VI- Le Père Noël Khadafi.
Tout dernièrement, last but not the last, le 10/12/07, Kadhafi jouant, à la vue de la date, de Père Noël, a débarqué à Paris chargé de cadeaux évalués à plusieurs milliards d’euros, destinés,
entre autres, aussi à la compagnie EADS avec un contrat portant sur l’achat de quatre long-courriers A-350, quatre autres long-courriers A-330, sept monocouloirs A-320 et six Airbus A-350.
Le montant total s’élèverait à 2,2 milliards d’euros[17]. Le reste, plus de 7 milliards sont partagés entre la compagnie Dassault, pour l’achat d’avions militaires « Rafale », la compagnie AREVA
du nucléaire, pour la construction de centrales nucléaires à usage civil, comme celle à dessaler l’eau de mer, et autres compagnies comme VIVENDI. AREVA c’est cette même compagnie qui exploite en
« exclusivité mondiale » les mines d’uranium du Niger et qui le paye au gouvernement en place à raison de 12€ le kilogramme pour le facturer par la suite sur le marché international à plus
de 170€. Bien que son ancien directeur ait été expulsé du Niger pour avoir refusé de soumettre à l’état, les cartes de prospection des mines, la compagnie continue sa présence et il est probable
qu’elle soit expulsée, vu les relations ou l’influence considérable de la France sur les dirigeants des anciennes colonies qui sont passées de la colonisation historique à la colonisation
économique. C'est-à-dire de pire en pire.
Précisément, cette compagnie française AREVA, comme toutes les compagnies occidentales qui ne se trouveraient pas à l’aise, à un moment ou un autre, avec le gouvernement en place, font
généralement tout le possible pour le remplacer par un autre plus « flexible ». Effectivement le 17 décembre dernier, les deux journalistes français, Thomas Dandois et Pierre Creisson sont
arrêtés au Niger, où ils effectuaient, selon le journal Le Monde[18] un reportage pour le compte de la chaîne de télévision franco-allemande ARTE. Ils sont inculpés depuis vendredi 21 décembre «
d’atteinte à la sûreté de l’État », crime passible de la peine de mort. Le chef d’inculpation a été jugé « extrêmement lourd » et « disproportionné au regard de ce qui leur est reproché » par
l’association Reporters sans frontières (RSF). »
« Les autorités nigériennes, ajoute Le Monde, reprochent aux journalistes d’avoir enfreint l’interdiction de se rendre dans le nord du pays, pour réaliser un reportage sur la rébellion touareg du
Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Elles affirment par ailleurs être en possession d’enregistrements réalisés par les deux français avec les rebelles touareg. Depuis le début de la
rébellion en février, 49 membres des forces de l’order ont été tués dans le nord du pays. L’état d’alerte en vigueur dans la région a été prorogé de trois mois fin novembre par le président
nigérien, Mamadou Tandja.
Thomas Dandois et Pierre Creisson, respectivement journaliste et cameraman de l’agence Camicas Production, étaient détenteurs d’un visa et d’une autorisation de tournage pour un reportage sur la
grippe aviaire.
Placés sous mandat de dépôt, ils ont été incarcérés au camp pénal de Kollo, à 25 kilomètres aus sud-est de la capitale, Niamey. Leur chauffeur, Al-Hassan Abdourahman, également placé en
détention, a été inculpé de « complicité d’atteinte à la sûreté de l’État. »
Ces arrestations se sont produites dans un contexte de fortes tensions entre Paris et Niamey, qui accuse le groupe AREVA de payer des déserteurs de l’armée pour rejoindre la rébellion. Le
principal représentant de cette société a été déclaré persona non grata dans le pays.
Deux journalistes nigériens, Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI), et Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Air-Info, sont aussi détenus, respectivement depuis
le 26 septembre et le 9 octobre, et accusés par les autorités de complicité avec les rebelles touareg du MNJ. » Et comme on le voit, les deux journalistes ne tournaient pas un film pour la chaîne
ARTE sur la grippe aviaire, mais tournaient bien un film sur le MNJ qui semble jouir, non seulement de l’approbation d’AREVA, mais surtout du gouvernement français. Que ça soit le gouvernement
français ou n’importe quel autre gouvernement occidental, là où leurs grandes compagnies sont des intérêts, à côté d’un gouvernement en place, il y a toujours un mouvement, armé ou non, prêt à
être activé au moment opportun.
VII-Le roi mage en Espagne.
Après Paris, le roi mage d’Orient, la version Papa Noël en Espagne, Kadhafi, a attéri à Madrid avec ses lourdes caisses remplies aussi de cadeaux. Pas moins de 11,5 milliards d’euros.
Au-delà des commentaires acerbes qui ont ridiculisé le personnage pendant les trois jours de son passage par l’Espagne, chose qui est d’ailleurs parfaitement justifiable pour ce que représente un
tyran-pitre du genre, tout le monde s’est bien frotté quand même les mains pour recevoir une pluie de milliards d’euros. Il a été reçu par le chef du gouvernement M. Zapatero et aussi par
le roi d’Espagne en tant que représentant la plus haute instance du pays. Le journal El Pais du 18 décembre, dans son éditorial du jour, se pose la question, sur un ton moralisateur et peut être
même provocateur, sur les raisons qui ont poussé l’Union européenne à réserver un traitement au « leader » libyen qui contraste avec celui réservé au dictateur Robert Magabe.
Pourtant écrit le journal « chacune des réprobations dirigées contre Mugabe s’applique parfaitement à Kadhafi ainsi qu’à la plupart des dirigeants présents [Au Sommet qui s’est tenu à Lisbonne,
au Portugal, le 8 et le 9 décembre 2007 et dans la file des chefs d’état africains, se trouvaient Ben Ali de Tunisie, Moubarak d’Égypte, le chef du gouvernement du Maroc etc.] L’idée, écrit le
journal, qui fait qu’un pragmatisme élémentaire, malgré les chiffres astronomiques, se soit imposée au sein des gouvernements européens, ne sert aucune cause y incluse, celle du réalisme avéré en
politique extérieure.» Et ajoute plus loin sur le même ton moralisateur « la politique de parler claire et d’agir en conséquence ne devrait pas se détenir aux frontières de l’Europe. Dans
le propre intérêt de la France et de tous les européens, il conviendrait de l’étendre aux pays qui supportent depuis des décennies des interminables dictatures comme la Libye sous Kadhafi. »
Quant aux extravagances et pitreries habituelles du personnage avec sa fameuse tente dans laquelle il ne fait que recevoir, dit-on, faisant croire à son attachement à ses origines de fierté
bédouine, alors qu’en réalité, le tyran dort dans les suites des plus luxueux hôtels. Et avec le désordre inhérent, une autre caractéristique du dictateur, a fait que beaucoup de
rendez-vous concertés d’avance avec des groupes et des chefs de syndicats ou d’autres personnalités de la société civile ont été annulés. Et pourtant écrit le journal, Khadafi a eu le temps, à
Séville où il a atterri samedi 15 décembre 2007, de rencontrer et d’inviter à dîner, du méchoui « halal », José Maria Aznar et sa femme Anna Botella. Pour monsieur Aznar qui n’a jamais caché son
mépris pour l’Islam qu’il considére, tout comme le Vatican et l’ensemble des chrétiens, non pas comme une religion, mais tout juste une secte, il importe peu si le méchoui était halal ou non. Les
affaires sont les affaires. D’autre part le journal estime que le coût du séjour seulement en Espagne du satrape et ses 300 accompagnateurs, transportés dans trois avions, s’élèverait, au moins à
un demi-million d’euros.
VI- Les multiples perversions de la démocratie.
Quelques jours avant, le 13 décembre, Abdel Bari Atwan,rédacteur en chef du quotidien AlQuds Al Arabi édité à Londres, analysant ces mêmes voyages des deux « leaders » arabes, le tyran saoudien,
Abdallah Ibn Abdelaziz Saoud et le « guide de la révolution» libyen, dans un commentaire dans lequel il s’emprenait à son tour contre les responsables occidentaux a écrit, sous le titre
discutable « L’Occident se met à genoux devant les barils de pétrole » le suivant : « À notre avis, les vrais perdants [dans cette affaire]ce sont les chefs, d’état ou de gouvernement, européens
et en premier lieu M.Gordon Brown, le premier ministre britannique et Nicolas Sarkozy, le président français. Les visites officielles des deux leaders arabes sont venues confirmer que le baril de
pétrole est assez puissant pour faire courber l’échine du plus haut responsable occidental et le trainer dans la boue de la corruption, de la dictature et de la répression. Tous les leaders
occidentaux sans exception, se mettent à genoux devant les barils du pétrole arabe, sacrifiant tous les principes de la démocratie, de la justice, des droits humains et toutes les valeurs qu’ils
ne cessent de prôner, pourvu que les rentes de ces barils se traduisent en transactions militaires, en avions Airbus, en contrats de prospections pour les compagnies pétrolières européennes et
enfin en vastes marchés capables d’absorber les différents produits des industries occidentales.» Ces critiques aussi corrosives soient-elles et les termes employés par M.Atwan pour décrire
la position des leaders occidentaux dans le sens propre comme dans le figuré, ne reflètent qu’une partie de la vérité, celle concernant ceux à qui profitent réellement le pétrole et l’argent du
pétrole. Quant aux valeurs morales, les principes de la démocratie occidentale, les droits humains, les libertés et la justice, ce sont des instruments aptes à faire fonctionner l’appareil de
l’état à l’intérieur de la maison occidentale et non pas, comme le soutiennent hypocritement les mêmes leaders occidentaux, des valeurs universelles. Loin de là. Les mêmes conclusions auxquelles
sont arrivés le quotidien El Pais, l’ancien Directeur Général de l’UNESCO, plus loin, comme on le verra, le professeur José Vidal-Beyneto et beaucoup d’autres qui ne sont pas cités ici.
D’ailleurs qui a dit que dans la pensée de M.Sarkozy ou de M. Golden Brown ou de Bush ou de quiconque d’autres y compris les dictateurs arabes, il y a quelque chose qui s’appelle le peuple, et,
dans ce cas précis, peuple arabe ? – C’est pour cela que monsieur Atwan et d’autres âmes innocentes, s’emportent furieusement à l’égard de l’attitude des responsables occidentaux devant ces
tyrans. S’attendraient-ils par hasard à ce que les dirigeants occidentaux renoncent réellement à leur objectif central de domination par compassion envers les peuples, surtout non occidentaux? Eh
bien en supprimant l’existence de la notion peuple ou en faisant abstraction de celui-ci tout devient clair et largement compréhensible. Ni dans l’esprit des leaders occidentaux, et, encore moins
dans celui des tyrans arabes, il n’y a quelque chose qui s’appelle le peuple. Par ailleurs les fissures à l’intérieur même de la maison de la démocratie commencent à se faire jour de plus en
plus. Par ailleurs la démocratie occidentale est aux prises avec ses propres règles qu’elle avait, elle-même, créées et ce qui a été écrit dernièrement par M. José Vidal-Beneyto,
l’éminent professeur, philosphe et intellectuel est largement éloquent à cet égard : « Les multiples perversions actuelles de la démocratie, ont fini par conduire à une telle dégénérescence du
système qui l’incarne, qu’on peut affirmer, sans provocation gratuite, que son avilissement a détruit toutes les vertus publiques qu’elle pouvait renfermer. Le mensonge, la duplicité et la
corruption sont devenus ses inséparables compagnons de route et se sont installés en son plein cœur pour la transformer en son antithèse faisant ainsi de la démoralisation du citoyen l’antonyme
de l’exercice démocratique.[19]»
VII- Les effets dévastateurs.
Quelques exemples illustrent parfaitement le comportement pervers de tous émirs avec la complicité flagrante de tous
les dirigeants occidentaux déjà cités, et, sans aller très loin dans les annales de l’histoire des cinquante dernières années, le Yémen qui se trouve dans la même zone, qui n’a pas été autant
gratifié par la démembrement de la région au début du 20ième siècle, compte aujourd’hui plus de vingt millions d’habitants dont 40% vivent dans la pauvreté absolue à raison de 497 Rials par
mois, c'est-à-dire à peine 2,5 dollars, alors que selon, le dernier rapport conjoint, international-yéménite de 2007, le minimum exigé pour survivre serait 1431 Rials, c'est-à-dire 7,5
dollars[20]. Et pourtant les incongruités milliardaires des émirs ne semblent avoir aucune limite que celles de leur propre imagination morbide. Par-dessus tous ces milliards injectés dans
l’économie occidentale à travers des achats d’armes, d’avions civils ou militaires et autres, on retrouve des milliards dans un secteur qui semble à la mode dans la région du Golfe, celui de la
culture. Voici à titre d’exemple ce qu’écrivait le journal Le Monde du 07 mars 2007 : « Le Louvre d'Abou Dhabi rapportera à la France pas moins de 1 milliard d'euros, selon les termes de l'accord
signé mardi 6 mars [2007] par la France et l'émirat. Des indiscrétions citées par Le Monde ces dernières semaines annonçaient un chiffre inférieur, autour de 700 millions d'euros. Le contrat
signé dans la capitale des Émirats porte sur la création en 2012 d'un musée "universel", portant le nom de "Louvre Abou Dhabi", pour lequel la France apportera son expertise et les œuvres de ses
musées. La seule concession à l'émirat d'Abou Dhabi du nom du Louvre, prévu pour une durée de trente ans, rapportera au musée 400 millions d'euros, dont 150 millions payés dans un délai d'un
mois. La France et ses musées prêteront pendant dix ans à partir de la date de l'ouverture du musée, sur la base du volontariat, des œuvres dont la durée de prêt n'excédera pas deux ans.
Ce projet a suscité ces derniers mois les critiques d'acteurs du monde de l'art, qui s'inquiètent de ce qu'ils jugent être une "dérive commerciale" des musées nationaux et des risques de censure
dans cet émirat très conservateur. A Abou Dhabi, le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, accompagné d'une délégation des patrons des grands musées français, a voulu calmer ces
inquiétudes, se félicitant du "rayonnement" de la culture française et réaffirmant que les œuvres des collections nationales étaient inaliénables.
Conçu par Jean Nouvel, le bâtiment du "Louvre Abou Dhabi", d'un coût de 83 millions d'euros payés par l'émirat, doit être mis en chantier cette année. Il n'est qu'une composante d'un énorme
projet portant sur la construction de quatre musées et d'un centre de spectacles qui formeront un "district culturel" sur l'île de Saadiyat. »
Toujours dans cette atmosphère des gaspillages milliardaires d’une extravagance inconcevable et les gâchis gigantesques que ça entraîne, lors de sa dernière visite en Angleterre et dans certains
autres pays d’Europe, le roi Abdallah Ibn Abdelaziz Ibn Saoud était accompagné lui d’un cortège royal composé de 800 personnes et six avions, des tonnes de bagages, une demi-douzaine de médecins
entre autres. Pas moins de trois heures a duré le déchargement des bagages à l’aéroport londonien de Heathrow.[21] Son prédécesseur et demi-frère Fahd était très célèbre pour ces déplacements en
Europe. Ses arrivées en Suisse ou en Espagne étaient attendues avec une impatience inouïe par tous les bijoutiers et commerçants d’articles et produits de grand luxe de toute sorte et avec en
chacun de ces commerçant la conviction de faire les affaires de l’année, sinon de la vie entière. Jamais ils n’ont été déçus. Même les agences de location de voitures de luxe et celles de
location de services sexuels font aussi des affaires plus que juteuses. Les séjours du roi Fahd à Marbella, sur la « Costa del Sol », au sud de l’Espagne où il possédait un palais, copie
conforme, dit-on, de la Maison Blanche à Washington, s’élevaient à 6 millions de dollars par jour. Il y passait généralement les trois mois d’été. Inutile de faire une description de la ruée sur
« el Oro del Moro », une expression espagnole qui remonte au passé évoquée par M.Aznar et qui veut dire non seulement on a eu l’arabe mais aussi son or, et la fièvre qui s’empare de la
station balnéaire et de toute la région avoisinante. Et pour donner un accent supplémentaire à cette « fête » de millions de dollars, le roi d’Espagne ne peut rester à l’écart et se déplace
expressément de Madrid à Marbella pour saluer son illustre hôte. Pourtant le PIB de l’Espagne aujourd’hui dépasse le billion d’euros, pour un peu plus de quarante millions d’habitants, alors que
celui de l’Arabie « Saoudite », avec la production de plus de 11 millions de barils de pétrole par jour se situe aux environs de 350 milliards d’euros pour moins de trente
millions d’habitants. De toute manière le total des PIB de tous les pays arabes ensemble, avec dix fois plus d’habitants, reste en dessous de celui de la seule Espagne. Mais le mystère de la
générosité du roi Fahd, de son frère l’actuel roi Abdallah ou de tous ces princes, émirs et tyrans réside dans le fait qu’ils considèrent ces richesses, par des droits divins, comme leurs
fortunes personnelles et par conséquent se comportent comme souverains pour les dépenser selon leur convenance et se passent de toute comptabilité, calcul, statistique, dans la mesure où ils
n’ont de compte à ne rendre à personne. Il ne leur passe jamais par l’esprit que les ressources naturelles qui sont à l’origine de leur « opulence » démesurée et de leurs « immenses privilèges »,
n’appartiennent ni à eux, ni aux compagnies occidentales qui les exploitent, mais bien aux peuples, à tous les peuples de la région, et, dans ce cas à tous les peuples arabes tant que nous
restons dans la même géographie, dans la même histoire, la même culture, la même langue et dans les mêmes valeurs communes à tous. Et comme les choses ne se passent ainsi, il est facile de
déduire que ce qui se passe, a toutes les caractéristiques d’un féroce et gigantesque pillage. À la vue des dimensions incalculables du butin, il s’agit d’un vol sans équivalent dans
l’histoire.
Et c’est bien en tant que voleurs que se conduisent ces individus.D’où leur inconcevable « générosité ». Le fait qu’ils soient protégés dans leur infâme action, par les puissances occidentales
n’enlève rien à leur nature criminelle mais fait bien de leurs protecteurs des complices.
VIII-Le cas exceptionnel d’El Walid Ibn Tallal Ibn Saoud.
Ce prince Saoudien, qui possède ou plus exactement qui dispose, pour ses déplacements aériens particuliers et pour le moment encore, d’un Boeing 747-400 l’avion, considéré jusqu’à là, le plus
grand avion commercial du monde, vient à lui seul, pour satisfaire ses caprices invraisemblables de commander à la même compagnie européenne, EADS, non pas un avion sinon, comme l’écrit le
quotidien El Pais[22], un palais volant. « Il est très difficile, ajoute le journal, d’imaginer ce qu’on peut faire avec l’espace intérieur que procure le superjumbojet Airbus à double étage avec
une envergure de presque 80 mètres et une longitude de 73 mètres. Cet appareil sera propulsé par des moteurs Trent 900 de Rolls-Royce. Des sources d’informations de la chaîne de télévision
française « France 24 » estiment le prix de ce « palais volant » à plus de 325 millions d’euros. Cet individu qui n’est qu’un parmi les milliers de petits fils du « roi » Saoud 1er est
certainement le paradigme par excellence de la spéculation et du gaspillage. Il est sans le moindre doute, tel comme le qualifient les médias de New York et les milieux du business de Washington,
le « plus important homme d’affaires arabe ». On utilise les termes homme d’affaires pour éviter d’employer les termes qui qualifient réellement ce genre de trafiquants. Les considérables
quantités d’argent qui tombent dans les caisses de la dynastie des saouds et de leurs semblables, les émirs du Golfe, non pas à travers la dynamique d’une économie réelle, avec ses secteurs
industriels, agricoles et commerciaux, une économie avec toutes ses institutions, ses bases, ses infrastructures les plus diverses et sa consolidation séculaire. Non rien de tout ce qui aurait pu
légitimer et expliquer un degré de richesse quelconque. Des quantités colossales d’argent qui leur parviennent de la même manière que celles qu’un joueur gagne au casino ou aux jeux de hasard.
Avec la seule différence qu’au casino, les perdants sont consentants, alors que les saoudiens et les émirs du Golfe emploient la terreur pour s’emparer du gros lot aidés dans leur besogne par
leurs commanditaires et créateurs. La déclaration du ministre norvégien des affaires étrangères, lors de l’interview donnée au journal El Pais du 06 mai 2006, est éclairante sur la question du
droit sur le patrimoine d’un peuple quelconque : À la question du journaliste, « la Norvège est un des peu pays au monde où abondent le pétrole et le gaz qui ont constitué un grand avantage
économique et non une malédiction, [Comme c’est le cas du monde arabe en particulier NDR] comment avez vous fait pour arriver à un tel résultat ? .» La question du journaliste est en tout cas
bien drôle. Ou il fait l’innocent pour inciter le ministre norvégien à dire les vérités sur le comportement immonde des émirs du Golfe, mais parfaitement soutenus et encadrés et par la « légalité
internationale » qui ne voit rien, n’entend rien et ne dit rien, par les responsables occidentaux à qui profitent réellement ces richesses détournées. Et voilà comment le ministre répond à
la question: « Bon ça dépend d’abord de plusieurs caractéristiques de chaque pays. Quand nous avions découvert le pétrole dans les années soixante dix, la Norvège était déjà une démocratie avec
des institutions bien solides. Il n’y avait pas de corruption mais un consensus politique sur la redistribution des bénéfices. Il était bien évident que les ressources appartiennent au peuple et
que le gouvernement était chargé de la gestion de ces bénéfices dans l’intérêt commun de tous. C’était le meilleur point de départ. Par conséquent aujourd’hui, il y a des gens riches, mais aucune
personne ne s’est faite millionnaire grâce au pétrole. La propriété du pétrole et du gaz est de l’état, même si dans l’exploitation il y a des compagnies étrangères. C’est sûr, elles versent à
l’état, à titre d’impôts les 80% des bénéfices. » À première vue, les saoudiens et les émirs du Golfe se trouvent tous aux antipodes d’une telle conception politique des droits et des intérêts
des peuples. Mais quand le ministre norvégien parle de caractéristiques propres à chaque pays, voulait-il dire par là que les droits des peuples soient légitimes dans une région du monde et non
pas dans une autre ? Voulait-il dire que ce que font ces émirs-satrapes, ces rois-tyrans et ces généraux-dictateurs arabes soit tout à fait justifié parce qu’il est conforme aux caractéristiques
propres de cette région du monde ? – Alors où sommes-nous des valeurs universelles si chères à la démocratie et aux principes de la civilisation occidentale ?–Les soupçons quant aux véritables
intentions des dirigeants et responsables occidentaux à l’égard des peuples ne peuvent être plus justifiés pour conclure que finalement ces tous ces tyrans ne sont que des hommes de paille placés
dans des colonies d’un nouveau type.
Tous ceux qu’on considère, à tort, des hommes d’affaires dans le monde arabe en général et dans cette partie de la région du Golfe en particulier, ne sont en réalité que des trafiquants
financiers n’ayant rien comme objectif que celui de faire le maximum de bénéfices possibles et dans le plus court délai dans le cadre des mêmes normes tracées par les puissances dominantes ou
occidentales. Un ensemble de normes qui, tout au long de l’histoire et jusque là, n’a fait que changer de logotype ou d’enseigne. Le projet mondial de démocratisation en cours véhiculé par les
idéologues installés dans les centres du pouvoir et des décisions, occidentaux en général et américain en particulier ainsi que sa mise en exécution par leurs adeptes de par le monde et surtout
dans les milieux intellectuels arabes et musulmans, s’est converti en un programme d’ingénierie social du même genre que celui qui a servi à l’évangélisation au XVI siècle et la colonisation au
début du XIX siècle. Donc les bénéfices de tous ces « investissements » massifs de ces émirs profitent, comme il est évident, uniquement à leur propre individualisme et leur cynisme le plus
total. Les milliards du prince et ceux de ses acolytes et consorts, sont canalisés inévitablement vers les industries et les bourses occidentales.
Ces torrents de milliards de dollars ou d’euros qui fluent vers l’économie occidentale n’obéissent, contrairement à ce que veulent faire croire les « intellectuels » arabes à aucune
stratégie de construction réelle, ni dans ces mêmes régions, théoriquement considérées arabes, bien que dans les faits, elles sont des colonies occidentales nouvelle version 21ième siècle, ni
raison de plus dans aucune autre région arabe et enfin de compte ne bénéficient en rien à tous les peuples arabes ou musulmans. Par contre si, que ces dépenses milliardaires s’inscrivent
parfaitement dans la stratégie de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde et particulièrement sur le monde arabe et musulman. Une stratégie qui consiste à drainer d’une manière permanente
tous les capitaux, tous les moyens de progrès et toutes les ressources vers le Centre, c'est-à-dire vers l’Occident. D’une manière bien permanente et non pas provisoire, ce qui maintient d’un
côté, l’appétit féroce occidental dans toute sa vigueur alors que de l’autre côté, la vie des peuples dans le tiers monde en général et dans les pays arabes et musulmans en particulier dans toute
sa précarité. Cette stratégie bien machiavélique n’a rien de conjoncturel, elle est parfaitement structurelle. Monsieur Federico Mayor Zaragoza situe la date de l’entrée effective du monde dans
l’économie de guerre vers le milieu de 2007, mais en réalité il ne s’agit que de la pointe de l’Iceberg, car l’économie de guerre ne s’est jamais arrêtée depuis l’époque de « l’évangélisation »
des indiens.
IX-Du néolibéralisme au réal politique.
Tout indique une persévérance acharnée dans la même ligne, dans la même pensée hégémonique qui, de la
profondeur des siècles, ne fait que changer d’enseigne. Aujourd’hui il semble qu’on est passé, dans la même époque celle de la colonisation économique, du néolibéralisme au réal politique. Ce qui
explique parfaitement le comportement des dirigeants occidentaux à l’intérieur de la Maison et surtout à l’extérieur.
Et parmi les acteurs les plus agissants dans cette forme de mise à sac du monde on y trouve ces «princes » ou émirs du Golfe. À travers ces individus « couronnés », par la volonté de la même
pensée politique occidentale, se déroule un transfert colossal de richesses sans lequel le monde aurait eu une tout autre physionomie. Certainement avec un Occident beaucoup moins arrogant et
surtout moins vorace. De telle manière la misère dans le monde n’aurait jamais atteint ces degrés insupportables qui ne cessent d’augmenter.
X- L’exclusion, dernière étape avant la disparition pure et simple.
Depuis le début du vingtième siècle, tout le monde arabe, a été réduit à la vie stérile, celle qui consiste à consommer, sans à peine produire. Et plus de ressources naturelles sont
découvertes ou exploitées, plus la consommation s’accélère. Pour qu’un émir se permette l’insolence meurtrière de commander un « palais volant », il faut bien que le terrain y soit suffisamment
fertile et propice à ce genre d’extravagances d’odieuse nature. Là on n’a plus affaire, comme le prétendent la « légalité internationale » et ses instruments les plus divers, à des états et des
gouvernants, mais bien à des authentiques tyrans des plus sanguinaires de l’histoire. Des despotes situés au même niveau criminel que ces princes du Golfe, qui massacrent les populations, dans le
but de faciliter le pillage des ressources pour le compte des maîtres du monde auxquels, ils se sentent, eux et seulement eux, organiquement liés dans « l’œuvre grandiose » qui consiste
aujourd’hui, entre autres, à affamer jusqu’à la mort la moitié de la population mondiale, maintenir les 4/5 de cette population dans une précarité continue et enfin permettre
l’enrichissement illimité de l’infime minorité.
L’absurdité serait majuscule de parler d’états et de gouvernements dans le monde arabe en général et dans cette région du Golfe en particulier. Ce qu’il y a, comme en témoignent les évidences
évoquées tout au long des chapitres précédents, ce sont les intérêts « vitaux » des puissances occidentales et les privilèges de l’élite installée au pouvoir. Ce sont les deux lignes directrices
qui déterminent tout le reste.
La nature perverse des saoudiens et de tous les émirs du Golfe en particulier ne laisse pas la moindre ombre de doute sur l’absence totale de tout projet de construction. Car tout projet de
construction doit nécessairement impliquer une vision quelconque qui prend en considération les éléments fondamentaux qu’exige une réelle construction. Ces éléments fondamentaux ne sont et ne
peuvent être la satisfaction des besoins de l’Occident comme il est bien et exclusivement le cas. Dans une région du monde qui est exclue totalement du schéma de construction occidental, pour les
raisons dues à l’essence même de la pensée possessive et dominatrice de l’homme blanc, tout projet de construction et de développement humain ne peut se concevoir avec les mêmes instruments
occidentaux ou avec sa même vision de la vie. Mais comme on le voit dans la nature vicieuse de ces émirs et de tous les autres « gouvernants » arabes ou musulmans, il n’y a pas de projet de
construction dans leur pensée. Aucun projet de construction réel ne peut se faire en dehors de l’ensemble de la population arabe. De toute la population arabe. Les raisons sont multiples et de
tout ordre : la géographie commune, l’histoire commune, la langue commune, les valeurs morales communes etc. Tous ces éléments de homogénéité, on ne les retrouve dans aucune des nations
européennes et encore moins dans l’ensemble de la communauté européenne qui ne cherche qu’à perpétuer sa domination à travers des moyens de plus en plus sophistiqués. Dans le monde arabe, toutes
les forces machiavéliques sont déployées pour trouver sinon fabriquer à partir de rien tout facteur de division. Eh bien oui la guerre c’est bien la guerre.
Dans aucune autre région du monde on n’y trouve tant de ressources naturelles. Alors que la situation dans laquelle se trouvent toutes les populations arabes ne peut être pire. Le mal qui peut
atteindre une société humaine au point de la reléguer au plus bas niveau dans son développement humain général, telle qu’elle est la situation de la société arabe aujourd’hui, et, ce malgré ses
potentialités gigantesques est sans équivalent dans l’histoire. Au-delà des tenants du statu quo et en première ligne, les princes, émirs, despotes, tyrans et leurs élites respectives, il va de
soi que les puissants tenants soient les puissances occidentales.
Donc comme on le voit, d’un côté, les pays occidentaux maintiennent leur stratégie de domination effroyable, condamnant du coup les 85% de la population de la planète entière à subsister à moins
de 1,5 euro par jour[23] en protégeant des délinquants de haute volée du genre de ces princes, émirs et satrapes de tout gabarit, dans le monde arabe, qui leur prêtent main forte pour dévaliser
toutes les ressources situées en cette terre et de l’autre côté, ils utilisent tous les moyens pour bloquer toute construction, qu’elle soit au niveau d’un seul état, de deux états voisins et
encore beaucoup moins dans l’ensemble des états arabes ou musulmans. Alors que de l’autre côté, des populations qui ne voient aucune lumière à la fin du tunnel de toutes les misères
générées par un sous-développement endémique qui les placent à des années lumières de tout progrès. Dans ces conditions parler de droit, de justice, de légalité internationale ou de relations
entre des peuples souverains, ça relève tout simplement de la fantaisie de mauvais goût et de la plus monstrueuse imposture.
En effet l’existence en elle même de ces émirs et de ces tyrans arabes de la pire espèce constitue l’absence de tout projet de construction quelconque. Et comme dans toute société où la
construction et le développement sont inexistants, la destruction et le sous-développement prennent irrémédiablement la relève.
Dans un article publié dernièrement par le quotidien « Alquds Al Arabi » déjà cité[24], commentant le dernier sommet de ces princes Golfe qui s’est tenu à Doha au Qatar, le rédacteur en chef
écrit entre autres : « Comme en décembre 1990, la réunion des membres du Conseil des principautés du Golfe, avait consisté à préparer le terrain pour une guerre américano-arabe, financée par
eux-mêmes, pour libérer le Koweït, détruire l’Irak et l’assiéger d’un blocus qui a duré plus de 13 ans.» Cette affirmation et beaucoup d’autres sont rapportées par plusieurs médias et livres
parmi lesquels « Contre tous les ennemis » écrit par l’ancien conseiller de Sécurité de l’ex président américain Bill Clinton, Richard Clarke.
« Le rôle de ces pays du Golfe, écrit plus loin le journaliste, dans cette première guerre contre l’Irak avait consisté à se faire les amphitryons d’un demi-million de militaires américains avec
armes et bagages. Tous leurs armements, leurs chars, leurs avions de guerre et leurs flottes de porte-avions. Ils ont pris en charge intégralement tous les frais… Ainsi, on avait expulsé les
troupes irakiennes du Koweït et on a désarmé l’Irak. ».
A présent leurs craintes d’un voisin puissant se sont déplacées vers l’Iran. Le même Iran anti-américain et antioccidental, à l’époque de l’Imam Khomeiny, contre lequel ils ont lancé le même
Irak, ou du moins, Saddam Hussein, dans une guerre qui va durer huit ans pour se terminer avec plus d’un million de morts et des dégâts et destructions considérables. La nature de ces émirs ne
peut, en aucun cas, tolérer qu’une région arabe ou musulmane, proche ou lointaine, n’arrive à constituer une quelconque menace pour eux, ni sur le plan économique ni sur le plan idéologique ni,
raison de plus, sur le plan militaire. Et sur ce point ils coïncident objectivement et subjectivement avec les israéliens et bien entendu surtout avec leurs protecteurs occidentaux.
Abdel Bari Atwan, le rédacteur en chef, dans son même éditorial ajoute encore : « L’objectif à la base de la constitution de ce Conseil du Golfe, était l’Union de ces principautés entre elles.
Vingt cinq ans plus tard, aucune de ces aspirations populaires dans la région n’a pu voir le jour et restent un rêve lointain. Il n’y a pas de passeport commun, ni de monnaie commune ni de forces
armées communes et même la question de se démarquer du dollar américain, qui se trouve dans une situation de plus en plus délicate, est devenu objet de conflit aigu au sein des membres du
Conseil. Par contre les rivalités et les surenchères entre eux ont dépassé le cadre régional pour atteindre l’intérieur de chaque principauté. La compagnie aérienne, Golfe Air, qui était le
prototype d’une identité commune à tous est passé aux annales de l’histoire et a disparu. À présent chaque entité et même chaque «Émirat » possède sa propre compagnie aérienne, son propre
aéroport international, bien que souvent à peine quelques kilomètres séparent un aéroport de l’autre. Ce qui témoigne de l’absence de toute intention de coordination ou d’union bien que les
conjonctures incitent au rassemblement entre les compagnies aériennes et à la suppression des frontières. Hélas, les choses ne s’arrêtent pas seulement au niveau des compagnies aériennes et des
aéroports. Chaque émirat dispose de son propre festival du cinéma, alors qu’aucun n’a la moindre idée ou expérience dans le domaine. Chacun organise aussi sa propre foire du livre, une propre
exposition d’armements et une autre pour l’aviation sans se priver d’organiser une zone de presse libre, alors qu’en réalité, la liberté dans ce domaine s’arrête à la simple enseigne de l’espace.
» Les réunions de la « Ligue Arabe » sont de la même néfaste nature. Quand ces dirigeants se mettent d’accord à l’unanimité sur un point quelconque, c’est sûr qu’il va à l’encontre de l’intérêt
du monde arabe.
Entre l’abondance des moyens, l’égoïsme sans frein, alimenté par des facteurs innombrables, les gaspillages auxquels s’adonnent ces émirs et qui s’étalent devant les yeux du monde, non seulement
sont sans équivalent dans l’histoire humaine, car ça relève d’un surréalisme hallucinant, mais le plus grave c’est qu’ils hypothèquent de la manière la plus dramatique, la plus farouche et
finalement la plus criminelle, le présent et le futur de l’ensemble du monde arabe et musulman, en attendant sa disparition totale tout en contribuant d’une manière directe ou par répercussion à
hypothéquer le présent et l’avenir de la plus grande partie des peuples dans le monde.
(À suivre)
[1] Voir El Pais du 09 mai 2006 page 10.
[2] Voir El Pais du 13 novembre 2007
[3] Voir El Pais du 13 décembre 2006 page 12
[4] Voir El Pais du 08 juin 2007 page 6
[5] Voir El Pais du 11 novembre 2007 Section Affaires.
[6] Voir El Pais du 19 décembre 2006 page 66.
[7] Voir El Pais du 15 décembre 2006 page 3.
[8] Voir El Pais du 14 septembre 2007 page 10 et du 21 décembre 2007 page 08
[9] Voir El Pais du 21 décembre 2007 page 8.
[10] Voir El Pais du 21 décembre 2007 page 8.
[11] Voir El Pais du 13 décembre 2006 page 12
[12] Voir El Pais Domingo du 02 décembre 2007 page 13
[13] Voir El Pais du 28 novembre 2007.
[14] Voir El Pais du 12 décembre 2006 page70
[15] Voir El Pais du 13 décembre 2007 page 31.
[16] Voir El Pais du 02 octobre 2007 page 17.
[17] Voir Le Monde du 11 décembre 2007
[18] Voir Le Monde du 25 décembre 2007.
[19] Voir El Pais du 9 juin 2007 page 8
[20] Voir Alquds Al Arabi du 04 décembre 2007.
[21] Voir El Pais du 1er. Novembre 2007 page 6
[22] Voir El Pais du 13 novembre 2007 page 29
[23] Voir El Pais du 28 novembre 2007.
[24] Voir Alquds Al Arabi du 03 décembre 2007.
PS: Nous nous excusons que la publication et l'envoi mailing de ce trés bon texte de notre ami MIZA soit un tant soi peu tardif, mais toute l'équipe était en vacance, qui en Tunisie et qui
en Europe.Encore merci à notre ami que l'on lit rarement et qui a pourtant tant de choses à dire et qui les dit si bien.