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TOUT LE MONDE DESCEND

TOUT LE MONDE DESCEND
PAR
CHOKRI

 

La coalition démocratique  , si les mots avaient un juste prix , avec le mot »démocratique » cette  stérile coalition se serait ruinée ;  après des années de collaboration active et milicienne avec Ben Ali ,  et l’appareil répressif de la dictature , elle  vient pour la millième fois nous faire part de son désespoir de voir que les différents pouvoirs post coloniaux qui ont successivement asservis et pillés  la Tunisie ,  n'ont aucune disposition à avancer dans le sens de la démocratisation de la Tunisie .

La belle affaire, on ne s’en est pas aperçu tout seuls, si la dictature prend les tunisiens pour des mineurs, eux ils les prennent pour des cons.

Pourtant la plus part des démocrates tunisiens  avaient de tout temps tenu ce discours à leur icône HERMEL.

Qui pour un vieux cacique de la joute politicienne tunisienne , n’est vraiment pas brillant du tout , après avoir,et  dés ses brillants débuts de prébendier ,  trahit les aspirations à la démocratie du peuple tunisien , et même la confiance prétorienne , de ses pauvres compagnons de route ,complètement aveuglés par les discours lénifiants de la lutte des classes , de la dictature du prolétariat  et de la révolution culturelle ,révolution structurelle plutôt ,  qui puise  démagogique ment ses inspirations dans les  goulags sibériens et maoïstes , plutôt que de l’histoire sociale culturelle et politique tunisienne, et  ou arabo-musulmane. Aujour’hui, cette coalition des copains et des coquins  mord la main qui la nourrit et qui lui a depuis toujours garantie la pitance et le pâté. Cette gauche là  est la faillite morale de tout discours solidariste, de toute forme de libération .Pauvre Jaurès, pauvre Gramsci.

Mordre la main qui nourrit est en soi un acte  pénible , mais  chialer son désespoir de la dictature tunisienne c’est de la haine de soi pour cette coalition  des confluences.Aussi bizarre, que cela puisse paraître ,  cette main laisse faire , et se sert du verbiage hypocrite et pernicieux ,  de cette vieille officine   insignifiante pour faire  d‘une pierre 2 coup :

- faire la démonstration à l’opinion publique tunisienne,  et la démoraliser un peu plus bien sûr ,  que ces opposants du prêchi-prêcha ne sont que des girouettes , tout au plus des mythomanes perfides et scélérats , et qui sont la vraie plaie du pays, et ses pesanteurs schématisées

- et de l’autre côté faire la démonstration à  l ‘opinion internationale qu’il y a bel et bien en Tunisie une opposition qui s’exprime , une opposition ramenée à l’échelle du grabataire Harmel et de cette coalition de la honte , les quelques autres politiciens de la gamelle ,  les nommer dans cet article , c'est vraiment leur faire trop d'honneur , et la liste est longue , pour plus ample renseignements s'adresser à Charfi , Chamarri , Tlili et compagnie,, une opposition ramenée à l'échéancier de ces traîtres ,  c’est à dire à rien du tout , ne sert même pas de poil à gratter la dictature et ses places fortes,  l’essentiel , pour les stratèges RECEDISTES ,  c’est que ces hommes de paille , jouent  le jeu.

Dis moi qui t’as fait roi et je te dirais qui tu es , et cela résume d’une façon clair le mandat de député de Harmel , comme auparavant celui de CHamari , chArfi et tous les autres arrivistes de cette classe politique qui ne représente que ses chimères ,et qui récolte le mépris total du monstre de Carthage , et le dégoût actif du peuple tunisien , dire que  ces traîtres là sont les premiers à lui reprocher son attentisme ,  et son indifférence devant leurs discours de la vanité ,et de la roublardise ;  oui mais , et le peuple tunisien est majeur ,et sait faire la part des choses ,  dans le sérail politicien tunisien , la dictature ou ces opposants de pacotille débitent le même discours , ont les mêmes stigmates , traînent les mêmes casseroles ,  et de par leur vrai poids et leur légitimité,  sont aussi illégitimes les uns que les autres .

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La production économique, sociale, culturelle, bref citoyenne,  a besoin d’informations et de motivations. L’information est celle du politique ou du législateur sur ce qu’il doit faire pour satisfaire au mieux des besoins ou désirs. Transmettre aux divers agents responsables ,  de ces différents domaines ,  les informations nécessaires sur les désirs et possibilités des autres est traditionnellement considéré par les penseurs ,comme le problème majeur qu’un système politique démocratique digne de ce nom doit résoudre , mais que dans le fond ,tout est de l’ordre de l’économique , et qu’une société , comme la société tunisienne qui , il faut le reconnaître , régresse dramatiquement dans tous ces domaines  sous les serres de la dictature , ne peut être qu’une société où , la spéculation , les détournements et l’arbitraire règnent en maître , d’où l’urgence  de la réforme et du changement  possibles dans la seule projection d’une période de transition  , où les acteurs  de la société civiles  et des appareils politiques devront  définir  une bonne fois pour toute  les besoins et les solutions à apporter aux nombreux maux dont souffre le pays. Les marchés libres, régis à distance par un système politique démocratique, avec leurs prix, la planification avec ses transferts administratifs d’information apportent des solutions qui, dans l’ensemble, sont impressionnantes. Si les instances internationales obligent la dictature tunisienne à cela, les moyens de pression ne  leurs manquent pas, à ce jour, à cette heure n  c’est sa mort garantie, et la possibilité donnée aux tunisiens de sortir du marasme  matériel et humain où ils sombrent. Car  si la motivation existe ou est développée, des agents peuvent vouloir se transmettre volontairement des informations économiques dans la transparence , et sous la surveillance d’un pouvoir politique, pouvoir , son idéologie importe peu à partir du moment qu’il est tenu à l’alternative ,  qui doit en toute circonstance rendre compte  devant le parlement du peuple souverain de toutes les actions de sa législature,pour exemple vivant ,  nous avons ces jours  -ci un aperçu grandeur nature,  de ce pouvoir démocratique, dans l’affaire du CPE (contrat première embauche) en France. Car la pratique de la transparence et de l’information améliore le calcul, diminue les inconvénients de l’illégalité et de l’illicite dans toute société, et donc son imperfection et ses manques. La désinformation politicienne  qui incite à l’indifférence perd une grande partie de son efficacité, si l’information est donnée et transmise civiquement. La transparence, à ce niveau,  limite aussi les ravages du mensonge, car la motivation du secret  et la tentation de l’opacité perd de son importance.

La société tunisienne d’aujourd’hui  a d’autres possibilités d’avenir, que la globalisation et la société de castes à fondement régionalistes ou  théocratiques dans lesquelles les spéculateurs  et les népotiques de toutes sortes  dominent le trou peau des profanes tunisiens. Mais il faut pouvoir étudier l’autogestion, l’écologie, les autonomies, les décentralisations et les démocratisa­tions à tous les niveaux de nos échelles sociales, pour ne laisser aucune ouverture à l’imposture et à l’usurpation.

Pour préférer quelque chose il faut le connaître et, pour pouvoir le réaliser il faut, de plus, savoir que c’est possible. Aussi, la large diffusion de la connaissance de possibilités de transformations sociales est nécessaire pour que ces possibilités soient comprises et effectuées par le maximum de personnes. Car dans le champ des réformes sociales,contrairement  aux réalités des dictatures et des dogmes ,  les personnes sont tout à la fois acteurs et auteurs, le succès requérant que le progrès soit perçu (la fin est immanente aux moyens en ces matières).

 L’argument clef des conservatismes de toutes les factions au pouvoir, ou même dans certaines franges de l’opposition rétrograde,  est devenu que seul ce qui existe est possible. Cela prouve une pauvreté d’imagination et de connaissance et une inaptitude à penser logiquement. Le seul critère « mérite d’exister » n’est pas le critère de qualité d’une société. La recherche des inexistants possibles, la quête des ailleurs réalisables, l’analyse des utopies réalistes est nécessairement la plus scientifique des activités. Pour savoir ce qui, parmi l’inobservé, est possible ou ne l’est pas, il faut avoir une connaissance en profondeur de la nature et de la structure du monde.

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