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C'est ainsi que les officiels américains doivent être reçus!!!
Rim al-Khatib

 
Qu'est allée faire michele Sasson, la chargée d'affaires américaine à Nabatiyeh, ville de la résistance au sud du Liban ?
Elle s'est imaginée qu'elle allait être reçue avec des fleurs, peut-être ? Elle qui a l'habitude de recevoir les courbettes de Geagea, de Jumblatt, Sanioura et les autres gens du pouvoir au Liban, elle s'est imaginée pouvoir aller où bon lui semble, même au sud, le pays de la résistance.
Elle s'imaginait qu'elle allait être applaudie, comme l'ont habituée les gens du pouvoir, mais elle a été huée et les pierres se sont déversées sur sa voiture.
Elle s'imaginait représenter "la civilisation" au pays de la "barbarie", mais la population de la résistance lui a fait comprendre qu'elle représente la barbarie au pays de la vraie civilisation, celle qui accorde à la dignité humaine toute sa valeur.
Comment a-t-elle pu oser penser autrement ? Penser qu'elle pouvait être accueillie dans ce haut lieu de la résistance qu'est la ville de Nabatiyeh, qui a subi massacres après massacres, lors de l'occupation israélienne du sud, entre 1978 et 2000 ??
 
L'arrogance des officiels américains les empêche comprendre qu'ils ne sont pas les bienvenus dans certaines régions, là où le peuple s'est battu pour son indépendance et sa liberté.
 
La population du sud connaît les Américains et les Etats-Unis par les bombes livrées à Israël, au cours de l'agression de juillet 2006, bombes qui continuent à tuer les citoyens paisibles, dans leurs champs minés, par les visites de Rice au cours de cette même agression, réclamant une guerre encore plus meurtrière pour donner naissance au "nouveau moyen-orient", par les déclarations provocatrices de David Welsh sur "l'été chaud" promis pour l'été 2008 qui signifie un été où Israël et les Etats-Unis déclencheraient une guerre par partis libanais interposés, ou directement, contre la résistance.
 
Les Etats-Unis, pour la population du sud-Liban, c'est le pays de la terreur qui a envahi l'Irak, le pays qui participe activement à la mort des Palestiniens, en Cisjordanie et Gaza, le pays de la prison de Guatanamo, le pays qui refuse systématiquement toute justice pour le peuple palestinien et toute dénonciation des actes terroristes israéliens. Comment la représentante de ces Etats-Unis peut-elle venir tranquillement passer une journée au pays de la résistance, alors que le souvenir des martyrs tombés, en juillet 2006, et même lors des massacres précédents est toujours vivant ?
 
 
Malgré tout ce qu'elle peut représenter pour la population du sud, Michele Sasson a voulu rendre visite à l'ancien président de l'union des commerçants à Nabatiyeh, qui l'avait invitée à déjeuner. Mais le convoi américain de la chargée d'affaires n'a pu poursuivre. La population de Nabatiyeh et des villages avoisinants s'est rendue, en colère, jusqu'à la maison où elle se trouvait et a commencé à lancer des pierres, à crier des slogans hostiles aux Etats-Unis : "Mort aux Etats-Unis, mort à Israël", et à réclamer son départ immédiat, "dans les cinq minutes, pas plus".
Les forces de la sécurité intérieure l'ont vite remise dans sa voiture et l'ont placée sur le chemin du retour à Beirut, sans lui permettre de poursuivre sa prétendue "tournée à Nabatiyeh".
 
Suite à cette visite-éclair ratée, les responsables politiques de la ville de Nabatiyeh ont dénoncé l'invitation adressée par le dénommé Bitar (affilié à un parti du pouvoir) à la chargée d'affaires, déclarant que la présence de toute personne officielle américaine à Nabatiyeh est une provocation contre la population, qui a souffert et souffre encore de l'intervention américaine et du soutien américain à Israël et affirmant que la population de la région se tient aux côtés de la résistance, de la dignité et de la souveraineté.
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Des organisations humanitaires mettent en garde contre la pénurie alimentaire dans la bande de Gaza

 

Trois agences des Nations-Unies ont souligné le fait que les mesures administratives et militaires israéliennes, l’augmentation des prix des produits alimentaires, ainsi que la chute des revenus et le chômage croissant obligent les Palestiniens, et notamment dans la bande assiégée de Gaza, de se nourrir de produits alimentaires de faible qualité et quantité.

Selon le document publié par l’UNRWA, la FAO et le programme alimentaire mondial, la capacité d’achat des Palestiniens a diminué à son niveau le plus bas, cette année, qui a été celle du siège contre tous les aspects de la vie.

Le rapport a mis en garde, disant que le secteur agricole est sur le point de s’effondrer, « à cause des entraves à l’importation, de la pénurie des engrais et autres produits nécessaires. »

 

La porte-parole des Nations-Unies, Michele Montas déclare : « 70% des salaires quotidiens des ouvriers sont dépensés en nourriture », au moment où le taux de pauvreté parmi les Palestiniens a atteint 80%.

Elle a souligné que « l’augmentation des prix qui s’ajoute à la restriction de l’économie locale et les conséquences des mesures militaires israéliennes ont conduit à ce que les Palestiniens dépendent plus des aides, tout comme l’augmentation des prix de la nourriture et des carburants ont accru les coûts supportés par les agences mondiales de secours pou faire parvenir les aides en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. »

 

De son côté, le comité populaire pour affronter le siège indique que les habitants de la bande de Gaza, qui sont un million et demi de personnes, vivent actuellement avec deux dollars par jour. Il rappelle que la moyenne de revenu individuel annuel du citoyen palestinien à Gaza ne dépasse pas les 650 dollars, que plus de 70% de la population de Gaza souffre du chômage, que 80% vivent sous le seuil de pauvreté à cause du siège imposé par les autorités israéliennes.

Un million et 100.000 Palestiniens vivent uniquement de l’aide apportée par l’UNRWA , la FAO et autres organisations humanitaires arabes et islamiques.

La « campagne européenne pour la levée du siège contre Gaza » avait mis en garde contre les catastrophes répétées dans la bande de Gaza du fait du maintien du siège qui entame sa troisième année, soulignant que la charte principale de la cour pénale internationale désigne par génocide « tout comportement visant à imposer des conditions de vie à un groupe de gens conduisant à la destruction totalement ou partiellement de leur vie », et l’article 8 du traité principal incluse dans les crimes de guerre « le fait d’affamer la population, ou le comportement intentionnel pour empêcher les aides de lui parvenir ».

 

Campagne européenne pour la levée du siège contre Gaza

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Une Livni impuissante menace d'expulser les Palestiniens de 48
Rim al-Khatib
23 juin 2008
 
La crise qui secoue les institutions sionistes est une occasion pour les autorités de l'occupation de lancer leurs menaces, en vue de préserver ce qui leur reste, croyant que les Palestiniens vont trembler rien qu'en les écoutant, ou qu'ils vont "se calmer", le temps de régler les crises profondes que vit l'Etat colonial.
 
La dirigeante sioniste Livni (ministre des affaires étrangères) s'est particulièrement adressée dans son discours, lors d'une rencontre avec des chercheurs, aux Palestiniens de 48 (les Palestiniens qui vivent dans la partie de la Palestine occupée en 1948) leur demandant implicitement de partir s'ils ne veulent pas vivre dans un "Etat juif et pour les Juifs" s'imaginant que l'Etat d'Israël a de longs jours devant lui, qu'il peut encore dicter ses volontés à une population qui a surmonté la peur et affirme sa détermination de se battre contre l'injustice historique et actuelle.
 
Livni et les autres dirigeants israéliens ne peuvent encore comprendre que les Palestiniens de 48 sont dans un mouvement de mobilisation permanente et ascendante contre toute atteinte à leur dignité et à leurs droits, en tant que Palestiniens.
 
Quelques jours auparavant, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés à Shefa 'Amr, ville de Galilée, là où il y a presque trois ans (août 2005), un colon soldat a commis un massacre dans un car allant de Akka à Shefa 'Amr. A cette époque, les Palestiniens survivants du car et d'autres de la ville avaient immobilisé l'assassin israélien et l'avaient tué.
Depuis, les autorités sionistes veulent se venger pour le colon assassin. Ils ont arrêté plusieurs Palestiniens de la ville, les ont détenus avant de les mettre en résidence surveillée. De nouveau, elles reviennent à l'affaire et ont l'intention de traduire en "justice" plusieurs de ces Palestiniens. C'est cette décision qui a déclenché le rassemblement populaire où toutes les forces politiques représentant les Palestiniens de 48 se sont jointes pour dénoncer cette nouvelle provocation, affirmant s'opposer à toute mesure israélienne dans ce sens.
Depuis l'expulsion de fait du dr. Azmi Bishara, leader national palestinien, il y a plus d'un an, les Palestiniens de 48 et leurs représentants politiques et institutionnels mènent une bataille courageuse contre les autorités sionistes, dans l'unité, pour défendre leurs acquis, défendre leurs droits de vivre dans leur patrie, en tant que Palestiniens, revendiquent le droit au retour des réfugiés, leurs frères, afin de ne plus être considérés comme une minorité dans leur propre pays.
 
C'est à cette partie du peuple palestinien que Livni prétend donner des ordres, leur demandant de reconnaître le caractère juif de l'Etat où ils vivent, alors que pour la majorité d'entre eux, ils ne vivent pas dans l'Etat, mais sur leur terre et dans leur patrie, la Palestine.
A Livni et aux autres israéliens de se débrouiller avec cette contradiction suscitée par le mouvement sioniste.
 
Pour les Palestiniens de 48, la question est claire ! Ils vivent sur leur terre, la Palestine, dans la partie occupée en 1948 que certains nomment Israël.

 


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