La culture nationale que nous défendons est un large champ d’intérêts qui se
limite ni à la Tunisie ni au tunisien , mais qui est inscrit dans un espace beaucoup plus large et plus important , cet espace
pour une simple question de pragmatisme et de réalisme
ne peut être aujourd’hui que
résistant et anti- impérialiste ,cette culture donc qui n'est pas limitée a un
chapitre historique , rhétorique et existentialiste , mais qui porte en elle tous les vécus
d'une civilisation et ses aspirations , qu'ils soient
idéologiques , économiques
, politiques ou bien religieux pour ceux qui choisissent et se sentent capables d'assumer le poids des siècles ,
cette culture donc est d'une importance capitale , non seulement parce qu'elle
définit le contenu historique et révolutionnaire de notre engagement et démarche sur
la nécessaire question et vitale de la démocratisation, mais aussi, parce que l'essentiel
de la stratégie de la libération de
notre espace commun aux autres arabes et musulmans est largement basée
sur cette notion et sur ce mot d'ordre.
Pour que tout cela tienne la route, le rassemblement le plus large et le plus transparent aussi est nécessaire,
face à l'efficacité de
l'appareil répressif de
la dictature et les soubresauts de cette réaction parasitaire. La dictature tunisienne ne rate aucune occasion pour brouiller les cartes et faire la
démonstration de sa folie. Ou alors pour exemple , comment expliquer que dans un pays liberticide comme
la Tunisie , qui emprisonne toute parole libre , embastille ses journalistes , qui possède des
médias qui sont en fait des canaux de simple propagande , de communiqués
aseptisés et népotiques,
comment un état de lieu aussi diabolique, puisse avoir l'assentiment
des nations unis pour recevoir sur son sol le sommet mondial de l'information, une réunion pour la lutte internationale contre le terrorisme, tout cela sous l’égide de l’O.N.U ?
C'est récompenser
le crime et c''est un hommage du vice à la vertu,
cela n'existe et n'a pu
être, que parce que les institutions internationales ne comptent pas, elles sont sous l'emprise
de l'impérialisme
prédateur et sous les maquillages et les déclarations
de bonnes intentions, totalement sous ses pressions et à
son service. En face de cette situation grotesque et risible, si
elle n'était pas morbide , sanglante et mortifère , en
face d'elle , plutôt
à ses côtés ,une
nouvelle race d'opposants hybrides , salonnarde , affairiste ,des nocifs combattent à leurs
manières pour sauvegarder leurs acquis ; sans la violence physique , parce qu'ils
n'ont pas pour l'instant les
moyens de leurs délires , le bloc démocratique
libéral , social-démocrate et
les musulmans réformateurs ;ils font l'apologie de
l'ultralibéralisme
dévastateur et sauvage quand ils ne l'excusent
pas , ou ne le pratiquent pas pour donner encore plus de gages à qui de
droit.
En Tunisie tout compte fait , le capital réel du pays ou le capital énergie est
fait de toute énergie latente susceptible d'être
exploitée par le tunisien , pris dans les mailles du filet du régime pour
survivre , aucune projection dans le futur , ni vue d'ensemble sur la complémentarité des
connaissances et des productions , l'individualisme est le maître mot
sous le règne de ben Ali ,tout perspective ou démarche
collective, et dans n'importe quel domaine, sont prohibées ,
car elles portent en elles, une prise de conscience, qui par la multiplication et à la longue
,auront des demandes qui dénonceront les paradoxes qui détruisent le
pays, et pas seulement au niveau des clans du pouvoir, malheureusement.
Que nous disent sans vraiment le dire tout en le disant ces élitistes réactionnaires dans des discours dépassés,
éculés, rebattus
? d'après eux et
leurs morgue méprisantes, l'histoire du
genre , le bon sens , la pratique humaine prouvent clairement que les individus ne sont nullement égaux ; or
l'Islam ou même la
social démocratie tunisienne qui basent leurs idéaux
et leurs visions politiques et idéologiques sur l'égalité sont
rétrogrades( CHAABOUNI appelle déjà BEN ALI, Majesté!!!!!), ils oublient de dire que pour nos principes et nos
idéaux , que la compétence et la
compétitivité, sans l'injustice
de la spéculation , avec l'égalité des
chances, en sont aussi les véritables ferments. Ce procédé
réactionnaire, qui commence par dénaturer
l'Islam politique en lui attribuant toutes sortes d'absurdités,
est à mon avis le signe avant coureur, annonciateur, d'une remise
en cause radicale, des tentatives qui tendent à
dénaturer la
société
tunisienne désormais
majeur et vaccinée.
Par égalité l'Islam
politique entend , l'égalité des droits
, et , dans le domaine politique l'abolition de la corruption et de la spéculation ,
il ne s'agit nullement de s'opposer à la nature
et aux destins particuliers des hommes, et de prétendre à l'égalité des
forces et des aptitudes , des compétences et des fonctions , des aptitudes physiques et intellectuelles , cela est contre nos principes, et
même contre nos convictions religieuses, bien entendu , par solidarité et humanisme, il ne s'agit pas non
plus de laisser qui que soit sur le bord de la route, tout être est utile, et personne n'est de trop. Vouloir et se battre pour l'égalité des
droits, c'est revendiquer les mêmes droits,
les mêmes libertés pour tous
les citoyens de notre état, qui ne peut qu'être démocratique.
La transparence, la clarté et la vérité
sont actuellement ce qu'il
y'a de plus dangereux pour la dictature et les réactionnaires tunisiens, et arabo-musulmans aussi, bien entendu. Les tunisiens veulent l'union des
forces démocratiques et de progrès, et ils
la feront, car s'ils veulent vraiment libérer et
sauver leur patrie, ce n'est pas sur la forfaiture, la surenchère et sur
les équivoques qu'il faut parier, mais c'est en
tenant compte d'une façon
draconienne, de l'importance politique des différentes
tendances.