7NOVEMBRE
VADE RETRO , SATANA.
Par Biju et Sonia.D

Tout les tunisiens ont été surpris par les propos de certains officiels occidentaux qui font l’éloge du « miracle tunisien » , en ignorant totalement le catastrophique bilan de la Tunisie en matières de droits de l’homme , et la mort lente de ces 500 prisonniers politiques tunisiens , pratiquement tous islamistes et démocrates , comme si pour ces donneurs de leçon , le message qu ‘ils voulaient faire passer aux tunisiens , à chaque 7 novembre depuis 18 ans qui nous reste à travers la gorge , est aussi terrible que le « bouffez et fermez vos gueules » de CHIRAC , comme s’ ils voulaient nous faire comprendre que ces 500 prisonniers emmurés tunisiens , du fait qu’ils sont islamistes pouvaient crever à l’aise , ils ne peuvent pas compter dans la conscience collective des défenseurs des droits de l’homme , le pire c’est que certains tunisiens , vers qui les micros se tendent facilement , défendent cette thèse bec et ongles.Je me demande en fait si ces propos abjects ne cachent pas en réalité un échec total voire un camouflet de l’humanisme et du droit universel.
La grève de la faim de la rue Moktar Attia n'est pas terminée , mais bien au contraire , elle prend de l'ampleur , puisque de nouveaux grévistes de la faim dans les régions tunisiennes se sont déclarés.ABBOU et d’autres prisonniers sont dans la même terrible situation , la volonté des tunisiens aujourd’hui est unanime à démocratiser le pays , par nous même , et pour nous même , et qu’importe les discours de bonne intention , et la démagogie politicienne de l’occident , ce qui est évident aujourd’hui , c’est que pour être vraiment libre , on ne peut compter que sur soi-même.
Ceux qui veulent nous aider , parce que nous partageons les mêmes valeurs qu’eux , se doivent avec nous d'exiger de la dictature tunisienne , sur tous les terrains , le strict respect de ses engagements non seulement envers la communauté internationale , mais aussi de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples ou encore de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme , dont le cinquantenaire a été fêté à Paris il y’a à pine quelques temps , c’est bien plus que suffisant pour en finir avec le régime de ben Ali , et amarrer la Tunisie à la civilisation.
L’indépendance totale de la justice.
L’aspect relatif aux droits les plus élémentaires de la défense et plus particulièrement l'accès des avocats à leurs clients, à tout moment et sans la moindre entrave, constitue de toute évidence un objectif prioritaire pour notre combat ..
Depuis de nombreuses années, la Tunisie sombre dans le chaos malgré l'aide financière considérable allouée par l'Union Européenne, le Fonds Monétaire International et également par certains pays amis, cet aspect dramatique de la question tunisienne doit être révélé efficacement à l’opinion et aux instances internationales pour contrecarrer la désinformation et la propagande de la dictature.
Aujourd'hui comme hier, il est impossible d'être un homme libre en Tunisie.
Des rapports sur la situation des droits de l'homme ont été rédigés par plusieurs organisations comme la F.I.D.H., la F.N.U.J.A. ou AMNESTY INTERNATIONAL, tous l’affirment sans l’ombre d’un doute. A ces affirmations nous devons, nous patriotes tunisiens démocrates, y ajouter nos actions et nos contestations, pour pousser ben Ali et ses complices à l’erreur, et à se montrer dans la transparence et dans leur entière vérité.
Tous ces organismes ont mis au jour les arrestations arbitraires, les exécutions sommaires, les procès irréguliers, les violations répétées de la norme interne et de l'ensemble des instruments internationaux ratifiés par la Tunisie. A nous d’employer sans relâche ces évidences pour abattre ben Ali.la violence, le chantage, les menaces policières sont la loi quotidienne pour les tunisiens; c’est tout notre vécu et notre seule histoire avec ben Ali, nous ne devons plus subir dans le silence et le mutisme, c’est la voie tracée par cette grève de la faim qui ouvre des brèches dans le cordon sanitaire mensonger du régime, ce n’est qu’un début et il ne faut pas lâcher prise.
Quel avenir pour ce pays ?
Alors qu'en est-il pour notre pays avec une dette extérieur qui dépasse les 60% du PIB selon la Banque mondiale?!!!
Celui qui est en train de sourdre du plus profond de l'âme de ce peuple commence à se dessiner à l'horizon.
Il est heureusement des hommes qui fédèrent les alliances, des artisans de paix, des personnalités qui oeuvrent, au péril de leur vie et de leur liberté, pour le bien commun de leur pays et qui portent en eux la lueur de l'espérance.
Des hommes libres et responsables tentent en vain de sauvegarder les illusions de paix et de progrès qui ne se réaliseront que dans le cadre d'un processus démocratique, multipartiste et libre.
La paix et la liberté des tunisiens sont à ce prix.
Ecrire , penser rêver en Tunisie , parler , dire , vivre avec les autres dans la communion et la justice et l’égalité des chances , c’est être traité comme le pire des criminels dans cette hideuse Tunisie du de l’ère du changement du 7 novembre de ben Ali , oui cela fait 18 ans que ce « changement » selon ce montre de ben Ali nous entraîne vers le gouffre et l’enfer.Nous sommes appelés ,ce jour du 7 novembre de 18 ans d'errance et de soumission , de plus en plus à nous rassembler , nous organiser , à plus de sacrifices , les grévistes de la faim de la rue MOKTAR ATTIA , ceux des provinces de la Tunisie profondes nous montrent la voie, à nous de nous engager et de travailleur à nous libérer de nos peur , c’est ainsi que nous libérerons notre pays et notre honneur.
Droit universellement reconnu, la liberté d’expression a trouvé dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 son expression la plus catégorique : « 1- Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression. 2- Ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen que ce soit. » La liberté d’expression motive toutes les autres libertés, donc elle est essentielle à tout acte démocratique, et de ce fait elle est l’ennemi irréductible du système ben Ali.
La liberté d’expression est donc classiquement appréciée comme un « droit-liberté » : droit de se réunir, d’aller et venir, de manifester, et donc de s’exprimer. Tous droits qui bénéficient de garanties très fortes, notamment constitutionnelles, dans l’ensemble des pays démocratiques, Or la constitution tunisienne est totalement bafouée, et toute forme de liberté aussi. La seule application de la constitution tunisienne débarrassera la Tunisie de la dictature de ben Ali
La liberté d'expression étant un droit fondamental dans toute société libre ,et dans la société tunisienne elle est plus que bafouée , puisque c’est un état de non-droit , son imposition est à même de mobiliser toutes les énergies , de réveiller les consciences et de pousser le tunisien à se questionner sur l’état de son pays , et sa condition d’être humain.
Il ne s'agit pas seulement de la liberté de chacun d'exprimer sa pensée, ses idées, ses croyances, mais aussi du droit de la presse d'informer et de distribuer de telles pensées sans restrictions de la part de n’importe quelle autorité, communiquer en toute liberté dans un cadre juridique autonome et indépendant, c’est d’une façon pointue défaire et éclairer tous les zones d’ombre du régime de ben ALI, qui est le règne de l’opacité par excellence.
Il n’existe plus de médias libres en Tunisie , plus de journalistes ni d’ organes de presse , ni dans les radios , ni dans les télévisions , ce sont tout juste des fonctionnaires miliciens , du même acabit que ceux de Chine ou de la Corée du nord , ce personnel médiatique hyper conditionné s’adapte volontairement , ou sont amenés par la force des choses , les menaces et le chantage , à s’adapter aux exigences du système de ben Ali , leur survie sur tous les plans, exige d’eux qu’ils se conforment aux besoins et aux intérêts des mafias de privilégiés et au seul cercle du pouvoir tyrannique. Dans les médias comme dans toute autre institution d’importance, ceux qui n’affichent pas les valeurs et les perspectives requises , par ben Ali et sa vision de ce qui est le pouvoir , la Tunisie et toute sa vie sociale , culturelle et politique , risquent d’être considérés comme des irresponsables , des incompétents , voire des traîtres , des intégristes à la solde de l’étranger et des renégats à éliminer. Les mass médias tunisiens sont des institutions idéologiques efficaces et puissantes , et leur propagande désastreuse et soporifique dépend d’une intériorisation des hypothèses consensuelles et de l’autocensure,on devance les souhaits du dictateur et pour n’avoir aucune chance de déraper de sa pensée profonde , on se contente de publier ses communiques , et même dans ces conditions , l’idiot de Carthage dans sa lâcheté habituelle , pour se justifier devant l’opinion internationale , les cloue souvent et sans vergogne au pilori , de toutes les façons il est convaincu de leur docilité , et sait qu’ils sont leurs propres censeurs , sans qu’il puisse avoir besoin de recourir à une coercition ouverte.
Le Groupe de coordination de la société civile a, pour sa part, opté pour une position de principe sur la question tunisienne. «La liberté d'expression sur Internet doit être protégée par la loi et non par l'autorégulation ou les chartes de bonne conduite. Il ne peut y avoir aucune censure préalable, contrôle arbitraire ou contraintes exercés à l'encontre des participants au processus de communication ou à la transmission et dissémination des contenus.»La messe est dite , en Tunisie Internet , en plus d’être une affaire familiale , est sous l’autorité liberticide de l’agence tunisienne de l’informatique (ATI) , des cyberflics formés à la traque du moindre souffle de liberté des internautes tunisiens , un internaute tunisien qui visite ,avec ou sans Proxy , des sites politiques , ou de droits de l’homme par exemple , peut passer toute sa jeunesse dans un pénitencier , un violeur qui viole, un dealer qui deale la mort , ne prendrait que quelques mois de prison, même en cas de récidive.
Internet est l'outil ultime pour la liberté d'expression.la diversité et la liberté des opinions (politiques, religieuses, sociales...) il s'accommode mal de la censure, mais dans le cas tunisien arrive malgré tout à survivre, grâce aux volontés et aux capacités de résistance et d’innovations de quelques tunisiens. En Tunisie tout ce qui sort du discours officiel est censuré, pourchassé et durement réprimé. Les internautes ont érigé un véritable réseau international de défense de la liberté d'expression dont l'activité est quotidienne, il suffit de lire YEZZI, NAWAAT, TUNISNEWS, EL KHADRA et d’autres sites pour comprendre les dérives sécuritaires de ben Ali à ce niveau. La "Cyber-dissidence" tunisienne, provoque maintenant certains événements, les gère et les diffuse, l’action démocratique tunisienne existe de pus en plus, et elle en est un exemple récent peut-être, mais bien vivant.
De nombreux sites tunisiens s’imposent désormais dans le paysage lunaire de l’information et la communication tunisienne, comme les champions et les défenseurs de la liberté d’expression.
L'utilisation de l'Internet comme outil de dissidence, de lutte contre la dictature de ben Ali, est l'un des aspects récents les plus importants du problème de la liberté d'expression en Tunisie. Une véritable guérilla "numérique" se met en place pour lutter contre le totalitarisme du régime, et celle plus récurrente du parti unique le RCD.
Les sites tunisiens comme Elkhadra , Nawaat , Yezzi et Tunisnews présentent et proposent des informations "subversives" qui sont largement censurés en Tunisie et punis par la dictature d’une façon draconienne pour atteintes à l'ordre public , rien que ça , quoiqu’il est vrai que parler de justice , de liberté , de démocratie et de progrès, c’est porter atteinte à l’ordre d’une façon mortelle , à l’ordre fasciste de ben Ali bien sûr , cela aussi nous les démocrates nous devons l’assumer.
Internet est un grand progrès pour la liberté d'expression dans le monde , pour notre pays c’est une des seules armes que nous possédons vraiment , qui peut faire très mal à la dictature , et qui de surcroît est insaisissable , et peut facilement échapper à son rouleau compresseur liberticide, car il nous donne des possibilités inédites quant à la communication et l'information de façon instantanée à travers les frontières géographiques et politiques , ces frontières que veut limiter ben Ali à sa seule et propre folie. La liberté d'expression prend une forme universelle telle que prévue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, contre cela la dictature tunisienne ne peut rien, que limiter sa diffusion pour un certain temps , ou sévir d’une façon irresponsable et criminelle contre des tunisiens qui ne font qu’essayer d’exercer leurs droits les plus élémentaire , le joug de ben Ali sur cette question comme sur tant d’autres est assez révélateur de son état d’esprit et sa mentalité d’éradicateur , et en ce 7 novembre 2005 de ses 18 ans de règne absolu , il n’est pas à un crime contre l’humanité prés.
Les menaces de la part de sa dictature sanguinaire deviennent beaucoup plus inquiétantes, à l’approche du SMSI, et constituent une vraie limite quant à la liberté d'expression sur Internet, la liberté d’expression et la liberté tout courte. Cependant, Internet est une nouvelle arme pour les tunisiens qui combattent ben Ali et ses tueurs, les violeurs des droits de l’homme, et de leurs interdictions de vivre librement. Les sites sont utilisés pour donner de la mauvaise publicité pour cette dictature et pour la mettre sous pression internationale de libéraliser le pays.
C’est lui ou nous, cela fait 18 ans qu’on le sait, il ne peut y avoir de compromis avec la bête immonde.Cela fait 18 ans qu’il se croit tout permis, montrons lui qu’il est un traître à la Tunisie, aux tunisien et à toute l’humanité, montrons lui qu’il n’y’auras pas de quartiers et qu’il paiera ses crimes, même à titre posthume.