BEN ALI DESTROY
Par
Biju
Ce qui paraît évident, à tous les observateurs, aujourd’hui, notre société, la société tunisienne, est une société sous contrôle total, c est une société de violence, où est tout n’est que
mensonge et illusion. Nous sommes lié quotidiennement à des ex prisonniers politiques, des familles de prisonniers politiques, dans le dénuement et le besoin extrême,
eux plus que d’autres; et ils sont des milliers, vivent dans le climat permanent de la violence qui leur est faite. Notre société n’est nullement pacifique, ni
sécurisée, telle que la vend le dictateur BEN ALI à tous ceux qui le croient sur parole, et il faut le reconnaître , ils très nombreux parmi les puissants de ce monde, et de tout bord politique,
la morale et l’éthique n’ont vraiment rien à voir, quand il s’agit d’affaire, où on voit l’Espagne de Zapatero, la France de Sarkozy aujourd’hui, comme celle hier de Chirac ou de Mitterrand, dérouler le tapis rouge à l’Ubu de Carthage, au fou de Tripoli, ou aux sanguinaires du golfe, qui sont de la même pointure qu’un Salazar, un Pinochet,
un Castro un Milosevic ect…. En Tunisie on ne peut, quand on est sain d’esprit, que constater simplement, que la violence est là. Et on ne peut pas faire comme
si elle n’était pas là, par conséquent aussi bien en politique, que pour tout ce qui fait notre minable quotidien, il faut réfléchir à cette présence de la violence , à son devenir, et
essayer de l’inclure dans une stratégie générale de lutte contre l’hérésie de la dictature, qui a transformé la majorité des tunisiens à
son image, même si ces derniers veulent s’affranchir de ses horreurs, elle reste leur seule référence obligée, il suffit de
constater la normalisation des incivilités entre les tunisiens dans la rue, la déflagration du noyau familial, l’absence de respect à tous les niveaux dans les
rapports entre les individus, le manque de fierté , de dignité ect..inclure ces « détails » dans une stratégie globale de lutte contre la catastrophe dictatoriale et le postulat ben Ali,est d'une dramatique urgence, car ce dernier, à sa manière barbare et hors la loi, a
empoisonné les esprits, et fait des petit dans toutes les sphères sociales actives ou dormantes, les petits dictateurs à tous les échelons sociaux se ramassent à
la pelle, personne n’est épargné, y compris dans l’opposition démocratique, et l’incroyable écart qui s’amplifie entre son discours versus démagogue de plus en plus, et sa réalité pratique, cette
opposition de toutes les déroutes, qui en toute logique devrait être l’antithèse de tout ce que représente le
régime policier tunisien.
Désormais il faut être lucide, les tunisiens opprimés n’ont qu’une seule arme, il ne leur reste qu’une seule arme, c’est leur volonté, leur cohérence et leur discipline à s’organiser pour vraiment changer les choses en profondeur. Ils n’ont rien, ils n’ont pas d’argent, ils n’ont pas d’armes, ils n’ont pas de pouvoir, rien d’autre que leur disponibilité, leur compétence humaine, et leur désir à se dépasser, toutes ces qualités qui existent chez des résistants et des opposants, clairs, transparents et stoïques. La seule force qu’ils puissent avoir, c’est celle de leur organisation et de leur discipline. Nous ne devons pas être tributaire de la violence, ou permissif s à ses éclats d’où qu’elle provienne, elle n’a aucune justification, nous ne devons appeler qu’à l’organisation, à la cohésion et à l’unité dans le cadre des institutions, et de la constitution tunisienne, dans leur imposition et leurs régles, qui depuis toujours ont été bafoués par les dictatures successives, dans leur application le système de Bourguiba ou celui encore plus néfaste de BEN ALI sont totalement hors-la-loi.
La société tunisienne est une société qui a peur ,aujourd’hui plus que jamais, et qui demande qu’on la protège, en fait et en premier lieu, contre elle-même, tellement la violence du conditionnement fut de tout temps redoutable, mais la démission des consciences rebelles aussi l’a amoindri et blessé, celle là , il faut absolument qu’elle renaisse de ses décombres, qu’elle se renouvelle et qu’elle se réforme, ne pas perdurer dans la basasse et l’aveuglement, dans l’opportunisme le plus défaitiste, comme c’est le cas aujourd’hui, malheureusement, avec l’attitude nihiliste et sectaire d’un AHMED NEJIB CHEBBI, qui se présente aux élections truquées de BEN ALI en 2009, sa participation, plus que celle des autres partis potiches, décrédibilise le combat des prisonniers politiques, le travail des ONG et des militants des droits de l’homme, et à contrario elle crédibilise la foire électorale d’un dictature sur le déclin, et l’absout de toute forme de terrorisme, car ceux qui ont commis les attaques de SLIMANE, ou l’enlèvement du couple d’autrichiens, sont dans la même logique que BEN ALI, une logique suicidaire et porteuse de tous les dangers, oui en participant au cirque de BEN ALI, on cautionne cette surenchère propagandiste qui veut donner de lui l’image , de l’intégrité, de la sécurité, de la stabilité et du progrès, alors qu’il est la principale source de tous les malheurs de la Tunisie. Aujourd’hui, dans notre société la demande d’un maître protecteur qui sera justement capable d’user aussi de violence contre ceux dont vient la peur, est évidente, travaillons à ce que seules les institutions démocratiques soient les protecteurs de notre nation, refusons l’aventurisme des ego démesurés, cherchons la cohésions et la transparence des idées et des actes, seule la démocratie, l’action et l’acte démocratique ainsi que le propos , peuvent nous réunir dans un projet commun qui puisse répondre à l’attente de la nation tunisienne, et la sortir de sa léthargie, tout le reste c’est prendre le train en marche sur l’habituel et permanent, destructeur et calamiteux projet au long cours de la dictature de BEN ALI,. Refuser ses manigances et son cirque électoral de 2009 par exemple, tout le bloc démocratique solidaire, c’est lui signifier un cinglant fin de non-recevoir, c’est appeler le monde à le traiter comme un paria, c’est absoudre la Tunisie de ses folie et de ses crimes, c’est le désigner comme la source principale de toute forme d’extrémisme, qui n’en doutons pas est bien aux portes de notre pays , l’affaire de Slimane et de l’enlèvement du couple de touristes autrichiens, ne sont qu’un léger aperçu de la catastrophe qui nous attend, on ne peut pas être crédible dans la confusion , comme le PDP et AN Chebbi qui condamnent ces crimes à juste titre, et être candidat aux élections de BEN ALI en 2009, être à la consécration de ce dictateur qui met, avec une volonté affichée, la Tunisie et les tunisiens, pieds et poings liés à la merci de cet extrémisme et ce terrorisme . L’avenir de la Tunisie est plus que jamais incertain. Nous ne savons pas où va notre pays dans cette galère qui dure depuis plus de cinquante ans pays. Nous savons certes que nous avons un grand passé, et tout le toutim qui ne nourrit pas son homme, mais je doute fort que nous ayons un grand avenir, partis comme on est, tous les indicateurs sont au rouge, et les crapules, plus que jamais, s’en donnent à cœur joie. Et ça crée un sentiment de peur, d’horreur et de déroute, un sentiment de referment, de terreur, de chaos, qui sont en train de signer notre arrêt de mort.