Le sens caché de l' APPEL DES 17
Par
JPC
cgtcIls font l'événement: dans un bref appel commun, "Pour une vigilance républicaine", dix-sept personnalités de haut niveau, à commencer par le grand gaulliste historique Pierre Lefranc, ancien
chef de cabinet du Général de Gaulle,
Dominique de Villepin,
Ségolène Royal,
François Bayrou,
Jean-Pierre Chevènement, Bertrand Delanoë, les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de
recherches gauliennes - mais aussi Corinne Lepage,
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher (NC)
Nöel Mamère,
Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis (centriste)
Marielle de Sarnez (MODEM),Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, Arnaud Montebourg, ainsi que les communistes Jean-Pierre Brard, député de la
Seine-Saint-Denis, et André Gérin, député du Rhône, jugent le moment venu de"réaffirmer" "un certain nombre de valeurs et de convictions", menacées,
donc - parmi lesquelles "leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à
la monarchie élective", et " leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère
digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI°
siècle".
Relevant, comme ils l'écrivent eux- mêmes, que les signataires "se réclament de sensibilités très diverses, et (...) ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes", la presse voit dans le large FRONT UNI ainsi constitué l'expression d'un "ralbol" ponctuel de milieux divers, exaspérés par Sarkozy, et convaincus que le moment est venu de frapper. Un "coup" politico-médiatique...
Reprenant l'ordonnancement du texte, les journalistes insitent sur l' "attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile", dans laquelle, on le sait, les 17 ne mettent pas tous le même contenu ("ferme et tolérante"). Et l' "attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information", également revendiqué, peut sembler à beaucoup une banalité.
Mais ce serait se tromper que de sous-estimer l'importance de l'unité ainsi symboliquement forgée autour d'un texte qui, quand il s'inquiète de la "dérive vers un pouvoir personnel" du satrape surexcité actuellement au pouvoir, en se réclamant d'un commun "attachement au principe républicain " doit se traduire comme l'expression d'une crainte devant des événements graves, et peut-être imminents.
Mister "Racaille de Neuilly" n'est pas homme, on le sait, à laisser sa dégringolade dans l'opinion publique, traduite par d'innombrables sondages, se transformer en débandade irrémédiable sans prendre le taureau par les cornes, et réagir.
Si c'était le cas, les puissants intérêts économiques qu'on n'ose plus appeler "nationaux" qui ont porté ce Napoléon de pacotille jusqu'à l'Elysée, ne le laisseraient pas s'endormir dans les bras de la nouvelle créature qui, pour un temps, l'accompagne.
Pas plus que ceux qui, de l'extérieur, n'ont pesé sur cette élection, avec d'immenses moyens, de Tel Aviv ou de Washington, que pour disposer d'un exécutant zélé, prêt à tout faire pour liquider, dans tous les domaines, l' "exception française".
On doit s'attendre au pire. Et c'est le sens caché de ce beau texte, dense, et bref, dont les auteurs, "au-delà de leurs divergences,
(...) tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la
République".
On doit avoir en tête la situation du LIBAN martyr, toujours au bord de la guerre civile, dont d'influents "protecteurs", qui ne sont pas
toujours ceux que les media désignent, démontrent, jour après jour, l'étendue de leur imagination et le cynisme de leurs moyens - avec, notamment, des attentats mystérieux, en série, qui
font tout de même de vrais morts, en nombre, dans un complexe jeu de l'ombre.
La France n'est pas à l'abri.
Pour provoquer une situation de crise, et mettre en place, ou restaurer, un pouvoir défaillant, que la faveur du peuple abandonne, il ne suffit pas toujours - même si cctte possibilité existe - de se rendre dans une banlieue pauvre, à la vie sociale tendue, et de menacer de passer les cités "au karcher" pour en éliminer "la racaille" - déclenchant ainsi des émeutes...
Et c'est donc la crainte, et presque la prévision, d'événements tragiques, ourdis dans l'ombre, comportant des menaces terribles touchant au cœur la République Française elle-même, et cela porte un nom: le fascsme, qui se lit, entre les lignes de cet appel commun à Villepin, Pierre Lefranc, deux communistes indépendants, Montebourg, le MODEM, et Ségolène...