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TUNISIE EXPRESS

Tunisie : croissance de 4,5% pour 2009
AFP 

Le gouvernement tunisien a revu à la baisse ses projections de croissance pour 2009 qui passent de 5% à 4,5% sous l'effet de la crise financière mondiale, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Le taux de croissance prévu par la loi de finances 2009 a été revu à la baisse pour passer de 5% à 4,5%", a indiqué le ministre des Finances Rachid Kechiche.
Le ministre, cité par l'agence gouvernementale TAP, a souligné que le recul de croissance attendu entraînerait une réduction des ressources fiscales et une aggravation du déficit budgétaire. La contraction des ressources fiscales pourrait être compensée, a-t-il prévu, par une réduction de la subvention des prix des hydrocarbures en cas de stabilisation des prix du pétrole leur niveau actuel.
Il a aussi envisagé une prise en charge par l'Etat des cotisations patronales pour les entreprises menacées, le renforcement des crédits pour l'infrastructure de base et l'augmentation des salaires pour améliorer le pouvoir d'achat.

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Algérie: le modèle tunisien?

Par Dominique Lagarde, Anis Allik


Des partisans de Bouteflika brandissent des pancartes à son effigie, à Al Tarf, le 4 avril.

REUTERS/Zohra Bensemra

Des partisans de Bouteflika brandissent des pancartes à son effigie, à Al Tarf, le 4 avril.

Abdelaziz Bouteflika a été réélu à la tête de l'Algérie avec plus de 90% des voix. Alors qu'il célèbre ses 10 ans au pouvoir ce mercredi, le régime, comme celui du président Ben Ali, laisse de moins en moins de place à la contestation.

Comme prévu, l'élection présidentielle algérienne du 9 avril a tourné au plébiscite. Abdelaziz Bouteflika, qui briguait un troisième mandat, voulait une victoire sans appel: il l'a emporté avec 90,24% des suffrages. Et les services du ministère de l'Intérieur n'ont pas hésité à annoncer une participation record de 74,54%, malgré la très faible affluence constatée par les observateurs dans les bureaux de vote. Ces chiffres ont été accueillis avec indifférence par les Algériens, qui n'attendaient rien d'un scrutin qu'ils savaient joué d'avance. Dans les milieux intellectuels, ils ont fait monter d'un cran le sentiment d'humiliation. "C'est un score de sous-dev'!" lâche la journaliste et écrivaine Salima Ghezali.

L'Algérie serait-elle en train de s'inspirer du modèle tunisien, ainsi que l'affirme dans une chronique publiée par le quotidien El-Khabar le sociologue Abdenacer Djabbi? Si les deux premiers mandats d'Abdelaziz Bouteflika se sont traduits par une amélioration de la situation sécuritaire, celle-ci s'est accompagnée d'un renforcement du maillage de la société par les services de renseignement et par la police. "Le régime est à la fois plus autoritaire et plus présidentiel", remarque Abdelhamid Mehri, ex-patron du FLN.

Vers une loi d'amnistie

Le président Bouteflika a annoncé pendant la campagne son intention de faire adopter par référendum une loi d'amnistie générale pour tous les protagonistes - islamistes et agents de l'Etat - de la "sale guerre" de la décennie 1990. Deux textes, l'un en 1999 sur la concorde civile, l'autre en 2005 sur la réconciliation nationale, ont déjà été adoptés, sans pour autant clore le débat sur l'impunité.

Pas de pacte social en Algérie

Les voix dissidentes ont de plus en plus de mal à se faire entendre et la presse, soumise à de fortes pressions économiques, est de moins en moins critique. Comme en Tunisie, il est très difficile, si l'on n'a pas fait allégeance au pouvoir et à ses représentants, d'obtenir une autorisation de l'administration ou une inscription au registre du commerce. Comme en Tunisie aussi, le redressement fiscal est devenu une arme qui vise les contestataires autant que les fraudeurs.

Mais la comparaison s'arrête là. Car le modèle tunisien repose également sur un pacte social. Si les Tunisiens n'ont pas le droit à la parole, la quasi-totalité d'entre eux sont propriétaires de leur logement, bénéficient de services publics qui fonctionnent, de prêts aidés pour acheter une voiture ou un ordinateur. Bref, le quadrillage policier va de pair avec une politique de développement qui, malgré la corruption, profite largement aux classes moyennes.

Commissions juteuses

En Algérie, on en est loin, en dépit des promesses. Certes, ces dernières années, des efforts ont été faits dans le domaine des infrastructures: usines de désalinisation, autoroutes, transports en commun. Sans oublier la construction, depuis cinq ans, de 800 000 logements. Mais les besoins du pays sont immenses. Engoncée dans ses archaïsmes économiques et sociaux, l'Algérie n'a pas réussi à se doter d'un secteur productif créateur d'emplois ni d'une véritable politique de redistribution.

Schématiquement, elle vend son pétrole et son gaz pour acheter tout ou presque. L'argent des hydrocarbures sert à payer les importations -40 milliards de dollars par an- à l'origine de juteuses commissions dont profitent un petit nombre de privilégiés qui gravitent autour du pouvoir. Le reste va grossir les réserves en devises de l'Etat. La population, elle, se sent méprisée et condamnée à la "mal-vie".

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Fawzia Zouari -
Sur les traces des tirailleurs tunisiens

Grâce à des recherches menées des deux côtés de la Méditerranée, Paul Nicolas revient sur ces soldats qui se sont battus pour la France.

Tout est parti d’une simple promenade dans les Vosges. L’auteur, originaire de la Moselle, a coutume de faire des randonnées dans la région et voici qu’un jour, alors qu’il se trouve sur le sommet du Hohneck, à 1 363 mètres d’altitude, son attention est attirée par une stèle où il lit l’inscription suivante : « 4e régiment de tirailleurs tunisiens. Combats du 5 au 14 décembre 1944 ». Il s’agit de ce que les historiens appellent la bataille « Sidi Brahim des neiges », nom donné aux terribles combats que les soldats tunisiens ont menés sous le drapeau français dans les montagnes vosgiennes. Paul Nicolas décide alors d’exhumer la mémoire de ces soldats. Il mène ses recherches entre la France et la Tunisie, fouille les archives, sillonne les musées et les cimetières, recueille les souvenirs des derniers témoins vivants. Il découvre qu’entre 1885 et 1963 l’armée française a compté dans ses rangs neuf régiments composés de tirailleurs tunisiens.

Ces soldats quittent en 1943 l’Afrique pour combattre les nazis en Italie, avant de remonter en France et de partir à la conquête du massif vosgien en 1944. Ce sera le premier régiment de l’armée française à pénétrer en territoire allemand. Le franchissement du Rhin et la prise de Stuttgart marquent les derniers combats du 4e régiment de tirailleurs tunisiens à qui le général de Gaulle remet la 9e palme et le droit de porter la fourragère jaune.

Une fois la guerre terminée en Europe s’allume le foyer de l’Indochine. Le régiment s’engage alors sur ce théâtre d’opérations après avoir débarqué à Saigon avec sept autres bataillons. Le milieu asiatique très différent et les conditions sanitaires difficiles leur infligeront d’indescriptibles souffrances. Lorsqu’ils rentrent en Tunisie, en 1954, ils constatent la fin du protectorat. Beaucoup quittent alors leur pays d’origine.

Avec ses treize participations à différentes batailles, le 4e régiment est aujourd’hui l’un des plus décorés de l’armée française. Il disparaîtra en 1962 mais l’Histoire retiendra ceci : grâce à ces « enfants du feu » qui ont servi le pays sur plusieurs fronts, « la France, conclut Paul Nicolas, a pu retrouver son rang de grande puissance mondiale ».

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B
<br /> <br /> Thanks for the headsup - I'll amend the article to remove the reference to UTF-16 being byte-compatible with ASCII.<br /> <br /> <br /> <br />
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