Humour (?) : néo-nazis et sionistes
Un groupe de néo-nazis allemand qui s'est donné comme nom «les Nationaux-socialistes pour Israël » a lancé un site internet en soutien à Israël. Ce groupe, dont les membres ne se sont pas fait
connaître publiquement jusqu'à présent, affirme que le droit d'exister d'Israël trouve ses racines dans les principes du Darwinisme social qui avait été adopté avant la deuxième guerre mondiale
par les nazis. Les activistes du groupe affirment avoir tenu leur première réunion à Berlin le mois dernier, les thèmes abordés étaient «solidarité avec Israël, l'antisémitisme, le capitalisme,
l'Islam. »
Sur le site du groupe Néo Nazi allemand on peut lire : « Israël a gagné le droit de vivre au sein des nations après avoir survécu des guerres sans fin », « Israël a aussi le droit d'exister. »,
« Cette nation a aussi une culture… La nation d'Israël est appréciée… », « C'est notre devoir en tant que Néo Nazis de défendre cette réussite suprême. Pas simplement pour le peuple allemand et
la sphère culturelle européenne mais aussi spécialement pour Israël. »
En tant que « Nazis Pour Israël », ils critiquent le NPD l’accusant de regrouper « des lâches et des réactionnaires ».
Les «Nazis Pour Israêl» revendiquent clairement leur combat contre l'antisémitisme en affirmant sur leur site web dans un manifeste : « montrez nous une preuve qu'il y a un complot juif pour
dominer le monde ». Le groupe mène également d'autres campagnes publiques utilisant des autocollants pour faire passer leurs messages. Ainsi l'un des autocollants représente une photo de
Reinhard Heydrich, l’Obergruppenfürher SS qui a présidé la Conférence de Wansee au cours de laquelle la solution finale a été planifiée. Sous la photo d'Heydrich on peut lire : « En tant que
nazi je suis Sioniste ».
Un autre autocollant montre une photo des soldats de l'armée israélienne lors de la deuxième guerre du Liban en été 2006, avec en entête : « 2 000 ans de combat pour survivre – respect à ceux
qui le méritent ».
Concernant l'Holocauste, le groupe affirme que « nous devons considérer ce qui est appelé «l'Holocauste » dans le contexte d'actes d'auto défense par des nations menacées », mais ajoute : « il
n'y a pas de justification à cela. A la place, les nazis auraient du soutenir la cause Sioniste. »
haaretzdaily.com du 04/06/08
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Tata Bertrand en Israël
Accompagné notamment du président du CRIF Richard Prasquier et du président de l’UEJF, Raphaël Haddad, Bertrand Delanoë s’est rendu en Israël le 31 mai dernier.
Interrogé par Actualité juive, le maire de Paris explique que le « soixantième anniversaire de l’Etat d’Israël était le moment de donner de la force à notre relation. »
Ayant rencontré le président israélien, « son ami Shimon » et le maire de Jérusalem, Bertrand Delanoë reconnaît avoir « un profond attachement à l’égard de la ville sainte de Jérusalem : «
Tel-Aviv plait pour sa créativité, son mouvement, sa diversité mais Jérusalem est pour moi associée à un sentiment d’histoire. Cette ville possède une beauté un peu austère qui est très
touchante et l’on passe ici d’un lieu de spiritualité à un autre sans presque s’en rendre compte. »
De son côté, Richard Prasquier a rappelé que « c’était un gouvernement socialiste qui était au pouvoir en France en 1947 lorsque le pays a voté en faveur de la création d’un Etat juif. L’amitié
du Parti socialiste à l’égard d’Israël est donc une tradition ancienne à laquelle Bertrand Delanoë adhère totalement ».
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Des juifs ont été sauvés par la Mosquée de Paris
L'association 'Les Bâtisseuses de paix' veut rappeler les faits
L'association "Les Bâtisseuses de paix", qui réunit des femmes "qui veulent construire une solidarité entre femmes arabo-musulmanes et juives", veut faire apposer une plaque sur la façade de la
Mosquée de Paris pour rappeler que des enfants et des adultes juifs ont été sauvés par les dirigeants de ce lieu de culte durant la Seconde guerre mondiale.
Mosquée de Paris
Mosquée de Paris
"Les Bâtisseuses de paix ont pour but de bloquer le transfert du conflit du Moyen-Orient en France", nous a déclaré la présidente de l'association, également journaliste et écrivaine, Annie-Paule
Derczansky.
"Il s'agit de limiter les identités de substitution et de faire renouer un dialogue sur des bases de cultures et traditions communes. Nous tentons de trouver tout ce qui nous rapproche", a-t-elle
ajouté, expliquant qu'"en psychanalyse, lorsqu'une personne a vécu des destructions personnelles on tente de s'appuyer sur un élément positif de son passé pour lui permettre de reconstruire son
avenir."
Revenant sur la volonté des Bâtisseuses de paix d'apposer une plaque sur la façade de la Mosquée de Paris pour commémorer le sauvetage de centaines de juifs par les musulmans et en particulier par
les autorités régissant la mosquée au moment de la Seconde guerre mondiale, la présidente de l'association a souligné le fait que les membres de cette dernière ont "cherché en France un élément
positif qui avait dans le passé rapproché juifs et musulmans pour dépasser les rancœurs de 'l'exclusion sociale' pour les uns, et de la peur de l'autre pour d'autres et aussi les traumatismes de la
décolonisation."
"Le président algérien est le seul qui peut débloquer ce dossier car le peu de traces écrites serait entre les mains des autorités algériennes, à Alger. Seul M. Bouteflika a le pouvoir de faire
aboutir ce projet. Il en serait d'autant plus une personnalité honorée du Maghreb", a par ailleurs rappelé Mme Derczansky. L'association des Bâtisseuses de paix a lancé un "Appel à Monsieur le
président Abdelaziz Bouteflika pour pouvoir apposer une plaque à l'entrée de la Grande Mosquée de Paris qui rappelle la mémoire des enfants et adultes qui ont été sauvés en ces lieux."
"J'ai rencontré Dalil Boubakeur il y a 3 ans", nous a raconté Annie-Paule Derczansky. "C'est lui qui m'a remis la lettre que je viens de faire authentifier par les Affaires étrangeres. Je lui ai
parlé la semaine dernière, et je peux dire que je ne sens pas un enthousiasme délirant qui s'explique par le fait que les honneurs de ce sauvetage reviennent au prédécesseur de son père", a-t-elle
souligné.
S'agissant du nombre de juifs, adultes et enfants, hébergés et sauvés par la Mosquée de Paris durant cette période trouble de l'histoire de France, les chiffres divergent d'un spécialiste de la
question à l'autre. Et Mme Derczansky de préciser que "selon Albert Assouline, qui témoigne dans le film de Berkani", 1600 personnes auraient été sauvées. Au contraire, pour "Alain Boyer, ancien
responsable des cultes au ministère de l'Intérieur français, on serait plus proche des 500 personnes."
Serge Klarsfeld lui, le président de l'Association des filles et des fils de déportés juifs de France, se montre sceptique concernant le chiffre de 1500 juifs sauvés. Si la "démarche de lancer un
appel à témoins" entreprise par l'association des Bâtisseuses de paix lui semble "positive", il précise tout de même que "sur les 2500 membres de notre association", il "n'en ai jamais entendu
parler."
Dans un documentaire de 29 minutes intitulé La Mosquée de Paris, une résistance oubliée, le réalisateur d'origine algérienne Derri Berkani souligne le fait que ce sont les Francs-tireurs et
Partisans algériens (FTP), souvent appelés "Groupe kabyle" et essentiellement constitués d'ouvriers laïcs, qui avaient amené ces juifs à la Mosquée de Paris afin de les protéger. L'institution a
par la suite agi, sous les ordres du recteur d'alors, Si Kaddour Ben Ghabrit, obéissant ainsi à des principes religieux.
Dimanche 08 Juin 2008
Assmaâ Rakho Mom
Congrès sur l'Union pour la Méditerranée : La crise du Moyen-Orient au premier plan
Pascal BONIFACE par Youness Saad Alami
(L’Economiste -
Maroc)
Pascal Boniface, directeur de l'Iris (Institut des relations internationales et stratégiques), participe au congrès de Fès sur l'Union pour la Méditerranée (UPM). Il nous livre dans cet
entretien ses idées sur ce projet. Pour lui, les différences de culture entre les pays de la Méditerranée ne doivent pas être considérées comme un obstacle, mais plutôt un catalyseur devant
stimuler la mise en œuvre de ce projet. Toutefois, la grande source de blocage tient à l'existence de certains conflits politiques qui perdurent.
Croyez-vous en une Union pour la Méditerranée malgré les conflits politiques, les différences culturelles, les inégalités économiques, démographiques et les défis
écologiques?
Vous évoquez plusieurs facteurs qui pourraient empêcher l'Union pour la Méditerranée de réussir. Ils sont d'ordres différents. Les diversités culturelles ne doivent pas être considérées comme un
obstacle, mais comme une raison supplémentaire de mettre en œuvre ce projet. Ces différences ne doivent pas être une source de problème, mais un facteur d'enrichissement mutuel. Nous avons tous à
apprendre les uns des autres. Il ne faut pas avoir l'illusion qu'une culture serait supérieure à l'autre. Elles sont différentes. Les inégalités économiques et démographiques sont d'un autre
ordre. Si, effectivement, il y a, d'un côté de la Méditerranée, développement économique et ralentissement démographique et, de l'autre, un moins grand développement et une explosion
démographique, cela constitue un sérieux problème. L'Union pour la Méditerranée peut apporter des corrections à ces différences en favorisant un développement harmonieux du Sud. Il s'agira aussi
de mieux organiser les flux migratoires et de permettre aux pays des deux rives de travailler ensemble pour dégager les synergies et les complémentarités possibles. Quant aux défis écologiques,
ils posent des problèmes d'une autre nature.
La question de l'environnement relève de l'intérêt général...
Effectivement, nous avons tous intérêt à s'occuper de l'environnement. A commencer par la lutte contre le réchauffement climatique pour asseoir les bases du développement durable. Seulement, le
respect de l'environnement ne veut pas dire arrêter la croissance, mais la rendre compatible avec les défis écologiques. Comme l'a dit Saint-Exupéry: "La Terre n'est pas un héritage que nous
recevons de nos ancêtres, mais un emprunt que nous faisons à nos descendants". S'il y a une pollution en Méditerranée, tous les pays riverains seront atteints sans distinction. Enfin, les
conflits politiques, eux, peuvent effectivement, s'ils persistaient, empêcher les progrès majeurs possibles. On a parfois fait un parallèle entre l'Union européenne et la paix. Or, l'Union n'a
été rendue possible que grâce à la paix, au demeurant, décidée par les ennemis d'hier. La paix a précédé l'Union pas l'inverse. En Méditerranée, la persistance du conflit israélo-palestinien
empêchera l'Union pour la Méditerranée de réussir pleinement.
Comment l'Union pour la Méditerranée peut-elle contribuer à atténuer les conflits existants?
Ce n'est pas l'Union pour la Méditerranée qui peut contribuer à atténuer les conflits existants. Cela relèverait beaucoup plus de la volonté politique des protagonistes et de la communauté
internationale. Or, pour le moment, on constate que les protagonistes directs du conflit, Israéliens et Palestiniens, n'arrivent pas à s'entendre et que la communauté internationale ne joue pas
son rôle et laisse les parties du conflit (dont la puissance est très inégale) livrées à elles-mêmes.
Ne croyez-vous pas que le projet de l'Union pour la Méditerranée est plutôt motivé par la volonté de combattre le terrorisme? Ce qui empêche l'instauration d'un
climat de confiance... Comment dépasser cette situation?
Si la motivation principale ou essentielle pour établir cette Union pour la Méditerranée se limitait à la lutte contre le terrorisme, le projet n'aurait pas un bel avenir. Mais il faut d'abord
s'entendre sur la définition de la lutte contre le terrorisme. Chacun y a intérêt. Mais lutter contre le terrorisme pour moi ne signifie pas uniquement mettre en place un dispositif policier et
sécuritaire. Il s'agit, avant tout, de penser un dispositif politique. Par exemple, en aidant à la résolution du conflit israélo-palestinien, indéniablement, on lutte contre le terrorisme.
S'attaquer aux racines politiques des conflits, s'attaquer à la misère, c'est une façon de lutter contre le terrorisme.
Quels objectifs concrets fixez-vous pour ce projet? Quelles sont vos recommandations pour contribuer à établir une véritable union pour la Méditerranée
?
Les objectifs concrets sont une meilleure coopération sur une base égalitaire entre les riverains de la Méditerranée. Le danger principal est la perpétuation des conflits politiques. Au premier
rang, le conflit israélo-palestinien.