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Depuis qu’Israël est mis sous observation du dit Département, l’intensité de la traite des blanches aurait quelque peu faibli selon des estimations établies par le gouvernement israélien.
Celui-ci a inscrit dans la législation la possibilité d’obtention d’un visa de réhabilitation d’une année pour les prostituées ce qui permet à Israël d’être classé au niveau 2 des pays qui
tentent de contrecarrer la traite des blanches par l’adoption de dispositifs législatifs au lieu du grade 3 d’indifférence législative dans lequel il était rangé. Cette classification est
importante car les US(a) étant un pays où la bureaucratie est toute puissante, un niveau 3 implique des sanctions économiques et un traitement cosmétologique de cette indignité convient
parfaitement à l’hypocrisie moderne occidentale qui prévaut comme norme de la vertu et de la moralité.
Aucune mesure n’a été donnée de l’efficacité d’une telle procédure. L’assujettissement des femmes étrangères à leur propriétaire est total et leur recours à une démarche bureaucratique plus
qu’improbable. Grand importateur de prostituées, Israël se distingue désormais en devenant un exportateur important de chair humaine en particulier vers l’Irlande et le Royaume-Uni.
Selon l’organisation Task Force of Human Trafficking, 10% des travailleuses du sexe sont des mineures.
Ce commerce très lucratif, à l’arrivée une femme est payée entre 50 000 et 100 000 $, est entre les mains à hauteur de 20% de la mafia russe et pour le reste d’Israéliens bon teint.
Il alimente les caisses de l’ État sous forme de taxes payées par les différents services qui participent au trafic de près ou de loin, depuis les taxis qui assurent les transport jusqu’aux
prestataires de services dans les bordels sans compter le bakchich empoché par les officiers de police sans l ‘intéressement desquels le trafic ne pourrait se réaliser.
Aucun chiffre n’est disponible pour l’estimation réelle des travailleurs esclaves en Israël utilisés dans le bâtiment, l’agriculture et l ‘emploi domestique.
Cette nouvelle forme d’exploitation des migrants de pays ‘sous-développés’ et de pays du bloc de l’ex-URSS est liée à un visa accordé grâce à un contrat de travail où est explicité l’employeur.
Dès leur arrivée, les migrants se voient confisqués leur passeport et leur téléphone. Ils sont souvent parqués dans des constructions qui leur sont affectées. Cette pratique est aussi largement
usitée dans les pays du Golfe et en Arabie dite séoudienne.
La rupture du contrat de travail signifie pour le migrant déportation immédiate. Ce qui donne lieu à des abus de la part des employeurs qui disposent par ailleurs d’un volant important de
chômeurs. Parmi ces esclaves, il est noté un nombre important de ‘suicides’ et de morts violentes inexpliquées.
Il est aisé de comprendre comment l’économie israélienne se dispense d’employer les travailleurs palestiniens et ne souffre pas des restrictions de déplacement entre les Territoires et la partie
de la Palestine nommée Israël depuis 1948.
Le CESEDA , le code d’entrée, du séjour des étrangers et du droit d’asile tel qu’introduit par Sarkozy ministre de l’intérieur et candidat dans les raffinements qui lui ont été apportés en 2004-2005, a bien pu trouver son inspiration outre Méditerranée.
par Anaëlle Verzaux
La 17e chambre du Palais de Justice de Paris était comble, ce jeudi 4 septembre. Vers 15 h, a débuté le procès qui opposait la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Salle comble, sauf sur les bancs réservés aux journalistes, où seuls étaient installés des journalistes de Libération, de l’AFP, de Bakchich, ainsi que l’attachée de presse du Crif, le militant proche du Crif et journaliste à France 3 Clément Weill-Raynal, et une journaliste d’un canard franco-israélien. C’est un peu faiblard quand on pense à l’affaire Siné-Val qui a enflammée les médias tout l’été.
L’affaire du jour date du 25 janvier 2003, lorsque, lors du dîner annuel du Crif, son président de l’époque, Roger Cukierman, a prononcé un discours dans lequel il accuse la LCR de faire partie d’un courant plus général, de gauche, peut-être antisémite, au moins antisioniste :
« Parallèlement [ à l’extrême droite ], se développe un courant d’extrême gauche, anti-mondialiste, anti-capitaliste, anti-américain, anti-sioniste. C’est une nouvelle cuisine qui nous mijote de vieux fantasmes dans une sauce à la mode, l’anti-sionisme. Israël, ce pays grand comme deux ou trois départements, serait le nœud des injustices de la planète.
L’anti-sionisme fédère ce courant qui s’étend des partis révolutionnaires tels Lutte Ouvrière et la LCR, à une fraction de l’extrême gauche. La bonne conscience de ce vaste ensemble est assurée par un vernis progressiste qui se prétend anti-raciste. » Et quelques lignes plus bas, Cukierman de dénoncer une « alliance brun-vert-rouge ».
« alliance brun-vert-rouge »
Le 27 janvier de la même année, le discours du Président du Crif est publié sur le site internet du Conseil. A deux reprises, la LCR demande au Crif de l’enlever. Mais rien ne bouge. Pour Alain Krivine, ex-président de la LCR, un procès s’impose donc. La Ligue dépose plainte avec constitution de partie civile pour injures envers un particulier ; contre Charles Musicant, qui dirige le site internet du Crif ; et contre Roger Cukierman. Elle réclame la suppression du texte du discours et un euro symbolique.
« Attaquer en justice n’est pourtant pas dans mes habitudes », affirme-t-il. « En cinquante ans de militantisme, ce n’est que la deuxième fois que je me retrouve à la barre ». Mais là, c’était impossible de laisser passer une accusation aussi grave, l’appartenance de la LCR à cette supposée « alliance brun-vert-rouge ». Pour la LCR, cela signifie que, selon le Crif, les Verts (les écologistes), et les rouges (les révolutionnaires) feraient alliance avec les bruns, c’est-à-dire les nazis.
L’accusation est, pour Alain Krivine – représentant de la LCR au procès –, totalement infondée. « La priorité de la LCR a toujours été la lutte contre le fascisme, l’antisémitisme, et le racisme. C’est la base de notre combat, » rappelle-t-il.
Et, quand on sait que la LCR a longtemps été vue, par la majeure partie de l’opinion publique, comme « un mouvement judéo-bolchévique » (Alain Krivine est Juif, Daniel Bensaïd est Juif…), l’accusation peut surprendre.
Krivine et son avocat, Maître Antoine Comte, dénoncent la façon dont le Crif « terrorise les opposants à la politique du gouvernement israélien ». Ils sont appuyés par trois témoins charismatiques. D’abord, entre le témoin Stéphane Hessel, fils d’un juif allemand « mort à cause des antisémites pendant la deuxième Guerre Mondiale », qui, longtemps, a travaillé aux Nations-Unies. Puis, c’est au tour de Gilles Lemaire, secrétaire national des verts en 2003, de venir témoigner. Lemaire était présent, comme de nombreux autres politiques, au fameux dîner du Crif. Auquel il avait d’ailleurs coupé court suite aux propos cinglants de Cukierman. Enfin, c’est au tour de Rony Brauman, ex-président de Médecin sans frontières (MSF), de répondre aux avocats de la partie adverse.
La France « Judéophobe », par François Léotard
Le Crif, lui, n’a qu’un témoin, François Léotard. Pour justifier la déclaration, injurieuse ( ?) ou diffamatoire ( ?) de l’ex président du Crif, Léotard revient, à l’image de l’avocat de Cukierman, Thierry Lévy, sur l’importance du contexte. Il met ainsi l’accent sur l’affaire Illan Halimi, sur les « Mort au Juifs » vus et entendus dans certaines manifestations auxquelles l’ « extrême gauche » participait, sur la médiatisation de Tarik Ramadan, et les accointances de Dieudonné à la fois avec l’extrême gauche et l’extrême droite. Puis, il ose affirmer que « ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est de la judéophobie ». Ajoutant : « Les Juifs ont été persécutés car ils n’avaient pas d’Etat. Aujourd’hui, ils le sont parce qu’ils ont un Etat. » Et de finir sur une phrase régulièrement formulée par les défenseurs du Crif tout au long de la scéance : « L’antisionisme deviendra le combustible de l’antisémitisme ».
Si on a bien tout compris, pour le Crif et ses défenseurs, critiquer la politique de l’actuel gouvernement israélien revient à être anti-sioniste et par la même quasi antisémite.
Le Tribunal a prévu de rendre sa décision le 9 octobre.
Lire le discours de Roger Cukierman , du 25 janvier 2003.