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LES JANISSAIRES DE BEN ALI.
Par
Biju
Le personnel politique arabe en général, et tunisien en particulier, souffre, c’est celui de l’opposition démocratique, ses opportunistes et autres pseudos pragmatiques, que je vois plutôt en marchands de tapis, dans le marché aux puces de BEN ALI, ce sont ceux là qui se disent du camp démocratique qui m’intéressent, celui de l’asile du RCD et de la dictature de la dictature, n’est pas à proprement parler un personnel politique, juste des robots et des bouffe-merde, ce sont les ennemis de la lumière et par voie de conséquence, de la vie et de la Tunisie, il n’y’a plus aucun espoir en eux, je tire la chasse ; le personnel politique qui m’interpelle, c’est celui qui se dit de l’opposition démocratique , c’est lui qui souffre de fatigue et de délabrement intellectuel, de la haine de soi et le dégoût du réalisme politique et militant, tous les lieues communs de l’ignominie, des défaites et des renoncements, sont devenus une habitude et une constante pour eux, ils n’en demeurent pas moins que ces symptômes caractéristiques et très alarmants, pourrissent les mentalités de certains tunisiens faibles. Leur terrible asthénie résiste à tous les dopants, ceux de mes provocations permanentes, comme ceux des beaucoup d’autres jeunes. Pensez-vous qu’ ‘il soit normal d’être excités certains jours et abrutis presque tout le temps. Pensez vous qu’il soit nécessaire d’être fatigable, creux, puérils et être incapable d’un effort réflexif prolongé pour faire le minimum contre la dictature, et se dire la crème de l’opposition démocratique, le nouveau messie, le nouveau sauveur, le chef de l’opposition à BEN ALI, le combattant suprême, et en même temps faire les courses de la dictature ? Ils me désespèrent ces arthritiques, qu’en est-il du tunisien de Tunisie complètement décalé de sa propre vie ? Leur incapacité, pour beaucoup de ces « chefs » opposants tunisiens, ou qui croient l’être, de se fixer, de se concentrer, de mûrir, de se responsabiliser, de respecter les pactes et la parole donnée, sont parmi leurs sales habitudes qui nous foutent les foies. Plus le temps passe, plus la mémoire disparait, la fatigabilité intellectuelle s’aggrave, ANCHABBI a toujours vécu en Tunisie, pourtant ces derniers temps, il se croit vivre en SUEDE, sauf le respect que d’ailleurs je ne lui doit pas, il est temps pour lui de prendre sa retraite, aller jouer aux dames avec l’infatigable retraité de KORBA, qui lui sans façons, mène sa barque, avec plus ou moins de lucidité, ce piteux état de déraison devient, certes pathétique pour ceux là, mais aussi dramatiquement chronique, c’est à l’évidence, intellectuellement et politiquement, moralement, l’annonce d’un vieillissement prématuré, mais lourd et dangereux pour l’opposition et la démocratie. Oui pour certains, nous le voyons avec leur participation aux élections de 2009, mémoire et attention lâchent en même temps, pour ne plus laisser qu’une vacuité, une indifférence, une impuissance commune aux anergiques et à beaucoup de penseurs tunisiens actuels.
.voilà tout cela serait sans importance, s’il ne plongeait le tunisien conscient de la déroute de la Tunisie, de plus en plus nombreux dans le dégoût de l’existence, la négation de tout intérêt, l’angoisse et finalement le désir de se laisser faire. Je ne pense pas, après avoir depuis si longtemps, du moins j’en ai l’impression, milité pour la cohérence du combat démocratique, , je ne pense pas pour notre petit pays, qu‘il faille toujours parler sévèrement ni tragiquement des choses sérieuses, mais aujourd’hui, il faut tout de même manifester son indignation, devant les menées et les calculs opportunistes et calculateurs, de la bande, ANCHEBBI, BEN JAAFER, GANNOUCHI, ETTAJDID, cette alliance de bric et de broc, qui prend en otage tout le savoir faire, et les sentiment de la majorité des militants démocrates tunisiens de tout bord, devant le spectacle offert par ces négationnistes d’un genre nouveau, et leurs « drames » de conscience auxquels, franchement je ne crois pas beaucoup, il est plus que temps de tirer le signal d’alarme, de mettre chacun devant ses responsabilité, se battre contre la dictature de ben Ali, c’est aussi, savoir balayer devant sa porte. Ils ne sont évidemment que des hommes, et, en cela, ils sont faillibles et complexes. Mais j’ose espérer qu’ils sont intelligents, un peu plus que notre imbécile de dictateur, non seulement pour faire leur examen de conscience, leur nécessaire autocritique, mais aussi de débarrasser le plancher, savonné depuis longtemps par BEN ALI, et d’aller élever des chèvres dans un quelconque LARZAC tunisien. Ils n’ont aucune excuse sur le plan de la condition humaine et de la responsabilité s’ils ont toutes les justifications, et ils les ont après cinquante années de dictature liberticide et mortifère, sur le plan de l’individu, tout est grotesque. Merde ! Lorsque l’on accepte la condition politique du militant, du dirigeant politique, il faut accepter une fois pour toute la responsabilité de ses œuvres, et vraiment s’engager. Les alibis peuvent s’expliquer dans la majorité des cas, par la faiblesse, la médiocrité, la suffisance, la facilité, tous les traits de caractère de BEN ALI. Ils sont inadmissibles pour la force, le génie, la difficulté, tout ce qui fait notre différence d’avec les pontes de la dictature, et leurs affidés. Nos opposants de la prétention et de la carrière, s’ils sont sincères, et cela n’est vraiment pas sûr, qu’ils disparaissent, ou tout au moins, qu’ils la ferment. Pour nous tunisiens qui sommes le produit d’une histoire en accélération brutale, la démocratie , l’Andalousie, ce proche passé est aussi lointain que les théocraties, les tyrannies de droit divin et les utopies des physiocrates, nous sommes dans l’histoire moderne, pauvres et en haillons, nous avons les moyens donc de penser une démocratie tunisienne, juvénile, , écartée des conflits antiques, une démocratie neuve, pour un pays neuf, la Tunisie, abritée de toute destruction, peuplée de citoyens vraiment libres et ouvert à l’universel et à l’aventure, dans le bon sens du terme, nous devons chasser en son sein , toute forme d’archaïsme, de réflexes claniques et sectaires, et pout son fonctionnement actuel au niveau de l’opposition tunisienne, ou post-dictature, lui éviter de subir le sort des autres démocraties dans le monde, avec l’expérience des uns et des autres et le contact avec le monde, lui éviter, par son seul fonctionnement, à cette démocratie tunisienne qui doit ÊTRE malgré tout, de devenir une démagogie de fait sous un démocratisme de droit ; ses intérêts électoraux, financiers, politiques provoquent aujourd’hui, malheureusement chez certains clans de l’opposition démocratique (PDP et compagnie), la mise en œuvre d’une fausse propagande, d’une publicité mensongère, d’une usurpation et d’une illégitimité politique et culturelle de fait, de l’hypnose, des moyens indignes qui mènent directement à la démagogie politicienne, et à la défaite de tout un camp, une défaite organisée par un petit clan qui pendant longtemps s’est servi de l’engagement de l’ensemble de cette opposition démocratique, malgré elle, et sans lui demander son avis. Qui sont les opposants tunisiens qui soutiennent la candidature d’ANCHEBBI ? qui des opposants tunisiens lucide, honnête et conscient oseras soutenir une candidature unilatérale, qui prend pour porte parole, un criminel politique comme CHAMMERI, une candidature soutenue par un parti collaborationniste comme ETTAJDID, un parti frileux comme celui de BEN JAAFER, prêt à toutes les compromissions, et un groupuscule de prétoriens , des caciques wahhabites autour de « l’émir » GANNOUCHI ? C’est cela la Tunisie de demain qu’on nous propose, qu’on nous impose ? Franchement les tunisiens méritent beaucoup mieux que cela. Ni l’horreur de BEN ALI, ni la filouterie de certaines momies voyoutes. Il n’est donc pas étonnant que le mot démocratie ne provoque plus chez beaucoup de tunisiens, qu’apathie ou dérision
N.BENE :
Nous devrions nous poser la question quand à ces dizaines d’opposants tunisiens , qui se tiennent droit dans leurs bottes, clairs, transparent, qui penser à rassembler, à travailler pour la Tunisie et les tunisiens, et qui aux pires moment de la haine et la répression liberticide de cette dictature barbare, ne renoncent ni à leurs principes, ni à leurs idées, tous ces combattants de la liberté qui ont perdu leur vie et leur jeunesse pour notre patrie, les ABBOU, HAROUNI, HOSNI, MARZOUKI, DILOU, MAATAR, MANAÏ, JOUHRI et j'en oublie et des meilleurs. Ils sont aujourd’hui et dans l’absolu , la référence naturelle et obligée des jeunes tunisiens.