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Le Soudan : les dessous de Darfour.

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Le Soudan : les dessous de Darfour.

 

Par MIZAANOUN


Les bombardements de caravanes de camions au Soudan

Les bombardements aériens dont on a parlé tout dernièrement, qui ont eu pour cible, une ou deux caravanes des camions au Soudan et qui se sont déroulés aux mois de janvier et février 2009 derniers incitent, une fois de plus, à la réflexion sur le danger de ces activités militaires suspectes qui se déroulent dans l’arrière cour de l’Égypte.

Certes on ne connaît pas encore tous les détails d’une manière définitive, mais certains aspects de l’opération sont d’une certitude indiscutable, bien que les rumeurs continuent bon train sur la nature des caravanes et de leurs chargements. Pour les uns il s’agirait de trafic de contrebandes d’armes et pour d’autres il s’agirait d’armements iraniens destinés à la résistance à Gaza.

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On ignore aussi si les avions étaient américains ou israéliens bien que Washington ait nié toute implication dans cette opération, contrairement à Tel Aviv qui maintient l’ambigüité comme toujours. On n’a ni confirmé ni infirmé, l’exécution de l’opération dans sa totalité ni la participation dans celle-ci avec une puissance tierce. Mais si on se tient aux déclarations de l’ex-premier ministre Ehud Olmert qui a réaffirmé à l’intention de certains intéressés le « long bras militaire » israélien, ça donne bien l’impression que l’état sioniste soit l’auteur en solitaire de l’opération de A à Z. Car à la vue des moyens militaires dont dispose le Soudan ou tout autre pays arabe, les sionistes ne nécessitent réellement d’aucune aide pour leurs incursions, surtout aériennes, proches ou lointaines. Tout au plus ils s’attendent à la complaisance des puissances occidentales et à la justification de toute action qu’ils entreprennent. Une telle attitude occidentale est garantie dans les 100% des cas implicitement ou explicitement. Non seulement mais avec le passage du temps, les sionistes se passent de l’une et de l’autre. Ils se sentent suffisamment « adultes » pour ignorer le monde entier.

D’ailleurs on a eu en  octobre 2007 le bombardement de la Syrie. Des installations militaires à Deir Ezour auraient été anéanties, sans que la défense anti-aérienne syrienne n’ait eu la moindre chance de réagir. Et dire que la Syrie serait mieux équipée dans ce domaine de défense que le Soudan.

D’autres versions de ce bombardement, du Soudan parlent de trois attaques et non pas un, qui ont eu lieu dans les deux derniers mois (février et mars 2009). Ainsi que d’autres rumeurs qui évoquent deux embarcations chargées d’armes qui auraient été coulées dans les eaux de la Mer Rouge. Il est question, selon différentes sources, d’entre 50 et 8.00 morts.

D’autre part un autre côté de cette opération reste intrigant : Les lieux d’où auraient décollé les avions militaires. Est-ce qu’il s’agit de l’Érythrée, de Djibouti ou tout simplement du haut d’un porte-avions ancré en Mer Rouge ? Alors qu’une toute dernière version à ce sujet indique que les avions militaires sionistes seraient partis effectivement d’une base aérienne du sud de l’état israélien, survolant une bonne partie de la mer rouge et ainsi auraient couvert la distance de 1750km, avec approvisionnement de kérosène en plein vol. Hors cette distance est pratiquement la même distance qui les sépare des installations nucléaires iraniennes. Donc en même temps l’opération sur le Soudan serait considérée comme un essai de l’opération, qui devient de plus en plus plausible, contre l’Iran. Ce que ne cessent de répéter Netanyahu, Lieberman et toute la nouvelle équipe qui vient de prendre la relève aux commandes de l’état sioniste.   

En tout cas sur certains points, il n’y a plus de discussion possible. Comme par exemple que l’information révélée par le journal « Achourouk » et reprise par la suite par différents journaux dans le monde soit digne de foi. Dans la mesure où les avions militaires israéliens ne seraient partis comme on vient de le voir du sud de l’état sioniste, ça serait la première fois qu’ils auraient décollé de quelque part dans cette partie de l’Afrique de l’est pour aller frapper une caravane qui transporterait des armes et qui se dirigeait vers le Sinaï. Notons qu’une telle opération soit réalisée juste à la suite des accords de dernières minutes signés entre les israéliens et l’Administration Bush dans le cadre de la coopération entre les deux pays pour empêcher toute contrebande d’armes vers Gaza qu’ils venaient juste de réduire en décombres.  

Ces avions ont donc pénétré dans l’espace aérien soudanais  vulnérant par conséquent la souveraineté du Soudan, tout comme ils l’ont fait avec la Syrie, le Liban ainsi que d’autres pays arabes et qu’ils ne manqueraient pas de le refaire à chaque fois qu’ils le jugent utile et nécessaire, sans soulever la moindre réprobation de la « Communauté Internationale », la même communauté qui considèrent les « cris » des enfants de Gaza comme des menaces potentielles contre la sécurité des colons sionistes.  

Un énorme réseau de bases militaires et de postes d’observations.

D’autre part et en revenant sur l’opération du Soudan, il reste certain, d’une manière ou d’une autre, que les deux parties, l’israélienne et l’usaméricaine, soient les seules à l’origine des choses. Il importe peu qui des deux ait planifié et qui aurait exécuté les bombardements comme il importe peu si les avions soient partis de Djibouti, de l’Érythrée ou de tout autre endroit en Mer Rouge. Mais ce qui importe, par contre, c’est qu’on a affaire à des postes d’observations situés en Mer Rouge et au sud de l’Égypte qui contrôlent toute la région et sont préparés à frapper tout mouvement qu’ils considèrent contraire à leurs intérêts. Donc l’observation à partir des ces postes n’est pas orientée uniquement vers le Soudan mais aussi vers l’Égypte. Et c’est le point le plus important dans cette analyse.

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Cette affaire des postes d’observations au sud de l’Égypte et en Mer Rouge, n’est pas nouvelle, mais la nouveauté réside dans le fait que les lumières projetées sur cette question, juste à la suite des derniers bombardements ont fait l’effet d’une sonnerie d’alarme dont les échos ont été entendus dans tout le monde arabe. Peut-être finit-on par se réveiller et prendre au sérieux tout ce qui est en train de se préparer et s’organiser autour du monde arabe depuis une belle lurette.

Ça serait bien étonnant que l’Égypte en particulier se tienne en simple spectateur devant tous ces préparatifs et organisations que tisse Israël depuis presque un demi-siècle dans sa profondeur stratégique. Sans qu’elle ne donne aucun signal clair sur ces plans israéliens et l’attitude ferme à adopter avec toutes ses implications afin de faire face à tous les effets négatifs de cette présence sur la sécurité nationale du pays.   

L’étude faite en 2003[1] par le Centre de Recherche Dayan, de l’université de Tel Aviv concernant le Moyen Orient et l’Afrique sous le titre « Israël et les mouvements de libération du Sud du Soudan » est bien éclairante. Elle a été réalisée par un haut officier en retraite du Mossad. Dans cette étude il est bien question d’une stratégie suivie par Israël juste après la création de l’état hébreux et dont les lignes générales ont été déjà tracées par le premier ministre David Ben Gourion. Trois objectifs, selon lui, sont d’une importance capitale :

Le premier consiste à chercher par tous les moyens à affaiblir les états arabes et ce en s’infiltrant à l’intérieur des ces pays pour soutenir les sectes et les groupes ethniques non arabes, comme par exemple, le nord de l’Irak (les kurdes) au Liban (Les maronites) et au Soudan (Les noirs africains). Ajoutons les pays arabes du Maghreb où fleurissent ces derniers temps les revendications des Berbères, des Kabyles et des Amazighs au Maroc et en Algérie. Suivant cette pensée méphistophélique sioniste aucun pays ou région arabe ne soit homogène et par conséquent tout le monde arabe est exposé à des déstabilisations et des secousses sociales et politiques dont les clefs se trouvent entre les mains des services appropriés sionistes. En plus ils seraient déjà sur place avec tous les moyens nécessaires pour activer l’uns ou l’autre de ces démons selon la convenance des sionistes et la déstabilisation est garantie.

Contrôle des « Extrémités et de la Mer Rouge »

Le deuxième point, selon les israéliens, consiste à tenir «les extrémités» sous contrôle, et ce, à travers une politique d’alliance de voisinage ou l’alliance à espace circulaire. C'est-à-dire créer des ponts avec les pays qui entourent le monde arabe et coopérer avec eux dans le but d’exercer sur lui  les pressions nécessaires et ainsi concourir à son affaiblissement. Et ces pays sont au nombre de trois. L’Éthiopie, l’Iran et la Turquie. Pour l’’Éthipie, après la disparition du Négus Hailé Sélassié et tant de changements de gouvernements en Éthiopie, les relations avec l’état sioniste ne semblent pas avoir souffert. Pour ce qui est de la Turquie, malgré les positions politiques du parti de M. Ardogan au pouvoir et les condamnations de ce dernier de la politique sioniste envers les palestiniens, les relations restent pour le moment inchangées et la coopération militaire reste intacte. Il n’y a que l’Iran qui semble sortir de cette équation et les efforts acharnés entrepris, par les israéliens et les occidentaux pour faire tomber le gouvernement actuel pour le remplacer par un gouvernement de leur convenance ne se relâchent nullement.

Le troisième point concerne la Mer Rouge. Ce que les israéliens considèrent une ouverture vitale qui casse le siège formé autour d’eux par les pays arabes. À cet effet, l’auteur de l’étude rapporte sur David Ben Gourion ou DBG le suivant : « La domination par Israël de certains points précis, en Mer Rouge, seront d’une importance capitale. Tous ces points seront de grande utilité pour Israël pour se débarrasser de toute tentative de blocus ou de son encerclement par les ennemis. Non seulement mais ils seront des bases militaires pour attaquer nos ennemis dans leurs propres foyers bien avant qu’ils ne commencent à nous attaquer. » C’est exactement ce qu’avait affirmé le même personnage dans une déclaration similaire : «Si on arrive à prendre des positions vitales en Mer Rouge, nous serons toujours en mesure de percer le siège instauré autour de nous par les arabes et nous les surprendre par  leur arrière et les démolir.»

Dans les années cinquante DBG avait mis sur pied un groupe constitué par cinq experts, pour mettre cette stratégie au point, qui sont : Israël Galilée, un expert dans les affaires stratégiques, Igal Yawin expert en affaires militaires, Moshe Sasson expert dans les affaires arabes, Youbine Schiloh expert en relations secrètes avec les minorités dans les pays arabes et finalement Golda Meier en tant que spécialiste des affaires et relations politiques.

Ce qui retient l’attention en ce moment ce sont les positions du Soudan et de la Mer Rouge dans cette stratégie sioniste mise en application au début des années cinquante. C’est parce, selon l’auteur de l’étude, le Soudan représente la situation exemplaire qui permet d’atteindre deux buts, du point de vue israélien. Le premier c’est affaiblir l’Égypte en menaçant sa profondeur stratégique dans le cas de  toute confrontation possible avec l’état sioniste. Le deuxième point consiste à provoquer la déstabilisation du pays en attirant les « rebelles » du sud et les appuyer matériellement. Ainsi la partition du pays permet d’effriter tous ses avantages stratégiques pour toute la région.

Ce qui a encore plus d’importance dans ce contexte c’est que le Soudan a une ouverture sur la Mer Rouge qu’Israël considère son deuxième poumon et sa route vers aux pays asiatiques et les pays de l’Afrique Orientale. Youri Lober, le conseiller dans les affaires arabes de DBG avait qualifié le Soudan comme le pays qui  donne une profondeur stratégique à l’Égypte en plus de ses très longues côtes, constitue inévitablement un endroit de haute considération stratégique. Ce qui exige de nous (d’Israël) d’y trouver des points d’appui tout autour et à l’intérieur même de ce pays. Et dans ce contexte que se situe l’appui aux mouvements rebelles et indépendantistes du sud. Donc l’infiltration à l’intérieur du Soudan et la création des points d’appui à travers les insurgés du sud, laisse la profondeur stratégique de l’Égypte entre les mains des israéliens. C’est ce qui incite Israël à chercher s’installer dans  trois lieux d’appui autour du Soudan qui sont : L’Éthiopie, l’Ouganda et le Kenya. Et c’est ce qui a été finalement réalisé en 1958. Golda Meier s’était elle-même chargée de cette mission. Elle avait commencé par l’Éthiopie. Et le plus grand succès remporté par les dirigeants sionistes, c’est qu’ils ont réussi à  convaincre Hailé Sélassié de leur confier l’entraînement des forces de sécurité intérieure par des instructeurs israéliens ce qui va inclure l’appareil des services de renseignements, la police et les renseignements du ministère de l’intérieur. L’expert israélien avait qualifié la prise sous contrôle de tous les services de sécurité éthiopiens, comme une affaire tout à fait indépendante de leurs plans concernant le bondissement sur le Soudan et les pays  arabes environnants. 

Ce contrôle sur l’Éthiopie va permettre aux services secrets israéliens du Mossad et particulièrement son aile militaire de concentrer leurs activités sur le Soudan et les autres pays arabes. Et à cet effet le Mossad va créer la compagnie Encoda, qui constituera sa façade commerciale pour abriter la base de ses agents et représentants au Soudan, au Yémen et à Aden. Ainsi ça leur  permet d’avoir un contact avec les membres de la rébellion directement de l’intérieur. Et effectivement ces membres ont été utilisés pour transmettre à la rébellion du Sud, l’appui matériel nécessaire.

Durant toute cette époque, l’essentiel des activités israéliennes dans ces trois régions, s’est concentré particulièrement dans le domaine militaire. Et à ce propos le nombre, des militaires israéliens qui se sont déplacés dans les années soixante en Éthiopie comme instructeurs, était de 600. Ils avaient emporté avec eux les armes israéliennes en commençant de la mitraillette Ozi jusqu’aux missiles Gabriel en passant par les avions de combat.

Et ce qui s’est passé en Éthiopie va se répéter avec l’Ouganda qui a des frontières directes avec le Soudan. Les militaires israéliens qui se sont déplacés dans ce pays étaient au nombre de 500 sous le commandement du colonel Baruch Barzevr. Effectivement ils ont pu pénétrer les rangs des forces armées avec une influence sur la direction de celles-ci. Ils se sont occupés des parachutistes dont certains seront envoyés directement en Israël pour leur entraînement.  

Et depuis cette époque avancée, ajoute l’expert israélien, Israël a persisté dans le renforcement de sa présence militaire. Il va le faire à travers la création de bases militaires orientées contre les pays arabes. Une base navale a été créée à l’embouchure sud de la Mer Rouge  dans le port de «Moussaoua». Des bases aériennes ont été aussi créées en Éthiopie et au Kenya ainsi qu’une présence aérienne en Guinée. En outre plusieurs bases aériennes avaient été aussi créées au Tchad et particulièrement dans les régions limitrophes du Soudan. Parmi ces bases on peut citer celles du lac Ayro, de l’aéroport « Azakouma » et de l’aéroport « Mafor ». À la suite de la rupture des relations avec le Tchad on s’était rendu compte que ces bases servaient surtout à maintenir une vigilance des frontières entre le Soudan et la Libye. En plus de leur utilisation contre  l’Égypte et dans le cas  échéant pour frapper des objectifs dans l’arrière du front égyptien.

Dans l’étude, il y a encore beaucoup de détails sur une telle présence militaire israélienne dans les milieux des rebelles du sud du Soudan au point de les trouver participant directement aux combats dans certaines circonstances. Le soutien israélien aux rebelles du sud a dépassé le cadre militaire pour se trouver dans les secteurs politiques et économiques.

La pénétration israélienne en Afrique s’est étendue à l’Érythrée, à l’Afrique Centrale, au Congo Démocratique entre autres. Il est clair que cette extension s’est réalisée après les accords de paix avec l’Égypte en 1979. (En 1990 le nombre des conseillers militaires israéliens en Érythrée avait atteint le chiffre de 650 et tous ont exercé au sein des services de renseignements  et l’espionnage sur le Yémen et le Soudan.

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À part tous les détails antérieurs et leur menace évidente, la présence militaire israélienne à la source du fleuve le Nil en Afrique constitue une menace non moins importante, car ça permet d’exercer des influences considérables sur l’une des questions vitales de l’Égypte.

En fin de compte quelle est la signification réelle de toutes ces informations? – En toute évidence cela veut dire qu’Israël a durant un demi-siècle consolidé sa présence particulièrement dans le sud-est africain et ainsi devenir le gendarme de la Mer Rouge. Ce qui lui permet, entre autres, d’exercer des pressions sur l’Égypte à travers l’affaiblissement du Soudan et le contrôle de la source du Nil. L’accord signé tout dernièrement, à quelques jours du départ de Georges W. Bush, pour le contrôle de passage des armes vers Gaza, n’ajoute pas grand-chose a ses renforts qui existent déjà dans l’est africain et en Mer Rouge, si ce n’est un perfectionnement de toute l’opération en l’étendant à d’autres flancs comme l’Océan Indien et Gibraltar.

Si pendant un demi-siècle les sionistes ont réussi à planifier et s’implanter solidement dans l’est africain, qu’est-ce qu’on a fait en Égypte sur le plan prioritaire pour garantir la sécurité nationale en pensant au jour où les israéliens arrivent à avoir sous leur contrôle la Mer Rouge. Sans oublier leur contrôle du lac Victoria, la source du Nil ?

Non seulement rien n’a été fait, mais avec les accords de Camp David et la « normalisation » qui dure depuis trente ans, l’Égypte est devenue par rapport au Soudan d’un côté et par rapport à la Libye de l’autre un autre point d’appui tout comme les pays de l’est africain par rapport au Soudan du côté sud. L’attitude du régime actuel en Égypte durant les derniers massacres et les bombardements de fin de monde donne une idée sur le rôle assigné à l’Égypte dans le cas où les sionistes considèrent qu’un pays arabe ou musulman en Orient ou au Maghreb nécessite un bombardement ou une destruction totale ou partielle.

Finalement la focalisation des téléobjectifs, des articles de propagandes habituels, des reportages humanitaires sur Darfour n’ont rien à voir avec l’objectif réel des sionistes…

 

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