La première école de la vie est pour l'enfant tunisien , où qu'il soit et je dirais même encore plus à l'étranger ,est la famille , sa famille , son premier éducateur et maître pour les choses simples de la vie qui feront son état psychologique , psychique et social,est la mère sans aucun doute, elle possède pour ce faire et cela se fait d’une façon naturelle d’ailleurs la proximité , l’instinct les sentiments , les odeurs , l’attention , l’allaitement , le son , les gestes etc.......en fait d’une façon même scientifique pour expliquer l’état d’esprit de l’adolescent ou de l’adolescente , la psychologie comme la psychiatrie va essayer d’avoir un aperçu complet sur la mère et ses rapports maternels vitaux à la base qu’elle a eu avec son enfant devenu adolescent et ce rapport plus que l’environnement extérieur détermine la réussite ou l’échec de cet enfant , bien entendu et selon les pesanteurs sociales , la notion de réussite ou d’échec sont toutes à fait relatives.. Les dispositions naturelles du caractère et de la psychologie de l'enfant prennent racine dès la première enfance aussi, sous l'influence du milieu qui l'environne, et l'accompagnent tout au long de sa vie , mais le rôle de la mère est primordial ,il est la relation charnelle et totale qui unit le psychique de l'enfant au "chocs" psychologique de sa curiosité , ses découvertes , sa recherche et la formation de son moi , il est aussi le refuge et le jardin secret de son moi intérieur et de ses extrapolations , c'est dire l'importance vitale de la mère pour le devenir d'une famille.
Aujourd'hui , il faut reconnaître la situation peu enviable de la femme tunisienne, alors que nous lui devons de nous avoir élevés et d'avoir été pour nous la pièce maîtresse de notre éducation de base , sa place dans la société tunisienne est limitée non seulement par les conditions très dures de l’existence , l’atavisme machique , le démantèlement du socle social , mais aussi et surtout par le manque absolu de perspective pour toute la nation tunisienne . la femme tunisienne dans cet état subi une sorte de double peine par rapport à l’homme, parce qu'elle ne porte pas seulement un enfant, mais toute une nation soumise à des arbitraires qui contredisent toutes les formes de raison et dénaturent son rôle et son abnégation.
Pour qu’un mouvement social , culturel et politique s’instaure durablement en Tunisie il faut mobiliser dans le combat contre la dictature entre autres choses autour des réalités de la femme tunisienne car elles résument à elles seules celles évidentes de toute la Tunisie, il faut comprendre et rendre justice à la situation de la femme dans notre pays pour apprécier à leur juste valeur les efforts énormes qu'elle déploie pour inculquer dans l'esprit de nos enfants le goût de vivre et leur prêcher le courage, et mieux se rendre compte sur quel concept éducationnel elle se fonde pour forger leur jeune cerveau et les préparer dans leur ascension vers les hauts sommets de la culture et de la maturité.
La femme tunisienne n’est pas un objet qui fait partie du mobilier domestique, il ne faut jamais oublier les traces qu'elle laisse dans l'esprit de tout un chacun de nos jeunes tunisiens appelés à libérer le pays du joug qui le détruit et l'influence incontestable qu'elle exercent sur l'ensemble de la société tunisienne grâce à son rôle éducateur au premier stade de la vie.
Comment s'étonner dès lors que nous en soyons arrivés à ce niveau de déchéance et de régression de notre destinée , si dans le bloc démocratique , chez les démocrates et les hommes de progrès qui se révoltent contre la barbarie du système ben Ali , ils existent des archaïsmes aussi révoltants?Il s’agit aujourd’hui plus que jamais si nous voulons vraiment réussir à tourner définitivement un jour la page de ces plus que cinquante ans de conduite , de nous démarquer radicalement de cette culture machiste qui est la chose la mieux partagée dans l’ensemble de la société tunisienne , donner à la femme tunisienne la place qu’elle mérite et par la preuve donner aux tunisiens et aux tunisiennes un aperçu de l’ère nouvelle espérée après la défaite de la dictature de ben Ali. Nous avions les moeurs les mieux policées lorsque la femme était admise à assumer ses responsabilités vis-à-vis de son foyer et qu'elle enseignait à ses enfants le respect des valeurs et leur inculquait l'esprit d'une conduite imprégnée d'actions vertueuses et méritoires.Mais nous ne devons jamais oublier les grands sacrifices que la mère éducatrice fait pour l'instruction de ses enfants , nous ne devons jamais oublier les sacrifices consenties par la femme tunisienne d’aujourd’hui pour son propre éducation et pour la valeur de ses réussites sur tous les plans , la simple justice veut qu’elle soit partie prenante de tout l’avenir de la Tunisie à égalité avec son compagnon , et c’est seulement à la qualité de l’engagement et des compétences de donner une transparence totale aux forces vives de la nation tunisienne , pas à autre chose.
Il n’y’a aucun texte religieux qui interdit à la femme de s'éduquer et de se cultiver,aucun verset du saint Coran qui prescrit à l'homme, serait-ce de manière implicite, de s'opposer à l'éducation de la femme et à son instruction, de sa réussite sociale et économique et d’assumer ses responsabilité à tous les niveaux et à tous les degrés, tout ce qui maintient la femme tunisienne et la notre société en général dans cet état d’apathie , de soumission et d’esclavagisme est le bilan de notre état de régression et d'immobilisme qui se traduit par une méconnaissance éhontée de l'apport de la femme sur le plan de l'éducation qu'elle dispense enfants tunisiens pour les préparer à l'âge adulte et à la lutte perpétuelle pour sauvegarder leur honneur et leur liberté. Nous avons tout intérêt à revenir au Livre sacré et à la tradition du prophète pour appliquer à la femme les recommandations qui s'y trouvent. Ce faisant, nous rendrons le plus grand des services à notre patrie ainsi qu'à notre peuple. La société arabe est hémiplégique ce qui l’empêche d’évoluer à cause de la limitation du rôle de la femme et parce que la société patriarcale, ou société masculine, hésite toujours à accorder à la femme des droits égaux à ceux de l’homme dans les domaines politiques, économiques, sociaux et culturels , ceci est une amère évidence pour beaucoup d’entre nous , mais ce n’est pas une raison pour renoncer au juste combat des droits civiques , ni à accepter les anathèmes de certaines arabes et tunisiennes aliénés par la haine de soi , la cécité des suffisances et de l’ignorance au penser correct d’une civilisation judéo-chrétienne qui les méprise , et qui est elle-même oublie de balayer devant chez la porte de son immense porcherie avant de donner des leçons aux autres, la condition de la femme occidentale n’est pas meilleure loin s’en faut de là de la nôtre , la libération de l’Homme arabe , de la femme arabe est à accomplir dans notre singularité, tout autre atermoiement tient du désordre intérieur et de la schizophrénie . Cette situation hémiplégique conduit à un Homme arabe, un système et une société arabes handicapés qui se tiennent sur un seul pied, qui voient d’un seul oeil, qui entendent d’une seule oreille, qui ne profitent que de la moitié de leur force de travail et qui amputent de moitié leur production, en maintenant un statut quo réactionnaire et rétrograde qui vont fondamentalement à l’encontre des tendances doctrinaires, nationalistes, humaines et religieuses, tant islamiques que laïques. Les femmes sont le catalyseur du développement économique, social , culturel et politique de la Tunisie et cela ne date pas d’aujourd’hui ,même et surtout dans les périodes les plus reculées de notre histoire et de notre civilisation et contrairement aux idées reçues et qui ont la peau dure les tunisiens en général sont conscient de cela , l’acceptent d’une façon toute à fait normale et naturelle et n’abdique devant aucun conditionnement.Exit Bourguiba et son fils prodige ben Ali libérateurs de la femme tunisienne , exit le féminisme universel réducteur et leurs pauvres représentantes comme ces femmes pas démocrates pour un sou qui jouent les suppléantes de la dictature. elle tient un le rôle clé dans le développement, et c’est pour cela qu’à mon humble avis que le bloc démocratique tunisien qui d’ailleurs une position très noble et honorable sur la question et tous les démocrates doivent s’engager à promouvoir réellement , pas d’une façon abjecte et artificielle ,la participation active des femmes tunisienne dans la vie économique et sociale ,dans la création d'emplois, et tout simplement la parité par les compétences , et c’est certainement cette dernière revendication qui fait peur à certains hommes de tout bord..
Sur un plan général et universel, les résultats sont loin d'être à la hauteur de l'objectif visé , de la simple justice et de bonne sens. L'Indicateur du développement humain établi par les Nations unies en matière de genre classe les pays arabes appartenant à l'Association euro méditerranéenne entre le 64e et le 100e rang. La main-d'œuvre arabe comprend la proportion de femmes la plus faible au monde , c’est vraiment ahurissant , même les peuples sans civilisation ni histoire , les peuples démunis de tout font mieux que nous , et pour les imbéciles l’Islam n’est pour rien dans cette catastrophe , ce sont les régimes dictatoriaux et dit « laïques » qui dominent nos espaces de vie , ce sont M6 , BOUTAFLIKA , BEN ALI , MOUBAREK ect….
Et c'est aux niveaux les plus élevés que les chiffres sont éloquents: le pourcentage de femmes occupant un poste administratif varie de 3 % en Syrie à 9 % en Tunisie, pour atteindre 16 % en Égypte.
Au sein des parlements, cela tient de la franche rigolade , ajouté à son illégitimité , celle de ses maffieux locataires qui eux même sont des potiches et des pré pendes , pour la Tunisie il faudrait demander son avis à cet imposteur et intrus ex député de ben Ali CHAMMERI qui maintenant joue au démocrate et a piraté , parasité , lui et ses amis autres thuriféraires un mouvement aussi noble que celui de la grève du 18 octobre. Le niveau d'éducation, relativement élevé dans le monde arabe, attire également l'attention: 63 % des titulaires d'une licence universitaire sont des femmes, alors même que la présence des femmes sur le marché du travail atteint à peine 32 %, ce sont à peu prés les mêmes proportions en Tunisie. L'éducation demeure un facteur essentiel de la libération de la femme, mais il faut que cette éducation se traduise par des offres d'emploi qui rendent possible leur indépendance financière. Pour que la société arabe puisse vraiment se reconstruire elle doit se libérer totalement des dictatures au propre et au figuré , dans l’esprit et la lettre,et l'un des piliers essentiels de ce processus consiste dans l'émancipation totale des femmes arabes. La situation sociale et économique des femmes tunisienne doit absolument avoir une évolution favorable dans le projet commun au bloc démocratique tunisien car la mentalité des femmes tunisiennes depuis bien longtemps et malgré le prix payé à la dictature a évolué elle aussi favorablement. Les femmes tunisiennes depuis très longtemps ont pris conscience d'elles-mêmes en tant que personnes et également en tant que partenaires de la société musulmane disposant du droit de faire entendre leur voix en matière de politique, d'économie ou de religion. L'égalité entre les hommes et les femmes, l'égalité des sexes est plus qu'un but en soi. C'est une condition préalable nécessaire pour faire face aux défis de la réduction de la pauvreté, de la promotion du développement durable et de l'édification d'une société libre. Voilà le code génétique de de la civilisation arabo-musulmane galvaudé et bradé par tous les réactions et tous les sectarismes, une société libre, respectueuse de l'environnement et fondée sur l'égalité des chances entre tous les êtres humains. les droits politiques de la femme tunisiennes spoliés par la dictature de ben Ali , bien plus que ceux des hommes encore sont intrinsèquement liés à ses droits socio-économiques au sein de sa famille et de la société. D'où la nécessité d'assurer un climat favorable à la démocratie , à la parité par la compétence et au développement global dans la société. En fait les femmes tunisiennes par leur condition de vie et leur engagement mettent en permanence en exergue l'importance de l'esprit de citoyenneté pour garantir la participation effective du peuple tunisien civilisé à la vie politique, loin de toute discrimination . Il faut comprendre une bonne fois pour toute les questions de la femme tunisienne ffont partie intégrante des questions de l'avenir, la femme étant un partenaire à part entière et un des piliers du développement et de la démocratie