollars par an. En réalité, Tony Blair n’a fait que recycler de vieux projets existants comme la « Vallée de la Paix ». Financée par le Japon, il s’agit d’une zone industrielle et agricole commune à Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne près de Jéricho mais bien évidemment sous contrôle israélien. Un autre projet, déjà débattu et jamais réalisé, est la création des zones franches industrielles israélo-palestiniennes près de points de passage. En fait, des maquiladoras où il sera facile de contourner l’impôt et le droit du travail. Des maquiladoras au bénéfice surtout des capitalistes israéliens qui, avec l’appui de capitalistes palestiniens sur place, disposeront d’une abondante main d’oeuvre palestinienne bon marché, d’un sous-prolétariat palestinien exsangue.
La Société financière internationale, subdivision de la Banque mondiale qui prête main-forte aux investisseurs privés, organisera la conférence du secteur privé. Le département chargé du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (PEP-MENA en anglais), créée par le G8 de Sea Island en 2004, pilotera avec l’Autorité monétaire palestinienne et l’Autorité des marchés palestinienne, la création d’un « code de gouvernance et de bonne conduite des affaires »… mots terribles qui cachent la libre circulation de l’argent que les capitalistes extorqueront aux travailleurs pales-tiniens dans une économie libre d’entraves, « réformée » et privatisée jusqu’au bout, où l’investisseur privé aura toutes les garanties et sécurités. Les pauvres ne seront pas oubliés. Une étude de l’AFI, commandée à PlaNet Finance (l’organisation de Jacques Attali pour la « prolifération » du micro-crédit), a démontré la présence dans les Territoires d’une « clientèle » qui a le droit de s’endetter aussi, si pauvre soit-elle. L’Union Européenne participera main dans la main avec la AFI à cette aventure de « libéralisation » de l’économie palestinienne. Son aide, de 300 millions d’euros pour 2008, aura comme objectif principal l’obtention d’un marché épanoui… pour les entreprises privées.

Le CADTM dénonce donc cette mascarade de Conférence de Donateurs...

Car les rouages sont maintenant parfaitement huilés pour faire contracter une dette éternelle au peuple palestinien. Dans la Déclaration commune de la Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien, apparaissent les éléments qui caractérisent la procédure classique de l’endettement d’une jeune nation qui se libère du joug colonial. La présence et l’influence des IFIs dans les Territoires est immense. Les laquais de l’Empire en sont issus. Les Proconsuls des IFIs y campent en maison conquise. Les Wolfensohn , Fayyad, Tony Blair, sur place, et autre Duquesne à distance, font et défont l’économie locale au détriment du peuple palestinien. La politique de gestion de Territoires, pilotée par les IFIs, passe outre toute recherche du bien-être du peuple et se concentre uniquement sur le bonheur du marché.

La dette ainsi générée sera odieuse car elle relève de plans économiques des IFIs, imposés de l’extérieur et qui n’ont fait qu’empirer la condition des palestiniens. Cette dette est aussi odieuse dès lors qu’elle finance les forces de sécurité pléthoriques de l’Autorité Palestinienne, forces qui réprimeront encore plus le peuple palestinien. Mais cette dette est surtout odieuse parce qu’elle est issue d’une colonisation féroce. L’armée israélienne d’occupation a systématiquement détruit toutes les infrastructures et institutions civiles palestiniennes construites avec l’aide de l’Union européenne. En outre, les blocages du Trésor israélien sur les transferts de taxes commerciales dues à l’Autorité palestinienne, dérèglent les déjà fragiles finances palestiniennes et relèvent, sinon du vol, de la punition collective, un crime caractérisé par les Conventions de Genève.

et avance des solutions justes...

Des plaintes légalement fondées doivent donc êtres déposées auprès des organes internationaux de justice - comme la CIJ - qui assigneront les responsables à des réparations pour crimes de guerre et contre l’humanité. Les mouvements sociaux d’Europe doivent faire pression sur la communauté internationale pour avancer dans ce sens. À travers cette voie, il sera possible d’obtenir une vraie solution aux souffrances du peuple palestinien dont un premier volet serait la création d’un fonds destiné à sa reconstruction, qui serait alimenté par des réparations versées par Israël. Une contribution des États-Unis, qui soutient et finance l’Etat israélien, doit s’y ajouter. Le deuxième pas dans notre « feuille de route » sera l’annulation immédiate de la dette de l’Autorité Palestinienne, accompagnée d’un audit de tous les dons et prêts contractés par l’Autorité Palestinienne afin d’identifier les vrais projets de développement ayant donné satisfaction à la population et pouvoir ainsi les distinguer de ceux qui n’ont pas abouti ou dont les fonds ont été détournés, surfacturés, sur-commissionés ou imposés par la contrainte. C’est ainsi que justice sera rendue au peuple palestinien, créancier spolié. Pour une paix juste et une vraie justice, le CADTM accompagnera la société civile et le peuple palestinien dans sa juste résistance.
Car, si aujourd’hui, avec cette dette faramineuse qui s’abat sur la Palestine, dette que la propagande des do(mi)nateurs veut faire passer comme des dons généreux, si aujourd’hui, « le vrai vainqueur, c’est l’État palestinien » le vrai perdant a toujours été le peuple palestinien.

Guillermo Sintes Diaz

notes articles:

|1| AFD Agence française pour le développement

|2| PED Pays en développement

|3| Jean Ziegler Éditions Fayard

|4| CIJ Cours internationale de justice

infos article
URL: http://www.cadtm.org

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Liban : Le spectre de la guerre civile dans la banlieue sud de Beyrouth

 

 

par Marie Nassif-Debs

 

Dimanche 27 janvier, des jeunes manifestent à Beyrouth contre la énième coupure d’électricité. L’armée et des snipers tirent dans le tas. Neuf morts, 50 blessés. Marie Nassif-Debs du PCL revient sur les événements.

Il est clair que les événements sanglants du dimanche 27 janvier 2008, dans la banlieue sud de Beyrouth (qui n’est pas encore tout à fait remise de l’agression israélienne de juillet 2006), constituent la conséquence directe de la tension politique et socio-économique due à la crise qui sévit, depuis un an et demi, c’est-à-dire à la suite de l’agression israélienne contre le Liban. Sur le plan politique, les accusations entre la majorité au gouvernement et l’opposition avaient envenimé la situation à tel point que la plus petite altercation dégénère vite en accrochage à caractère confessionnel et risque de faire éclater la paix civile, très fragile, à cause de la paralysie qui touchent toutes les institutions du pouvoir.

Cette paralysie a eu des répercussions très négatives sur la situation économique et s’est traduite par des faillites d’entreprises, des licenciements et, surtout, une escalade des prix : 7,5% pour le dernier quart de 2007 et 37,4% depuis la guerre israélienne de juillet 2006. A cela s’ajoute le dysfonctionnement des services essentiels, l’électricité et l’eau en premier lieu. Pour donner un exemple concret, disons qu’à l’exception de la ville (administrative) de Beyrouth, où les coupures du courant sont de trois heures toutes les 21 heures, le Liban (qui avait payé 10 milliards de dollars pour restaurer ses centrales et son réseau électriques) vit presque dans le noir et, actuellement, dans le froid exceptionnel ; et les Libanais sont obligés, soit de rester dans le noir et le froid, puisqu’ils n’ont le courant que pendant quelques petites heures, soit de payer un prix exorbitant pour avoir leur maison reliée à un générateur privé. 50 dollars et plus ; ce qui veut dire le quart des salaires minimum gelés depuis dix ans et ne dépassant pas 300 000 livres libanaises (200 dollars). Salaires qui font vivre ( !) quelques 33% des familles du Liban.

De plus, le gouvernement actuel (ou ce qui en reste), pressé d’appliquer les accords contractés avec les « donneurs » (dont les Etats-Unis, la France et autres puissances occidentales) lors de la troisième Conférence de Paris, il y a un peu moins d’un an, a décidé de faire les bouchées doubles en ce qui concerne les privatisations de l’électricité, de l’eau et du téléphone portable ; ce qui explique son désintérêt à rechercher des solutions aux problèmes vécus par les secteurs importants dans la vie de la population. Bien au contraire, ses « experts » ont déjà préparé le plan visant à vendre le téléphone cellulaire que certains économistes appellent « l’or noir libanais », puisqu’il permet des rentrées qui dépassent 100 millions de dollars par mois et qui peut en donner beaucoup plus, si on améliore les services rendus par lui. Cette situation de crise généralisée rend la vie étouffante dans un pays détruit par la guerre civile et les agressions israéliennes, un pays endetté à l’extrême (40 milliards de dollars), un pays où le gouvernement contracte toujours des dettes dont les taux d’intérêts perçus dépassent les 11% (d’ailleurs, il prépare une nouvelle dette de 650 millions d’euros afin de payer les intérêts et les échéances de la dette pour le mois de mars prochain). Et ce sont les jeunes qui en pâtissent le plus. C’est pourquoi on les a vus dans la rue à plusieurs reprises. Ce qui veut dire que ce n’est pas la première fois qu’ils aient tenté de couper une rue ou de brûler des pneus, même si certains pensent que la manifestation du dimanche après-midi était liée à ce qui se passait au Caire, dans la conférence tenue par la Ligue arabe pour expliquer « son initiative » vis-à-vis de la situation libanaise et ses propositions concernant la solution de la crise politique vécue par ce pays.

Il faut dire que ce dimanche-là, la panne d’électricité était, contrairement à ce que prétend l’EDL, presque continue dans la banlieue sud et les quartiers de la capitale qui y sont à proximité. Des jeunes sont, donc, descendus dans la rue à Chiah et sur l’ancienne route de l’aéroport et ont coupé les routes avec des pneus en feu. L’armée est intervenue pour les disperser. Pendant ce temps, des coups de feu ont éclaté, venant de la rue et, aussi, de certains immeubles qui surplombent les rues concernées, tuant deux manifestants et blessant une dizaine d’autres.

Aussitôt, le mouvement s’est renforcé, et la tache d’huile s’est élargie dans la banlieue sud, d’abord, puis à Beyrouth, au Liban Sud et dans la Békaa Nord. Les tueurs ont, eux aussi, poursuivi leur œuvre de la mort. Et les fusillades contre les manifestants non armés se sont soldées par 9 morts et plus de 50 blessés. Tous les morts et la majeure partie des blessés étaient atteints à la tête, au cou et à la poitrine ; ce qui signifie que ceux qui tiraient voulaient tuer...

Et, si on parle, aujourd’hui, de la présence de « snippers », de tueurs « inconnus » embusqués dans les immeubles qui dominent, de loin, les lieux, si l’armée libanaise a déclaré avoir fait des perquisitions dans le quartier de Aïn-Remmaneh (connu comme le quartier où la guerre civile fut déclanchée en 1975) et arrêté des personnes, à partir de certaines photos prises lors des accrochages, il n’en reste pas moins que la responsabilité du gouvernement (ou ce qui en reste) et de l’armée est engagée vis-à-vis des familles de ceux qui sont morts, mais aussi du reste de la population qui a vécu la terreur de la guerre civile qui s’est rappelée à son souvenir à travers les noms de Chiah et Aïn-Remmaneh et de la ligne de démarcation qui les avait séparés pendant plus de quinze ans.

 

infos article
URL: http://www.cadtm.org

Marie Nassif-Debs est membre du bureau politique du parti communiste libanais PCL

 

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