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ZINE BEN Torquemada

        ZINE BEN Torquemada

Par

Biju

http://www.sephardim.com/crests/delicado.gif

  L’accès à l'Internet est un parcours de combattant, c’est, entre autres choses, un    fait de la vie misérable que nous impose la dictature de BEN ALI, en Tunisie. Ceci trouve son illustration en particulier dans le nombre de plus en plus important des utilisateurs d'Internet, un peu plus de 900.000 internautes, et dans la réalité calamiteuse du WEB, cadenassé, comme tous les autres médias tunisiens d’ailleurs, tous les sites et blogs tunisiens qui s’expriment librement, sur des sujets fondamentaux, sont censurés en Tunisie, pourchassés et leurs initiateurs  traités comme des criminels, c’est dire, sans forcer le trait, ni caricaturer,  que tout le reste de ce web tunisien où peuvent se connecter ces 900.000 personnes, marche à l’ombre, n’a aucun sens  de la mesure et fait souvent le jeu de la propagande officielle, j’ai lu ici et là et très souvent par des loosers qui vivent  dans les démocraties occidentales, qui par jalousie et par manque d’imagination, pratiquent la résignation et le mal-être,  par suffisance certainement, qui  affirment que le voyage de l’ignoble SARKO  n’a pas été traité par les sites de l’opposition tunisienne, ou si peu ; ce genre d’affirmation est non seulement mensonger, mais tient , objectivement ou subjectivement, c’est sans importance, le crachoir    à la propagande de BEN ALI, le voyage de l’ignoble nabot a très bien été traité par TUNISNEWS et EL KHADRA,LIQUAA, le site du CPR, de M.MARZOUKI par exemple,  pour ne citer que ces sites, à moins que nos aliénés maison ne considèrent pas  ces sites, comme des sites d’opposition, auxquels cas, ils se découvrent un autre point commun avec la propagande de ben Ali. la multiplicité de Internet Service Provider ,12 fournisseurs, qui  appartiennent tous en sans exception au cercle restreint du pouvoir central, ce pouvoir qui par l’intermédiaire de ses hommes de paille, hommes de main,  contrôle  tout le système ,  et la disponibilité des centres commerciaux d'Internet dans toutes les parties du pays ,420 centres qui sont en fait des officines de contrôle  et une source de délation, de première bourre,  qui travaille en étroite collaboration avec les cyberflics de BEN ALI, ces centres  ont été la cause de la ruine et de l’enfermement de nombreux internautes tunisiens, qui se connectaient par proxy, et autres technologies,  sur des sites interdits, généralement des sites politiques et de droits de l’homme, qui des internautes tunisiens ne se souvient pas de l’arrestation de feu ZOUHAYER YAHYAOUI, des internautes de Zarzis ou de  ceux de l’ARIANA ?   

          Des mesures et  incitations commerciales  ont été prises par la dictature  pour faciliter l'accès à SON Internet  sous contrôle, et ont fait de la Tunisie d’ aujourd'hui un des pays africains et arabes les mieux connectés,  et surtout le mieux surveillé du monde. Un programme pour la généralisation et la promotion de l'Internet est mis en application dans l’enseignement, mais les étudiant ne peuvent consulter que ce qui est permit par la dictature, tous les sites étrangers, tunisiens qui traitent des droits de l’homme, de l’engagement politique, les auteurs  révolutionnaires, les sociologues qui sont dans les problématiques sociales , tout ce qui est édité sur la Tunisie d’une façon objective et critique, tout ce qui remet en cause la personnalisation du pouvoir du dictateur de Carthage, son illégitimité, tout ce qui dénonce la spéculation, la torture et le crime organisé qui gangrène notre pays  sont proscrits , interdits, pourchassés , réprimés et censurés. La dictature a renforcé la formation des cadres de contrôle, qui sont en fait des censeurs  de l’ATI dépendant du ministère de l’intérieur,  dans tous  les secteurs du Web. La vision politique de BEN ALI, si on peut considérer  sa folie furieuse, comme vision politique,  depuis toujours,  stipule que l'accès à l'Internet devrait être contrôlé par son pouvoir, car il porte en lui un danger mortel à son système barbare, celui de la communication et de la subversion pour tous les tunisiens, qui échappent ainsi, aux contacts directs et violent avec son énorme appareil répressif. Les petites rivières font les grands fleuves, c’est en dialoguant et en défendant leurs aspirations et leurs singularités, sans aucune entrave, que les tunisiens, pourront effectivement se mobiliser sur un minimum de thèmes et de convergences, capables  de changer  la donne en Tunisie, pour cela le WEB est un excellent  élément de travail et de mesure, la dictature ne l’ignore pas, les démocrates tunisiens doivent absolument être convaincus de cela, et travailler à son avènement.   Le choix de la Tunisie pour accueillir la deuxième phase du sommet mondial sur la société de l'information, dans le passé,  était donc injustifié, ceux des opposants tunisiens qui avaient refusé son boycott, continuent aujourd’hui de le payer chèrement, le cirque du mouvement du 18 octobre, et les sacrifices de beaucoup de militants de base de toutes tendances, n’ont même pas servis au PDP et à ANCHEBBI pour obliger BEN ALI, à l’autoriser , ou lui faire l’aumône,  de  participer aux élections truquées de 2009, le « coup » du mouvement du 18 octobre, avec K.CHAMMERI à sa tête, lui qui  avait pris le train en marche, à l’arrêt, par opportunisme comme d’habitude, est désormais à ranger dans le rayon des farces et attrapes, qui ne sont même pas marrantes,  ce putsch de leadership à la tête  de l’opposition démocratique fut une opération de filoutage indigne, et dont les démocrates tunisiens en paieront le prix pendant très longtemps encore.

les libertés de l'association et de l'assemblée sont garanties par la constitution et les lois Tunisiennes, constitution et lois, dans notre pauvre réalité,  complètement asservis, méprisés et renvoyés aux calendes grecques, par une dictature aux abois, liberticide et criminelle, les seuls lois, institutions et constitutions qui ont cours  en cette Tunisie de ben Ali, ce sont les injonctions, les postulats, le faux et l’usage du faux, les décrets   maffieux, l’opinion de l’UBU de Carthage qui font force de loi, imposés par des centaines de milliers de miliciens, de délateurs, de sicaires et de policiers surarmées , et qui ont tous les droits, pour protéger le pouvoir et les intérêts d’une oligarchie de traitres, sur  la vie et la mort de dix millions de tunisiens.

 

 

En Tunisie, tous les  journaux sont sous contrôle, à part les frileuses publications des partis politiques autorisés pare la dictature, dés qu’ils  deviennent un brin audacieux, ils sont interdits,   et ont une ligne éditoriale dépendante.          environ 950 publications étrangères et journaux sont distribués en Tunisie , ceux de ces publications qui émettent le moindre doute sur l’ignoble nature de la dictature de ben Ali sont systématiquement interdits. Le paysage audiovisuel n’a aucune  réalité concrète en Tunisie depuis toujours, tout est sous contrôle de la dictature.

  Pratiquement tous les ménages tunisiens ont accès à la radio et à la télévision, mais tous  sont branchés sur les chaînes paraboliques, car elles ne peuvent être  censurés par la dictature, TV7, par exemple, la chaîne dite nationale, et qui n’est en fait, comme tous les médias tunisiens,  que la voix de son maître, est plus que méprisée et ignorée par les tunisiens. Plus que 60% des maisons tunisiennes sont équipés des antennes paraboliques. Ils reçoivent, directement par satellite, canaux de TV de partout dans le monde, il est de l’intérêt de l’opposition démocratique tunisienne, M.MARZOUKI, le fait très bien, de faire des avances à ces chaines internationales, pour communiquer régulièrement avec les tunisiens, et ainsi affaiblir , éradiquer , la propagande, le mensonge et la désinformation des services de BEN ALI, pour cela, il est possible, de créer à l’étranger une agence de presse tunisienne indépendante, d’acheter des temps d’antenne, cela est possible et peut-être très efficace, il suffit à l’opposition démocratique,d’un peu de cohérence et beaucoup de volonté et de travail.

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Mass media, liberté de la presse et edition dans le
monde arabe : des intellectuels arabes s’expriment
Amman, Jordanie, le 20 octobre 2003 – Dans les pays arabes, avec une population globale de 284 millions
d’habitants, le tirage d’un « best seller » ne saurait dépasser 5 000 exemplaires en raison de la censure et d’autres
contraintes imposées aux éditeurs indépendants. Le volume des traductions vers l’arabe d’ouvrages étrangers reste
nettement inférieur au volume de traduction dans d’autres pays du monde : cinq fois plus de livres sont traduits
chaque année en grec, une langue parlée par 11 millions de personnes uniquement. 53 journaux par 1 000 habitants
seulement sont publiés quotidiennement dans la région contre 285 par 1 000 habitants dans les pays industrialisés et
l’on compte uniquement 18 ordinateurs par 1 000 habitants dans le monde arabe contre une moyenne globale de 78
ordinateurs par 1 000 habitants.
Ces statistiques révélatrices figurent parmi les différentes statistiques présentées dans le Rapport arabe sur le
développement humain 2003, préparé par le PNUD, qui signale que la censure de l’État a entravé le développement
des médias arabes indépendants et du secteur de l’édition dans la région.
Limitations imposées par l’État
Selon le rapport, « dans la plupart des pays arabes les médias opèrent dans un environnement qui restreint
considérablement la liberté de la presse et la liberté d’expression et d’opinion. Les journalistes font face à un
harcèlement illégal, des intimidations, voire même des menaces physiques; la censure est répandue et les
journaux et chaînes de télévision sont quelques fois fermés de manière
arbitraire. La majorité des médias appartiennent à l’État, notamment les radios
et télévisions. »
Toutefois, selon le rapport, un changement est en cours. « Certaines
améliorations ont été observées au cours des deux dernières années au sein de
l’environnement de l’information dans le monde arabe dû à la concurrence émergeante. Des journaux plus
indépendants ont vu le jour défiant le contrôle de la presse plus ancienne soutenue par l’Etat sur des opinions
politiques, des nouvelles et informations. Basés à l’étranger, ces journaux peuvent échapper à la censure de
l’Etat. Certaines chaînes satellites privées de langue arabe ont commencé à contester le monopole des chaînes
étatiques sur les médias. »
Malgré ces quelques ouvertures dans les médias arabes, la plupart des médias restent détenus par l’État dans le
pays arabes. Malgré la croissance de la diffusion par satellite, sur un total de 120 chaînes satellites dans le
monde arabe, plus de 70 pour cent sont officiellement soumises à la supervision du gouvernement. Toujours
2F 2
selon le rapport, la couverture de l’actualité reste largement inappropriée mettant l’accent sur les
développements officiels et les hauts dirigeants politiques. ‘Les informations susceptibles d’intéresser la
majorité de la population et qui concernent leurs préoccupations quotidiennes ou qui pourraient enrichir leurs
connaissances scientifiques et culturelles sont rares. Les informations portant sur certains aspects des politiques,
sociétés et religions du monde arabe sont souvent simplement occultées.’
En bref, selon le RADH 2003, la plupart des pays arabes « placent les médias sous le contrôle des autorités et
institutions politiques dominantes et utilisent les médias pour la propagande politique et les divertissements au
détriment d’autres fonctions et services. »
Obstruction de « la diffusion du savoir »
En effet, le rapport signale que la propagation du savoir et des idées dans le monde arabe est également freinée dans
d’autres domaines telle que l’édition. ‘L’oppression, l’application arbitraire des lois, la censure, et d’autres
restrictions motivées par des préoccupations politiques sont largement répandues’, selon le rapport. « Elles prennent
souvent la forme de contraintes légales imposées aux publications, associations, assemblées générales, et médias
électroniques et empêchent ces derniers de jouer leur rôle de communication ainsi que leur rôle culturel. Ces
restrictions empêchent également la diffusion du savoir et l’éducation de l’opinion publique. »
« Toutefois, les restrictions les plus dangereuses restent celles imposées par les
autorités sécuritaires lorsqu’elles confisquent des publications ou interdisent à
certaines personnes de se rendre dans un pays ou empêchent la vente de certains
ouvrages au cours de certains salons alors qu’ils assurent la promotion d’autres
types d’ouvrages. Par ces actions, les autorités se placent en deçà des
institutions constitutionnelles et de la loi sous prétexte de sécurité nationale ou
d’ordre public. D’autres formes de restrictions sont imposées par des catégories de citoyens … qui s’érigent en
gardiens de la moralité publique et appellent à la censure de certains ouvrages, articles et évènements médiatiques. »
Le rapport conclut en indiquant que « les libertés qui sont otages de questions de sécurité, de censure et des
personnes qui s’érigent en gardiens de la moralité publique sont des libertés bafouées. Les premières victimes de
cette absence de liberté sont la créativité, l’innovation et le savoir. »
L’un des paradoxes de la censure arabe est que les romans
d’un auteur qui a remporté le premier prix au plus grand salon
du livre arabe en 2000 ont été interdits. Dans un autre cas,
toujours selon le rapport, la censure a interdit la distribution
du roman qui a remporté le prix d’excellence en 2000, dans la
capitale de la culture arabe cette année là.
Les livres sont rares, de même que les connaissances
Les Arabes constituent cinq pour cent de la population
mondiale mais ne produisent qu’un pour cent des livres dans
le monde. Aussi faible que soit cette production, un
pourcentage beaucoup plus élevé que celui de la moyenne de
la production mondiale est consacré aux ouvrages religieux.
Les ouvrages religieux représentent 17 pour cent de tous les
ouvrages publiés dans les pays arabes contre une moyenne
mondiale de près de 5 pour cent Les ouvrages de sciences
sociales, de littérature et d’arts représentent un pourcentage bien plus faible. En 1996, les pays arabes n’ont produit
que 1 945 oeuvres littéraires et artistiques, malgré les 280 millions de lecteurs dans les 22 pays arabes. Cela
représente moins que la production d’un pays comme la Turquie avec une population qui correspond au quart de la
population des pays arabes. En général, le tirage habituel de romans ou collections de nouvelles varie entre 1 000 et
3 000 exemplaires.
2F 3
Selon Fathi Khalil al-Biss, Vice- Président de l’Union des Editeurs Arabes, qui a participé à la rédaction de ce
rapport, « les auteurs et éditeurs ont du mal à composer avec les caprices et instructions de 22 censeurs arabes. »
Très souvent, le livre arabe est traité comme un produit
interdit, soumis à la censure et aux procédures
bureaucratiques qui augmentent de manière significative
les coûts pour les éditeurs. Ces lois entravent inévitablement la publication et la circulation des ouvrages.
En plus des obstacles imposés par la censure, le RADH 2003 identifie « des taux d’analphabétisme élevés » dans
certains pays arabes et la baisse du pouvoir d’achat des lecteurs arabes d’aujourd’hui comme étant « les vrais
facteurs qui affectent le nombre de lecteurs. » Toutefois, les auteurs se posent la question si les Arabes choisiraient
de lire un livre de littérature pendant leur temps de loisir, même s’ils pouvaient se permettre d’acheter des livres. Il
n’y a pas de statistiques précises sur les types d’ouvrages préférés par les
lecteurs arabes, mais selon plusieurs éditeurs et observateurs, les meilleures
ventes lors du Salon international du livre au Caire sont celles d’ouvrages
religieux suivis par les ouvrages éducatifs.
Les livres traduits – d’une importance capitale pour l’acquisition et le transfert
du savoir – sont beaucoup plus rares dans le monde arabe que dans d’autres
régions avec des niveaux comparables d’alphabétisme et de développement
économique. Pas plus de 10 000 ouvrages ont été traduits vers l’arabe au cours du dernier millénaire, ce qui
correspond au nombre d’ouvrages traduits vers l’espagnol chaque année.
La fracture numérique
Enfin, l’écart entre les utilisateurs d’Internet et le reste de la population arabe reste un écart important malgré les
récents progrès enregistrés. Bien que le nombre d’utilisateurs d’Internet dans le monde arabe ait augmenté de 60
pour cent entre 2000 et 2001, les habitants des pays arabes qui ont accès à l’Internet ne représentent que 1,6 pour
cent de la population globale, l’un de plus faibles taux dans le monde. Selon les auteurs du rapport, « cela représente
à peine la base nécessaire pour l’utilisation de l’informatique pour la communication du savoir et l’augmentation de
la demande y relative ou pour l’accès aux vastes réseaux de recherches scientifiques, universités et autres sources de
connaissance disponibles sur Internet. »
2F 4
Pour plus d’informations, prière de contacter :
Nadine Shamounki
Chargée des communications au PNUD
Tel. +1 (212) 906–5171 in NY or
+962–79-568–2090 or +962–6–566–8171 in Amman
Cell +1 (917) 415–8763
E-mail: nadine.shamounki@undp.org
Ou:
William Orme
Bureau des communications/NY
Chef, section des médias
Tel. +1 (212) 906–5382
E-mail: william.orme@undp.org
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NOUFEL

Ils sont près de 40 millions d’internautes dans le monde arabe sur un peu plus de 300 millions d’habitants, ce sont chiffres du bureau arabe de l’Union internationale des télécommunications, absolument invérifiables comme de coutume pour tous les sujets , dans le monde arabe.

 

Ces internautes ont presqu'en  commun trois langues de navigation sur la toile (arabe, anglais et français, l'arabe reste quand même et de loin la première langue utilisée) , énormément de sites   web, traitent et revendiquent, même dans les sujet les plus puérils, de   leur appartenance à la même aire géographique, culturelle et historique. Mis ils partagent un accès à un Internet contrôlé où il est très risqué de dire son avis sur un forum de discussion, un news électronique ou tout simplement sur un blog personnel sans être pisté, poursuivi , appréhendés et radicalement réprimé comme de grand criminels

Les censeurs dans le monde arabe agissent de deux manières, toujours les mêmes , et souvent avec la complicité des hébergeurs, et non des moindres. La première, en amont, consiste en le filtrage de l’accès à Internet et le blocage de sites web, c'est ce qui est le cas par exemple pour la situation tunisienne, pour  L'AISPP, TUNISNEWS, LIQAA, ELKAHADRA ect.... L’internaute voulant accéder à certains sites est toujours en face orienté vers une page lui suggérant l’impossibilité de trouver le serveur recherché. Dans ce cas, ce sont des listes rouges que dressent les cybers flics, en TUNISIE, l'ATI (agence tunisienne d'informatique , qui possède  bien plus  budget, que le ministère de la culture tunisienne par exemple  en filtrent  l’accès à la toile, la lutte contre la pédophilie et la pornographie, n'est qu'un prétexte; pour éliminer toute forme de communication et de contestation sur la toile. Pour le cas de la TUNISIE où les fournisseurs d’accès à Internet disposent de l’URL blocking, un outil permettant de bloquer certaines adresses web, depuis l’ouverture de l’Internet au privé en 1998, énormément de cas de blocage ont  été signalé. La seconde méthode consiste à surveiller les accès, pister les internautes les plus actifs et collaborer avec les fournisseurs d’accès pour remonter vers les « coupables » de discussions non autorisées.

la Tunisie est passée maître dans l’art d’Internet. Mais pas dans le bon sens du terme. Elle s’est, en effet, dotée d’une des plus impitoyables cyberpolices du monde ». Les Publinets (les cybercafés) qui doivent répondre à des cahiers des charges bien précis permettent le relevé régulier des accès des internautes.

Ils ne peuvent accéder à Internet qu’à travers des fournisseurs appartenant aux proches du président tunisien.

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Par Samir Ben

MAÏTRES CENSEURS, MAÎTRES PENSEURS... La Tunisie et le SMSI

Lorsqu’en 1998, la Tunisie avait soumis à la Conférence des Plénipotentiaires de l’Union Internationale des Télécommunications, une proposition en vue de la tenue d’un Sommet Mondial de la Société de l’information, sa conviction était que cette initiative contribuerait à la consolidation du concept de société de l’information dans lequel les télécommunications jouent un rôle central, en tenant compte d’une nécessaire évolution harmonieuse des politiques, des réglementations, des réseaux et des services.

Cette initiative relevait également de notre souhait de voir l’Union Internationale des Télécommunications jouer un rôle d’avant-garde et catalyseur dans l’effervescence qu’observe actuellement le monde des communications.

En 2001, le Conseil de l'UIT a décidé d'organiser un Sommet en deux étapes, la première devant avoir lieu du 10 au 12 décembre 2003 à Genève, en Suisse, et la seconde du 16 au 18 novembre 2005 à Tunis, en Tunisie.

Les perspectives

Le Sommet mondial sur la société de l'information offrira à tous les principaux décideurs une occasion exceptionnelle de se rassembler pour essayer de mieux comprendre cette révolution et ses incidences sur la communauté internationale. Ce Sommet devrait réunir des chefs d'Etat, des Chefs de secrétariat des institutions spécialisées des Nations Unies, des représentants du secteur privé, des organisations non gouvernementales ainsi que des médias et de la société civile. Les rôles joués par les différents partenaires (Etats Membres, institutions spécialisées des Nations Unies, secteur privé et société civile) pour coordonner harmonieusement la mise en place de la société de l'information dans le monde seront également au coeur des préoccupations du Sommet et de sa préparation.

Résultats escomptés

Ce Sommet devrait déboucher sur l'élaboration d'une déclaration d'intention politique claire et d'un plan d'action concret pour que la société de l'information puisse atteindre les objectifs qui sont les siens, compte dûment tenu de tous les intérêts en jeu. La portée et la nature de cet ambitieux projet nécessiteront l'établissement de partenariats stratégiques avec des entités des secteurs public et privé.

Les participants au processus du sommet

Ce Sommet offre à la communauté internationale une occasion exceptionnelle de réfléchir à notre destin commun, d'en discuter et de lui donner forme, à une époque où les pays et les peuples sont plus interdépendants que jamais. Les organisations du système des Nations Unies, qui rassemblent autour d'objectifs communs Etats et représentants du secteur privé, des institutions internationales et de la société civile, jouent le rôle de catalyseurs du changement. Les organisations et les institutions spécialisées du système des Nations Unies seront étroitement associées à la préparation et au déroulement du Sommet, l'Union internationale des télécommunications (UIT) jouant à cet égard un rôle de premier plan.

Conjointement avec les pouvoirs publics et la société civile, le secteur privé jouera un rôle actif en proposant un modèle économique viable afin d'atteindre les buts qui ont été fixés à l'échelle planétaire en termes de développement. Par sa contribution, le secteur privé aide à créer des conditions matérielles propres à favoriser l'accès universel aux services des TIC à valeur ajoutée. En participant au Sommet, il contribuera à promouvoir la croissance économique, l'établissement de nouveaux partenariats et le transfert de technologies, à sensibiliser davantage l'opinion aux nouvelles technologies et à stimuler la création de contenu et d'emplois qualifiés sur le plan local.

La société civile contribue activement à attirer l'attention sur les conséquences socioculturelles des changements actuels et sur la nécessité de justifier démocratiquement les options stratégiques prises à tous les niveaux. Sa diversité et la façon souvent pragmatique dont elle aborde différentes questions en font un acteur clé du nouveau partenariat international que le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies appelle de ses voeux.

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Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), ce nouveau-né encore fragile, de filiation douteuse, pour certains, non désiré pour d’autres, placé depuis près trois mois sous couveuse, risque de passer très vite de vie à trépas.

C’est Zied El Héni, le vice-(sic) président du Fond (sic) d’entraide des journalistes, qui semble avoir décidé de lui nouer les cordons de la bourse autour du cou.

Zied El Héni, qui est pourtant membre du bureau exécutif du syndicat, mais dont il boycotte les activités, est en train de clamer haut et fort, à qui veut l’entendre, que le Fonds d’entraide est « une association juridiquement indépendante du syndicat »

Cela revient à dire, tout simplement, que le SNJT n’aura hérité de l’AJT que le passif, qu’il sera une structure sans ressources, à part les cotisations de ses adhérents, et que les journalistes tunisiens n’auront donc d’autre choix que de le déserter s’ils veulent bénéficier des avantages et des privilèges prévus par le Fonds d’entraide !!!

Indépendamment des aspects juridiques de cette affaire, et quelle que soit la tournure que vont prendre les choses, la question fondamentale qui se pose est la suivante : Zied El Héni aurait-il proféré des assertions aussi hautaines et aussi téméraires s’il avait été bien élu, s’il avait été majoritaire ou s’il avait occupé le poste qu’il convoitait au sein du bureau exécutif ? La réponse est évidente !!

Le manège ridicule qu’il a organisé, lundi 31 mars 2008, au siège du Syndicat, le « court métrage » qu’il a produit sur l’affaire du huissier-notaire mandaté par le Président du Syndicat auprès de la présidente du Fonds et le blog qu’il a créé spécialement pour diffuser son chef-d’œuvre, montrent clairement la mauvaise foi, le machiavélisme, l’égocentrisme et la mégalomanie de cet « officier de réserve ».

Qu’il soit le maître absolu de ses actes ou qu’il soit manipulé, qu’il ait agi seul ou dans le cadre d’une coterie, peu importe. Le résultat est le même : un coup dur vient d’être asséné au SNJT et ça sera à lui, et à lui seul, d’en assumer la responsabilité. Même si tout le monde sait qu’il y a derrière cette manœuvre une bande de mauvais perdants.

Il est enfin affligeant que des journalistes aussi respectables que Khemais Khayati se laissent entraîner dans des combines aussi misérables !!!



http://patriote2005.blogspot.com/2008/04/le-snjt-se-meurt.html


 

 

Tunisie : les livres sous la coupe de la censure




 

Fethi Djebali/Syfia Tunisie –

Moins visible et reconnue que face à la presse, la censure touche aussi la littérature en Tunisie. Alors que la foire du livre de Tunis s’ouvre ce 24 avril, une cinquantaine de livres d’écrivains tunisiens sont bloqués chez les imprimeurs sur ordre du pouvoir. Seuls des exemplaires photocopiés circulent sous le manteau.

 

Pour Jalloul Azzouna, rien ne justifie la censure de son livre. "La littérature est subversive par essence", s’époumone ce trublion de la littérature tunisienne, qui a fait sienne la défense de tous les livres interdits en Tunisie. Il compte parmi la trentaine d’écrivains du pays dont les ouvrages sont censurés. Il y a quelques années, il a créé la Ligue tunisienne des écrivains libres, qui n’est toujours pas reconnue par le pouvoir du président Ben Ali, car elle se pose en alternative à l’Union des écrivains tunisiens, instance aux ordres du régime.

Jalloul ne désespère pas de voir un jour son livre Littérature et liberté, même identité dans les rayons des librairies. Militant malgré lui, Le pain amer, Quand est-ce que j’étais vivant pour mourir ?, Dit en marge de l’interrogatoire, Un témoin a dit ou encore Les enfants d’Allah sont parmi la cinquantaine de livres interdits des librairies tunisiennes. Le dernier en date, Un capitaliste qui a réussi, d’Habib Hamdouni écrit en arabe, remonte à 2006. Des proches du pouvoir s’y seraient reconnus.

Fadhila Chebbi, qui édite à compte d’auteur depuis 15 ans, n’a cessé, depuis la censure de son dernier livre, de le relire comme si elle ne l’avait pas écrit, à la recherche du passage qui expliquerait cette décision. C’est souvent une phrase, une allusion ou un fait sans aucune corrélation directe avec des faits réels qui est à l’origine de la censure. Selon Azzouna, il est probable que l’histoire du livre de Fadhila, celle d’un général qui, par erreur, signe l’ordre de castrer toute l’armée, est à l’origine de l’interdiction de son livre, bien que l’auteure n’indique pas de pays.

D’autres livres sont ouvertement engagés pour une cause ou prennent le contre-pied de la politique menée par le pouvoir, comme Notre femme à travers les fatwa. Certains, interdits du temps de l’ancien régime de Bourguiba, le sont toujours sous Ben Ali, malgré le caractère obsolète de leurs critiques. "Certains livres sont interdits non pas à cause de leur contenu, mais à cause de l’engagement politique de leurs auteurs dans la vie publique et parfois même d’un de leurs proches", explique Jalloul Azzouna.


 

La machine de la censure


Pendant des années, Jalloul a essayé de remonter la chaîne de la censure. Qui en décide ? Pour quelles raisons ? À qui s’en remettre : à la justice, au ministère de la Culture, au ministère de l’Intérieur ? La plupart de ses questions sont restées sans réponse. L’écrivain est constamment renvoyé aux "services compétents", une expression qu’il abhorre aujourd’hui, censée désigner une instance invisible qui décide du sort des livres.

Le mécanisme concret est efficace. L’imprimeur est tenu de déposer un nombre donné d’exemplaires auprès des ministères de la Culture et de l’Intérieur, ainsi que de la Bibliothèque nationale. En retour, il doit recevoir, selon la loi qui ne précise pas de délai, un récépissé de la part de l’administration, sans lequel il ne peut délivrer la totalité des exemplaires imprimés à l’éditeur. Mais il est rare que celui-ci lui parvienne.

En cinquante ans d’indépendance, certaines imprimeries tunisiennes sont devenues de vraies prisons à livres. Des maisons d’édition audacieuses ont fini par mettre la clé sous le paillasson après avoir pris le risque financier d’éditer plusieurs livres qui ont fini par être censurés. "Les éditeurs sont devenus frileux", témoigne Fadhila.

Aujourd’hui disparue, la maison Aloés, de Sihem Ben Sedrine, n’a vu aucun de ses livres passer entre les mailles du filet. Taoufik Ben Brik, l’écrivain qu’elle fut la première à éditer, a fini par se tourner vers les maisons d’édition françaises. A l’instar de Mohammed Talbi, Ben Brik compte parmi les quelques écrivains considérés aujourd’hui comme "totalement exportateurs" dont les oeuvres demeurent largement méconnues dans leur pays.

 

"Maquis de l’édition"


En attendant la levée officielle de l’embargo sur ces livres, Jalloul Azzouna les distribue sous forme de photocopies. "Nous le faisons dans un but de sensibilisation, par lot de cinquante exemplaires", explique-t-il. Une formule de distribution qu’il qualifie de "maquis de l’édition" et qui lui permet, pour le moment, de faire fi un tant soit peu de l’avis des autorités. Dans un Tunis avide de livres polémiques, ces exemplaires trouvent vite preneurs et leurs heureux possesseurs s’empressent de les photocopier à leur tour. D’autres initiatives ont permis d’exposer ces photocopies sur des stands, en marge des foires du livre de Paris ou de Berlin. Les appels à la libération du secteur de l’édition, comme celui lancé par l’organisation internationale des éditeurs, n’ont pas manqué ces dernières années, sans réelles avancées.

En 2007, le président Ben Ali avait promis de libérer tous les livres interdits. Aujourd’hui, une année après, les mots du Président sont restés lettres mortes. Jalloul, lui, continue son combat.

http://www.humanrights-geneva.info/spip.php?page=article&id_article=3053

 

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