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La Banque Centrale de Tunisie a relevé son taux de réserves obligatoires à hauteur de 7,5% de manière à contenir l'inflation. La hausse de 0,25 point est
la deuxième augmentation en l'espace de quelques mois, suite à la hausse de 3,5 à 5% du mois de novembre 2007. Le taux de base reste néanmoins inchangé à 5,25%.
En théorie, la hausse des réserves obligatoires vise à réduire l'excès de liquidités dans les banques, et donc à enrayer l'inflation. Néanmoins, en pratique, cette mesure
anti-inflationniste s'avère moins efficace que l'ajustement des taux d'intérêt. En effet, les réserves obligatoires touchent seulement les dépôts bancaires. Par ailleurs, la
surliquidité n'est pas seule à l'origine des pressions inflationnistes auxquelles la Tunisie est confrontée. L'indice des prix à la consommation affiche une baisse mensuelle de 0,7% au
mois de mai pour s'établir à 5,3%, essentiellement en raison de la désinflation observée dans le secteur alimentaire et des transports, qui ont enregistré une baisse de 1% et 1,7%
respectivement par rapport au mois d'avril. Les principaux moteurs de l'inflation sont les produits alimentaires, qui sont en hausse de 7,1% actuellement, et les transports, qui sont en
hausse de 5,1%.
Le gouvernement table sur un taux d'inflation annuel de 5% en moyenne pour l'année 2008, deux points au-dessus des prévisions initiales de 3%. Selon la doctrine monétaire orthodoxe, la
banque centrale devrait augmenter son taux directeur. Néanmoins, étant donné que le dinar n'est pas totalement convertible, le gouvernement préfère maintenir une monnaie légèrement
dévaluée par rapport à ses partenaires commerciaux de la zone euro de manière à stimuler la croissance de ses exportations. En effet, le dinar s'est déprécié de 1,9% par rapport à
l'euro au cours de l'année écoulée (mai 2007-mai 2008). Cette situation se rajoute aux pressions déjà considérables découlant de l'instauration d'une zone de libre-échange avec l'UE au
mois de janvier dernier : un dinar fort pourrait entraîner une détérioration de la balance commerciale de la Tunisie, tandis qu'un dinar faible agit comme un frein non tarifaire aux
importations.
Par conséquent, la banque centrale est susceptible de poursuivre volontairement sa politique monétaire basée sur la non-intervention dans ses taux directeurs, au profit de mesures
indirectes comme la manipulation des réserves obligatoires pour apaiser la pression inflationniste à court terme. Néanmoins, la manipulation des réserves obligatoires n'a pas que des
avantages. En effet, elle affecte principalement les bénéfices des banques nationales (en effet, elle a un effet minime voire inexistant sur les institutions financières
internationales). Augmenter le coefficient des réserves obligatoires réduit le capital des banques, puisque l'argent qui pourrait être utilisé sous forme de prêt bancaire (engendrant un
intérêt) est bloqué. Puis se pose la question de savoir qui assumera le poids de ce manque à gagner - sera t-il reporté sur la clientèle sous forme d'augmentation des taux d'emprunt ?
Ou sera t-il reporté sur les dépositaires sous forme de baisse des bénéfices?
Selon le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la Tunisie publié récemment, le secteur bancaire « reste fragmenté et de taille limitée ». Il reste à savoir quels seront les
répercussions sur le secteur : la croissance élevée en 2007 a permis de renforcer la rentabilité des banques tunisiennes. Les obliger à maintenir des réserves obligatoires élevées
pourrait enrayer toute perspective de surchauffe. Et, alternativement, toute croissance supplémentaire.
A ce jour, le FMI a exprimé son soutien à ce qui'il définit comme la « politique monétaire restrictive » adoptée par la banque centrale de la Tunisie. Maintenir une telle politique de
rigueur pourrait s'avérer salutaire en termes de perspectives de croissance à long terme. Néanmoins, à court terme, la hausse du coût de la vie et du chômage sont responsables du
malaise social qui sévit dans certaines villes du pays. Pour l'heure, toutes les parties concernées espèrent que la décision de la banque centrale permettra de poursuivre la tendance
désinflationniste initiée au mois de mai.
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Increasing Reservations
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The Tunisian Central Bank has raised its minimum reserve requirement (MRR) to 7.5% in an attempt to curb inflation. The 250 basis point increase is the
second in recent months, following a rise in November 2007 from 3.5% to 5%. The benchmark interest rate has been left unchanged at 5.25%.
Raising MRR rates theoretically reduces money supply, and hence inflation. In practice, raising the MRR is a less effective anti-inflationary measure than adjusting interest rates. It
affects only money held in transaction accounts. There is also the added question as to the extent to which excess liquidity is the cause of Tunisia's current inflationary pressures.
The year-on-year consumer price index fell by 0.7% in May to 5.3%, primarily on the back of disinflation in food and transport, which fell by 1% and 1.7% respectively in comparison to
April. The rate of inflation for food currently stands at 7.1%, while transport is at 5.1%.
The government expects the annual inflation figure for 2008 to average out at 5%, two points above earlier estimates of 3%. Orthodox monetary policy would see the central bank raising
benchmark rates in response. However, with the dinar still not freely convertible, it would appear that the government favours maintaining a slightly devalued currency against trading
partners in the euro zone (the dinar has depreciated 1.9% against the euro year-on-year for May), in order to boost export growth. There is also the added pressure to the economy of
entering the EU free trade area in January: a stronger dinar may well lead to a deterioration in Tunisia's balance of trade, while a weaker dinar is a useful non-tariff deterrent to
imports.
As such, the central bank is likely to continue to avoid shaping monetary policy through direct intervention in the benchmark rate, and instead look to indirect measures such as MRR
tweaking to assuage short-term inflationary pressure. However, MRR tweaking has its drawbacks: for one, it affects the profitability of domestic banks more severely than international
banks (indeed, it has relatively little effect at all on international institutions). Increasing MRR reduces the asset base of banks, as money which they could be lending out (and
earning interest on) is locked up in the vault. There is then the question of who will bear the cost of this reduced profitability - will it be passed on to customers in the form of an
increase in high-street borrowing rates? Or will it be passed on to depositors in the form of lower yields?
As the IMF noted in its recent report on Tunisia, the banking sector "remains fragmented and of limited size". It is questionable what effect the latest development will have on the
sector: strong growth in 2007 helped increase the profitability of Tunisia's banks. Forcing them to maintain greater reserves now may check any potential overheating. Alternatively, it
may check further growth.
As it stands, the IMF has voiced support for what it describes as the Tunisian Central Bank's "restrictive monetary policy". Maintaining such a rigorous policy may be beneficial to
Tunisia's long-term growth prospects, however, in the short-term, rising living costs and unemployment are leading to unrest in some parts of the country. For the time being, all
concerned will be hoping that the central bank's latest move continues May's disinflationary trend.
Commentaire :
En vérité quand on étudie vraiment les textes du FMI, les analyses sur la Tunisie démontrent un état de spéculation grandissant, un des plus
élevé du monde, sans parler des fuites de capitaux qui sont devenus une norme dans le paysage économique de la dictature tunisienne. L’endettement de la Tunisie reste un des
plus élevés du monde, et l'avenir du pays est sans aucune exagération des plus sombres. C’est à l'aune de ces réalités qu'il faut se réjouir, en se pinçant le nez, des
investissements et des capitaux provenant du golfe
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Privatisation de 7 entreprises en 2008
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Les opérations de privatisation en cours ou déjà réalisés en Tunisie portent sur sept entreprises industrielles en 2008, a déclaré lundi une
source officielle tunisienne.
Selon l'agence de presse tunisienne (TAP), les entreprises industrielles concernées sont la Société nationale de distribution de pétrole (SNDP), la Société tunisienne des
industries automobiles (STIA), la Société tunisienne des industries pneumatiques (STIP)et la Société tunisienne de forage (CTF).
Il s'agit aussi de la Société cimenterie de Bizerte (SCB), la Société de production et de commercialisation des engrais dont principalement le phosphate granulé (Granuphos) et
la Société tunisienne des engrais chimiques (STEC).
COMMENTAIRE :
Concours pour deviner les noms des heureux propriétaires de ces fleurons
économiques.....
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