JUSTE EN PASSANT
PAR
NOUR EL HODA
« QUICONQUE NOUS TROMPE N’EST PAS DES NÔTRES » HADITH
LE droit , la justice , la bonté et le simple savoir vivre avec les autres et pour les autres , et à plus forte raison pour son pays , sa patrie et son peuple , sont l’arène et les lieues où s’opèrent la diversité et la véritable réalité de « l'être propre » , la personnalité véritable et pure dans toute la splendeur de son individualité , du citoyen conscient et engagé , l’être commun ou res publica , c’est cette osmose qui fait , le progrès , la démocratie parlementaire , républicaine , la civilisation tout court , c'est-à-dire juste et égalitaire.
C’est notre droit de nous révolter , de contester , de lutter pour vivre libres ,dans une société libre , indépendante de toutes les surenchères et les impostures des thuriféraires , et des VRP de toutes les cinquiéme colonnes , ces aliénés à des ordres anciens ethnocidaires , quand ils ne sont pas tout simplement génocidaires , et aussi aux simplismes de ces barbares enturbannés qui vivent dans la claustrophobie des âges ténébreux , où la violence et la haine sévissaient dans toutes leurs démesures .C’est grâce à ces derniers principalement que l’espace arabo-musulman est en si piteux états , les talibans , les salafites , les wahabites , et toutes ces sectes mortuaires qui salissent l’islam dans sa pureté divine.Toutes ces minicules coalitions néfastes à tout ordre divin , ou humain ,qui au nom de leurs calamiteuses dérives mercantiles veulent nous conditionner à l’immonde , nous faire prendre les vessies pour des lanternes et nous faire croire que notre bonheur est partout ailleurs que dans nous-mêmes , dans notre culture , notre histoire , dans la jubilation de notre future proche qui fait battre le cœur de nos enfants , pour cela , rien que pour cela , nous devons travailler à la cohésion de toutes les forces tunisiennes démocratiques , seules capable de mener le combat à son terme et de fixer ben Ali à son destin usurpateur , unissons nous sur l’essentiel , et nous ne renoncerons jamais à libérer notre pays de lui , de sa dictature et de la forfaiture des lâches, les vrais, les vendus et les traîtres, dans ce que j’écris il n’y’à rien à vendre rien à acheter, c’est clair comme de l’eau de roche et d’une simplicité coranique .La majorité des tunisiens qui veulent vivre dans une Tunisie de progrés, l’ambitionne d’une façon isolée et dans un incroyable mutisme .C’est devant cette évidence , que je crois plus que jamais , qu’il nous faut créer une dynamique pour que la fusion se fasse entre toutes les bonnes volontés isolées et dispersées , mettre en place la très grande partie du dispositif , dans toute sa vsibilité , pour défaire sans contest la dictature , le reste est du domaine des contradictions propres au systéme, et qui finiront dans ce cas de figure d’apparaître , juste pour une question de survie.
Toujours inciter à la révolte et au refus des faits accomplis, laisser cette dictature abjecte se défaire sans les tunisiens , toujours inciter ces derniers à substituer à la sublimation névralgique de soi et de son ego , le choix libre et déterminé du seul collectif , du « nous » .C’est rien que cela la révolution démocratique qui doit , avant toute autre chose, ÊTRE , dans notre pays et balayer nos misères humaines , rien que cela en tant que projet culturel et politique de dépassement de la finitude qui nous use , la réclusion de l’individualisme égoïste et prédateur à la seule conscience du bien-être collectif de toute une nation .Une nation longtemps flouée par l ’arbitraire et la violence d’un système sans foi ni loi, et d’une fausse «élite » opportuniste , qui a fait de la conspiration et de la récupération un art de vivre ,ces démarches opportunistes qui consiste à envoyer les autres au charbon , tout simplement crever à leur place .Oui il nous faut chercher sans aucun à priori la cohésion , être essentiellement partie prenante du désir de notre peuple fragmenté dans ses profondeurs,ce besoin d’être libre , d’Être avant toute autre chose , et de choisir son destin. Pas de subir encore une fois le destin qu’on choisi pour nous , dans les alcôves du faux et de l’usage du faux qui nous épuise tout autant que la dictature .Qui sont les lâches ? Oui vraiment aucun répit pour les sournois et les lâches authentiques et rien que pour ça, Soyons vigileants.
La démocratie et tout le pouvoir au peuple , la soumission à ses choix c’est la seule justification morale à notre combat , tout le reste viendra par la suite ,et sera l’expression de la volonté du peuple , uniquement du peuple et sous l’égide d’institutions fortes .Tout le reste sera l’expression sûrement du plus grand nombre , le travail des démcrates est de pousser ses limites dans l’espoir et l’alternative , et là, seulement là , est la morale de la démocratie , or si cette dernière n’est pas inscrite dés maintenant dans notre philosophie et plus simplement , inscrite et pratiquée , dans notre action et notre mobilisation , à ce stade de la lutte totale contre ben Ali , il est illusoire que nous pourrions être différents de lui.
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NCH nous voilà ……
Moi je reconnais que NCH est une résistante de la première heure, une dure à cuire, elle et toute sa famille sont un exemple pour tous les tunisiens épris de liberté.Oui elle a traîné dans la boue tous ces milliers de criminels , connus ou pas , qui osent remettre en cause un président et un homme d'état aussi valeureux que sa majesté ZINE BEN ALI 1ER.Soyons lucides et pragmatiques, soyons réalistes le discours de NCH est plein de bon sens , que dit-elle en substance ? Ce qu'elle dit coule de source, c'est la sagesse même.
Il faut que les tunisiens obéissent à l'autorité suprême , cessent de la considérer comme une dictature , travaillent la main dans la main avec le régime ,avec NCH et ses semblables , pour sauver la Tunisie du danger de l'intégrisme et aussi du pluralisme , qui comme chacun sait , sont présent en chaque tunisien , les tunisiens , ces mineurs à perpette doivent absolument avoir des guides et des bergers , lucides et intégrés dans la stratégie des nations dominantes , des dirigeants comme sa majesté BEN ALI et NCH ,qui malgré quelques divergences dû surtout aux mauvaises habitudes du premier nommé à ne pas respecter certains de ses engagements , comme par exemple, récompenser à leur justesse valeur des gens comme NCH et certains autres tunisiens.En fait le malentendu existant entre ces deux personnes , BEN ALI et NCH , n'est pas d'ordre politique et tient plus d'un simple conflit entre employeur et employé , n'encombrons donc pas nos colonnes de ces futilités ,ni nos tribunaux d'exception qui ont du pain sur la planche avec des client aussi criminogènes que ZOUARI , ABBOU et pleins d'autres dangereux terroristes qui méprisent le système et ses produits dérivés comme NCH, dans cette affaire entre sa majesté ZINE BEN ALI 1ER et NCH , le tribunal des prud'hommes est seul compétant en la matière , faisons lui confiance , il a bien su régler dernièrement , certaines affaires délicates comme celles des citoyens libres et déterminés que ce sont le docteur SAHBI , médecin privé de sa médecine ; et celle du grand révolutionnaire et maquisard monsieur SMATI , sans oublier la remise en état psychologique de tous leurs sous-fifre.Oui NCH est une grande pacifiste et une femme digne et libre , ce sont tous les arabes et les peuples dominés qui sont des cons , car ils s'obstinent à vouloir rester eux-mêmes , que leur rapporte donc cet acharnement thérapeutique qui n'a aucun sens , cela fait des lustres que NCH l'affirme ? Que le fer et le sang , la guerre et le malheur , alors que cette femme les invite lucidement à dépendre de SHARON , BUSCH , des puissants , de renoncer à leur histoire , leurs biens , leurs cultures , à eux même , à leur vie et à exister pour la grande gloire de l'aigle américain et des nazis de Sion.Soyons tous des NCH et allons à l'essentiel , faisons de notre bienfaiteur BEN ALI un monarque , à quoi nous servirait la liberté d'expression , de penser , de parler , de voyager , de voter , à partir du moment que la pitance nous est garantie , le minimum vital qui fait ronfler nos existences , celle de la très grande majorité des tunisiens sous l'oeil encore avide des quelques riches voyous , est un don de Dieu et un acquis du 7 novembre qu'il nous faudra préserver contre vents et marées , et il le sera si BEN ALI le veut avec l'aide et l'insistance de NCH , après que cette dernière aura retrouvé sa place dans un des harems de notre monarque nazional , obligé à la préservation de son espèce protégée , par les amis protecteurs de NCH , encore plus sanguinaires que lui.
Cantique sur le soleil
J’ai vu des traces dans le sable et au loin, la Lumière. Je me suis dit "Allons voir" et j’ai levé le regard. Mais le Soleil du désert a eu raison de mes yeux, il m’a brûlé les paupières de son intensité de feu. Alors j’ai marché, jusqu’au confluent des deux mers, de l’eau de-ci, de l’eau de-là et entre les deux, un courrant d’air vrai. Et là, une Source où les hommes et les femmes venus de partout puisaient. Longtemps -ou très peu de temps, le temps alors était différent- je suis restée en retrait. Là, tout près,le Soleil ne brûlait pas : il était fraîcheur et paix, et l’eau en abondance coulait. J’en pris dans le creux de la main et je m’en allais. Sur le retour, je vis d’autres traces dans le sable et je compris que je n’étais pas seule, il y avait quelqu’un qui comme moi cherchait le Chemin et qui devait être alors outre-mer ou très loin. J’ai souri, un peu tard. Mais je retournerai au confluent des deux mers, là où le Soleil me couvre de ses rayons, j’écouterai couler l’eau claire et j’en ferai provision, car sur la route je ne serai pas seule. J’ai entendu des pas silencieux dans le sable. J’ai compris le sens et la direction, retenu l’essentiel ; oui, j’aime la chaleur du Soleil.
IQBEL RUMI
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«Je sais bien qu’on ne peut guère concevoir un roman sans homme, puisqu’il y en
a dans le monde. Ce qu’il faudrait, c’est le mettre à sa place, ne pas le faire
le centre de tout, être assez humble pour s’apercevoir qu’une montagne existe
non seulement comme hauteur et largeur mais comme poids, effluves, gestes,
puissance d’envoûtement, paroles, sympathie. Un fleuve est un personnage, avec
ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim
d’aventures. Les rivières, les sources sont des personnages: elles aiment, elles
trompent, elles mentent, elles trahissent, elles sont belles, elles s’habillent
de joncs et de mousses. Les forêts respirent. Les champs, les landes, les
collines, les plages, les océans, les vallées dans les montagnes, les cimes
éperdues frappées d’éclairs et les orgueilleuses murailles de roches sur
lesquelles le vent des hauteurs vient s’éventrer depuis les premiers âges du
monde: tout ça n’est pas un simple spectacle pour nos yeux. C’est une société
d’êtres vivants. Nous ne connaissons que l’anatomie de ces belles choses
vivantes, aussi humaines que nous, et si les mystères nous limitent de toutes
parts c’est que nous n’avons jamais tenu compte des psychologies telluriques,
végétales, fluviales et marines.
Cet apaisement qui nous vient dans l’amitié d’une montagne, cet appétit pour les
forêts, cette ivresse qui nous balance, regard éteint et pensée morte, parce que
nous avons senti l’odeur des bardanes humides, des champignons, des écorces,
cette joie d’entrer dans l’herbe jusqu’au ventre, ce ne sont pas des créations
de nos sens, ça existe autour de nous et ça dirige plus nos gestes que ce que
nous croyons.»
Jean Giono, «Le chant du monde», extraits publiés dans la revue «Marginales»
numéro 5