Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Tunisie: Défis touristiques

L'image “http://membres.lycos.fr/possible/tragicsofitelcabu.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.   
Tunisie: Défis touristiques    




Le secteur touristique s'est bien porté en 2007 au regard des statistiques publiées par le CETO, l'association française des tours- opérateurs, et l'agence de voyages FRAM. Les chiffres du CETO montrent que le nombre de touristes français en Tunisie a augmenté de 3,8% tandis que le nombre de touristes français se rendant au Maroc a connu une régression de 2,8%. Quant aux chiffres publiés par Fram, ils affichent une hausse de 5% des touristes français en Tunisie contre une baisse de l'ordre de 2 à 3% au Maroc.

Néanmoins, si les indicateurs sont positifs à premier abord, ils cachent un certain nombre de faiblesses. L'analyse des clientèles européennes montre une baisse assez significative des touristes allemands (-6%), italiens (-4,3%) et britanniques (-11%). Par ailleurs, chaque visiteur a laissé en moyenne 850 dollars en Egypte, 1040 dollars au Maroc mais seulement 333 dollars en Tunisie. Le secteur affiche une croissance annuelle de 3% à peine.

Les défis à relever sont principalement de nature structurelle. Le faible niveau des touristes qui décident de revenir en Tunisie est souvent attribué à un service de second rang et à des prestations de mauvaise qualité dans la plupart des hôtels. L'autorité monétaire tunisienne, la Banque centrale, a même reconnu les faits dans son rapport annuel, selon lequel, malgré les efforts engagés par les autorités publiques, les résultats sont en dessous des objectifs visés et « les acteurs du secteur doivent s'efforcer d'améliorer la qualité des prestations, qui est un élément de compétitivité majeur».

Certains professionnels relèvent d'autres défis. Selon Fitch Ratings, le secteur du tourisme tunisien ne cesse d'augmenter le parc d'hébergement en lits touristiques, ce qui entraîne une situation de surcapacité d'accueil, surtout au niveau des hôtels balnéaires, et implique une certaine dépendance des hôteliers aux tours opérateurs en matière de location des chambres. Un professionnel du tourisme a dit à OBG : « malgré des efforts de diversification, la Tunisie ne parvient pas à se défaire de son image de marque en tant que destination balnéaire ».

Victime du rythme saisonnier, la Tunisie doit diversifier les activités et les infrastructures en exploitant davantage les richesses qu'offre le pays. « Nous en avons les moyens et les compétences, mais la Tunisie ne développe pas et ne promouvoit pas suffisamment son secteur touristique à l'international », a-t-il ajouté.

La Fédération tunisienne de l'hôtellerie dénonce elle aussi le manque de communication. Selon Mohamed Belajouza, président de la fédération, « le budget promotionnel n'est pas une dépense mais un investissement rémunérateur à très court terme. Pour chaque millier de dinars (770 dollars) investis, nous pouvons récolter le double au moins en devises. Cela a été prouvé par le passé, et nous pouvons encore le démontrer », a-t-il dit à la presse locale.

Les autorités nationales en matière de tourisme savent que le secteur doit aller de l'avant, et à cet effet, l'Office du tourisme national en collaboration avec le ministère du tourisme ont mis en place trois groupes de travail avec la fédération de l'hôtellerie, pour une évaluation approfondie sur la qualité, la formation et la situation financière du secteur. Le programme national de mise à niveau des établissements hôteliers a identifié 45 hôtels lors de la phase pilote et au final, 150 hôtels seront réhabilités dans le cadre du programme. Le Président Ben Ali a aussi appelé à l'élaboration d'une stratégie nationale visant à encadrer l'industrie jusqu'en 2016.

Toutefois, si la Tunisie entend réellement concurrencer le Maroc, elle doit diversifier ses activités au-delà du tourisme balnéaire et tirer profit de son héritage culturel. Des mesures ont été prises en ce sens. En 2001, la Banque mondiale a injecté 25 millions de dollars pour la réalisation d'un projet culturel, et plus récemment, 30 millions de dollars ont été alloués au développement du parc national de Carthage et Sidi Bou Said. Comparé aux milliards de dollars destinés aux aménagements immobiliers à Tunis, ces sommes paraissent modiques.

-----------------------------

Tourism Faces Challenges

------------------------------

Figures recently published on the Tunisian tourism sector in 2007 by CETO, the association of French tour operators, and FRAM travel agency, look promising. CETO's figures showed an increase in French tourists of 3.8% for Tunisia, compared to a decline for Morocco of 2.8%. By comparison, FRAM's figures had French tourism to Tunisia up 5%, and Morocco down between 2% and 3%.

However, beyond these apparently positive figures lay some worrying trends. Arrivals from other European countries were down - Germany by 6%; Italy by 4.3%; and the UK by 11%. Moreover, average spending per head in Tunisia is only $333, less than half Egypt's $850, and less than a third of Morocco's $1040. Growth in the sector is down to just 3% annually.

Tunisia's challenges are primarily structural. The poor level of returning tourists is often attributed to second-rate service and badly maintained facilities in many hotels. Even the country's monetary authority, the Central Bank, said in its annual report that, despite efforts by the public authorities, results remain below target and "operators in this sector need to focus more closely on improving the quality of services, which remains the key to non price competitiveness".

Some experts point out to other issues. Fitch Ratings believes Tunisia's tourism sector now suffers from the massive drive to increase bed numbers, which has resulted in over-capacity, almost entirely based on seaside hotels, and the hoteliers' dependence on international Tour Operators for selling their hotel rooms. One industry insider told OBG that "despite diversifying, Tunisia has not been able to shake off its image as a mass tourism destination".

Constrained by its seasonality, Tunisia must further diversify tourist activities and infrastructure by maximising its resources. "The means and abilities exist but Tunisia does not develop and promote its tourism sector efficiently enough at the international level", the same observer said.

Poor promotional schemes also bring criticism from the Federation Tunisienne de l'Hôtellerie. According to Federation President Mohamed Belajouza, promotional budgets are not an expenditure but an investment that is profitable even in the very short term. For each 1000 dinars ($770) invested in tourism, "we can get at least double back in convertible currency. This has been proved in the past", he told local media.

The national tourism authorities know the sector must do better, and are setting about tackling the problem. The National Tourism Office and the Ministry of Tourism have set up three working groups with the hotel federation, focusing on quality, training programmes, and the sector's financial situation. The national Mise à Niveau (upgrading) programme has also turned its attention to tourism, with 45 hotels selected for the first phase of the project. Ultimately, 150 hotels will be upgraded as part of this scheme. President Ben Ali has turned his attention to the sector too, calling for the development of a national strategy to take the industry up to 2016.

However, if Tunisia truly wishes to compete with Morocco, it must diversify beyond seaside tourism and make more of its cultural heritage. There are signs that Tunisia may be heading in the right direction. In 2001 the World Bank financed a $25m Cultural Heritage Project, and more recently $30m has been allocated for the development of Carthage-Sidi Bou Said National Park. Compared with the billions earmarked for real estate developments in Tunis though, these are small in size.

*******************************

L'invention du tourisme équitable en Tunisie ?
 

Selon l'Organisation mondiale du tourisme, un milliard de personnes se déplaceront hors de leurs frontières nationales, en 2010. Quel avenir pour le secteur touristique tunisien face à la concurrence du Maroc et d'autre pays du monde ?

Notre pays faudrait penser au tourisme comme une opportunité pouvant contribuer durablement au développement, d'inéquitable, absorbant efforts de développement et ressources naturelles.

A noter que le tourisme de masse étouffe les pays tels que la Tunisie. Fatigués des zoos humains et des attractions prétendument exotiques, de plus en plus de voyageurs se laissent séduire par de nouvelles manières de découvrir le monde en se détournant des destinations classiques.

En Allemagne, 400 000 voyageurs pratiquent déjà le tourisme équitable, aussi baptisé « éthique » ou « solidaire ». En France, une quarantaine d'opérateurs se partagent le marché, rassemblés autour d'une charte du tourisme équitable.


Mais que vient faire l'équitabilité dans tout cela ?

L'invention du tourisme équitable consiste à inviter les gens - tant les visiteurs au Nord que les « visités » au Sud - à réfléchir à leur avenir et à leurs responsabilités. En somme, passer du développement du tourisme au tourisme de développement.

Sur l'île de Djerba, par exemple, qui étais élue dernièrement comme meilleure destination mondiale, fréquentée chaque année par 800 000 Européens, le développement touristique empiète sur les activités agricoles, au point que l'île ne produit plus, aujourd'hui, que 10 % de ses besoins alimentaires.

D'une autre part, en Tunisie, l'effectif de touristes allemands qui constituaient à une certaine période, la colonne dorsal du chiffre de nuitées réalisé sur l'Europe, est en nette diminution durant ces dernières années.

Une baisse imputable au peu de variété des services et de l'animation réduite au sein des zones touristiques ajoutés à un manque de communication sur les autres particularités du marché tunisien et de son riche patrimoine.


Alors pour garantir le succès de notre secteur de tourisme, que faut il faire ?

A savoir, avant tout, que le tourisme est un gigantesque business. Dans le classement des activités commerciales les plus florissantes, le tourisme occupe, en effet, la toute première place en Tunisie mais aussi à l'échelle mondiale.

Il faudrait penser au tourisme comme une opportunité pouvant contribuer durablement au développement, d'inéquitable, absorbant efforts de développement et ressources naturelles, d'une tendance renforçant et banalisant les relations dominants/dominés qui pousse nos jeunes à se détacher corps et âme de leurs valeurs, au respect de la diversité culturelle et des équilibres sociaux et naturels souvent fragiles.

Les responsables qui dessinent les traits de la politique tunisienne dans ce secteur doivent penser aux emplois que génère ce secteur vital à notre économie, à la pérennité de ces emplois dans le respect des besoins propres des populations locales en eau et en énergie, sans omettre qu'il faudrait endiguer la fragilité de l'emploi saisonnier qui fait tourner les économies locales (hôtellerie, restauration, vente de souvenirs, etc.)

Ainsi, éviter toute forme de dépendance en intégrant au mieux les coûts sociaux et environnementaux. Arrêter de faire de la destination Tunisie une destination bas de gamme, chose qui n'a pas servi nos objectifs de développement durable.

D'ailleurs, il faut reconnaître que l'engagement de la Tunisie dans la voie de la transformation du tourisme tunisien en secteur à haute valeur ajoutée est reconnaissable. Tant par la qualité que par la quantité et la diversité des nouvelles branches innovantes du tourisme en Tunisie.

Toutefois, ce n'est pas la diversification des offres et des prestations qui sont en question, ni le projet qui vise à étendre la saison touristique sur toute l'année. Ce qui est en cause ici c'est le degré de synergie qui existe entre les exigences des promoteurs hôteliers et autres tours opérateurs et les besoins durables et permanents de notre économie.

Le tourisme équitable peut représenter une ébauche de réponse, timide à vrai dire pour le moment, mais qui est promise à de brillantes perspectives d'avenir.

En Afrique du Sud, ce secteur dispose d'un label de qualité spécifique. La Belgique est à la traîne, mais semble vouloir combler son retard. Là où il existe, le tourisme alternatif prend des formes très variées. Certains opérateurs se contentent de verser une part de leurs bénéfices à des communautés locales ou à des organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans l'aide agricole, scolaire, médicale, etc.

D'autres glissent une touche d'écologie ou d'humanitaire dans leur programme, en offrant des produits biologiques pour les repas ou en choisissant des infrastructures plus petites, mieux intégrées dans le paysage ou contribuant à l'économie de la région visitée.

Certains voyagistes vont plus loin. Ils prévoient de larges temps de rencontre entre leurs clients et les populations locales. Ils veillent à ce que les itinéraires soient fixés d'un commun accord avec celles-ci (afin d'éviter toute forme de dépendance) et que les bénéfices financiers des visites (achat d'artisanat) soient redistribués selon des règles démocratiques, afin d'éviter la déstructuration sociale des communautés.

Les itinéraires touchés pour le moment dans ce domaine, sont situés pour la plupart dans des régions désertiques à Kébili où on leur offre de s'immiscer et de partager la vie quotidienne des populations et des villageois.

Une forme de tourisme qui pourrait fleurir dans d'autres régions tunisiennes et représenter une manne de projets de développement en partenariat avec des hommes et des femmes venus d'outre mer, pour peu qu'on s'y engage.


Définition du tourisme équitable

Le tourisme équitable est un ensemble d’activités et de services, proposé par des opérateurs touristiques à des voyageurs responsables, et élaboré par les communautés d’accueil, autochtones (ou tout au moins en grande partie avec elles). Ces communautés participent de façon prépondérante à l’évolution de la définition de ces activités (possibilité de les modifier, de les réorienter, de les arrêter).

Elles participent aussi à leur gestion continue de façon significative (en limitant au maximum les intermédiaires n’adhérant pas à ces principes du tourisme équitable).

Les bénéfices sociaux, culturels et financiers de ces activités doivent être perçus en grande partie localement, et équitablement partagés entre les membres de la population autochtone.
Auteur/Source : Tunisie Affaire.

 

   
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
<br /> <br /> This is very nice one and gives in depth information. I think it will be helpful. Thank you very much for that extraordinarily first class<br /> editorial! keep up the good work. <br /> <br /> <br /> Couldn't agree more...Had a post already written about this too, (good job i checked around first)never mind.It is a<br /> really good tune though. Here's hoping more labels wise up and do this.Coach Handbags Outlet   Louis Vuitton   Louis Vuitton Handbags   Discount Coach<br /> handbags   is.Burberry Outlet,Burberry Scarf,Burberry Bag,Burberry factory outlets,Burberry Handbags<br /> <br /> <br /> chanel,chanel store,coco chanel,chanel outlet,chanel handbags<br /> <br /> <br /> UGGS,UGG Boots,UGG Boots Sale,Cheap UGG Boots,UGGS Boots<br /> <br /> <br /> Thanks a lot for sharing the article on cash. That's a awesome article. I enjoyed the article a lot while reading.<br /> Thanks for sharing such a wonderful article. gucci<br /> bag,gucci handbags,gucci outlet,gucci store<br /> <br /> <br /> coach outlet,coach factory<br /> outlet,coach store,coach bags,Coach Outlet<br /> Stores,Coach Online Outlet Store<br /> <br /> <br /> UGGs Outlet,UGG Boots,UGGS,UGG Boots Store,UGG Boots Outlet,UGG<br /> Online<br /> <br /> <br /> I want to say very thank you for this great informations. now i understand about it. Thank you ! <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre