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La flambée des prix du pétrole et du blé obligent la Tunisie à remettre en question sa politique du soutien. La montée et l'échelle mondiale ont un impact de plus en plus important sur
l'économie tunisienne et menacent de rompre l'engagement de l'Etat à maintenir le déficit budgétaire. Néanmoins, le pays semble parée à faire face à tout obstacle cette année.
La Caisse générale de compensation en charge de la mise en oeuvre de la politique du soutien du gouvernement, est parvenue à maintenir ses subventions pétrolières à 1% du produit
intérieur brut (PIB) sur l'ensemble de l'année 2007, grace à l'augmentation du prix de l'essence à la pompe à deux reprises, en mai et en octobre. Cependant, l'envolée des prix a
suscité une enveloppe supplémentaire en décembre, qui a vu le montant total des subventions (y compris celles pour le blé et autres matières premières) augmenter à hauteur de 1,3% du
PIB.
La Tunisie, qui a des réserves prouvées de 700 millions de barils, ne bénéficie pas d'une grande marge de manoeuvre en matière d'offre en réponse à la montée des prix de l'or nor. Vue
que le prix du baril augmente en dollars, le pétrole tunisien devient économiquement viable à l'exploitation, ce qui favorise la production. Par conséquent, les exportations d'énergie
ont augmenté de plus de 50% en 2007, empêchent ainsi le déficit de s'accentuer, atteignant juste 2,5% du PIB contre 2% en 2006.
Il y a néanmoins une limite à la compensation des prix globaux par les exportations d'énergie tunisiennes. Considérant que le pétrole refuse actuellement de descendre en dessous de 100
dollars le baril, le gouvernement pourrait bien faire l'effort de maintenir son objectif de déficit budgétaire de 3% du PIB, surtout si l'on considère que ses calculs de subventions
sont basés sur un prix moyen de 75 dollars le baril. Si le prix moyen du pétrole en venait à dépasser les 100 dollars, la subvention prévue par le gouvernement de 400 millions de dinars
sera loin d'être suffisante, contraignant à faire un compromis délicat entre des prix plus importants à la pompe ou un déficit budgétaire plus important.
Dans l'anticipation d'une telle éventualité, la Caisse prévoit, selon la rumeur, une réévaluation de son programme de subventions. Ceci devrait occasionner une augmentation de la
production agricole, afin de compenser une augmentation rapide des coûts des importations de céréales. On s'attend par exemple à des subventions pour le blé d'environ 800 millions de
dinars cette année et la Caisse compte déjà sur une augmentation de 60% de l'ensemble des subventions alimentaires. Il est probable qu'une nouvelle politique soit annoncée d'ici peu,
car une position extérieure détériorée pourrait rapidement devenir un poids mort freinant la croissance.
Le Fonds monétaire international (FMI) reste malgré tout satisfait puisque la politique monétaire générale du gouvernement devrait permettre de faire face aux actuelles pressions
rencontrées par l'économie. Tout arrêt brusque de la croissance pour 2008 est anticipé comme venant de facteurs extérieurs plutôt qu'intérieurs. L'inflation, dont la plus grosse partie
est encore attribuable à des facteurs importés, augmente constamment, atteignant 5,3% par rapport à l'année précédente en décembre 2007, après une baisse de seulement 2% en avril. La
Banque Centrale de Tunisie a répondu à cela en novembre en augmentant le taux de réserves obligatoires de 3,5% à 5 % dans l'espoir d'amortir les liquidités. Les taux d'intérêt demeurent
néanmoins relativement stables, avec une moyenne mensuelle contenue dans un intervalle de 18 points pour les douze derniers mois.
Des mesures monétaires aussi restrictives ont de bonnes chances d'avoir les effets désirés et de maintenir une croissance constante; de plus, tout le pays reste vigilent afin d'écarter
tout ralentisseur potentiel pour l'année à venir. Le FMI a cependant revu ses prévisions de croissance à la baisse par rapport à l'année dernière en ne l'estimant plus qu'à 5,7% pour
2008 au lieu de 6,3% pour 2007. Celle-ci est largement attribuée à l'augmentation des prix des marchandises et au ralentissement de la demande internationale.
Le FMI a ajouté ses propres conseils dans le domaine des subventions, recommandant « des options alternatives », différentes de celles de la Caisse, afin de protéger le faible pouvoir
d'achat des foyers à revenus modeste. Le FMI n'a pas explicitement établi ce que de telles alternatives pourraient comprendre; néanmoins, il s'agit certainement d'instruments pour
favoriser les politiques structurelles comme des dépenses publiques plus restreintes pour maintenir le déficit budgétaire dans les objectifs et ainsi réprimer la pression inflationniste
venant du secteur public. En combinant les efforts pour augmenter la production domestique et la substitution des importations, la Tunisie devrait être bien placée pour se sortir de la
dépression actuelle.
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Holding Steady
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Soaring oil and wheat prices are forcing Tunisia to look again at its subsidy policy. Global increases are having a growing impact on Tunisia's domestic economy and threaten to breach
the government's commitment to keeping its budget deficit down.
The Caisse Générale de Compensation, responsible for setting the government's subventions policy, managed to maintain oil subsidies at 1% of gross domestic product (GDP) for most of
2007, through increases at the pump in May and October. However, record prices prompted a supplemental budget in December, which saw total subsidies (including wheat and other
commodities), rise to 1.3% of GDP.
Tunisia, with proven reserves of 700m barrels, has a modest supply side hedge against rising oil prices. As the dollar cost per barrel goes up, more of Tunisia's oil becomes
economically viable for exploitation, leading to higher production. As a result, energy exports grew by more than 50% in 2007, helping to keep the current account deficit from widening
further, rising only slightly to 2.5% of GDP from 2% in 2006.
There is a limit to the extent to which Tunisia's energy exports can offset global prices though. With oil currently refusing to drop below $100 a barrel, the government may well
struggle to maintain its target budget deficit of 3% of GDP, especially as its subsidy calculations are based on an average price of $75 a barrel. Should oil average out at above $100,
the government's projected subsidy of TD400m ($351m) will fall well short, forcing a delicate compromise between either higher prices at the pump, or an increased budget deficit.
In anticipation of such an eventuality, the Caisse is reportedly planning an overhaul of its subsidy programme. This is likely to entail an increase in agricultural production to
substitute rapidly rising grain import costs. Wheat subsidies, for example, are expected to amount to some TD800m ($701m) this year, and the Caisse is already factoring in price rises
of 60% for total food subsidies. A new policy is likely to be announced sooner rather than later, as a deteriorating external position may rapidly become a drag on growth.
The IMF however remains relatively satisfied that the government's broad monetary policy will be able to meet the current pressures facing the economy. Any checks on growth for 2008 are
anticipated to come from external, rather than internal, factors. Inflation - much of which is again attributable to imported factors - is steadily rising, hitting 5.3% year on year in
December 2007, up from a low of only 2% in April. The Central Bank of Tunisia (BCT) responded in November by raising the required reserves ratio from 3.5% to 5% in the hope of dampening
liquidity. Interest rates however have remained relatively stable, with the monthly average remaining within 18 basis points for the past 12 months.
Such restrictive monetary measures are likely to have the desired effect and maintain steady growth, and overall the country looks set to head off any major roadbumps in the coming
year. The IMF has however predicted that growth will decline slightly to 5.7% in 2008, down from an estimated 6.3% last year. This slowdown is largely attributed to rising commodities
prices and slackening international demand.
The IMF has added its own advice to the area of subsidies, recommending "alternative options" other than Caisse subsidies to protect the purchasing power of low-income households. The
IMF did not explicitly state what such alternatives might entail, however it is likely to favour structural policy tools such as tighter public spending to keep the budget deficit in
target, thus curbing inflationary pressure from the public sector. Coupled with efforts to increase domestic production along import-substitution lines, Tunisia should be well placed to
see off the current downturn.
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