Benoît XVI la Zoroastre
Par
Derbali
le fanatisme catholique est le pire que le genre humain a connu , jamais au grand jamais dans l’histoire du genre humain l’Homme ne fut réduit à subir autant de fanatisme et de haine , et ses victimes se comptent par dizaines de millions , le nazisme et le stalinisme à côté c’est de l’artisanat , tous les génocides contre des groupes humains à son actif furent programmés , planifiés et mis en œuvre sans aucun état d’âme ;bref c’est de l’ordre idéologique au même titre que le stalinisme et le nazisme avec beaucoup plus de moyens et de résultats aussi . Par exemple l’inquisition qui n’a jamais été désavouée (Le Pape a juste dit qu’elle "n’était pas adaptée à notre époque") et elle était catholique et espagnole , l’évangélisation des Amériques , de l’Afrique , de l’Océanie qui a fait des millions de morts aussi.N’oublions pas les saints qui ont conquis cette sainteté l’épée à la main "contre les infidèles" les dévastations et même la destruction de Jérusalem par les croisés qui étaient les tueurs bénis de l’église catholique.N’oublions pas aussi les différentes périodes historiques quand les églises appuyant, encourageant, bénissant les pogroms, de la Russie à la Lituanie en passant par la collaboration avec les Nazis, Franco ou les dictatures d’extrême droite. A engendré la haine, le mépris, l’esclavage, la spoliation des pauvres, l’inquisition, la St Barthélemy, les croisades, la traite des Africains, l’élimination des Amérindiens, l’holocauste ; jamais au grand jamais l’Islam n’a détruit de races ou des civilisations, bien au contraire, si l’esprit, la raison hellénique existe encore c’est bien grâce aux musulmans
tous c es fanatiques catholiques qui comme benoît 16qui défendent parfois violemment une lecture littérale de la Bible contre la science et le simple bon sens jusque dans les universités ou parlent d’un Armageddon proche (et nucléaire ?) au Moyen Orient.
Nombre d’entre eux sont dangereusement proches du pouvoir des grandes puissances, l’influencent voir le dirigent.
Avant de s’attaquer à la religion des plus pauvres et des plus faibles,des opprimés , des colonisés ce qui n’est qu’une façon de plus de les humilier et des les rejeter, les catholiques et le pape en premier lieu devrait par soucis de vérité relever et critiquer avec virulence chaque excès et invitation à la violence de la religion des riches et du pouvoir ici et maintenant, dans ces pays de l’opulence, où il a autrement plus d’influence et où il peut mesurer quand ses critiques sont utiles.Et surtout l’état calamiteux de l’église qui s’est rangé depuis si longtemps du côté de la haine , du mensonge , du racisme , du fanatisme et des pouvoirs.
Le pape a insulté les musulmans par advertance, et alors ?Aucun musulman n’a à douter des sentiments haineux de l’église catholique à l’égard de l’islam , ce n’est pas nouveau , cela a toujours été et cela n’a pas empêché l’islam d’exister et de briller sur le monde , l’essentiel maintenant n’est pas de se mobiliser contre les délires de ce pape sénile , l’essentiel est d’aller vers la puissance et le progrès , demain la bombe atomique iranienne , et Dieu sait que le régime iranien ‘est pas l’idéal pour nous , mais il reste supérieur à tous ceux de cette ligue arabe méprisable , demain donc la bombe atomique qui sanctuarisera l’Iran et les paroles et autres insultes de ce pape terroriste n’y changeront rien .Tout discours du pape est discuté par les spécialistes en communication du Vatican , celui du pape contre l’islam est un acte agressif , délibérée et prémédité pour enflammer les musulmans et mettre la rue musulmane en ébullition..Oui la violence est incompatible avec le message divin , ce pape menteur et stupide vient ainsi de désavouer le catholicisme , cette grande terreur dans l’histoire humaine avec tous les horreurs dont il est directement et indirectement responsable.L’église oublie très vite que son maître en rationalité c’est justement un musulman du nom d’AVORREES , et que l’état lamentable de nos extrémistes aujourd’hui comme des leurs d’ailleurs sont le fruit de cette « raison » qui est devenu passion matériel liste , exploitation , spoliation et rapport de force dans un espace culturel , social et économique dévasté par l’avoir au dépends de l’être.
Autrement je suis assez d’accord avec le texte de TARIQ RAMADAN, c’est vrai que la dangerosité des propos de ce pape n’est pas dans la citation d’un monarque décadent à propos du prophète MUJHAMMED le révolutionnaire de cette époque, elles sont ailleurs et elles très grave.Comme pour les caricatures…je cite RAMADAN « On sait que certains gouvernements instrumentalisent ce type de crise pour laisser s’exprimer les frustrations populaires. Quand on a privé le peuple de ses droits fondamentaux et de sa liberté d’expression, il ne coûte rien de laisser ce dernier exprimer sa colère contre les caricatures danoises ou les propos du Pontife. » « Le Pape Benoît XVI est un brillant théologien qui cherche à poser les principes et le cadre du débat concernant l’identité passée, présente et future de l’Europe. Il s’agit d’un Pape très européen qui appelle les peuples du continent à prendre conscience du caractère central et incontournable du christianisme s’ils tiennent à ne pas perdre leur identité. Ce message est peut-être légitime en ces temps de crise identitaire mais il est surtout troublant et potentiellement dangereux puisqu’il opère une double réduction dans l’approche historique et dans la définition de l’identité européenne »En fait le pape est dans le même état d’esprit que l’extrême droite européenne à ce sujet et exprime un profond désarroi face à une histoire en marche que rien ne pourra arrêter.
Morceaux choisis de ce catholicisme qui avait pervertit et déformé la parole sainte du prophéte AÏSSA :
N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur terre. Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive (Mt, 10,34)
...je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère ; on aura pour ennemis les gens de sa famille (Mt, 10, 35-36)
Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division. Désormais en effet dans 1 maison de 5 personnes, on sera divisé, 3 contre 2 et 2 contre 3 (Lc 12, 51-52)
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups (Lc 12,47)
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence (Lc 19,27)
Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas dissipe (Mt 12,30)
...ce propre à rien de serviteur, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là seront les pleurs et les grincements de dents (Mt 25,29-50)
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QUELQUES ARTICLES A CE PROPOS
TUNIS (AFP) - L'édition de mardi du quotidien français de centre-droit Le Figaro a été interdite en Tunisie pour avoir publié une tribune considérée comme "offensant" l'islam, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
La saisie du Figaro daté du 19 septembre et publiant une tribune intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?" a été annoncée par des journaux tunisiens et confirmée de source officielle.
Plusieurs quotidiens arabophones et le journal francophone La Presse ont indiqué, dans un bref article au texte identique, que le ministère de l'Intérieur avait, "en application de la loi", ordonné cette saisie en raison "du contenu préjudiciable et offensant pour le prophète, l'islam et les musulmans".
Habituellement disponible à Tunis en début de soirée du jour de sa parution en France, Le Figaro était introuvable en kiosque mercredi.
Cette interdiction est intervenue quelques jours avant, à la fin de cette semaine, le début du mois du ramadan. Cette période de jeûne, qui constitue l'un des cinq piliers de la religion musulmane, est trés observée par une large majorité des dix millions de Tunisiens.
Dans sa tribune publiée au sein d'une séquence "Débats, opinions" du Figaro, le philosophe et enseignant Robert Redeker dénonce "la tentative menée par (l')islam d'étouffer ce que l'occident de de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman: la liberté de penser et de s'exprimer".
La réflexion de M. Redeker est intervenue après les vives réactions dans le monde arabo-musulman, notamment l'assassinat d'une religieuse italienne âgée de 70 ans en Somalie, à une déclaration, la semaine dernière en Allemagne, du pape Benoît XVI sur l'islam et la violence.
Le philosophe qualifie notamment le Coran de "livre d'inouïe violence" et le prophète Mahomet de "chef de guerre impitoyable".
Dressant un parallèle avec la guerre froide, il considère que, "comme jadis avec le communisme, l'Occident se trouve sous surveillance idéologique" et que "violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde".
Dans l'unique réaction enregistrée en Tunisie aux propos de Benoît XVI, le Conseil supérieur islamique de la République tunisienne avait exprimé samedi dernier sa "profonde indignation" face aux "propos préjudiciables" du pape sur l'islam et souligné "la nécessité de redresser rapidement la situation".
Ce Conseil, instance religieuse suprême du pays, avait souligné que "la Tunisie a toujours oeuvré en vue de consacrer l'esprit de tolérance, le dialogue et le respect des symboles sacrés des peuples".
Les autorités tunisiennes, qui entretiennent d'excellentes relations avec le Saint Siège, assurent ainsi une complète liberté des cultes et une stricte protection des édifices religieux chrétiens et juifs tout en luttant énergiquement contre le terrorisme islamiste et les mouvements politiques radicaux se revendiquant de l'islam.
Sur la base d'une loi sur la protection de la religion, elles avaient fait saisir en février dernier le journal France-Soir qui avait reproduit des caricatures de Mahomet dont la publication originale dans un journal danois avait provoqué une flambée de protestations dans le monde arabo-musulman.
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TEXTE DU FIGARO CENSURE PAR LA DICTATURE TUNISIENNE OPPORTUNISTE
(19 septembre 2006) Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?, par Robert Redeker ..
Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.
L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.
Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?
Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.
Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.
Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.
Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.
Le Coran est un livre d'inouïe violence.
Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».
D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».
Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.
De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.
Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.
La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.
Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.
Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.
Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran.
Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.
lefigaro.fr, Publié le 19 septembre 2006Actualisé le 19 septembre 2006 : 09h03
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Redeker : ![]()
Danielle Bleitrach
Redeker est entré dans une dérive et dieu sait où cela le menera....
Je vais essayer d’expliquer : Redeker pour des raisons qui lui sont propres se sent coupable de la Shoa et il est devenu philosémite ou plutôt philojuif avec l’acharnement que d’autres mettent à être judéophobe, il est sioniste et cela lui bouche autant l’horizon qu’à Finkelkraut, alors qu’il n’a même pas l’excuse (si excuse il y a) de ressentir cette anxiété, ce mépris que ressent toute victime d’un racisme quelconque.
Je ne donne pas raison à Finkelkraut ou à Adler, pas plus que le fait d’avoir été battu ou maltraité enfant n’excuse celui qui maltraite son propre enfant, mais je partage avec eux quelque chose, une expérience commune de l’injustice alors que Redeker se lance sans raison et sans justification dans la plus mauvaise des causes : développer l’islamophobie au nom de ses sympathies sionistes... Un tel amour des juifs, qui se limite à la défense d’Israêl et de ses crimes est une insulte, il nous accable un peu plus... Je le ressens comme une violence parallèle à celle qui sous couvert d’aider les Palestiniens ne poursuit que des obsessions anti-juives.
Je voudrais expliquer pourquoi en deux points, mais il y en a bien d’autres :
le premier est l’analyse de ce qu’a été la shoa, l’holocauste, quel que soit le nom qu’on lui donne... Ce crime contre l’humanité a eu lieu dans l’Europe chrétienne où il a été l’aboutissement de plus de mille ans de crétinisme meurtrier des églises qu’elles soient orthodoxe ou catholique alliés aux puissants toujours à la recherche de boucs émissaires... 2000 ans de conditionnement des esprits à la haine de l’autre, qui a culminé en apothéose colonialiste , la multiplication de crimes contre l’humanité, de l’horreur du colonialisme à l’extermination nazie... Il faut rétablir la filiation entre ces crimes contre l’humanité, relier sans fin les chambres à gaz à ce chemin de fer du Congo dont chaque travée représente un mort africain sous le fouet, ou encore ces plantations dont les zombies ne vivaient pas plus d’un an sous le fouet des maîtres, les bouches arrachées pour punir les rébellions...
Et à partir de là considérer ce qui a encore été accompli contre les juifs aux lendemains de l’extermination : faire des victimes des bourreaux colonialistes, les faire s’identifier aux bourreaux au point de devenir eux comme aujourd’hui. Comme ce dirigeant du Klu Klu Klan qui était juif et avait poussé la négation que lui imposaient les autres jusque là... Donc Redeker le sioniste non juif, comme les Evangélistes sionistes des Etats-Unis exaltent la caricature et aiment les juifs dans la caricature que fait d’eux un Dieudonné, ce sont des antisémites qui aiment les juifs. Et en bonne logique pour eux aimer les juifs c’est haïr les musulmans, leur mettre l’étoile jaune... Depuis plus de 2000 ans la mystification s’accompagne de mythification, du peuple déicide aux théories nazies, jusqu’à un pseudo droit au retour en négation des droits d’un peuple et on continue à mythifier les musulmans. Il ne faut même pas laisser la chance à ceux que l’histoire a jeté par erreur monstrueuse sur la terre de Palestine, non il faut continuer à développer les haines, les faire jouer dans une arène sanglante, vous n’aimez les juifs que parce que vous avez réussi à transformer certains d’entre eux en coqs de combats des pillages et meurtres occidentaux... Les champions de votre haine de l’humanité une et indivisible, de la richesse de sa diversité...
Il s’avère que cette conception haineuse de la judéité va a contrario de ce que je ressens comme une part de mon identité et qui fait que bien qu’athée je considère plus ou moins être juive. Il y a bien sur le rejet de l’antisémitisme et le fait que le racisme sous toutes ses formes, y compris celui de ce texte de Redeker, m’est violence intolérable. Mais il y a plus, il y a une culture essentiellement celle de l’Europe centrale, cette culture me rapproche des tziganes plus que n’importe qui, il y a une vision du monde faite d’engagement obstiné et dans le même temps de refus de se prendre totalement au sérieux, un goût de la dérision, un esprit vagabond... J’aimerais pouvoir expliquer tout cela sans avoir derrière moi l’ombre portée de Tsahal et du martyr palestinien et du regard de l’enfant palestinien que je reconnais comme mien... Comment défendre Menahem-Mendl, le luftmentsh, le songe creux(1), qui comme le vagabond de Chaplin, se voit lisant le talmud, juché sur un tracteur qui ferait fructifier une terre dont il n’aurait plus à être banni, lui qui comme tous les clandestins a appris à craindre le regard du policier ?.... Lui qui joue du violon sur un toit comme dans un dessin de Chagall ou rêve de la suppression de l’armée comme Einstein... Et préfère mourir plutôt que d’assassiner sous un uniforme... C’est de ce monde là que je suis née et qui m’a poussé à devenir communiste, ce monde là fait un clin d’œil à tous ces gens banni de leur terre, obligés à faire mille boulots, mille misère, à défendre leurs enfants comme leur bien le plus précieux... Nous avons le même goût du narghilé que l’on fume dans la nuit étoilée, les perles d’ambre que l’on égrène et un orient oublié, celui qui fit de la terre d’Espagne la patrie commune d’Averroes et Maïmonide... Avant que vos reîtres chrétiens n’en opèrent la reconquête et avec les juifs et les musulmans ne chassent la rationalité.
Monsieur Redeker détruit tout cela et me prive comme tout colonialiste de ma culture ancestrale pour me substituer celle de cet Israël oppresseur.
Foutez- nous la paix Redeker et si vous avez de la haine à revendre, si vous vous sentez encore et toujours le fils de cette Europe qui a produit en quelques siècle, les croisades, le génocide des amérindiens, le martyrs du continent noir et l’esclavage, le colonialisme, deux guerre mondiales, l’extermination nazie et qui aujourd’hui de toutes ses forces son allié US qui est le plus grand danger sur l’humanité, donc Redeker si vous vous sentez l’enfant de ce continent nazi, ne nous enrôlez pas dans vos immondes croisades, et ne prenez pas le prétexte de nous défendre pour accomplir les crimes dont vous êtes coutumiers.
(1) Cholem-Aleikhem. La peste soit de l’Amérique (et de quelques autres lieux).
De : Danielle Bleitrach
jeudi 21 septembre 2006
La liberté et la démocratie ne sont pas les héritages d'une religion, elles ont été conquises.
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Le Pape et l’islam : le vrai débat
Par Tariq Ramadan
Il aura fallu quelques phrases du Pape Benoît XVI pour déclencher une série de réactions d’une intensité surprenante. A travers le monde musulman, des leaders religieux, des présidents, des politiciens, des intellectuels ont accompagné de leurs verbes les mouvements de foules qui protestaient face à « l’insulte ». La plupart n’avaient pas lu le texte, beaucoup se suffisaient d’un compte-rendu très approximatif qui stipulait que le pape avait associé l’islam à la violence mais tous dénonçaient « l’inadmissible injure ».
Quel que soit le jugement des savants ou des intellectuels sur les propos du Pape, on eut aimé que ceux-ci s’en tiennent à une attitude raisonnable quant à l’exposition de leurs critiques et ce pour deux raisons. On sait que certains gouvernements instrumentalisent ce type de crise pour laisser s’exprimer les frustrations populaires. Quand on a privé le peuple de ses droits fondamentaux et de sa liberté d’expression, il ne coûte rien de laisser ce dernier exprimer sa colère contre les caricatures danoises ou les propos du Pontife.
Dans les faits, on assiste à des mouvements populaires de protestation dont la caractéristique première est un débordement émotionnel absolument incontrôlé. Ces masses en ébullition donnent l’impression qu’on ne débat pas chez les musulmans et que le verbe agressif et la violence sont davantage la règle que l’exception. Il est de la responsabilité des intellectuels musulmans de ne pas jouer à ce jeu dangereux et tout à fait contre productif.
D’aucuns ont réclamé des excuses personnelles car le Pape aurait offensé les musulmans. Ce dernier s’est dit désolé mais la polémique n’a pas cessé pour autant. On peut s’étonner certes de cette obscure citation du XIVème siècle attribuée à l’Empereur Miguel II Paleologos et qui critique « l’œuvre malfaisante » du Prophète de l’islam. On peut effectivement s’interroger sur le raccourci de la réflexion sur la relation de l’islam et de la violence. On peut être surpris de cette référence au savant zahirite Ibn Hazm (respecté mais néanmoins marginal) pour questionner la relation de l’islam avec la rationalité.
Tout cela est elliptique, peu clair, trop rapide et un peu maladroit sans doute mais s’agit-il d’une insulte dont il faille s’excuser ? Est-il sage, et juste, que les musulmans s’offusquent du contenu de cette citation – parce qu’elle aurait été choisie par le Pape – et qu’ils fassent mine d’oublier que depuis cinq ans, ils sont quotidiennement questionnés sur le sens du « jihâd » et de l’usage de la violence. Le Pape Benoît XVI est à l’image de son temps et il pose aux musulmans les questions de son temps : c’est avec de la clarté et de solides arguments qu’il faut répondre en commençant, par exemple, par refuser que l’on traduise « jihâd » par « guerre sainte ». Exposer les principes de la résistance légitime et de l’éthique islamique en situation de conflit devrait être une priorité plutôt que d’encourager les peuples à protester violemment contre l’accusation d’être les fidèles d’une religion violente.
Ce qui est le plus troublant au cœur de cette crise c’est que les commentateurs en général, et les musulmans en particulier, semblent passer à côté du vrai débat qu’a engagé le Pape Benoît XVI. Dans sa leçon académique, il expose une double thèse accompagnée de deux messages. Aux rationalistes laïques, qui voudraient débarrasser les Lumières de la référence chrétienne, il rappelle que cette dernière participe de l’identité européenne et qu’il leur sera impossible de dialoguer avec les autres religions s’ils nient le socle chrétien de leur identité (qu’ils soient croyants ou non).
Puis, en parlant du lien entre la foi et la raison et en insistant sur la relation privilégiée de la tradition rationaliste grecque et de la religion chrétienne, le Pape tente de définir l’identité européenne qui serait d’abord chrétienne par la foi et grecque par la raison philosophique. L’islam, qui ne connaîtrait pas cette relation à la raison, serait en somme étranger à l’identité européenne qui s’est construite à travers cet héritage. C’est au nom de cette compréhension que le Cardinal Ratzinger avait exposé il y a quelques années son refus de l’intégration de la Turquie à l’Europe : la Turquie, musulmane, ne fut jamais et ne saurait être authentiquement de culture européenne. Elle est autre, elle est l’autre.
De façon bien plus essentielle que le propos sur le jihâd, ce sont ces messages qu’il faut entendre et auxquels il faut répondre. Le Pape Benoît XVI est un brillant théologien qui cherche à poser les principes et le cadre du débat concernant l’identité passée, présente et future de l’Europe. Il s’agit d’un Pape très européen qui appelle les peuples du continent à prendre conscience du caractère central et incontournable du christianisme s’ils tiennent à ne pas perdre leur identité. Ce message est peut-être légitime en ces temps de crise identitaire mais il est surtout troublant et potentiellement dangereux puisqu’il opère une double réduction dans l’approche historique et dans la définition de l’identité européenne.
C’est à cela que les musulmans doivent répondre d’abord en contestant cette lecture de l’histoire de la pensée européenne où le rationalisme musulman n’aurait joué aucun rôle et où on réduirait la contribution arabo-musulmane à la seule traduction des grandes œuvres grecques et romaines. La mémoire sélective qui tend à « oublier » les apports décisifs de penseurs musulmans « rationalistes » tels que al-Farâbî (Xème) Avicenne (XIème) , Averroès (XIIème), al-Ghazâlî (XIIème), Ash-Shatibî (XIIIème), Ibn Khaldun (XIVème) , etc. reconstruit une Europe qui trompe et se trompe sur son passé. A la lumière de cette nécessaire réappropriation, les musulmans devraient montrer, raisonnablement et loin de toute réaction émotive, qu’ils partagent l’essence des valeurs sur lesquelles se fondent l’Europe et l’Occident et que leur tradition a contribué à leur émergence.
L’Europe ne saurait survivre, ni l’Occident, si l’on s’évertue à vouloir se définir exclusivement et à distance de l’autre - de l’islam ou du musulman - qui nous fait peur. Peut-être que ce dont l’Europe a le plus besoin aujourd’hui n’est point un dialogue avec les autres civilisations mais un vrai dialogue avec elle-même, avec les facettes d’elle-même qu’elle s’est trop longtemps refusée à voir et qui l’empêche encore de mettre en valeur la richesse des traditions religieuses et philosophiques qui la constituent.
L’Europe doit se réconcilier avec la diversité de son passé afin de maîtriser le pluralisme impératif de son avenir. L’approche réductrice du Pape n’aide pas à la réalisation de cette réappropriation : une approche critique ne devrait point attendre de lui des excuses mais simplement, raisonnablement, lui prouver qu’il se trompe historiquement, scientifiquement et, au fond, spirituellement. Ce serait également un moyen pour les musulmans d’aujourd’hui de se réconcilier avec l’édifiante créativité des penseurs musulmans européens du passé qui non seulement étaient intégrés mais qui ont profondément contribué, nourri et enrichi de leurs réflexions critiques l’Europe comme l’Occident.
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Avec le pape, les architectes du Choc des civilisations ont-ils trouvé leur Apôtre ?
par Leila
Des librairies américaines et européennes sont remplies d’ouvrages mettant en garde contre le « péril vert », le lien entre « l’islam et le terrorisme », « le complot musulman » et autres. Des chaînes de télévision et des radios recyclent les mêmes clichés et propagent l’idée selon laquelle les « peuplades » musulmanes ne sont pas comme « Nous » et n’acceptent pas « Nos valeurs ». Le but visé par tous est le même : soumettre les « masses » occidentales aux idées néo-conservatrices et les fédérer contre un ennemi commun afin d’une part de tuer toute lutte et révolte sociale contre la classe dominante, de pratiquer les politiques néolibérales les plus sauvages en toute tranquillité et enfin de mener des guerres destructrices contre les peuples musulmans avec le consentement de cette « masse ». Jusqu’à présent, l’église catholique est restée loin des idées néo-conservatrices et s’est même engagée dans une démarche de rencontre fraternelle et respectueuse envers les musulmans. Elle appelle au dialogue interreligieux et considère les échanges comme un enrichissement de la connaissance et un approfondissement de sa propre foi.
L’église catholique s’est opposée à la guerre contre l’Irak et les chrétiens jouent un rôle important dans les résistances palestinienne et libanaise.
L’église catholique fut présente avec des chefs religieux musulmans, juifs, bouddhistes et autres à Astana, capitale du Kazakhstan, pour le second congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles et dont l’objectif est la promotion de l’harmonie et du dialogue interreligieux. Et curieusement, c’est ce moment qui fut choisi par monsieur Ratzinger pour faire ses déclarations haineuses et provocatrices à l’encontre de l’islam et des musulmans.
Les déclarations du porte-parole du Vatican interviennent aussi au moment où l’envoyé du Vatican en Terre Sainte et les archevêques de trois autres églises ont lancé une attaque conjointe contre le mouvement sioniste chrétien, en l’accusant notamment de « promouvoir l’exclusivisme raciste et la guerre perpétuelle ».
Elles interviennent aussi juste après la guerre contre le Liban. Au cours de cette guerre, chrétiens et musulmans ont uni leurs forces pour faire face à l’agression israélienne. Le général Michel Aoun, représentant de la communauté chrétienne, s’est allié au Hezbollah et le Président libanais Émile Lahoud est considéré comme proche du bloc Hezbollah-Aoun. Les chefs spirituels des différentes communautés chrétiennes et musulmanes ont condamné « l’agression dirigée contre le Liban » et dénoncé fermement « les crimes de guerre perpétrés par l’armée israélienne ». Ils ont également rendu hommage à « la résistance du peuple libanais dont le Hezbollah constitue une partie intégrante ». L’armée israélienne a essuyé une défaite sans précédent et sa stratégie qui vise à « l’atomisation de tous les pays arabes afin que la région puisse être saucissonnée en petits États non-viables et incapables de résister à la puissance militaire israélienne... ces mini-pays seront composés tous autant qu’ils sont d’un bric-à-brac de minorités et de groupes ethniques mutuellement hostiles » a échoué au Liban.
Les paroles du pape interviennent aussi au moment où à Gaza, musulmans et chrétiens continuent de vivre en bonne entente et Janette Khoury, chrétienne, fut élue maire à Ramallah avec le soutien du FPLP et du Hamas. Mgr Sabbah, Militant de la cause palestinienne et patriarche latin de Jérusalem, a déclaré qu’en Palestine chrétiens et musulmans sont un seul peuple « Cette conviction existe chez tous les responsables palestiniens, y compris au Hamas » et « le Hamas s’est rapproché des chrétiens » a-t-il affirmé.
Les VRP du Choc des civilisations, amateurs des eaux troubles, voient d’un très mauvais œil de tels rapprochements et malheureusement ils ont enfin trouvé leur Apôtre. Aussitôt le discours papal prononcé, le texte fut traduit et diffusé instantanément sur toutes les chaînes satellitaires arabes. Comme dans le cas des caricatures, les réactions des peuples musulmans sont d’abord parties du Pakistan, pays allié des Etats-Unis, pour se propager ensuite dans la plupart des autres pays musulmans. Les médias occidentaux se sont aussitôt mis à la tâche et ils ont diffusé en boucle les images de foules musulmanes au bord de l’hystérie prouvant ainsi au reste du monde la « dangerosité » des « fous » d’Allah et montrant à tous les chefs religieux présents au congrès d’Astana l’inutilité de leurs actions. La question qu’on se pose est « Monsieur Ratzinger a-t-il perdu la raison, a-t-il été piégé ou bien voulait-il à travers ce discours se couper de l’attitude adoptée par l’église catholique et soutenir clairement Bush dans sa croisade contre le « fascisme » islamique ?
Pour répondre à cette question, une rétrospective du parcours du pape s’avère utile pour cerner sa personnalité.
Fils d’un policier, l’adolescent Joseph Ratzinger a servi dans les jeunesses hitlériennes, puis il s’est engagé dans l’armée allemande. Il servit tour à tour dans la défense antiaérienne, pour la protection d’une usine BMW où travaillaient des déportés du camp de Dachau, puis au début de 1945 à la construction des fossés antitanks en Hongrie et en Autriche. De cet endroit, il n’aurait pas pu ne pas voir les convois juifs passer en direction des camps de la mort. Il ne déserta l’armée nazie qu’au moment de sa déroute, en mai 1945, à l’approche des Alliés. Quand ces derniers arrivèrent dans son village, Joseph Ratzinger fut identifié comme soldat et emprisonné dans un camp de prisonniers de guerre, dont il fut relâché quelques mois plus tard.
Certains diront que Ratzinger était enrôlé de force dans les jeunesses hitlériennes ; pourquoi alors d’autres adolescents qui avaient fréquenté d’autres séminaires en même temps que lui ont pu ne pas intégrer les jeunesses hitlériennes ?
Pendant les années 80 et 90, lorsqu’il était cardinal, Ratzinger montra son aversion pour toute idée progressiste en condamnant de façon très dure la théologie de la libération, il mit en marche un processus de répression qui a réduit au silence plusieurs théologiens en Amérique latine. Il interdit l’enseignement de ce mouvement dans les lieux contrôlés par l’Eglise catholique et alla jusqu’à l’excommunication du Père Tissa Balasuriya du Sri Lanka.
Et pour bien marquer ses préférences idéologiques, le nouveau pape, a réhabilité quatre figures historiques de la de la Fraternité Saint-Pie X, secte catholique schismatique proche de l’extrême droite fondée en 1970 par Marcel Lefebvre. Le mouvement Lefebvriste, qui revendique la légitimité, est un mouvement intégriste qui serait prêt à brûler les hérétiques et dont l’extrême droite est son terreau de prédilection.
Marcel Lefebvre avait soutenu publiquement Le Pen, avait critiqué sévèrement la visite d’une synagogue par Jean-Paul II et les rencontres inter-religieuses, avait affirmé que le pape Jean-Paul II était inspiré par le diable et les francs-maçons, avait déclaré publiquement son admiration pour les régimes qu’ont mis en place Franco et Salazar...(voir wikipedia). Les lefebvristes sont aussi connus pour produire une abondante littérature antisémite et raciste.
Mais Joseph Ratzinger est surtout l’homme de " Dominus Iesus", une déclaration qui affirme la supériorité de la religion catholique sur les autres religions. Ce texte signé par Ratzinger établit que la foi catholique en Jésus-Christ est l’unique et seule voie de salut pour les hommes d’aujourd’hui ; ce texte exclut radicalement l’idée de dire que toutes les religions se valent et les théories relativistes sont vues comme un péril « au nom du pluralisme religieux, elles [les théories relativistes] négligent le caractère définitif et complet de la Révélation de Jésus-Christ ». Ce texte considère les adeptes d’autres religions comme des brebis égarées qui n’ont objectivement pas la plénitude des moyens du Salut. L’Eglise catholique seule peut leur faire connaître la seule et unique source de Salut et le dialogue interreligieux doit faire partie de la mission évangélisatrice « le mystère chrétien, qui dépasse toute limite d’espace et de temps, réalise l’unité de la famille humaine ».
En août 2005, Ratzinger n’a trouvé aucune gêne à recevoir Orianna Fallaci, auteur d’écrits racistes et islamophobes, dont voici un extrait de son « œuvre » « Au lieu de, contribuer au progrès de l’humanité, [les fils d’Allah] passent leur temps avec le derrière en l’air à prier cinq fois par jour [...]. Ils se multiplient comme des rats [...]. Il y a quelque chose, dans les hommes arabes, qui dégoûte les femmes de bon goût. ».
On connaît aussi l’hostilité du pape à l’entrée de la Turquie au sein de l’UE « Historiquement et culturellement, la Turquie a peu en commun avec l’Europe (...) Il serait mieux qu’elle devienne un pont avec le monde arabe ou qu’elle forme avec lui son propre continent culturel » avait-il déclaré.
Aujourd’hui, avec ses déclarations, monsieur Ratzinger essaie de réveiller la peur archaïque de l’islam, refoulée de l’histoire pour ramener à la surface l’univers du moyen âge avec ses horreurs, ses tribunaux de l’Inquisition et ses croisades. Monsieur Ratzinger réutilise les armes intellectuelles forgées aux XIIe-XIIIe siècles pour insulter, humilier et propager la haine. Lorsqu’il évoque et soutient les écrits de l’empereur byzantin Manuel Paleolagos II « Montre moi ce que Mohamed a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses diaboliques et inhumaines », le pape puise dans les plus puants des égouts de l’histoire car les byzantins étaient en première ligne pendant des siècles dans leur haine des musulmans et se sont illustrés particulièrement dans l’emploi du dénigrement systématique et de l’injure envers le coran et le prophète.
Quand monsieur Ratzinger fait appel à la raison comme arme pour prouver que seul le christianisme est conforme à la raison et que le musulman est « irrationnel », il utilise une stratégie élaborée au XIII siècle « qui refusait d’écouter la raison chrétienne devait être irrationnel : le juif aveugle, l’hérétique obstiné, le sarrasin porté sur la chair ». Mais nous sommes plus au moyen âge chrétien et Monsieur Ratzinger n’est pas un homme ignorant, il sait que le monde musulman a porté le flambeau de la civilisation pendant les trois quarts d’un millénaire, une période de splendeur deux fois plus longues que celles des Grecs et qui a influencé l’occident plus directement et plus diversement que les grecques eux-mêmes, comme l’explique Sigrid Hunke. Mais monsieur Ratzinger compte sur l’ignorance des autres. En effet, l’étude de l’histoire du monde en occident débute par l’Egypte ancienne et Babylone, puis la Grèce et Rome puis Byzance, le moyen âge chrétien et enfin les temps modernes. Le moyen âge musulman est complètement et délibérément occulté et les remarquables réalisations du monde musulman et ses contributions dans la civilisation occidentale sont dénigrées, masquées et ignorées.
Quant à la violence de l’islam invoqué dans le discours du pape, une petite incursion dans l’histoire et un petit calcul lui aurait montré que les musulmans n’ont pas tué ou massacré ne serait-ce que 10 % du sang musulman versé par l’occident chrétien.
L’homme lettré sait que durant tous les siècles derniers, l’occident a eu le monopole de la violence « La politique de l’Occident face au monde arabe n’est pas seulement criminelle, elle est insensée. Demandons-nous un instant comment les Arabes peuvent voir une histoire qui inclut la guerre d’Algérie, Suez, la création d’un Koweit " indépendant " (par les Britanniques en 1961), les interventions au Liban (dont l’inv