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La libération des femmes

La libération des femmes

 

 

Par

 

sonia

 

Comment pouvons-nous situer les rapports entre la dictature et  le sexisme ? A un moment il faut arrêter la désinformation  de ben Ali  et des femmes démocrates , femmes phallocrates tunisiennes , cette ignoble désinformation qui affirme que la femme tunisienne est libre en Tunisie , et qui plus est grâce à ben Ali , personne n’est libre en Tunisie pas  plus l’homme que la femme , le problème  ne se situe pas au niveau des couples et des sexes , il est au centre de ce système tyrannique et liberticide qui renvoie le tunisien en général à ses bas instincts , ce système qui fait de nous des tubes digestifs. Il existe plusieurs parallèles directs, à la fois théoriques et pratiques, qui lient ces deux systèmes de domination, le sexisme et la dictature. Une bonne définition du sexisme serait la soumission des droits sociaux, culturels, politiques et éducatifs des femmes en tant qu’êtres humains, et la distribution inégale du pouvoir et des ressources entre les hommes et les femmes selon une discrimination sexuelle. Le sexisme est une dynamique qui travaille à l’intérieur de la réalité sociale, tout comme toute forme de dictature, et qui est utilisée pour soumettre une partie de la population à l’autre. Comment le sexisme fonctionne-t-il dans le système économique ? Les femmes en font l’expérience à travers l’inégalité dans le travail : un salaire inégal à travail égal s’il est exécuté par les femmes, en Tunisie les hommes comme les femmes subissent  ces effets spéculatifs de la mondialisation  imposée par la dictature, les femmes encore plus bien entendu, mais est ce la faute des hommes tunisiens ? J’en doute fort, le tunisien dans sa majorité et même dans l’espace méditerranéen est  le plus disposé à la condition féminine, il suffit de lire HADDAD, ou même d’être attentif à la vie des familles et de la rue tunisiennes pour comprendre que sur ce plan là notre société   n’est pas la pire et que depuis longtemps elle a dépassé  le cap  d’une certaine forme de barbarie  qui existe dans son espace culturel.

 

Le sexisme existe dans la stratification de la hiérarchie des professions selon le sexe et maintient les femmes, d’une façon disproportionnée, au niveau le plus bas. Les niveaux les plus hauts des corps professionnels sont dominés par les hommes et tout le temps pour faire bonne mesure en Tunisie, par les hommes du sérail et du système, aisés, comme s’il était normal que la propriété des formes de production revienne principalement aux hommes du parti unique et de l’oligarchie dictatoriale.

 

Par conséquent, les tunisiennes, dans tous les cas de figure et même malheureusement de certains militants qui subissent le joug de la dictature ont moins de mobilité et sont souvent définies comme des "femmes au foyer", une profession pour laquelle il n’existe aucune compensation financière, malgré 60 à 80 heures de travail effectuées par semaine. Au sein du système publique tunisien et malgré la propagande du pouvoirs , et les éternelles fausses féministes qui prétendent que la femme tunisienne malgré la dictature est libre , femmes politicardes par haine et dérision de soi et qui se complaisent dans la diffusion morbide des fausses peurs et des images d’Épinal  de la triste condition de la femme afghane ou iranienne,les femmes tunisiennes n’ont pas non plus droit à la totalité de ce qui leur revient que ce soit sur le plan matériel , humain ou intellectuel. Et spécialement sur les droits civiques  qui sont pour presque tous déniés aux hommes mais totalement au femme  .Le sexisme au sein des institutions culturelles et sociales, politique, économique  se traduit par la domination des hommes dans les domaines et les  fonctions qui impliquent la prise de décision et ce dans le cadre public ou familial. Les stéréotypes sexistes des hommes sont aussi perpétués à travers les institutions « culturelles » dominantes ; la publicité et les médias radiodiffusés. Dans les institutions politiques, le sexisme se traduit par une inégalité dans la prise de parole et l’influence exercée au sein de l’appareil dictatorial et plus grave encore au sein de ce qu’on pourrait appeler l’opposition démocratique, il est bien vrai que les problèmes  d’oppression, de la dictature et de manque total de liberté touche  effectivement tous les tunisiens, mais  dans la réalité brute  il est évident que les femmes subissent une sorte de double peine.

 

. Pour les sexistes, la violence est un élément logique et nécessaire dans une relation d’inégalité et d’exploitation. Pour dominer et contrôler, le sexisme requiert la violence. Par conséquent, viol et harcèlement sexuel ne sont pas accidentels dans la structure des relations hommes/femmes dans le cadre de cet ordre sexiste, et naturellement tout ça découle d’une même logique que la culture générale diffuse par le système liberticide  qui régente la Tunisie. C’est pourquoi le discours progressiste doit d’abord tenter de désamorcer, surtout en son sein,  ces manifestations de violence contre les femmes, dans la lutte pour l’égalité humaine et pour l’obtention d’un environnement non-sexiste. C’est pourquoi nous devons lutter pour le droit des femmes à contrôler leurs propres vies, et celui de ne pas se soumettre aux démagogues du droit outrancier qui essayent de nous faire revenir sur les acquis universels des femmes. Ceux qui s’opposent au droit de la tunisienne à choisir, à être , et parler en son nom de citoyenne, ne  semblent pas éprouver beaucoup de compréhension pour  l’état lamentable  de la femme tunisienne à tous les niveaux .  

 

le Sexisme et la soumission  ne sont pas des caractères héréditaires. Les comportements sont enseignés au sein de l’ossature sociale. Ils sont reproduits, une fois de plus, par les stéréotypes, par les mythes, par les peurs irrationnelles enracinées dans le faux sentiment de supériorité de ceux qui dominent. Sexisme et dictature impliquent tous deux des actes systématiques de violence et de coercition. Mais les femmes et les opprimés ne sont pas les seules victimes des stéréotypes et des préjudices dans notre société tunisienne. Il existe plusieurs autres formes d’intolérance sociale, rien ne pourra mettre fin à cet état de chose, rien à part la démocratisation totale du pays, l’instauration  d’institutions indépendantes et autonomes comme la justice, le parlement, l’enseignement, les syndicats  et une société civile  présente à tous les niveaux de la société avec de réels pouvoirs d’intervention et de recours.

 

 Aujourd’hui en Tunisie, celle de ben Ali et ses complices le Sexisme et dictature s’allient à l’exploitation des classes pour produire un mode d’oppression triplement efficace pour les femmes. Économiquement les femmes tunisiennes  se situent bien en dessous des hommes en termes de revenus, de sécurité et de mobilité de l’emploi. Le revenu moyen d’une femme tunisienne, pour le même emploi est de moitié de celui d’un homme

 

Les femmes tunisiennes très diplômées  ne dirigent aucune des plus grandes corporations ; elles sont rarement à la tête des collèges et universités ; , quelques-unes seulement font partie de l’appareil propagandiste de la dictature tunisienne , mise en évidence comme des vulgaire potiche , voir des paillassons de service ; elles sont très peu représentées au parlement aussi illégitimes soit-il , il ne faut pas oublier qu’elles représentent  la moitié de la population tunisienne, et sont inexistante au niveau des cadres dirigeants des plus importants partis politiques tunisiens que ce soit au niveau du parti unique RCD ou malheureusement  celui des partis de l’opposition démocratique. Et sont les principales victimes de tous les types de crime.

 

Le sexisme et l’oppression  des femmes tunisiennes ne se reproduisent pas d’une façon biologique comme les maladies ou comme la toxicodépendance ; ces deux comportements sont appris au sein de la structure sociale et n’ont absolument aucun fondement dans le patrimoine biologique héréditaire. Ils sont reproduits par les stéréotypes, les mythes et les peurs irrationnelles enracinées dans un faux sentiment de supériorité. Ce Sexisme et cette oppression  impliquent tous deux des actes de coercition (discrimination dans le milieu professionnel, domination légale et sous représentation politique). Le sexisme et l’oppression contre les femmes en Tunisie trouvent leur point culminant dans les actes de violence physique , qui sont  une pratique normale de la dictature et ses services pour contrôler et briser  la volonté   de toute la société tunisienne  , et un acte souvent de désespoir et d'impuissance des hommes tunisiens humiliées n, réduits à l’état de légumes , massacrés psychologiquement , réduit pour être de se venger stupidement sur tous les êtres qui sont plus faibles et plus désarmés qu’eux , leurs femmes et leurs enfants.

 

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