Des organisations humanitaires mettent en garde contre la pénurie
alimentaire dans la bande de Gaza
Trois agences des Nations-Unies ont souligné le fait que les mesures administratives et
militaires israéliennes, l’augmentation des prix des produits alimentaires, ainsi que la chute des revenus et le chômage croissant obligent les Palestiniens, et notamment dans la bande
assiégée de Gaza, de se nourrir de produits alimentaires de faible qualité et quantité.
Selon le document publié par l’UNRWA, la FAO et le programme alimentaire mondial, la capacité
d’achat des Palestiniens a diminué à son niveau le plus bas, cette année, qui a été celle du siège contre tous les aspects de la vie.
Le rapport a mis en garde, disant que le secteur agricole est sur le point de s’effondrer,
« à cause des entraves à l’importation, de la pénurie des engrais et autres produits nécessaires. »
La porte-parole des Nations-Unies, Michele Montas déclare : « 70% des salaires
quotidiens des ouvriers sont dépensés en nourriture », au moment où le taux de pauvreté parmi les Palestiniens a atteint 80%.
Elle a souligné que « l’augmentation des prix qui s’ajoute à la restriction de l’économie
locale et les conséquences des mesures militaires israéliennes ont conduit à ce que les Palestiniens dépendent plus des aides, tout comme l’augmentation des prix de la nourriture et des
carburants ont accru les coûts supportés par les agences mondiales de secours pou faire parvenir les aides en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. »
De son côté, le comité populaire pour affronter le siège indique que les habitants de la bande de
Gaza, qui sont un million et demi de personnes, vivent actuellement avec deux dollars par jour. Il rappelle que la moyenne de revenu individuel annuel du citoyen palestinien à Gaza ne
dépasse pas les 650 dollars, que plus de 70% de la population de Gaza souffre du chômage, que 80% vivent sous le seuil de pauvreté à cause du siège imposé par les autorités
israéliennes.
Un million et 100.000 Palestiniens vivent uniquement de l’aide apportée par l’UNRWA , la FAO et
autres organisations humanitaires arabes et islamiques.
La « campagne européenne pour la levée du siège contre Gaza » avait mis en garde contre
les catastrophes répétées dans la bande de Gaza du fait du maintien du siège qui entame sa troisième année, soulignant que la charte principale de la cour pénale internationale désigne par
génocide « tout comportement visant à imposer des conditions de vie à un groupe de gens conduisant à la destruction totalement ou partiellement de leur vie », et l’article 8 du
traité principal incluse dans les crimes de guerre « le fait d’affamer la population, ou le comportement intentionnel pour empêcher les aides de lui parvenir ».
Campagne européenne pour la levée du siège contre Gaza
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Une Livni impuissante menace d'expulser les Palestiniens de 48
Rim al-Khatib
23 juin 2008
La crise qui secoue les institutions sionistes est une occasion pour les autorités de l'occupation de lancer leurs
menaces, en vue de préserver ce qui leur reste, croyant que les Palestiniens vont trembler rien qu'en les écoutant, ou qu'ils vont "se calmer", le temps de régler les crises profondes que
vit l'Etat colonial.
La dirigeante sioniste Livni (ministre des affaires étrangères) s'est particulièrement adressée dans son discours, lors d'une
rencontre avec des chercheurs, aux Palestiniens de 48 (les Palestiniens qui vivent dans la partie de la Palestine occupée en 1948) leur demandant implicitement de partir s'ils ne
veulent pas vivre dans un "Etat juif et pour les Juifs" s'imaginant que l'Etat d'Israël a de longs jours devant lui, qu'il peut encore dicter ses volontés à une population qui a surmonté la
peur et affirme sa détermination de se battre contre l'injustice historique et actuelle.
Livni et les autres dirigeants israéliens ne peuvent encore comprendre que les Palestiniens de 48 sont dans un
mouvement de mobilisation permanente et ascendante contre toute atteinte à leur dignité et à leurs droits, en tant que Palestiniens.
Quelques jours auparavant, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés à Shefa 'Amr, ville de Galilée, là où il y a presque
trois ans (août 2005), un colon soldat a commis un massacre dans un car allant de Akka à Shefa 'Amr. A cette époque, les Palestiniens survivants du car et d'autres de la ville avaient
immobilisé l'assassin israélien et l'avaient tué.
Depuis, les autorités sionistes veulent se venger pour le colon assassin. Ils ont arrêté plusieurs Palestiniens de la
ville, les ont détenus avant de les mettre en résidence surveillée. De nouveau, elles reviennent à l'affaire et ont l'intention de traduire en "justice" plusieurs de ces Palestiniens. C'est
cette décision qui a déclenché le rassemblement populaire où toutes les forces politiques représentant les Palestiniens de 48 se sont jointes pour dénoncer cette nouvelle provocation,
affirmant s'opposer à toute mesure israélienne dans ce sens.
Depuis l'expulsion de fait du dr. Azmi Bishara, leader national palestinien, il y a plus d'un an, les Palestiniens de 48 et
leurs représentants politiques et institutionnels mènent une bataille courageuse contre les autorités sionistes, dans l'unité, pour défendre leurs acquis, défendre leurs droits de vivre
dans leur patrie, en tant que Palestiniens, revendiquent le droit au retour des réfugiés, leurs frères, afin de ne plus être considérés comme une minorité dans leur propre
pays.
C'est à cette partie du peuple palestinien que Livni prétend donner des ordres, leur demandant de reconnaître le caractère juif
de l'Etat où ils vivent, alors que pour la majorité d'entre eux, ils ne vivent pas dans l'Etat, mais sur leur terre et dans leur patrie, la Palestine.
A Livni et aux autres israéliens de se débrouiller avec cette contradiction suscitée par le mouvement sioniste.
Pour les Palestiniens de 48, la question est claire ! Ils vivent sur leur terre, la Palestine, dans la partie occupée en 1948
que certains nomment Israël.