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Il est de commune mesure, et de bon ton de considérer que salafisme ou le wahhabisme viennent de l’extrémisme de la théorie islamiste, mais en fait beaucoup d’autres théories
peuvent faire aboutir cette situation et l’une d’elle, et ce le plus paradoxalement à l’évidence, est le libéralisme économique à outrance qui semble être et devenir de plus en plus la norme des
pays pétroliers. En effet on croirait que grâce au terme de libéralisme la notion pose une libéralité totale pour les gens, mais il faut comprendre, que le libéralisme, théorie humaniste à la
base, avant que le capitalisme sauvage ne la pervertissent n’a rien à voir avec la folie actuelle qui défigure les marchés t stresse les individus sous toutes les latitudes. en fait cela est
beaucoup plus complexe que cela, l’ARABIE SEOUDITE est un très bon exemple de cette catastrophe La théorie néolibérale, l’ultralibéralisme qui sont
l’antithèse du libéralisme, de source étasunienne, et qui est l’unique référence de toutes les formes de dictatures planétaires, y compris celle qui se targue du collectivisme, comme la CHINE,
par exemple, pose que les entités économiques doivent avoir un égalitarisme absolu et un fonctionnement le plus sûr possible, entre les membres de la minorité possédantes, au-delà des frontières,
des nations et des cultures. En effet pour assurer le rééquilibre du système par la loi du marché, il est obligatoire que rien ne l’empêche ou le perturbe, des initiatives comme celle de la
création d’une banque du sud, d’Amérique latine, ou comme l’initiative iranienne qui vise à marginaliser le FMI sont pour eux un danger, et doivent être diabolisés, l’invasion et la destruction
de l’IRAK, n’a pas d’autres raisons que d’encercler l’IRAN et de prendre pied pour les USA d’une façon permanente dans la région, le problème de la bombe nucléaire iranienne est vraiment
secondaire, au contraire il sert les desseins des idéologues de la coalition néocons/sionistes, pour pérenniser leur présence dans cette région du monde où tout son avenir
tient en son sol et en ses matières premières. Cela conduit donc au refus total de tous les groupes de pression qui conteste cette stratégie, car l’idée principale de cette théorie est le
monopole exacerbé et absolu. Mais cela paraît en fait un détail face aux éléments qui vont en découler. Les acteurs économiques étant individualisé et le système étant très théorique, absence de
prise en compte totale des particularismes pratiques, il faut que la polyvalence et l’ambivalence soient les plus importantes possibles.
La rébellion, l’émotion et les problèmes psychologiques sont à proscrire et, à défaut, ce sont les peuples eux-mêmes que l’on remplace sans ménagement qu’ils soient d’ailleurs
libres ou soumis à un ordre dictatorial, dans ce schéma, la SUEDE n’est pas plus importante que le KOWAIT, ni la France autre démocratie, que l’ARABIE SEOUDITE, les pays, les
peuples, les cultures, les idéologies, l’Histoire, tout cela n’a aucune espèce d’importance car le système doit fonctionner.
Mais, la grosse difficulté de cette théorie est qu’elle reste trop théorique et ne tient pas compte des spécificités humaines. Ainsi la théorie néo libérale poussée à l’extrême
impose un égalitarisme absolu - ce qui la rapproche des dictatures communistes - non par les revenus mais par les possibilités, mais aussi une sûreté, une tranquillité et une sécurité exacerbée
du système - c’est l’idée fascisante qui y est référée - afin d’en assurer la pérennité. Cela pousse donc à nier les particularismes de chaque élément et de les noyer dans un ensemble compact
unitaire.
Alors, elle nous impose un monde à la "1984" de Orwell tout unitaire, tous identiques afin que la loi de l’offre et de la demande, de l’économie de marché fonctionne sans aucun accrocs et que
l’on achète, vende, produise simplement pour valoriser au maximum les possibilités de chacun. Mais cette dictature du marché est encore plus lascive et dangereuse que les autres car elle semble
s’imposer seule, sans ménagement et difficulté et surtout au niveau mondial par la globalisation et l’interventionnisme sous toutes ses formes, même les plus hideuses, au profit de certaines
personnes et non de celui de l’ensemble des individus.