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L’action et l’humilité

 

L’action et l’humilité

 

Par

 

Nouha

 

 

 

 

 

 

 

C'est indigne, honteux et scandaleux de voir la Tunisie de ce 7novembre de toute l’humanité, date salie, et Tunisie  prise en otage par le fou de Carthage avec ce gigantesque potentiel humain, sombrer dans cette atmosphère de misère et d’incertitude alors que simultanément, les hommes du pouvoir vivent dans un Eldorado, un paradis sans nom, à dilapider toutes les richesses de la nation tunisienne.

Alors que les tunisiens, beaucoup d’entre eux,  meurent de faim et que le prix  des  carburants, des services vitaux comme la santé, l’enseignement et autres denrées de base se font rares et très onéreux.  
Tous ces indices ne sont que les signes avant coureur de la période noire pour ce régime qui préfère voir les tunisiens mourir de faim et de privation.
Espérons en ce 7 novembre 2005, avec ces nouvelles méthodes de mobilisation qui voient de plus en plus le jour sur la scène politique tunisienne, dans le milieu des forces démocratiques, comme la grève de la faim de la rue MOKTAR ATTIA,   que cette situation cesse et que tous les moutons noirs qui saignent la Tunisie soient punis conformément, par les événements et les conjonctures, et  à la mesure des pêchés et maux qu'ils font subir à ce pays.

Aujourd’hui, la Tunisie a perdu ce qui est plus précieux de ses valeurs : l’identité et la fierté nationale, et le sens du patriotisme. Il n’y aucun domaine de la vie politique, économique, sociale et culturelle depuis le 7 novembre de la dictature barbare de ben Ali qui fait la fierté du tunisien.

Mais fort malheureusement,certains opportunismes de cette opposition traditionnelle , classique dans sa minorité apparente et médiatisée ,  globalement vomie, minée par des intérêts égoïstes et mesquins, a signé forfaits et, comme la nature a horreur du vide, la société civile , celle identifié comme telle, intègre et honorable ,  et la jeunesse doivent prendre le torchon du combat politique , c’est ce qui est en train d’arriver aujourd’hui , mais il faut encore accentuer ses traits , et ne plus céder un seul pouce du terrain aux atermoiements de la dictature et ses magouilles.

Le déficit de démocratie en Tunisie « de la nouvelle ère » n’est pas seulement au niveau du régime en place mais aussi bien, et cela très dangereusement, dans certains  partis politiques de l’opposition traditionnelle, cette opposition alibi et collaborationniste,  qui revendique vouloir instaurer la démocratie alors qu’eux mêmes sont foncièrement autocratique dans leurs structures et leur fonctionnement.
Et, c’est cela le plus grand danger qui guette notre pays, s’il arrive à se défaire de l’ogre ben Ali.
Les partis politiques qui prônent vouloir changer la dictature en place, pour quelques uns d’entre eux, les collaborationnistes et la plus part des ONG tunisiennes,  sont dirigés par des autocratiques et sont non démocratiques autant  que le pouvoir en place.

De même, au sein de ces partis politiques qui sont beaucoup plus des chasses gardées des Pères Fondateurs que de véritables tremplins d’émergence de nouveaux leaders et de démocratie, tout le système est verrouillé et complètement inaccessible aux jeunes et aux femmes à tel point que se sont toujours les même têtes qui reviennent.

Il n’y a jamais de renouvellement de la hiérarchie au sein de ces partis politiques archaïques. Comme des chefs tribaux, les leaders de ces  partis politiques sont radicalement imperméables et opposés à toute idée d’innovation, à toutes suggestions et sont intolérants aux contradictions de point de vue, il n’y’a qu’à voir les structures du PCT ou ID, ou même le PCOT.
Toute personne qui challenge l’idée divine du père fondateur du parti est considérée comme une cible à détruire, toute idée novatrice dans l’espace politique tunisien réduit comme une peau de chagrin, est considérée, par certains comme par la dictature, comme un grave danger, SBS, TRIFI, CHARFI, CHAMMERI ont réagis  pareil que ben Ali vis-à-vis de YEZZI ou de la grève de la faim de la rue M.ATTIA.


 

Il faut avoir une tête de politicien très rusé pour aller de l’avant et braver cette dictature, sanguinaire et arbitraire incarnation du système policier de la peur, mais aussi de tous ces parasites opportunistes, mon Dieu protégez moi de mes « amis », de mes ennemis je m’en charge.

 

 

L’engagement total, transparent, unitaire avec le seul objectif déclaré de débarrasser le pays de la dictature avec patriotisme, humilité  et responsabilité.C’est ce qui fait défaut à notre opposition traditionnelle, et c’est pour cela que ça stagne au delà des problèmes de se relancer la balle et se donner les responsabilités des échecs.
La force et la pérennité du pouvoir de ben Ali ont été depuis toujours la faiblesse et la stupidité de l’opposition tunisienne, c’est pour cela  qu’il nous faut supporter  ces dernières initiatives,  et tout faire pour que la dynamique crée par ces actions prenne une allure de croisière de plus en plus forte.
Je ne dis pas que l’idée du sang neuf va dénouer le problème demain matin, mais je dirais que cela permettra d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de l’opposition : le fait même de voir des idées émergentes pour cause d’une certaine inefficacité les poussera à se réformer et revoir pourquoi les jeunes, et tout le peuple tunisien  ne les suivent pas.

 

 

cette dictature et ces clans maffieux qui  invoquent toujours et indûment le nom du peuple tunisien, peuple qu’ils ont chosifié et clochardisé. Ils ne lâcheront pas prise et ne se retireront pas de l’arène politique, même si la fin et la disparition de la Tunisie  et des tunisiens  est annoncée à l’horizon. Au contraire, ils s’accrochent ,avec encore plus de violence , encore plus de spéculation , de détournements  et de haine , la politique du pire et de la terre brûlée  arrange leurs instincts criminels et prédateurs , nous nous devons les obliger au débat  sur la question des valeurs , du progrès et de la civilisation , nous devons les désarmer par la non-violence , la désobéissance civile , par des actions  à plus grande échelle comme YEZZI et la grève de la faim , les milliers de fonctionnaires de l’appareil répressif , l’âme de la dictature  à ce niveau là, ne serviront à rien à ben Ali.

 

Car il ne faut pas se tromper, le clan de ben Ali  est plus que fragile, ce n’est que du vulgaire clientélisme .Toutes ses énergies politiques, rendues avec tant d’incohérences, se mobilisent souvent sur un seul objectif : faire main basse sur tous les postes, d’où on peut se remplir les poches.
 
 

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Est-il possible de mettre entre parenthèse nos sensibilités politiques, nos orientations idéologiques, notre régionalisme, nos susceptibilités personnelles et parfois nos blessures et tout ce qui bloque l’initiative, pour travailler sur une priorité, un objectif suprême, tous ensemble contre la dictature, en ce calamiteux 7 novembre de cette année 2005, YEZZI et la grève de la faim ont répondu positivement à cette question.
 

 

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