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Tunisie : La flambée des prix .........



Tunisie : La flambée des prix des denrées agricoles

Ben Mohamed



blé


Selon l'Observatoire de la Conjoncture Economique, le prix du boisseau de blé (30 kilo environ) a quasiment doublé depuis le début de l'année 2007 pour atteindre un sommet historique de 9,37$.

A rappeler que le prix du blé tendre a atteint en octobre 2007 le record de 433 dollars la tonne, contre 215 dollars en janvier 2007. L'orge a atteint 330 dollars en octobre, contre 200 dollars en janvier 2007. L'OCE a expliqué cette rapide hausse du prix du blé, contrairement à ce qui est observé dans le cas de plusieurs autres produits de base, par les difficiles récoltes de ces dernières années et non pas par une poussée de la demande.

courbe

Source : OCE

Cette hausse des prix du blé va sûrement entraîner une hausse réciproque des prix de la semence du blé pour l'an prochain. Ce qui mène à prévoir une évolution continue pour les années qui viennent.

Encore, l'augmentation des prix du blé ou bien la carence en cette matière première a causé de même une envolée des prix du Soja et des Grains de tournesol et de leurs dérivées. D'ailleurs, les cours mondiaux de tourteaux de soja ont plus que doublé en 2007 par rapport à l’année 2006 sous l’impulsion d’une demande chinoise grandissante.
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La tendance des matières premières
Karim TURKI   

pétroleLa flambée des prix du pétrole se poursuivra en 2008. En effet, le prix du baril de pétrole emballé a établi, récemment, un nouveau record en dépassant la barra fatidique et psychologique des 100 dollars. Le premier facteur contribuant à ce mouvement est le baisse du cours de la monnaie américaine au cours des derniers mois.

En général, les prix des matières premières sont libellés en US$ (dollar américain), ce qui implique une hausse de leurs prix lorsque le dollar recule pour compenser la baisse des revenus des pays producteurs de ressources naturelles. Ainsi, la corrélation négative entre l’état de la monnaie américaine et le prix du pétrole se confirme puisque à chaque creux de la parité Dollar-Euro correspond un pic des cours mondiaux de l’or noir et de la plupart des matières premières libellés en Dollar (graphique suivant).

courbe 

La montée spectaculaire des prix du pétrole et de l'or est amplifiée par la spéculation des investisseurs qui prévoient une dépréciation supplémentaire de la devise américaine. De plus, l’or étant la matière première qui permet le mieux de se prémunir contre une baisse du dollar américain, son prix a bondit de prés de 20% de sa valeur durant les deux derniers mois.

Par ailleurs, la régression du billet vert n’explique pas tout, le déséquilibre entre l’offre et la demande a une très forte influence sur les prix. La croissance économique effrénée des pays émergents a fait augmenter la demande de pétrole très rapidement alors que la production mondiale a peu progressé. Ainsi, la baisse rapide des stocks de pétrole américains (voir graphique suivant) et l’augmentation des risques de conflits géopolitiques des tensions au Moyen-Orient ont eu un effet majeur sur les cours pétroliers. Le prix actuel de l’or noir reflète donc une prime de risque très importante.

courbe2

À l’inverse, le prix du gaz naturel est demeuré relativement faible alors que les stocks américains continuent d’être élevés. L’augmentation des prix des contrats à terme montre cependant qu’une hausse est probable au cours des prochains mois à moins que l’hiver ne soit plutôt clément en Amérique du Nord.

source : Observatoire de la Conjoncture Economique

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Tunisie : Les pays de Golfe montrent la voie aux Maghrebins

Galia SKANDER
maghrebEn créant le marché commun des monarchies pétrolières du Golfe (CCG) le 1er janvier 2008, les six monarchies pétrolières du Golfe ont montré la voie aux pays du Maghreb incapables depuis 30 ans de créer un marché économique commun, malgré les tentatives, les discours et l'existence d'un cadre politique et juridique l'UMA.

Le "non" Maghreb se traduit par un manque à gagner entre 1 et 2% de croissance par an pour chaque pays. On assiste même depuis 2005, à un recul de la part du commerce intermaghrébin de 5% à 2% du volume total des échanges, avec des économies fermées et enclavées entre eux et ouvertes en même temps aux autres marchés à savoir ; l'Europe, l'Asie et les USA.

Toutefois, les pays du Maghreb ont été même incapables de mettre en application des accords conclus comme celui de libre échange d'Agadir entre la Tunisie et le Maroc d'un coté et la Jordanie et l'Egypte d'un autre.

Les pays maghrébins continuent à taxer et à entraver le commerce et les échanges entre eux. À titre d'exemple ; le Maroc n'arrive pas à exporter directement la Logan produite à Tanger vers l'Algérie elle doit passer à transiter par Marseille. Et les exemples sont nombreux.

Par opposition, le marché commun des CCG affiche un PIB consolide de 175 milliards us $ en 2006 comme il aura une monnaie unique en 2010, avec 35 millions d'habitants.

En outre, le marché du CCG permet une libre circulation et séjour dans les capitaux, à l'image de l'espace Schengen en Europe. Comme il assure une certaine liberté de travail dans les secteurs privés et publics, ainsi la possibilité de bénéficier des services sociaux, de santé et d'éducation dans n'importe quel pays. Encore, il applique la même politique fiscale pour tous les ressortissants.

Pour mémoire, le CCG regroupe les pays de l'Arabie Saoudite, le Qatar, EAU, Koweït, Oman et Bahreïn, avec une superficie totale de 2,6 millions de Km2 et une réserve en pétrole de 484 milliards de barils.

Il est impossible, dans l'état actuel des choses, de penser que le Maghreb économique pourra avoir le jour d'ici les 10 prochaines années, car plusieurs obstacles politiques existent, malgré l'emplacement de la Tunisie comme un pays catalyseur.

Toutefois, notre pays a intérêt dans l'état de blocage actuel de développer des initiatives bilatérales avec la Libye, l'Algérie ou le Maroc, et ce, dans l'attente de l'évolution des positions des uns et des autres.
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Tunisie : L'exemple des Agrumes est il le bon modèle à suivre ?

orangeDésormais, la Tunisie continue à être déficitaire en production céréalière et partiellement en lait et viande rouge bovine. En contre partie, autres produits agricoles se développent et se prospèrent, et ce, grâce à la même politique de libéralisation, d'encouragement de la même administration.

En effet, il s'agit d'une culture spéculative des agrumes, dont la superficie a passé de 14.000 Hectares en 1994 à 20.000 Ha en 2007, soit une évolution de 46%, avec un rythme annuel de 700 Ha.

De ce fait, il y aura une plantation totale de 6 millions de plants d'agrumes, dont 1.8 million de Maltaises, un label typiquement tunisien et non pas maltais comme l'indique son nom en se référant à Malte, ce qui peut prêter une confusion surtout sur le marché international. Tandis que les clémentines, en référence au religieux Père Clément le premier qui l'a cultivé, viennent en 2ème position avec 17% de la superficie totale réservée aux agrumes.

L'Etat tunisien a fait des efforts soutenus pour développer les agrumes depuis 1997 et notamment pour les Maltaises, première espèce exportée vers l'Europe, et ce, en subventionnant l'achat des plants à hauteur de 60% du prix pour chaque agriculteur, avec la plantation de 100 Ha chaque année.

En fait, la Tunisie a fixé comme objectif d'étendre entre 2004 et 2009 la superficie des orangeraies à hauteur de 250 Ha. Ce qui a donné en 2007 une production totale de 300.000 tonnes, contre 247.000 tonnes en 2006, d'où une progression de 20% en une seule année.

Les estimations de production pour l'année 2007 sont comme suit :

140.000 tonnes maltaises

37.500 tonnes de citrons

36.000 tonnes de Navelle (thomson)

30.000 tonnes de Meski

28.500 tonnes de clémentine

Le Gouvernorat de Nabeul s'est situe en première position en terme de production, avec 250.000 tonnes d'oranges pour 2007, contre 180.000 tonnes en 2006. Ensuite, arrive le gouvernorat de Ben Arous avec 27.000 tonnes en 2007, Bizerte avec 18.000 tonnes, Kairouan avec 8.000 tonnes et enfin Jendouba avec 6.000 tonnes.

La Tunisie compte exporter en 2007, 25.000 tonnes d'agrumes, contre 19.300 tonnes en 2006, particulièrement, vers l'Europe, notamment, la France.

La culture des agrumes est un bel exemple de réussite d'une culture libérée de toute contrainte de prix, exposée aux conditions du marché. Par opposition, aux céréales dont la production ne cesse de reculer à cause, entre autres, d'une politique agricole rigide de type soviétique, fixant le prix de vente, contrôlant le transport et le stockage, avec la conséquence de son abandon progressif par l'agriculteur. Alors que les prix sur le marché international ne cessent d'exploser, mettant en difficulté la Caisse Générale de Compensation et ne profitant en aucun cas au producteur local et à l'agriculteur tunisien.
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Flambée du prix du pétrole: Quelle solution pour la Tunisie?

(TAP)- Le prix du baril de pétrole a flambé à cent dollars en ce début du mois de janvier, alors qu'il y a juste un an, le pétrole affichait, à la même époque, un prix aux alentours de 50ê.

Un doublement en une année, touchant de plein fouet des économies qui luttent pour limiter le taux d'inflation à 4 pc.

Quelle solution peut adopter la Tunisie alors que cette augmentation de 100 pc est bien une inflation de coût importée, touchant tous les secteurs d'activité et toutes les bourses ?

Trois scénarios peuvent être envisagés dans cette conjoncture, à savoir primo absorber budgétairement les effets de cette flambée et ce sera certainement aux dépens des moyens et des fonds destinés au développement et au soutien de la croissance.

Secondo, s'endetter et sacrifier aux principes d'un équilibre des finances publiques, en aggravant le déficit budgétaire et en restreignant notre marge de manœuvre pour les années futures, car, faut-il le rappeler, l'endettement doit être remboursé, ce qui limite considérablement les moyens d'intervention, à travers le budget de l'Etat, en matière d'investissement, d'emploi et d'incitations diverses.

Tertio, augmenter les prix intérieurs au même rythme que les prix internationaux, au risque de voir nos entreprises incapables d'accuser le coup et le citoyen supporter mal des augmentations aussi brutales qu'importantes.

Aucune de ces trois solutions ne parait vraisemblable à elle seule.

Le courage et la clairvoyance nous incitent de chercher le juste milieu.

En effet, les efforts d'économie d'énergie doivent se poursuivre et s'intensifier, le citoyen et l'entreprise sont appelés à intégrer dans leurs budgets respectifs une part de ce coût supplémentaire, ils ont été jusque là relativement ménagés, cette part n'ayant guère dépassé les 30 à 35 pc du coût global supporté par l'économie.

Le budget est à même d'absorber le reste, soit 40 à 50 pc, si les économies d'énergie se réalisent.

Il y a moins d'un mois, nous avons vécu au rythme des débats budgétaires, axés sur le développement de notre pays, la consolidation de l'infrastructure et l'incitation à l'investissement.

Il s'agit de concrétiser ces objectifs, tout en sauvegardant les équilibres budgétaires, conformément à la politique adoptée dans tous les plans, en vue de garantir la faisabilité de ce schéma de croissance et la perpétuation de ce cercle vertueux de développement durable, dans un environnement stable et clair pour nos entreprises, lesquelles doivent relever le défi d'une concurrence internationale acharnée, mais aussi, pour le citoyen appelé à mieux gérer son pouvoir d'achat dans un environnement impitoyable.

Réalisme, conciliation entre l'économique et le social et clairvoyance, sont les clés permettant à l'économie tunisienne de poursuivre sur sa lancée et d'accéder a un palier supérieur de développement.

 

 

 

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