Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

LIRE LA TUNISIE ENTRE LES LIGNES

http://www.tunezine.com/tunezine109_files/presse.gif
J.A
Manœuvres militaires bien discrètes

À l’occasion de sa première visite en Tunisie les 27 et 28 mai, et avant de se rendre ensuite au Maroc, le général américain William Ward, chef du commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), a assisté à des manœuvres militaires conjointes tuniso-américaines en Méditerranée. Ces manœuvres, très discrètes, se sont déroulées à la base navale et aérienne de Bizerte, à 60 km au nord de Tunis.
Ward a eu dans la capitale des entretiens avec le ministre tunisien de la Défense, Kamel Morjane. Devant les journalistes, il s’est contenté de dire que les menaces de terroristes comme Al-Qaïda sont « réelles » en Afrique du Nord. Africom, créé en février 2007 et basé à Stuttgart en Allemagne, est l’un des six états-majors régionaux du département américain de la Défense.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Presse qui roule n’amasse pas mousse

La date n’a pas été choisie au hasard : le 2 mai, à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, les téléspectateurs tunisiens ont assisté à un spectacle assez inhabituel : la diffusion, coup sur coup, d’abord sur Hannibal TV, la seule télévision privée du pays, puis sur Tunis 7, la chaîne publique, de deux débats contradictoires sur le thème… de la liberté de la presse. Même si les propos tenus à l’antenne sont restés très policés, la diffusion de ces émissions constitue un petit événement. Simultanément, le président Zine el-Abidine Ben Ali lançait un appel aux journalistes tunisiens et à l’association des directeurs de journaux les exhortant à « bannir toute forme d’autocensure et de censure externe » et les invitant à « faire preuve de plus d’audace dans le traitement des sujets ». Ces initiatives interviennent dans un contexte de crise larvée.
Car la grogne monte chez les journalistes tunisiens. Le malaise, qui pendant longtemps a semblé ne concerner que les rares journalistes indépendants, s’étend désormais à des catégories qui ne s’étaient pas signalées jusqu’à présent par leur activisme militant : les employés des médias publics. Début janvier, l’Association des journalistes tunisiens, discréditée, s’est sabordée pour laisser place au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), dont la direction, issue de la liste « alternative syndicale », conduite par Néji Bghouri, revendique son indépendance par rapport au pouvoir. Fin mars, un groupe de sept journalistes, comptant parmi les plus anciens et les plus expérimentés du quotidien gouvernemental en langue française La Presse, a constitué « un comité de réflexion et de sauvetage » et rendu public un document d’une dizaine de pages pointant les insuffisances, carences et entorses à la déontologie affectant leur journal (voir encadré). Enfin, dernièrement, les employés d’Assahafa, le pendant arabophone de La Presse, leur emboîtaient le pas en réclamant « une répartition équitable des missions » ainsi qu’une revalorisation de la pige et des salaires…
« Nous ne reconnaissions plus notre journal, explique Faouzia Mezzi, l’une des signataires du rapport. La Presse était une institution, un journal de référence. Nous y travaillons depuis des décennies, et nous avons constaté sa dégradation, son essoufflement. La plupart d’entre nous approchons du terme de notre carrière, et nous avons voulu prendre nos responsabilités. Ce n’était pas aux jeunes de le faire et si nous les avions associés à notre démarche, peut-être cela les aurait-il desservis. Tous les points qui figurent dans le document ont été soulevés, par deux fois, lors de comités directeurs du journal au cours de l’année écoulée, mais en vain. C’est ce qui nous a amenés à le publier sur Internet, non sans l’avoir, au préalable, adressé aux autorités compétentes. »

Manque de moyens
La Presse affiche des comptes largement bénéficiaires, grâce aux publicités et à la rubrique, très lue, des petites annonces. Mais sa rédaction manque cruellement de moyens. Et ses journalistes sont régulièrement dissuadés d’écrire par une hiérarchie apparemment soucieuse d’éviter tout ce qui pourrait faire des vagues. Résultat : les genres nobles - enquêtes, reportages, portraits, dossiers - ainsi que les rubriques - « Humeur », « Faits divers », « Pris sur le vif » - ont pratiquement disparu des colonnes du quotidien…
Les sept « frondeurs » n’ont été ni sanctionnés ni inquiétés. Interpellée, la direction n’a pas officiellement réagi… mais a promptement fait réparer les toilettes de l’entreprise, qui fuyaient de partout ! C’est peut-être un début. Fin avril, trois des signataires du rapport, Fadhila Bergaoui, Sofiane Ben Farhat et Raouf Seddik, ont été reçus par Chaouki el-Aloui, chef de cabinet du ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rafaa Dkhil. Dans le prolongement de cette rencontre, fin mai - la date n’a pas encore été arrêtée -, un séminaire regroupant des représentants du ministère, des journalistes, des spécialistes des sciences de l’information et de la communication, ainsi que des membres de la société civile devrait être organisé à Tunis.
Le paysage de la presse écrite a connu de profonds bouleversements ces dernières années. La suppression du dépôt légal pour les publications, effective depuis un peu plus de deux ans, a marqué une incontestable avancée réglementaire. Mais cette mesure attendue n’a pas entraîné les changements espérés dans le contenu des titres, qui se caractérisent toujours par leur uniformité de ton et leur extrême frilosité dans le traitement des questions politiques. Le président Ben Ali était pourtant déjà monté au créneau en 2000 en engageant les directeurs de journaux à écrire en toute liberté et « à le prévenir en cas de tracasseries ». Force est de constater qu’il n’a guère été entendu.

Déficit de reconnaissance
Si le malaise est profond, les protestations sont essentiellement individuelles, et la mobilisation des journalistes n’a rien de comparable avec celle, par exemple, des avocats. Car la corporation n’en est pas une. La profession manque d’homogénéité et « d’esprit de corps ». Tabloïds et journaux à sensation, qui se sont multipliés, se livrant une concurrence acharnée pour capter la manne publicitaire, ont recruté à tour de bras des personnes qui n’étaient ni formées à l’écriture ni rompues aux règles élémentaires de la déontologie. Peut-être parce qu’ils avaient tendance à voir derrière chaque journaliste professionnel un opposant tapi dans l’ombre. « Les choses ne vont pas en s’améliorant, explique un confrère, qui souhaite rester anonyme. Les conditions matérielles et morales se dégradent d’année en année, et tout ne peut être imputé à la censure ou à l’autocensure. En plus d’être mal payés, les journalistes tunisiens souffrent d’un déficit de reconnaissance. Ils se sentent méprisés par les deux bouts de la chaîne : par leur hiérarchie, ultraconformiste, comme par leurs lecteurs, qui se détournent de leur production au profit des nombreux sites Internet d’information économique de bonne facture qui fonctionnent presque sans entraves. Bref, ils sont touchés par le syndrome du déclassement. » L’absence d’une presse de qualité engendrant, mécaniquement, la dévalorisation du métier, il n’est donc pas étonnant de voir les actions se multiplier, même si, pour l’instant, elles n’ont débouché sur rien de concret.

µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

Le président tunisien appelle à financer le Fonds mondial de solidarité
Ou un voleur culotté

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a réitéré son appel à la communauté internationale à financer le Fonds mondial de solidarité de l'ONU, un mécanisme destiné à circonscrire le fléau de la pauvreté.

Dans une allocution adressée mardi à la conférence de haut niveau de la FAO sur le thème ''la sécurité alimentaire mondiale: les défis du changement climatique et des bioénergies'', réunie à Rome, Ben Ali a mis l'accent sur son initiative concernant le financement de ce fonds que l'ONU a décidé de créer sur proposition de la Tunisie.

Le 28 avril, le président Ben Ali avait lancé une nouvelle initiative en proposant le prélèvement d'un dollar par baril de pétrole pour accroître les ressources de ce Fonds et les consacrer à la lutte contre le fléau de la faim dans le monde.

Selon le président Ben Ali, la sécurité alimentaire mondiale représente l'un des principaux enjeux qu'il est du devoir de la communauté internationale de gagner.

"Le droit à l'alimentation est la quintessence du droit à la vie et qu'il ne saurait y avoir de dignité ni de stabilité tant que l'accès à l'alimentation ne serait pas garanti pour tous", souligne le président tunisien.

Il a exhorté toutes les organisations internationales concernées à aider à ce que des dispositions immédiates soient prises afin d'en combattre les conséquences directes sur la vie humaine dans de nombreuses régions du monde.

D'autre part, le président tunisien a réaffirmé la nécessité de traiter la question de la production de bioénergie avec prudence, recommandant la réalisation d'études de faisabilité approfondies et d'études des effets écologiques, économiques et sociaux de cette activité nouvelle.

"La priorité absolue doit être, dans tous les cas, accordée à l'orientation de la production agricole vers la consommation humaine et à la prévention de toutes formes de concurrence économique qui pourrait interférer entre ces deux activités", a-t- ilindiqué.

Enfin, il a formé l'espoir que les négociations au sujet de la libéralisation du commerce des produits agricoles, dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), aboutiront aux solutions appropriées afin que le commerce international soit plus juste et afin d'ouvrir aux pays en développement et aux petits agriculteurs l'accès aux marchés extérieurs.

**************************************

Collaboration entre la Roumanie et la Tunisie pour la stabilité du bassin méditerranéen
Ou tomber si bas

Il est nécessaire que la Roumanie, État membre de l'Union européenne (UE), et la Tunisie, l'un des pays africains voisins de l'UE, soutiennent le projet européen pour la création du cadre de stabilité et sécurité politique, sociale et économique dans le bassin méditerranéen, a affirmé lundi le Premier ministre roumain Calin Popescu-Tariceanu, à l'occasion de l'entrevue avec le ministre tunisien des Affaires étrangères Abdelwahab Abdallah.

"C'est de notre devoir de contribuer au développement de toute la région méditerranéenne", a relevé le Premier ministre roumain. L'entretien a porté sur les relations bilatérales sur les plans politique, social et économique, les deux officiels soulignant la nécessité de la croissance surtout des échanges au niveau économique.

Le chef de la diplomatie tunisienne a adressé au chef du gouvernement roumain l'invitation d'effectuer une visite officielle en Tunisie, invitation acceptée par M. Tariceanu.

"Une visite à ce niveau encouragerait les relations entre nos pays", a dit le ministre Abdelwahab Abdallah, précisant que son pays était intéressé à impliquer des compagnies roumaines dans des projets d'infrastructure, bâtiment et exploitation des ressources.

M. Tariceanu a relevé qu'il invitera, à l'occasion de sa future visite en Tunisie, une délégation d'hommes d'affaires à participer à un forum économique.

À l'occasion de la visite du ministre tunisien, a été organisée la XIVe réunion de la Commission mixte de coopération économique et technique roumano-tunisienne et quatre accords bilatéraux ont été signés: l'accord de coopération économique, scientifique et technique; l'accord de coopération dans le domaine de l'agriculture; l'accord de coopération entre l'Agence nationale de presse Rompres et l'Agence tunisienne de presse TAP; l'accord de coopération entre la Société roumaine de radio et l'institution similaire de Tunisie.

**********************************

Investissements : la Tunisie classée parmi le "Top five" de la région MEDA

Une étude d'ANIMA Investment Network a qualifié la Tunisie comme une force montante du capital investissement, à l'échelle de la région méditerranéenne.

Selon cet étude intitulée "Med Funds : panorama du capital investissement dans la région MEDA", la Tunisie figure en quatrième position avec la Turquie dont les fonds ont, cependant, levé beaucoup plus de capitaux (1,2 milliard de dollars) par le nombre de fonds actifs.

En troisième position, vient Israël, puis le Maroc (18 fonds et 846 millions de dollars), et l'Egypte (10 fonds et 611 millions de dollars).

A l'échelle du Maghreb, le champion parmi les entreprises du secteur, est tunisien, puisqu'il s'agit d'Integra Partners, composés des sociétés jadis regroupées sous le label "Tuninvest".

Aujourd'hui composé de huit sociétés (Tuninvest Finance Group, Tunisie Valeurs, Tuninvest Corporate Finance, Africinvest Capital Partners, MaghrebInvest Algérie, Integra Bourse Algérie, Marocinvest et Integra Bourse Maroc), Integra Partners est présent dans les trois pays du "Maghreb central" (Tunisie, Algérie et Maroc).

T
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article